m: m '&^. ^''M^:^'^-^; %'^^yM'' m K."''V' 'fi ll m wJ n ^^^ HflBff iw wH <:^^k MM ^m-r^^: mm ^: 'MM LE RGNE ANIMAL DISTRIBUE D'APRS SON ORGANISATION > \ . . V IMPHIMERIE D'HIPPOLYTE TILLAKI) RUE DF LA HARPE W 'j8. C 9i LE GNE SISTRZBUS S'AFR.i:S S S^ CRp;il.mSAT20M , POUR'SERVm DE BASE *A Y'tftSTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX ET D'INTRODUCTION A L'ANATOMIE COMPAREE. 'AR ta. I.E BAROI GUVIER. GBAND OtFiriER DE Li IGION-d'hONNECR , COXSEI.LKR- u'kTAT' ET AU CON^riL ROYAL DB L'iNSTRt CTfOM PDBr.lOrE , i'lN des QUARANTK de l/ACinolIH franaise, SEQRKTAIRK PERpTIIEL de I.'ACADMtF UliS SCIENCES, MEIHRB DES ACADKMiES ET SOCCKTS BOTAl-ES DES SCfF.NCES DE lioXDRES, DE I1ET11.I\ . DE PTERSROtRfi. DE STOCKHOLM ,. D'DIMromG , DB COPENIIAGDE, Dr- CCETTrXOllE , DR TirRIS 1>B BAVIRE , UK MOOPiE , DES PATS-BAS, DE CALCUTTA , DE LA SOCIT LINNBEN'XK UK L0SURE9 , IC. AVEC FIGURES DESSINEES D'APRS NATURE. NOUVELLE DITION, REVUE ET AUGMENTE. TOME V. SUITE ET FIN DES KTSECTES. PAR M. LATREILLE, CHKVillBR DE 14 I.GIOS-D 'lIOMNEIK , MEMBRE DE l'iXSTITUT ( ACADEMIE liiiTALK DES SCIEXTESK DELA PLl'l'ART DESAITRKS POCIITliS SAVANTES D'EUROPE ET d'a ML!! loi C , flC- !ari0 , CHEZ DTERVILLE, LIBKAIRE, RUE HAUTEFEUILLE, IN'* 8 ; ET CHEZ CROGHARD, LIBRAIRE, <:H)TRE SAINT-BKNor , M " l6. A ^ V^^ //^ /?.^^<^^^^^ .-t^-^-^ ^'/U^\)^ \ TABLE MTHODIQUE DU CINQUIME VOLUME, Suite des Insectes. r Coloptres htro mres .v . i MLASOMES \ 2 Piralle 5 Fimelie propre ... 5 Trachyderme. . . 6 Cryptochile. . . . ib. Erodie 8 Zophose ib. Njctlie ib. Hegtre g Tentjrie ib. Akis 1 o Elnophore . . . . ib. Eurychore ib. Adelostome . ... 1 1 Tagnie '. 12 Psamtique . . , ib. Scaure ib. Scotobie ib. Spidie 1 3 Traclijuote ... 14 Moluris ib. Blaps. ...... i5 Oxnrc . . : . ... 16 Aoanilionare , . . ib. / Pag- Misolampe .... 16 Blaps propre. . . . ib. Gouope l'j Hte'roscle . . . .18 Maclile ib. Scotine ib. Aside 19 Pedine ib. Opatrine ib. Dendare 20 Hliojjhile. .... ib. JEurynote ..... ib, Isocrc ib. Pdine , Dej ....ai Blapsline ib, Platyscle ib. Tnbrion .... 22 Cryptique ib. Opatre a3 Corticus a/^ Orlhocre ib. Cliiroscle . , . , . ib. Toxique. . , . . . ib- Boros ib. Calcar aS Upis.. , ib, Te'ne'brion propre . ib. He'te'ro tarse . , . q6 TAXCOIINES ih^ 1 TABLE MTHODIQUE Pag PREMlkllE TRIBU. DiAPERIALES Diapcre .... : Pbaerie Diapre propre . JVomide . . Hypo pille . TracLyscle . Lecde . . . Tlratome. . le'done . . Coxle. . , , SECONDE TRIRU. Cossyphnes (>ossyphc.. . . . Cossyplie propre. llee Kilion STENELYTRES. ih. ib. 29 ib. 3o ih. ib. 3i ib. ib. 3?. ib. ib. ib. ih. 3 ^3 PREMIERE TRIBU. Helopiens Hlops r Epi! rage . . . Cnodalon . . . Campsie . . . Splie'nisque . . Caniarie. . . . Acandiope. . . Amarygme. . . Splunerotc . . . Atlclie Tlelops propre . Jjne Ste'nolrachle . Slrongylie. . . 35 36 ib. . 37 . ib. . ib. . ib. . 38 . ib. . ib. . ib. 39 . tb. . ib. Pythe 4 Plc'matopus ou plu - totScotode(sup). ib. SECONDE TRIBU. ClSTELlDES 4* Cistie ib. Lystronique . . . . ib. Cislle propre . . . 4^ Myce'locliare. ^ . . ib. Alle'cnle ib. TROISIiME TRIBU. wSerropalpides. ..... 43 Dircce ib. Or<;lie'sie ib, Eustrophe 44 Hallomne .... ih, Dirce'e propre . . . ib. Melandrye , . , - 4^ Hypule ib. Serropalpe ih. Conopalpe ih. QUATRliME TRIBU. vit..' OEde'mejutes. 46 OEdmre 47 Not]ni5 ih. Caiope 48 Spardre ib Dylile OEde'mre propre ih, 49 CINQUltlME TRIBU. Khynchostomes ib. Myctre ...... ib. Stenostome ib. Myctre propre . . 5o Rlnosime ib. DU CITNQUIME VOLUME Pag TRAClLlDES 5i PREMIERE TRIBU. Lagriaires i^' 52 ib. ib. 53 Vl| Pag. Ccrocome 62 63 Lagrie Lagrie propre . Statyre .... Hemipple . . SECONDE TRIBU. Pyrochrodes ib. Pyrochre 54 Dendrode . . . . ib. Pyrochre propre . . ib. TROISIME TRIBU. MORDELLONES ^ Moidelle 55 Ripiphore ib. Myodite 56 Plocotome .... ih Mordelle propre. . 57 \ Anaspe ib. " ., Ctenopus tb. QUATRIME TRIBU. Anthicides i^- Notoxe 58 Scraptie ib., Strope ib- Notoxe propre, . . ib. CINQUIME TRIBU. HORIALES 59 Horie. ...... 60 Horie propre. . . . ib. Cissite ib. SIXIME TRIBU. Cantharidies ou VSI- CANTS '^ Mlo 61 Hycle'e Mylabre i*. Lydus i^- OEnas - ^4 Mloe' propre . , . ih. Ttraonix 66 Cantharide .... 67 Zonitis i^' Ne'mognathe. ... 68 Gnatliie ib, Silaris i^- ib ih. 69 72 Coloptres^ Ttramres. Porte -BEC ou Khyncho- phores Bruche Rhinosime. . .'. Anthribe ib. Rhinomacer . . . . ib. Bruche propre. . . ib. ' Rhbe 73 Xylophile . . . . ib. Allelabe ib. Apodre ib. Attelabe propre . . ib. Rhyuchite ib. Apion ib. Rhinotie 74 Eurhine ib. Tubicne ib. Breiite. 7^ Brente propre . . . ib. ' Ulocre '^ Cylas . 7^ Bracliycre. . . ^^ Charanson 77 Cyclorae i^- VJIJ TABLE METHODIQUE Pag. Charanson propre . 78 Leptosome 79 Othiorliynque ... 80 Omias ib. Pacliyrliynque. . . ib. Psalidie ib. Tjlacite ib. Syzygops ib. Hyphante 81 Myniops ib. Lipare ib. Hypre ib. Hylobie ib. Cleone 8a Lixe ib. RhvD chne .... 83 Tamnopliile. . . . ib. Bagous ib. Brachype ib. Balanine 84 Bhyncline propre, ib. Sibine ib. Myorhine ib. Cione ib. Orclieste 85 Ramphe ib. Ame'rhine ib. Baridie ib. Camptorliynque . . ^6 Centrine ib. Zygobs ...... i/>- Ceutorliynque. . . ib. Hydatique ib. Orobitis ib. CryptorhjTique . . 87 Tylode ib. Calandre ib. Auclione 88 Ortrochtc . . . . ib.\ Rhine : Calandre propre. . Cosson Dryoplhore . . . . Xylophages. . . . Scolyte Hylurge lyle'sine Scolyte propre. . . Camptocre . . . . Phlootribe. ... Tomique Plalype Paussus Paussus propre . . Craptre Bostiche Bostrlclie propre. . Psoa Cis Ne'mosome. ... Moiiotome Syncbite Crylon Rhyzopliage. . . . Monotonie propre. Lycte Lycte propre . . . Diodesme Bitome Myctophage. . . Colydie Mycelopbage pro- pre Tripliylle . . , . . Mryx Dasycre Latridie 88 ib. 89 ib. ib, ib. ib. ib. ib. 92 ib. ib. 93 ib. ib. 94 ib. ib. ib. 95 ih. ib. 96 ib. ib. 97 ib. ib. ih. 98 ib. ib. ib. 99 ib. ib. DU CIISQUIEME Silvain. ..... 100 Trogosite. .... ib. Trogosite propre. ib. Prostomis .... ib. Passandre . . . - lOl Platysomes. . . . ib. Cucuje , ib. Cucuje propre . . ib. Dendrophage. . . 102 Uleote. ..... ib. Longicornes. . . . ib. PREMIERE TRIBU. Pbioniens io5 Parandre io6 Spondyle. .... ib. Prione 107 SECONDE TRIBU. Crambycins 109 Capricorne. . . . 1 10 Lissonote. . . . I Tl Me'gadre . . . . ib. Dorca'cre . . . ib. Traciydre. . . . 112 Loplionocre . . . ib. Cte'node .... . ib. Plinicocre . . . 1 13 Callichrome . . ib. Acanthoptre . . ii4 Stenocorus. . . ib. Purpuricenas , . ib. Capricorne propre ii5 Hamaticre . . . ib. Gnome. Dej. . . 117 Callidie .... . . ib. Certalle .... . . ib. Clite . ib. VOLUME. 1^ Pag. Obiie 119 Rhinotvogue. . . ib. Ncydale ^b. Stnoptre. ... 120 Ncydale propre. . ib. Disticlocre. . . . 121 Trasisterne. . . . ib. Tragocore ^^* Leptocre. .... ib- TROISIEME TRIBU. Lamiaires ^^ Acrocine 1^3 Lamie ^^' Acanthocine. . . . ib. Pogonochre . . 124 Ttraope ^b. Monocliame. . . . ib. Lamie propre . . . ib. Dorcadiou . . . . 125 Parmu b. Saperde 126 Gnoma Fab. . . ib. Adesme i": Apome'cyne. . . . i^. Colobothe. . . i^- QUATRIEME TRIBU. Lepturtes 120 Leplure '^ Desmocre .... 129 Vespe'rus ^b. Rbagie i3o Rhamnusie. . . . ib. Toxote i^- Ste'nodre ib. Lepture propre. . i3i EuPODES ^^ X PREMli-RE TRIBU. Sagrides i33 Sagre ih. Mgalope ib. TABLE METHODIQUE Pag. Sagre propre, Orsodacne. . Psammclius. i34 ih. i35 SECONDE TRIBU. Criocerides ih. Criocre ih. Donacie. . . '. . . ih^ Haemonie i36 Pc'tauriste ih. Criocre propre. . 187 Auchnie. .,, . ".". i38 Me'gasce'lis. . . , ih. Cycliques. i3g PREMli'RE TRIBU. CaSSID AIRES. I^I Hispe ih. lurne 142 Hispe propre. . . ih. Clialpe ih. Casside i43 Imatidie ib. Casside propre.. . ib. seconde tribu. Chrysomelines. . . . . i44 Gribouli ih. Clylhre \[^5 Clamyde 146 Lamprosome. . . ih.'^ Gribouri propre. . ib. Choragus 147 Euryope ih. Eumolpe ih- Chrysomle. . . . Colaspe Podoute Phyllocharis.. . . Doryphore. . . . Paropside j4pama Timarche Clirysomle prop. Phdon Prasocure TROISIEME TRIBU. Galrucites Galruque. . . . Adorie Lupre Gale'ruque propr. Altisa Octogonote. . . . OEdionj'cjue . . . Psylliode Dibolie ^Itise propre. . . Longitarse. . . , Clavipalpes EvotYe Erotyle propre . . JEiflie O riplax Langurie Phalacre Agatliidie Coloptres Tri- mres FUNGICOLES Eumorphc. . . . Euinorplie propre. Pag. 147 i48 ib. ib. ib. ib. i5o ib. l52 ib. ib. ih. i53 ib. ih. 15-4 ih. ih. i55 ih. ih. ib. i50 ib. ih. iS'j ib. ib. i58 ib. i59 ib. ib. DU CINQUIEME VOLUME. Pag. Dapse 1 59 Eadomyque. ... 160 Lvcoperdine. . . ih. Aphidiphages ih. Coccinelle. . . . 6i Litlioplile ib. Coccinelle propre, ib. Cljpeaslre 162 PSELAPHIENS l53 Pselaple ib. Cliennic 164 Dionyx ib. Pse'laplie propre. . ih. Bjtliine.- 166 Aropage ih. Cte'niste ib. Bryaxis ib. Clavigre 166 Cavigre propre., ih. Ariicre ib. ORTHOPTRES 167 Coureurs Perce-oieille. . Forficule propre. 170 171 1-^ Forjicsile. . . . ib. Chelldoure. ... ih. Lnhidure ib. Labi ib. Blatte 17/I. Mante ...... 175 Empuse 1 r-n Mante propre. . . ib. Spectre 178 Jfiacille ib. Bactrie ib. Cladoxre ib. Cjphocrane. . . . ib. Phasine. Lep. , Pris ope Phyllie. Lep. . Phasme. Fab. . Phyllie. Illig. . Sauteurs Grillon Courlillire. . . Tridaclyle.. . . Grillon propre, Myrme'copliile. . Sauterelle T Ej)hippgre. . jinisoptre. . . Sauterelle propre Conocephale.. . Scaphure. . . . Criquet Pneumore. . . . Proscopie. . . . Truxale Xjplcre.. . . Criquet propre. . OEdipode . . . Podisme Goniphocre . . Te'trix flMPTRES , Hmiptres htrop lres GOCORISES. . .... Punaise , Scutellre. . . , Pentatome. . . j^^lia Halys Cydnus. . . . Pag. 178 ib. ib. 179 ib. ih. 181 ib. 182 ib. j83 ih. 184 ib. ib. ib. ib. i85 ib. ib. i8r) ib. ib. ib. ib. 189 ib. 189 up ib. ib. ig'S ib. ib. ib. ib. Xlj TABLE METHODIQUK Pag- Canopus.. . . . . ig3 Tesseratome. . . . igS Phla ih. Core. ..... . 196 Gonocre. . . . ib. Syromaste. ... ib. Holliyme'iiie . . . ig'^ Pacllyde ib, Anisoscle. ... ib. Alydc ib. Lepotoorise. . . . ib. JSematopus, . . , ib. Nede 198 %gee ib. Sakle ib. Myodoque. ... 199 Aslemme ib. Miris, ...... ib. Capse ib. Hte'rotome. ... ib. Acanthie 200 ib. ib. ib. Syrds Macrocphalc . . Phymate, . . . Tingis 201 Arade ib. Panaise propre. - ib. Reduve 202 Holoptile ib. Nabis ib. Ze'lus 2o3 Ploiera. ..... ib. Leptope ib. Hydromtre.. . . 2o4 Gerris ib. * Vlie ib. Hydrocokises 2o5 INpe ib. Galgule ib. Nancore 206 Beloslome. ... ib. Npe propre. . . ib. Ranatre. .... 207 Notonecte .... 208 Corise ih. Notonecte propre. 209 Hmiptres Homo- ptres ib. CiCADAiRES 210 Cigale 2i3 Fulgoie 2i5 Oliocre 216 Lystre ib. Cixie ih. Achias ih. Tettigomtre. . . 217 Pkildptre. . . . ib. Issus. , ib. Anolie ib. Asiraque ih. Clidie ih. Delpliax 218 Derbe ib. icadelle ib. Membrace. . . . 219 Tragope ib. Daruis. ..... ib. Bocydie ib, Ceutrote ih. jEtalion 220 Ldre ib. Ciccus 22 Cercope ih. Eurymcle. ... ih. TeUigonie, . . . ib, Eulope, ..... a2i Eupelix ih. Aprophora. , . . ib. DU CIINQUIME VOLUME. Pat'- . . 223 1 Pentliimie. . . Gfpone if>' Jasse. ...... ^- Cicadelle propre. ib. Aphidiens ^^4 Psylle ib, Psylle propre. , . ih. Livie 2^^ Thrips '^26 Puceron ib. Puceron propre. . ib. Aleyrode 228 Mfzoxyle ib. Gall INSECTES ib. Cochenille. . . 229 Dorthsie 23o NYROPTRES. ... 233 SUBULICOr.NES 20 5 Libellule ^36 LiLellule propre. . 23; yEshne il>' Agrion ^4 phmre. . . . 24 PLANIPENNES 244 Panorpe 245 phe'mre. . . Nmoptre. . . Bittaque Panorpe propre. . Bore Fourmilion. . . . Fourmilion propr Ascalaplie . . . Hmrobe 25o Hme'robe propre, ib. Osmyle 201 Nympbs. . i"- Semblide '-^Ss ib 246 ib. ib. ib. 248 ib. 249 Xllj Pag- Corydala 3^2 ChauUode. ... ib. Sialis. ..,.. 'b' Mantispe 253 Raphidie ib. Termes 254 P.soque 257 Embie. ..... ib. Perle 258 Nemoure *^ PLICIPENNES 269 Frigane. .... Sricoslome . Frigane propre. Mysiacide. . . . Hydropille. . Psycliomyie. . . . HYMNOPTRES. . . . ib. Hymnoptres tr- brants 268 PoRTE-SciE ib' PREMIERE TRIBU. Tenthrdines 269 Tenthide .... ib. Cimbex 271 ib. 261 262 ib. ib. 263 272 ib. ib. 273 ib. Perga Sfzygonie. . . Pachylosticia. . Schizocre. . . Hylotome. . . . Tentlirde propre. 274 Allante ib. Dolre ib. Nemate ib. Pristiphoje. . . . ib- Cladie 37^ Atlialie. .... ib. XIV TABLE T.iETHODIQUE Pag. Ptrygophore . . 275 Lopliyre 276 Megalodonte. . . ib. Pampliilie. ... ib. Xyie 277 Cplius ib. Xiphydrie. ... ib. seconde tribu. Urocres 278 Sirex ib. Orysse ib. Sirex propre. . . 379 PUPIVORES ib. PREMIRE TRIBU. VANIALES aBo Fne ib. Evanie ib, Plcine 281 Fne propre. . . ib. -ulaque ib. Paxyloine ib. SECONDE TRIBU. ICHJVEUMCNIDES ib. Iciineamoii. , . . 282 Stphane 280 Xoride ib. Pimple ib. Crypte. .... 286 Ophion. . . p . . ib. Baiiclius ..... 2B7 Ileilwigie ib. Joppe ib, Iclineuniou. .- . ib. Troa .-V-''*-i. ^- us. ...".. .J ... lO. . . . ib. Hjpsf^e 288 PeltaJf Le. Acsenite. ib. ib. Agathis. Braco. Microgaslre. Helcon Sigalphe. . . . Cllone A^ysie TROISIME TRIBU. Gallicoles Cyiiips Ibalie Figite Cynips propre. QUATRIME TRIBU. (^HALCIDITES Chalcis Clirocre. . . . Chalcis propre. Dirrhine. . . . Pahnon Leucospis. . . . Eucharis. . . . Thoracaulhe. . Agaon Eurylomc. . . . Misocampe. . . Pe'rilampe. . . . Ptromale. . . Clonyme. . . . Eupelme. . . . Encyrte Spahmgie. . . . Eulophe. . . . CINQUIME TRIBU. Oxyures Bclhyie Dryine. . . . Aulon 288 289 ib. ib. 290 ib. ib. ib. 293 ib. ib. Blhyl/j propre. 5^94 ib. 295 ib. ib. ib. 296 ib. 297 ib. ib. ib. 298 ib. ib. ib. ib. ib. ib. 3 00 ib. ib. ib. Proctotrape. . Helore. . . . Belyte. . . . Diaprie. . . . Ceraphron.. . Sparasion. . . Thleas. . . . Scelion. . . . Platygastre. . SIXIME TRIBU. Chrysides Chiysis DU CTS^UIEM Pag ib. ib. . ib I . ib. . 3o2 ib. . ib. . ib. Parnops Chrysis propre. . StUbe Euchre Hdychre. . . . Etampe , Cleple Hymnoptres Poi aiguillon . . . Htrogynes Fourmi Fourmi propre. . Polyergue. . . . Ponre Odoctomaque. t . Myrmice Eciton Atte Cryptocre. , . . Mutille Do^le Labide Mutille propre . , Apte'rogyuc. . . . Psammotlierme. . Myrmose Myrmecode. , . 3o3 ih. 3o4 ib. ib ib. ib. ib. 3o5 te- ib. 3o6 So-j 3ii 3l 2 3i3 ib. ib. ib. ib. 3i4 ih, ib. ib. 3i5 ib. ib. 3i6 ib. E VOLUME. XV Pag Sclroderme. . . 3 16 Me'tlioque. . . , ib. F'ouisSEURS ib. Scolites Si-j Tiphie 3 18 Tengyre ib. Myzine ib. Mrie ib. Scolie ib. Sapygytes .... 819 Tliynne ib. Poloclire. . . . ih. Sapyge ih, Spligides S^o Pepsis ib. Cropals ih. Pcmpile. .... ih. Salins 32 1 Planiceps ib. Apore 32'a Amraopliile. . . . ib. Pronee 323 Splicx. ..... ib. Clorion ib. Dolichure ib~ Ampulex 324 Podie ib. Pelope'e ib. Bembcides. . . . 3^5 Bembex ih. Mone'dule ih. Stize 326 Larvates ib, Palare^ ih. Lyrops. ,.,-*. ib. Lai're iZ>. Dinte 327 Myscophe. . . . ib. XVj Nysoniens . . . Asiate Nysson . . . , Oxyble Nitle Pison Crabronites. . . . Trypoxylon. . . Goryte Crabron. . . . Stigrae Pemphredon. . MelKue Alyson Psen Philantbe. . . . Cerceris. . . . - TABLE METHODIQUE Pag. Diploptres PREJllJfeRE TRIBU. Masarides Masaris Masaris propre. Celonite. SECONDE TRIBUa Gupiaires Gupe Ceramie. . . , . Synagre Eumne. . . . . . Pte'rocbile. . . . Odynre Zthe ...... Disclie Gupe propre. Poliste .... Epipone. . . . Mellifres Abeille , 327 ib. . ib. . 328 . ib. . ib. ib, . 329 . ib, . ib. . 33o ib, * ib. , 33i ib. ib. 332 ib. 333 ib. ib. ib. 334 ib. 335 ib.' 336 ib. ib. 337 ib. ib. 338 339 341 342 I PREMIERE SECTION. Andrentes. . . Hyle'e Collet Andrne . . . Dasypode . . . Sphe'code. . . Halicte. .... Nomie SECONDE SECTION. Apiaires Systrophe. . . . Piopliite Xycolope. . . . Ce'ratin. . . . Chelostome . . . Heriade Me'pfachile. . . . 342 ib. 343 ib. ib. 344 ib. ib. Lithurge. Osmie. . . Anthidie. . j4.niIiocope. Stlide Clyoxyde. . Ammobate. Phile'rme. . Epe'ole. . - Nomade. . Pasite. . . Me'lecte. . . Crocise. . . Oxe. . . . Eucre.. . . Macrocre. Melipode. . iMelUturge^ . Anlbophore. . Saropode. . . Ancyloscle. . ib. 345 346 ib. 347 348 ib. ib. 35o ib, ib. ib. 35i ib. 352 ib. ib. ib. ib. 353 ib. ib. 354 ib. ib. 355 ib. ib. ib. DU CINQUIME Pages Mlitome. . . . . 355 Centris 356 Epicharis ib' Acanthope ib. Eugloss < 4 . . . Ptilotopu$. . . . Bonrdo. . -i . . Abeille propre^ . Mlipone. . . . . Trigone. . . . . lpidoptres Diurnes Papillon. .' . . . Papillon propre- ment diti . . . Zlime Parnassien. Thas. .... Pie'ridei . . . Goliade. . . . Danade. . . Ide'a Hliconi. . . Acre'e. ; . Cthosi. . . Argynne. . . Melita. . . Vanesse. . . . Libithe. . . Biblis Nymphale. . Morpho. . i , Pavonie . . Brassolide. . . Eume'nie. . . Enrji^bie. . . , Satyre. . . . Erycine. . . , Myrine. . . TOME V. ib. ib. 357 36o 366 ib. ib. 375 376 ib. 377 ib. 378 ib. ib. . ib. ib. ib. ib. 38o , 38i ib. ib. , 382 ib. . 383 ib. , ib. ib. . 384 . 385 VOLUME . XVIJ Pages. Polyommate . . . 385 Barbicorne]. . . . 389 Ze'phirie. .... ib. Hesperie ib. Uranie. . - . . 387 Crpusculaires ib. Sphinx 388 Agariste .... 389 Coronis ib. Caslnie. ib. Sphinx propre. . ib. Acheronlie. . . . 390 Macroglosse. ... 391 Sme'rynthe. . . . ib. Se'sie 39a Thyride. .... ib. ^gocre ib. Zygne. 393 Syntomide. , . . 394 Atychie. ..... ib. Procris ib. Nocturnes. . . .... SgS Phalne ib. PlEMliiBE SECTION. Hpialides .... 397 He'piale ib. Cossus 398 Stygc. ..... ib. Zeuzre 399 SECONDE SECTION. Bombycites. . . , ib. Saturnie ib. Lasiocamp. . . . ^01 Bombyx ib. TROISIEME SECTION. Faux-Bombyx. . . ^o3 Se'ricaire f\o\ Notodonte. . . . ib. h XVl] TABLE MTHODIQUE Orgyle 4^ liimaccde ib. Psych \o6 Ecaille ib. Callimorphe. ... ib. Lithosie 4^7 QUATRllME SECTION. Aposures ib. Dicranoure. . . . ih, Patyptrix. ... ib. CINQUIME SECTION. Noctulites. . . . 4oS Erbe ^o^ Noctuelle. .... ib. SIXIME SECTION. Tordeuses. , . . * ^i\ Pyrale,. ... . . l^\i Xylopode ib. Volucre-. ib. Procrale. .... ib. SEPTIME SECTION. Arpenteuses. . -. . 4i3 Phalne 4^4 Oufaptefyx. ... ib. JMlrocampe. . . ib. Hybernie 4^^ HUITIME SECTION. Deltodes. .... ib. Herminie ib. NEUVIME SECTION. Tineles ib. Botys i . 4*7 Hydrocampe. . . l^i% A{losse ib. Gallc'rie 4 '9 Crambus l\io Alucite ib. \ Pag. 420 ib. Euplocame/. . . Phycis Teigne. . . ... 4^1 . 422 ib. ib. . 423 Ilithyie. . . Yponomeute. OEcophore. Adle. . . . DIXIME SECTION. Fissipennes. , . ih, Pte'rophore. . , . 4^4 Ome'ode ib. RHIPIPTRES.. .... ib. Xenos 4^8 Stylops. ..... ib. DIPTERES ib. Nmocres. ...... 435 Cousin. ..... 436 Cousin propre. . . 4^9 Anophle. ib. OEds . ib. Sabths ih. Mgarhine. . * . . ih. Tipule 440 Corthre 44 1 Chironome ib. Tauype. . . . 44^ Cratapogon. . . ib. Psycliode ib. Ccidomyie. . . 44^ . Lestrctnie ib. Ctnophore. . . . 444 Pdicie ib. Tipule propre. . . ib. Nplirotome. ... ih, Plychoptre. . . . ^\5 Rlpidie ib. Erioptre ib. Lasioptrc ib. DU CINQUIME Pag. Limnobie. . Polymre. . Tricliocre. Macropze. Mcckistocre Hexatome. , u4nisomre. JY/natocre. Chione. . . Rhyphe. . . As'mdule. . Guorisle. . Bolitophile. Macrocre. "MyclopLile Leia. . . . Platyure. . Synaphe. . Mycthobie. Molobre. . Campylomyae Croplate. . Cordyle. . . Simulie. . . Scatopse. . Penthelrie . Dlophe. , Bibion. . . Aspiste. . . l\ANySTOMES 454 Asile 456 Laphrie ib. Ancilorbynque. . ib. Dasypogon. ... 4^7 Craturgue. . . . ib. Dioctric. ..... ib. Asile propre: . . ib. Ommatie. .... A58 445 446 ih. ib. ib. iii. ib. ib. ib. 447 448 ib, ib. ib. 449 ib. ib, 450 ib. ib. ib. ib. 45i ib. 452 ib. ib. ib. 453 ib. VOLUME. XIX Gonype, ..... 4^^ GEdale ib. Hybos 4^9 Ocydromie. ... ib. Empis '^' Emps propre. . ib. Ramphomyie . . . 4^ Hilare *^' Bracliystome, . . ib. Glome ib. He'mrodromie. . ib. Sicus ib- Drape'ls ib. Cyrte. ...... 4^1 Panops ib. Cyrte propre. . . ib Astomelle. ... ib. Hnops ib. Acrocre ib. Bombille ib* Toxophoze. . . . 4^^ Xestomyze. . . . ib. Apalomyze . . , 4^3 Lasie ib, TJsie ib. Phthirie ib. Bombille propre. . 4^4 Gron ib. Thlipsomyza. . . ib. Coromyza. . . . ib. Tomomy^a. . . . ib. Ploas 465 Cylle'nie ib. Anthrax ib. Stygide ib. Anthrax propre. . 4^^ Hirmoneure.. . . ib. Million ib. Nemestrine. . . . 4^7 XX TABLE Fallnie Colax Thr\ e Leptis Athcrix. ...... Leptis propre. , . Chrjsopile. . . . Clinocre* . . . . Dolichope Ortochile. , . . t Dolichope propre, Sybistrome. , . . Raphium Porphyrops. . . . Mde'tre Hydrophore. . . . Chrysote. .... Psilope. , . . , . DIaplore, .... Callomyio, . . , ^ Platypze. .... Sce'nopine Tabantens Taon Pangonic Philochile Taon propre. , . . Rhinomyza. ,, . . Silvie, , hrysops, .... Haimatopote. . . He'xacanthe. . . . INOTACANTHES Mydas Ceplialocre. . . . Mydas propre. Chyromyze. . . . Pachvstome. . . . MTHODIQUE Pag. 467 ib, 468 ib. ib. 469 ib. 470 ib. 471 ib. ib. ib. ib. ib. ib. ib. ib. 473 ib. 474 ib. ib. 475 ib. 476 ib. ib. ib. 478 ib. 480 ib. ib. ib. 481 Xylophage. . . . Hermtie Xylophage propre, Acanthomre. , , Raphiorhynque. . Cnomyie. . . f Bris. , Cyphomyie. . . . Ptilodactyie, . . . Platjrna. f Stratiome. . -, Stratiome propre, Odontomyie. . . . Ephippie, ... Oxycre. ., . . ^ Nmotle Chrysochore. . . Sargue. . , . . . Vappon Athricres. j , . . . PREMIRE TRIBU. Syrphides Syrphe Yolucelle Sericomyie. . . . Eristale Mallote. . ._ . . . Hlophile Syrphe propre.. Baccha Chrysogastre. . Parague Psare Chrysotoxe. . . . Ccrie. . . . . . . Callicre Cralophyc. . . . Aphrite Pag; 481 ib. ib. 482 ib. ib. 483 ib. ib. ib. m , ib. 485 ib. 486 ib. ib. 487 ib. 488 490 491 ib. 492 ib. ib. ib. 494 ib. ib. 495 ib. ib. ib. 496 ib. ib. DU CINQUIME Mrodon 497 Ascie. ^ . . i, , . . 4/. Sphgine. . . . . ih. Eumre, . ^ # . . ^98 Miie'sie . - ^ ., . ^ Pipize. , . . .. K i. Brachyope, . > i^ Rhiugie. , Plecocre, 499 SECONDE TRIBU. OESTRIDES, ^ . . . 5oO OEstre. ..... b, Cutrbre, . , . . 5o3 Cphnmyie. . .. ih. OEdemagne, . . iA. Cplialmyie., , . ih. OEstre propre, , . ib, Gastrus . , . . . ib. TROISIME TRIBU. CONOPSAIRES. . . ... 5o4 Conops ib, .1 Systrope 5o5 { Conops propre. . ib, Zodion., ..... 5o6 Myope. ..... ib. Stomoxe ib. Bucente ib. Carnus ib. QUATRIME TRIBU. MUSCIDES 507 Mouche 5og Ecliinomyie. . . . 5 10 Fabricia ib. Gonie. ..... 5i i Miltogramme. . . ib. Trixe ib. Gymnosome. . , ib. Cistogastre. ... ib . VOLUME. XX) Pag. Phasie. ..... 5ict . . Tdchiopode. . . . ib. Lophosie. . . .. ib. Ocyplre ib. Mlanophore. , , 5i4 Phanie *^' Xyste ib. Tachine, . . . , * 5i5 Dxie. , , , f . . i^' Mouclie propre. , ib. Sarcophage, . . . 5i6 Achias ^17 Idie , ^'^ Lispe. , 5 18 Argyrite i^* Anthomyie. . . . Sig Dryme.. .... ih Cnosie ..... ^b, Eriphre Sac Ropalomre. ... i^ Ochtre i'* Ephydre. .... Sa 1 Noiiphile ib, Thyrophore . . . 522 Sphrocre .... 523 Dialyte 524 Cordylure .... ib. Scatophage. . . . ib. Loxocre ..... ih, Chylize 525 Lisse ib* Psilomyze i^ Gomysc ..... i. Ttanurc ib, Tanypze ib. Lonchoptre . . . 526 Hlcoinvze. ... ib. Dryomyze. .... 527 iSaprotnyze ib. Oiicine ...... 5:;H XXI j TABLE METHOD, DU Pag. Cfilorops 528 Piophile ib Otite. ...... 5a5 Euthycre .... ib. Spdon, ib, Ttanocre .... ib, Mycropxe 53o Calobate ib. . Diopsis. ..... 53i Cphalie . . . , . 53a Sepsis i5. Ortalide 533 Ttanops. . ". . . ib. Tphrite 534 J^acus il,, Platystome .... ib. . . Clyphe 535 Lauxanie ib. Mosille ib. Timie 536 CINQUIME VOLUME, Pag. Ulidie 536 Homalure ib. Actore ib. Gymnomyze. . . . ib. Lonche. ..... ib. Phore .... 537 PuPlPABS ....... 538 Hippobosque. . . 543 Hippobosque pro- pre ib, Ornythomyie. . . ib. FTX>me ib. Slnepterix .... 544 Oxyptrc ib, Strble ib, Wlophage ib, Lipotepne ib, Nyctribie .... ih. Braule ...... 545 TABLE MTHODIQUE DU SUPPLMENT. TOME IV. P. 58 Sous -genre P<^ncre, V. le tome V. . . . 547 P. 63 Eurypode w . P. 117 Thmisto. ...... P. 124 Rho P. i53 Nbalie. id, Cume. .....*> Nota y. pavtip de ce dernier sous- genre, le supplna^ qui termine le t. V. P. i54 Pontie. ...... i. 547 P. 2i3etsMiV. Ariadne. . ib. 548 ib. Lachsis , . , . , ib. em, ib. Erigone . . ib, Hersilie . . ib. Arachn . ib, Argyope . . ib, Enyo. . . < ib, Ocyale. . P. 391 etsuiV. Pogonus. ib, ilem. ib, Cardiaderus . . . ib. item. . . ib. item. , , ib. item, , . ib. item. , . ib. item. . . ib, item. . , ib, item. Pag. ib, Baripus b, item, ib, Patrobus ib. item, ib, Pristonychus. . . ib, 54^ ib, Pristodactyia . . ib, item, ib, Omphreus .... ib, item, ib, Olisthophus . . ib, item, ib. Masoreus .... b, ilem. ib. Antarcti^a .... ib, item, ib, Trigonotome. . . ib, 55o ib, Catadromus . . . ib, item, ib. Lesticus ib' iiem. ib, Distrigus ib 55a ib, Abacetus, .... ib. ilem. ib, Miciocephalus. . ib. item, ib. Camptosceiis. . . ib, item, ib, Myas ib' "^e/w. ib, Peior ib. item, ib, Ctenipe ..... ib, 55 1 ib. Masoreus i^^- i^^"^' P. 452 Tctralobe ib' 552 ib, Pe'ricalle ib- item, P. 520 Trichie ib' item. TOME V. Pag. P. 40 Scotodes, au lieu de Pelmatopus. ib, item. P. 123 Tapeine. ib, 59 Ph5. P. 128 Euryptie. - . . ib. 55^ P. I 3o Dislenic . . . . . ib, item* id. CoiEcels. . . . , ib, ilcin. XXI V TA1BLE MTHODIQUE DU SUPPLMENT. Pag. Pa. P. 3o4 Pjrie ih 554 P 394 Psicotho ih. 555 P. 345 Scrapter 16. item, P. 346 Lestis ib, item, P. 353 Monque 16. item, P. 358 Hcatsie ib. 555 P. 411 Matronule ib.item, P. 4^^ Lomatie , ib, item, P. 5o6 Prosne. . ib, 556 LE RGNE ANIMAL DISTRIBU D'APRS SON ORGANISATION. La seconde section gnrale des coloptres , les Htromres (^ Heteromej^a) , a cinq articles aux quatre premiers tarses, et un de moins aux deux derniers. Ces insectes se nourrissent tous de subslanceis vo'- ' taies. M. LonDufour a observ (Annal, desscienc. nat. , VI, p. 18 1 ) que leurs organes mles ont ime texture qui les rapproche de celle des scarabides et d(*s clavicornes ; leurs testicules consistent en capsules spermatiques ou en sachets. Nous diviserons cette section en quatre grandes familles (1), dont les deux premires ont , raison d'un appareil de scrtion excrmentielle, dcou- vert dans plusieurs genres par le mme savant , quelque analogie avec les premiers coloptres pen- tamres ; leur ventricule ch jlifique est souvent aussi hriss de papilles. Plusieurs de ces insectes nous offriront encore les vestiges d'un autre appareil (t) Dans un ordre naturel , la quatrime se lie avec la premire par les hclops, que Linnaeus place dans son genre Tenebrio. Il est encore e'vi- dent que les Te'nbrions conduisent aux Phale'ries , aux Dipres, etc., notre seconde famille. TOME V. 1 . 2 IKSECTES GOLEOPTEUES. scrteur , dont les coloptres uous montrent peu d'exemples, celui que l'on distingue par la dno- mination de salivaire. Ainsi que dans lespentamres, les vaisseaux hpatiques, peu d'exceptions prs^ sont au nombre de six, et ont deux insertions distantes l'une de l'autre : d'une part, dit M. Dufour, ils s'im- plantent par sixbouts isols autour du bourrelet qui termine le ventricule chylifc[ue; de l'autre, ils vont s'ouvrira l'origine du ccum par des troncs dont le nombre est Variable suivant les familles et les genres. Les uns, dont les ljtres sont gnralement fermes et dures, dont les crochets des tarses sont presque toujours simples, ont la tte ovode ou ovale, sus- ceptible de s'enfoncer postrieurement dans le cor- selet , ou rtrcie quelquefois en arrire, mais point brusquement et sans cola sa base. Beaucoup de ces htromres sont lucifuges. Cette division comprendra les trois familles suivantes. La premire, celle Des MLASOMES (Melasoma.); M Se compose d'insectes decouleur noire ou cendre et sans mlange, d'o vient le nom de cette coupe ; aptres pour la plupart et ljtres souvent soudes; antennes en tout ou en partie grenu.es, presque del riime grosseur partout, ou un peu renfles leur extrmit, insres sous les bords avancs de la tte, et dont le troisime article est gnralement along ; mandibules bifides ou chancres leur FAMILLE DES MLASOMES. 5 extrmit ; ayant enfin une dent corne ou crochet au ct interne cle mchoires , tous les articles des tarses entiers et les jeux oblongs et trs peu levs, ce qui , d'aprs les observations de M. Marcel de Serres, indique leurs habitudes nocturnes. Presque tous ces animaux vivent terre, soit dans le sable, soit sous les pierres, et souvent aussi dans les lieux bas et sombres des maisons, comme lescaves, les curies, etc, Suivant M. Lon Dul'our ( Annal, des scienc. nat. V, p. 276), l'inertion des vaisseaux biliaires se fait la ac infrieure du (;cum, par un seul tronc tubuleux, rsultant de la confluence de deux branches fort courtes, composes elles-mmes de la runion de trois vaisseaux biliaires. La bile est jaune, quelque- lois brune ou violette. Le tube alimentaire ( Annal, des scienc. nat. , ll , p. z+yS* ) est long", et sa lon- gueur, dans notre premire tribu, celle ds pim- liaires , est triple de celle du corps; l'sophage est long et dbouche dans un jabot iisse ou glabre l'extrieur, plus dvelopp dans ces derniers insectes, o il forme une poche ovode , loge dans la poitrine ; il est garni, l'intrieur, de plissures ou colonnes charnues longitudinales, aboutissant, dans quelques {^Erodies y Pimlies ), du ct du ventricule chyli- fique, une valvule forme de quatre pices princi- pales, cornes, ovalaires et conniventes; le ven- tricule chylifique est along , flexueux ou repli , le plus souvent hriss de petites papilles semblables des poinlssaillants , et se termine par un bourrelet I* 4 INSECTES COLOPTRES. raileux en dedans, et o a lieu la premire insertion des vaisseaux biliaires. Le mme savant a observ dans quelques sou s -genres de la amWe (jB laps , J s ides) un appareil salivaire, consislant en deux vais- seaux ou tubes flottants, tantt parfaitement simples {ylsides ) , tantt irrgulirement rameux( Blaps), et il ne doute point que ces vaisseaux n'existent aussi dans les autres pimliaires. M. Marcel de Serres a tudi avec beaucoup de soin la texture des tuniques du canal digestif ( Observ. sur les usages des diverses parties du tube intestinal des insectes^ Ann. du Mur-.- d'bist. nat. ) (i). Le tissu adipeux est plus abondant dans ces htromres que dans les suivants; aussi peuvent-ils , mme tant piqus et fixs avec une pingle, vivre prs de six mois, sans prendre nourri - ture , ainsi que des akis m'en ont montr un exemple. Nous diviserons d'abord cette famille, formant, dans la mthode de Linnaeus, le genre TNBaiON ( Tenehvio) , d'aprs l'absence ou la prsence des ailes. Parmi ceux qui sont privs de ces organes et dont les tuis sont gnralement souds, les uns ont les palpes presque filiformes ou termins par un article mdiocrement dilat , et ne formant point une massue distinctement en hache ou triangulaire. Ils compo- (i) Ce que M. Diifour nomme ventricule chylifique est, pour lui, Tes- tomac, et, relativement d'autres insectes, le duode'num. Ce qu'il appelle intestin grle est considr par le premier comme le ccum. Suivant M. Dufour, M. Marcel de Serres n'a point parl du jabot des Mlasomes, quoiqu'il soit trs apparent dans les Akis et les Pimlies. FAMILLE DES MLASOMES. 5 seront une premire tribu, celle des PiMLiAiaES (Fi- mellari ) , ainsi nomme du genre Des PiMLiES (Pimelia) de Fabricius, Qui en est le plus nombreux. Tantt le menton est plus ou moins en forme de cur, avec le bord suprieur, soit cliancr dans son milieu, et comme divis en deux iobes, courts et arrondis, soit large- ment cliancr ou vas. Ici les deux derniers articles des antennes ou le dixime et le onzime, toujours distincts, tantt se runissent pour former un corps ovode ou pyriforme, ou bien sont vi- demment spars l'un et l'autre. Le bord suprieur du men- ton est arrondi et cliancr au milieu, ou comme divis en, deux festons. Ceux-ci ont le bord antrieur de la tte presque/ droit ou peu avanc au milieu , sans cbancrure profonde et propre recevoir le menton, et les bords latraux, simplement et lgrement dilats au-dessus de l'insertion des antennes; cette tte ne parat point sensiblement rtrcie en arrire, ni largie et tronque par-devant. Le corselet n'est point en forme de cur, profondment cliancr en devant et tron- qu postrieurement. On peut dtacher des derniers , ceux dont le bord antrieur de la tte est droit ou presque droit, sans dilatation angu- laire ou en forme de dent au milieu; dont le labre presque carr, de grandeur moyenne, est entirement dcouvert; dont le corselet est transversal et l'abdomen trs volumineux et renfl. ^ Ceux dont le corps est plus ou moins ovode ou ovalaire, avec le corselet plus troit , mme sa base, que l'abdomen , gnralement convexe, sans prolongements aigus aux angles postrieurs , ni de saillie postrieure au prsternum^ com- posent le sous-genre proprement dit Des PiMELiES. ( Pimelia. Tenehrio. Lin. ) Ces htromres sont propres aux contres circonscrivant le bassin de la Mditerrane, l'Asie occidentale et mridio- D INSECTES COLEOPTERES. nale et TAfrique. On n'en trouve point, ou du moins on n''en a pas encore dcouvert aux Indes orientales. Des espces gnralement plus alonges ont le menton dcouvert, les antennes lgrement et insensiblement plus grosses vers le bout; les trois derniers articles ne composent point une massue divise en deux portions d'gale grosseur, etdont la dernire, forme parle dixime et le dernier article confondus ensemble. Il en est parmi elles dont Tabdomen est proportionnelle- ment plus large et plus volumineux; dont les pattes sont encore relativement moins alonges; dont les jambes ant- rieures sont en forme de triangle renvers, along, avec l'angle extrieur de leur extrmit prolong , les perons robustes et les tarses courts. M. Fischer ( Entomog. de la Russie) les a divises en trois genres, pitnlie ^ platyope et disie, mais dont les caractres n'tant fonds que sur le plus ou moins de saillie du dernier article des antennes, les dentelures des jambes antrieures, ne nous paraissent pas suffisamment tranchs. Le onzime et dernier article des antennes est plus distinct dans le der- nier. Les jambes antrieures sont trs denteles extrieure- ment dans les platyopes. Leur corselet^est en carr transver- sal , avec la base des lytres droite, et les angles extrieurs ou les paules un peu avancs. Avec les pimlies propre- ment dites de cet auteur, ou celles dont le onzime et dernier article des antennes se runit ou se confond presque avec le prcdent, o le corselet est presque semi-lunaire et con- vexe, et dont l'abdomen est presque ovole ou globuleux, se range une espce trs commune sur les bords de la Mdi- terrane, la P. a deux points ( P, ipiinctata ^ Fab.; Oliv., col. m, 59 , I, I.); elle est longue d'environ huit lignes, d'un noir luisant. Son corselet est chagrin, avec deux gros points enfoncs dahs son milieu, runis dans quelques indi- vidus en une ligne transversc. Les lytres sont pareillement chagrines, et offrent chacune, en y comjjronant la carne latrale, quatre lignes leves, point sensiblement dentes, et dont les deux internes plus courtes; la suture e^t leve. Le Tcnchrio muricatus de Linnaens est diffrent (Schnh., hyuon. iascct., I, lab. m, q ). FAMILLli: DES MLASOMES. Une autre espce trs remarquable, mais particulire ^ la Haute-Egypte, et que l'on y trouve dans les tombeaux, est la P. couronne { P. coronata, Oliv., ihid,^ H, 17 ). Elle est longue d'environ quinze lignes, noirtre, he'risse de poils d^un brun rousstre, avec une range d'pines cour- bes en arrire , sur la carne latrale de cliaque lytre. M. Pavraudeau a dcouvert dans l'le de Corse une nou- velle espce {Payraudii) voisine de la premire, mai ab- domen plus along, avec les lytres plus forteaient chagri- nes, et dont les deux lignes leves internes sont presque effaces. D'autres espces (lesTRACHYDERMES, Trachyderma ^htr.) ont Tabdooien proportionnellement plus troit et plus along, souvent trs comprim sur les cts 5 les pattes lon- gues, avec les jambes, sans en excepter les deux antrieures, grles, troites, termines par de petits perons j ces espces sont gnralement pi us mridionales que les prcdentes(i).. Une dernire division des pimlies ( les Cryptochiles , Cryptoclvyle , Lat. ) se compose d'espces dont le corps est relativement plus court ou ramass , dont le menton est re- couvert par le prsternum, et dont les antennes se terminent assez brusquement en une massue divise en deux portions, l'une forme par le neuvime article , et l'autre par les deux suivants confondus ensemble. Ces espces paraissent tre concentres dans l'extrmit mridionale de l'Afrique (2). Sous la dnomination gnrique d'Erodieavaient d'abord t runies des pimliaires, trs voisines des prcdentes, mais dont le corps est en ovode, xourt, arqu ou gibbeux en dessus , avec le corselet court , aussi large postrieurement que la base des lytres , termin de chaque ct par un angle aigu; et le prsternuni dilat postrieurement en manire de lam ou .:Ij pointe, s'appuyant par le bout postvieur, sur le msosternum. Ces mdies forment maintenant trois sous-genres. (i) Les pimlies longipes, hispida ^ mprbilosa , de. , de Fabricius 5 la P. anomalg. de Fisclier, (-2) Les pimlies maculata, minuta de Fab. ployez, quant imx autres Pimlies, Olivier, Sciuherr et Fischer. 8 IINSECTEh COLOPTRES. Les Erodies propres. (Erodius. Latr. ) Dont les deux derniers articles des antennes sont runis et forment une petite massue en bouton 5 dont les jambes antrieures ont une forte dent prs du milieu de leur ct extrieur, et une autre au bout, du mme ct; et dont le menton est encadr infrieurenient et recouvre la base des liiachoires. Leur corps est gnralement bomb (i). Les ZopHOSES. (ZopHOsis. Latr. Erodius. Fab., Oliv.) O les antennes sont presque filiformes ou grossissent in- sensiblement vers le bout , avec le dixime article trs dis- tinct du prcdent , un peu plus grand , presque ovode; o les jambes antrieures , ainsi que les suivantes, n'ont point de dent prs du milieu du ct extrieur. Le menton est encadr infrieurement et recouvre la base des mchoires. Le troisime article des antennes n'est gure plus long que le second, et le neuvime et le dixime sont presque en forme de toupie (2) Les Nyctlies. ( Nyctelia. Lat. Zophosis. Germ. ) Sont presque semblables aux zophoses ; mais le troisime article de leurs antennes est beaucoup plus long que le pr- cdent , et le suivant, ainsi que le neuvime et le dixime, est presque globuleux. La base des mchoires est dcou- verte. Ces insectes sont d'ailleurs propres l'Amrique m- ridionale, tandis que les zophoses et les rodies habitent exclusivement les contres occidentales et mridionales de l'Asie, le sud de l'Europe et l'Afrique (3). D'autres pimcliaires , terminant la subdivision de celles dont le labre n'est point reu dans une chancrure profonde du bord antrieur de la tte , et o cette dernire partie du corps n'est ni tronque en devant, ni rtrcie .;;;;>ar derrire , se distinguent des prcdentes par les caractres suivants. Le bord antrieur de cette partie s'avance en manire d'angle (1) Les erodies billneatus, gihbus , lv'igatus d'Olivier, col. III , 110 63. T'oyez Latr. , Gner, crust. et insect. , II , p. \f\5 , et le Catal. de la coil de M. le comte Dejean. ('.?) Voyez Latr. , Geacr, crust. etiuscct. , II , p. \[\i. (3) Zophosis nodosa, Germ, iusect. Spcc. nov. , p. i33. FAMILLE DES MLASOMES- Q OU de dent, dans son milieu. Le labre ^ lorsque les mandi- bules sont fermes, ne parat point ou trs peu. Le corselet est tantt en trapze, presque aussi long que large, tantt presque orbiculaire, ou presque en demi-cercle. Les anten- nes sont filiformes, et le onzime et dernier article est tou- jours trs distinct du prcdent. Le menton est encadr infrieurement et recouvre la base des mchoires. Le pr- sternum se prolonge un peu en pointe, dans plusieurs, ('es insectes, ainsi que ceux des deux subdivisions suivantes y sont exclusivement propres aux pays cliauds et occidentaux de l'ancien continent. Les Hegtres. (Hegeter. Latr. ) Ont le corselet en forme de trapze, presque aussi large au bord postrieur que la base deslytres, et appliqu, dans toute son tendue, contre elle. Le dernier article des antennes est un peu plus petit qtie le prcdent (i). Les Tentyries. (Tentyria. Latr. Akis. Fab.) Leur corselet est presque orbiculaire , tantt plus troit que l'abdomen , tantt de sa largeur, ma"s arrondi aux an*- gles postrieurs et laissant un vide entre eux et la base des lytres. Le dernier article des antennes est aussi grand au moins que le prcdent (2). D'autres pimliaires s'loignent des prcdentes par la forme de leur tte et celle du corselet. Cette premire partie du corps est comme carre et plus ou moins rtrcie en ar- rire; le milieu de son bord antrieur offre une chancrure, recevant le labre. La dilatation des bords latraux recouvrant la base des antennes est plus grande et prolonge jusqu'au bord antrieur. Ces organes sont toujours composs de onze articles t)s distincts , presque cylindriques , l'excep- tion des derniers , avec le troisime fort long. Le ct ext- rieur des mandibules est fortement excav dans son milieu , (1) Latr. , Gner, crust et inscct. ,11, p. 157; , ix, s 5 Pimelia silphoides? Oliv, ; Gnathosia glahra , Fi'-.Glier, Entom. de la Russ. , II, XX, 8. (2) Latr, , ihi(L , l, to4 ; le.?. Akis glabra , punctaia , ahhreviata , an- ^ustata^ orbiciilata ^ de Fabricius. Je crois qu'il fout encore rapporter ce sous-0enrc les Taj^oncs [Ta^onu de M. Fischer, ibld. , J , x . 1 , 8 , 9. 10 INSECTES COLOPTRES. et les cts infrieurs de la tte, formant rencadrement lat- ral des mchoires et du menton , se terminent en pointe ou en manirededent. Le corselet est en forme de cur tronqu et bien cliancr en devant , dans la plupart. Ces pim- liaires comprennent une grande partie du genre Akis (Akis) de Fabricius. On le restreint aujourd'hui aux espces dont le corselet est plus large que la tte, fortement chancr en devant, court, largement tronqu au bord postrieur, avec les bords latraux relevs (i). Une autre espce {A. collans, Fab.), o la tte, mesure en devant, est un peu plus large que le corselet, plus pro- longe postrieurement et un peu trangle sa base, en manire de col j o le corselet est beaucoup plus troit , dans toute sa longueur, que Tabdomen , petit, convexe, inclin et non relev sur les cts, forme le genre D'Elnophore (ELENOPHORus)de MM. Megerle et Dejean. Les antennes sont un peu plus longues que celles des akis. Les yeux sont plus troits et chancrs. Les dernires pimliaires de la division de celles dont le menton est chancr, sont distingues des prcdentes par la manire dont il se termine : au lieu d'tre arrondi et d'tre divis en deux festons , il est lgrement chancr ou con- cave, avec les angles latraux aigus, et proportionnellement plus court et plus rtrci sa base, ou plus en forme de cur^ il recouvre les mchoires. Le onzime article des an- tennes n'est pas apparent; le dixime un peu plus grand que les prcdents, et sous la forme d'une toupie tronque obliquement au bout, les termine. A l'gard de la forme de lu tte, de son chancrure antrieure , et souvent aussi, quant la coupe du corselet , ces insectes ressemblent beau- coup aux akis [roprement dits.. Les EuRYCHORES (EuRYCHORA Tliunb.). Ont le corps ovale, avec les bords aigus et cilis; le corselet semi-circulaire, et recevant la tte dans une chancrure ( I ) La premire division des Akis de Fab. Voyez aussi Fisclier, Euiom. de lu iluss. , T , x\ , ; , y , (). FAMILLE DES MLASOMES. 1 l antrieure, l'abdomen presque en forme de cur , et les antennes composes d'articles linaires, comprims ou angu- leux, et dont le troisime, plus long que les prcdents et les suivants (i). Les Adelostomes. ( Adelostoma. Dup. ) Ont le corps troit et along, avec le corselet presque carr, un peu rtre'ci postrieurement j l'abdomen en carr long, arrondi postrieurement j les antennes assez grosses, presque perfolies, et dont les articles, l'exception du dernier, sont presque tous lenticulaires et gaux. Le labre, les mandibules et les palpes sont cachs {i). Nous terminerons les pimliaires par celles dont le men- ton , de forme carre, n'offre au bord suprieur ni clian- crure ni vasement. Leur corps est toujours oblong , avec le corselet, tantt presque carr , arrondi ou dilat, tantt troit, along, presque cylindrique, et l'abdomen ovode ou ovalaire. Les antennes ont toujours onze articles distincts. Les cuisses antrieures sont renfles et mme quelquefois dentes dans plusieurs , ou du moins dans l'un des sexes. Ces insectes font videmment le passage de cette tribu la suivante. Tantt les antennes sont entirement ou presque entire- ment grenues ou composes d'articles courts, soit ovodes ou globuleux , soit en forme de toupie ou presque hmi- sphriques. Parmi eux, les uns ressembl-ent aux pimliaires des der- niers sous-genres, sous le rapport de la dilatation et du pro- longement des bords latraux de la tte. Leur labre est trs court et peu avanc. Les bords latraux du corselet sont droits ou simplement arqus et arrondis, et sans dilatation , en forme d'angle ou de dent. Les yeux sont peu levs. Dans ceux-ci, le corselet est troit, soit cylindrac, soit (i) Latr. , Gner, crust. et insect. , l, p. j5o ; Sclinh., Synou. in- sect, , I, 11, 5; Schnli. , Syiion. insect,, I, i^ tab. 2, 5. (2) Adelostoma sulcatwn ^ Duponcliel, Mem. de la soc. iinn, de Paris, 1827, X, A, B, C; insecte trouve aux environs de Cadix par le fils aine de ce savant ; Tanger, par M- Goudot jeune, !iiais ap})orl depuis long-tciips par M. Labillardire, de son voyage en Syrie. 12 INSECTtS COLOPTRES. en forme de cur aong et tronqu aux deux bouts. Tels sont: Les Tagenies. ( Tagenia. Latr. Stenosis. Herbst. Akis. Fab. ) Les antennes sont presque perfolies, avec le troisime article gure, plus ion^ que les suivants, et le onzime ou dernier trs petit ou runi avec le prcdent. La tte est alonge postrieurement et porte sur une espce de col ou de nud. Le corselet est en forme de cur along, tronqu aux deux bouts. L^abdomen est ovalaire (i). Les Psammetiques. ( Psammetichus. Latr. ) A antennes composes d'articles en forme de toupie, dont le troisime, beaucoup plus long que les suivants, et dont le onzime ou dernier, aussi grand que le prcdent, trs distinct. La tte et le corselet sont en carr long, de la mme largeur. L'abdomen est presque ovalaire, et tronqu sa base (2). Dans ceux-l, le corselet est au moins aussi large que l'ab- domen, et d'une forme presque orhiculaire , ou en carr, arrondi latralement, et soit isomtrique, soit plus large que long. Les Scaures. ( Scaurus. Fab. ) O le dernier article des antennes est ovodo-conique et along* o le corselet est presque isomtrique, et o les cuisses antrieures sont renfles, souvent dentes dans les maies. Les jambes sont longues et troites. Ces insectes sont propres aux contres occidentales et chaudes de l'ancien continent (3). Les Scotobies. (Scotobius. Germ. ) O le dernier article des antennes n'est gure plus long que le prcdent, et en forme de toupie renverse; o le corselet est sensiblement plus large que long, trs arqu aux (i) Latr., Gner, crust. et insect. , II , p. i49i Herbst. , col, VIII, cxxvii, 1-3. (2) Sous-genre tabli sur des insectes ine'dits du Clli. (3) Oliv., col. III, n" 62 j Latr. , Gner, crust, et insect. , II, p. iSg; Encjclop, raetlwd. , article Scaure. FAMILLE DES MELASOMES. 10 bords latraux^ o les cuisses diffrent peu en grosseur, et o les jambes antrieures sont en forme de triangle aloug, et anguleuses. Ces htromres sont propres rAmrique mridionale (i). Les autres pimliaires k antennes en chapelet et h men- ton entier , sont remarquables par les dilatations latrales^ en forme d'angle ou de dent forte, de leur corselet. Le milieu du dos offre une carne sillonne et termine antrieure- ment en manire de bosse arrondie et bilobe. Les bords lat- raux de la tte sont brivement dilats. Le labre est en- tirenjent dcouvert et de grandeur ordinaire. Les yeux sont plus levs que dans les autres pimliaires. Les antennes sont , en outre, velues ou pubescentes. Les lytres sont trs ingales. Les Sepidies. ( Sepidium. Fab. ) On les trouve dans les pays mridionaux de l'Europe, et eu Afrique (2). Les dernires pimliaires ayant, comme les prcdentes, le menton sans chancrure suprieure , s'loignent de celles-ci Tgard del forme des articles de leurs antennes ; ils sont pour la plupart presque cylindriques, ou en forme de cne renvers et along; les trois quatre derniers sont seuls arrondis, soit ovodes, soit turbines ou hmisphri- ques. Le labre est entirement dcouvert, et la saillie mar- v ginale de la tle , recouvrant l'origine de ces orgaynes , est peu prolonge , ainsi que dans les sepidies. Ces insectes sont propres la colonie du cap de Bonne - Esprance. Les yeux sont presque ronds ou ovales, entiers ou peu chancrs, levs j le corselet est dprim, tantt dilat de chaque ct, en manire d'angle , tantt plus troit, mais sillonn et carn en dessus; le dernier article des antennes est sensiblement plus long et plus pais que le prcdent. Tels sont : (i) Germ. insect. Spec. nov , p. i36. (2) Les Sepidies trlcuspidatum ^ variegatum et crlstatum de Fa- bricins. l4- INSECTES COLOPTUES. Les Tuachynotes. ( Trachynotus. Latr. Sepidium. Fab. (i). L, les yeux sont troits et alongds, presque pas levs. Le corselet est convexe^ presque orbiculaire, chancr en devant, tronqu postrieurement, sans dilatations latrales angulaires , ni carne dorsale. Le dernier article des antennes est, au plus, del grandeur du prcdent. Les Moluris. ( Moluris. Latr. Pimelia. Fab., Oliv. Psammodes. Kirb. ) (a). La seconde tribu des mlasomes, celle des Blap- siDES ( Blapsides ) , reoit sa dnomination du genre Blaps (^Blnps) de Fabricius. Les palpes maxillaires se terminent par un article manifestement dilat, en manire de triangle ou de hache. M. Dufoura obser- v que dans ce genre, ainsi que dans celui d'aside, le jabot est moins dvelopp que dans les pimliaires, et que la valvule laquelle il aboutit postrieure- ment n'est point forme de ces quatre pices prin- cipales, cornes ou conniventes, qui la constituent dans la tribu prcdente , mais par le rapproche- ment des l^olonnes charnues de son intrieur. Le ventricule chylilique est proportionnellement plus long , et les capsules spermatiques sont moins nom- breuses, Les blaps, selon le mme naturaliste, sont pourvus d'un appareil de scrtions excrmentielles (i)Les ^rridic:?, reliculatum , rugosum, vittatum de Fabricius; le S. acuminatum de Sclinlierr ; une espce que M. le comte Dejean nomme CurcuUoides , et figure'e par De Ge'er, forme une division particulire. (2) Les Pimelics striata, umcolor, gibba, de Fab. Voyez Lat. , Gner, crust. et insect. , II, p. 1.48; Psammodes longicornis^ Kirb., Linu. irans., XII, xxi , i3. FAMILLE DES MLASOMES. l5 double, et d'une tout autre structure que celui des pentamres ; il consiste en deux vessies assez grandes, oblongues, situes tout--fait au-dessous des viscres de la digestion et de la gnration , trs rapproches l'une de l'autre, parois trs minces et entoures de replis vasculaires , adhrents^ plus ou moins bour- soufls, et dont il est difficile de connatre le point d'insertion , dans l'impossibilit o l'on est de les d- rouler. Il faut en dire autant des conduits destins vacuer au dehors le liquide scrt ; ils sont cachs par une sorte de diaphragme membraneux, appliqu l'aide d'un panicule charnu sur le dernier segment ventral. La liqueur scrte sort latralement et non par l'extrmit du dernier anneau ; elle est lance jusqu' sept ou huit pouces de distance, bruntre^ d'une cret fort irritante et d'une odeur propre et pntrante. Cette tribu sera forme d'un seul genre, celui De Blaps. (Blaps.) Les blapsides, dont le corps est gnralement oblong^ avec l'abdomen embrass latralement par les lytres,qui^ le plus souvent, se rtrcissent vers lebout et se terminent en pointe ou en manire de queue 3 dont les tarses sont presque sem- blables dans les deux sexes et sans dilatation remarquable , formeront une premire division. Les uns ont le menton petit ou n'occupant gure, en lar- geur, que le tiers de celle du dessous de la tte, presqiie carr ou orbiculaire. Ici toutes les jambes sont grles, sans artes , ni dents fortes, au ct externe. Le corselet n'est jamais dilat en de- vant, ni en forme de cur largement tronqu. l6 INSECTES COLOPTRES. Les OxuRES. (Oxup.A. Kirb.) Ont Je corps troit et along, le corselet plus long que large, ovode, tronqu aux deux bouts, et les articles inter- mdiaires des antennes longs et cylindracs (i). Les Acanthomres. ( Acanthomera. Latr. Pimelia.YaLh.) Ont le corselet presque orbiculaire , transversal; Tabdo- men presque globuleux; le troisime article des antennes beaucoup plus long que les suivants, cylindrique; ceux-ci presque de cette forme, et les trois derniers au plus gre- nus (2). Les MisoLAMPES. (MisoLAMPUS. Latr. Pinielia. Herbst.) Dont le corselet est presque globuleux et Tabdomcn pres- que ovode; et dont les antennes ont le trosime et le qua- trime articles gaux, cylindriques, le huitime et les deux suivants un peu plus gros, presque en forme de toupie, et le onzime ou dernier plus graiid et ovode (3). Les Blaps propres. (Blps. Fab.) Leur corselet est presque carr, plan ou peu convexe. L'abdomen est ovalaire , tronqu transversalement sa base, plus ou moins along. Les ly trs de la plupart sont rtrces et prolonges en pointe, dans les mles surtout. Le troisime article des antennes est beaucoup plus long que les suivants, cylindrique; ceux-ci ou les trois avant-derniers au moins sont grenus; le dernier est ovode et court. Avec les espces dont le corps et l'abdomen sont propor- tionnellement moins along? et plus larges, dont les lytres se terminent dans les femelles c^i une pointe trs courte, o le corselet est presque plane, presque isomtriquement, se range : (i) Oxura setosa , Kirb., Linn. Irans. , XII, xxii , 3. (2) Piinelia tntipes , Fab. , et quelques autres espces. Les cuisses an- trieures sont renfles et dentes; le corps est trs ingal et cendr j les perons des jambes sont trs petits. (3) Latr., Gen. crust. et inscct. , II, p. 160, et I, x, 8; Pimella gih- hula , TIerbsl. , col. VIH , cxx , 7. FAMILLE DES MLASOMES. V] "Lo B. porte -malheur. {B. nioriisaga, Oliv., col. l, 60 y 1,2,6; Tenehrio mortisaga, Lin. ) Il est long d'enviroi dix li{^neS;, d'un noir peu luisant, uni, simplement pointill en dessus, avec le corselet presque carr et of- frant de chaque ct, au bord postrieur, les vestiges d'un petit rebord aplati. Le bout des tuis forme une pointe courte et obtuse. Dans les lieux sombres et malpropres, prs des latrines, souvent mme dans les raiaisons. Le B. lisse ( lvigataj Fab. ) pourrait former an sous- genre propre. Son corps est beaucoup plus court que celui des autres espces , trs convexe ou gibbeux. A partir du quatrime article , les antennes sont grenues. Les jambes antrieures se terminent en une forte pointe ou pine,, forme par un peron. Fabricius rapporte que les femmes turques habitant rgypte , o cet insecte est trs commun, mangent le blaps sillonn , cuit avec du beune, dans l'intention de s'engraisser. Il dit aussi qu'on s'en sert contre les maux d'oreilles et la piqre du scorpion (i). L, toutes les jambes sont anguleuses, avec des artes longitudinales ; les deux antrieures sont plus larges , forte- ment dentes extrieurement. Le corselet est dilat ant- rieurement et en forme de cur, largement tronqu. Les GoNOPES. (GoNOPus. Lat. ) Le troisime article des antennes est along, cylindrique, ainsi que les deux ou trois suivants; ceux qui viennent aprs sont grenus; le dernier est 'ovode et un peu plus long que le prcdent. Le bord antrieur de la tte est concave, et le menton en carr transversal. Le ct infrieur des cuisses est tranciiant, avec un sillon; les deux antrieures ont une dent; les quatre jambes postrieures sont troites, ar- ques, avec quelques dentelures ; les tarses sont glabres (2). Les autres insectes de cette tribu et pieds semblables dans les deux sexes , diffrent des prcdents par leur men- ton , qui occupe transversalement la ra.ajeure partie du des- (i) Les Blaps ages, sulcata , de Fab, Voyez le Catal. de la coll. des colopt. de M. Dejean. (i) Blaps tibialis de Fab. TOME V. 2 l8 INSECTIIS COLilOPTRES. sous de la tle , et a la forme d'un cur tronqu iisfrieu- renient ou sa i)ase. Le corselet est toujours transv^ersal , cliancrou concave en devant, et arque latralement, soit trapzode et plus large postrieurement , soit trs dilat la- tralement et rtrci vers les angles postrieurs. Le labre est chancr. La plupart sont de couleur cendre et vivent terre , dans les lieux sablonneux. Tantt le corselet est largi en devant ou prs du milieu de ses cts et rtrci postrieurement. La base des mchoi- res est dcouverte. Les HTERoscELES. (Heteroscelis. Latr.) Prsentent au ct extrieur des quatre premires jambes deux fortes dents, l'une au milieu, l'autre terminale; l'ex- trmit postrieure du prsternum est prolonge en manire de lame aplatie et reue dans une chancrure du msoster- num. Le corps est ovale, arrondi aux deux bouts, avec les bords latraux du corselet trs arqus, et simplement rtr- cisprcsdes angles postrieurs. Les antennes sont lgrement et graduellement plus grosses vers le bout (i). Les Machles. (Machea, Herbst. ) Ont les antennes termines par une petite massue en bou- ton , et forme par les trois derniers articles; elles peuvent se loger dans des cavits pratiques sous les cts du corse- let , qui sont trs pais et arrondis (2). Les ScoTiNES. ( ScoTiNus. Rirb. ) A antennes termines aussi en une petite massue, mais dont les deux derniers articles sont presque confondus , et point susceptibles d'ailleurs de se loger dans des cavits par- ticulires. Le corselet est dilat en devant (3). Tantt le corselet est presque trapzode, arqu graduelle- ment , dans toute la loiigueur de ses bords latraux , sans r- (0 Piinelia dentipes^ Fab. ^ ejusd. , Plalynotus reculatus ^ pime-^ lia obscura , Oliv. ; Insectes du cap de Bonue-Espranoe. ''?.) Plntynolus serraLus , Fab. (3) Scotinus crenicollis , Kirb. , Linn. Iraus , XII , xxi , 1 4, sou^-genre l^roprc F Amrique mcicUonnle. FAMILLE DES MKLASOMES. lO trcissement brusque postrieur. Le menton recouvre la base des mchoires. Les deux derniers articles des antennes sont runis en ne petite massue. Les AsiDEs. ( siDA. Latr. ) (i). Viennent maintenant des blapsides corps ovaie et peu along, dont le repli latral des lytres est troit et s'tend peu en dessous; dont le corselet est toujours transversal, presque carr ou trapzode, avec les bords latraux arqus ; et plus remarquables encore par les diffrences sexuelles de leurs pattes; les deux ou quatre tarses antrieurs sont plus dilats dans les mles {i). Ces insectes frquentent les lieux sablonneux. Les deux jambes antrieures sont ordinairement plus larges, dilates triangulairement au bout et propres fouir. Ici le bord antrieur de la tte est toujours chancr. Les deux tarses antrieurs des mles sont seuls manifestement plus larges ou plus dilats que les suivants. Les Pdines. ( Pedinus. Latr. ) M. Megerle et M. le comte Dejean les ont subdiviss en plusieurs autres sous-genres^ mais sans en donner les ca- ractres. Ceux o les mles ont les quatre premiers articles des deux tarses antrieurs de la mme largeur, avec le radical triangulaire, les trois suivants- transverSu.ux et presque gaux, toutes les jambes troites et alonges, le corselet rtrci postrieurement et termin par des angles aigus, forment le genre Opatrine ( opatrins ) de M. Dejean; ces insectes sont tous d'Amrique (3^. (i) Latr. , Gner, crust el insect. , II , p. i55. T^oyez le Catal. de la coll. des colopl, de M. le comte Dej. , p. 65. Le Platjnotus undatus de Fab. est une espce trs peu diffrente de \A. grisea. Cet auteur s'est, je crois , mpris sur son habitation. Platynotus luigatus , ejusd. (2) Le dessous de ces parties est ordinairement soyeux ou garni de brosse. (3) Blaps clalhrala , Fab. ; ejusd., B. punctata , peut-tre aussi son Plalynotus dilatatus 5SO INSECTES COLOPTRES. (]enx o les metnes tarses et dans les mmes individu?; ont ie premier article et surtout le quatrime sensiblement plus troits ou plus petits que les deux intermdiaires^ dont le corselet se rtrcit prs des angles postrieurs, composent quatre autres sous-genres, mais dont les caractres sont si faibles et si nuancs, que ces coupes peuvent tre runies en une seule, celle de Dendare. { Dendarus. Meg., Dej. ) Quelques espces ont, ainsi que les opatrines, les jambes troites, alonges, peu dilates leur extrmit, et presque identiques dans les deux sexes j le corselet rtrci brusque- de chaque ct^ prs des angles postrieures, qui forment une petite dent aigu : ce sont les detidares proprement dits (i). Dans les suivantes , les quatre jambes antrieures, ou du moins les deux premires, sont dilates triangulairement leur extrmit. Le dessous d,es intermdiaires et des deux dernires, celui mme des deux cuisses postrieures, est soyeux dans plusieurs mles. Tantt les cts du corselet sont rtrcis brusquement prs des aiigles posirieurs , ou sont presque arrondis, dent saillante cette extrmit. Le corps est ovale. Tels sont Les ILiopHiLES ( Heliophiliis ) de M. le comte Dejean. Tantt le corselet se termine insensibleme'it de chaque ct par un angle pointu. Le corps est pioportionneliement plus court et plus large. Des espces corselet grand, gure plus large que long, fortement rebord latralement, et dont le corps est peu bomb en dessus, composent le genre d'EuRYNOTE ( Kury- nolLis ) de M. Kirby (2). D'autres, dont le corps est sensiblement plus convexe ou plus bomb en dessus, avec le corselet transversal trs fai- blement rebord, sont des Iso gres (/>ocerf), Meg., Dej. (3). Dans les mles des dernires pdines, les trois premiers {^\)Vojrez Dej. , Catal. de sa coll. des cole'opt. , p. 65. Voyez les Pla- tynotus exca^atus cl crenatus de Fab. (2) Eurjnotus muricatus ^ Kirb. , Linn. trans. , XII , xxii , i . Vovez Platy notas striatus , Sclinh. , Synon. insect. , 1 , 1, tab. ji , 6. (3) Dej. , Catal. de sa coll. des Colcopt. , p. 65. FAMILLE DES MELASOMES. 3l articles des deux tarses antrieurs, toujours trs dilats, diminuent progressivement de largeur, et le quatrime est trs petit. Les cuisses postrieures des mmes individus, sont concaves et soyeuses en dessous (i); le corps est ovale, avec le corselet faiblement rebord, s'largissant de devant en arrire, ou faiblement rtrci en arrire, toujours ter- min postrieurement et insensiblement par un angle pointu et prolong. Telles sont les Pe'dines proprement dites ( Pedi- nus ) de M. le comte Dejean (2). L, le bord antrieur de la tte est entier ou sans chai- crure dans plusieurs. Les quatre tarses antrieurs des mles sont galement ou presque galement dilats. La forme du corps et celle du corselet en particulier est encore sembla- ble celle des dernires pdines. Ceux o le bord antrieur de la tte offre encore une chancrure formant le sous-genre Blapstine. ( Blaptinus. Dej. ) (3) Ceux o il est entier ou sans chancrure, celui De Platyscle. ( Platyscelis. Latr. ) (4) Nous voil arrivs aux mlasomes munis d'ailes. Leurs corps est ordinairement ovale ou oblong , d- prim ou peu lev, avec le corselet carr ou trap- zode , de largeur de l'abdomen son extrmit postrieure. Les palpes sont plus gros leur extr- mit ; le dernier article des maxillaires est en forme de triangle renvers ou de hache ; le menton est peu (i)Ledessous des mmes cuisses est pareillement soyeux dans les mles des Heliophiles. ('i) Dej. , Cat. ^p. 65. (3) Dej. , ibid.j p. G6. Blaps tibidens. Schuh. , Synon. insct. , 1,1, tab. Il, 8. C4)/6t?. ; Fiscli, , Eiilom. de la luss. , II, xx, i-5. 22 INSECTES COLOPTUES. tendu en largeur, (i) et laisse dcouvert la base des mchoires. Ces mlasomes composeront la troisime et der- nire tribu , celle des Tnbrionites ( Tenehrio- nites), forme d'un seul genre^ celui De TNBRiON (Tenebrio), Tel que Fabricius l'avait d'abord form, et auquel nous rattaclierons celui qu'il nomme Opatrum et celui d'Orthocre ; ils serviront de types autant de divisions particulires. 1 Ceux dont le corps est ovale , avec le corselet presque trapzode , arqu latralement, ou en demi-ovale tronqu antrieurement , plus large au moins au bord postrieur que l'abdomen , peu ou point rebord, les palpes maxil- laires termins par un article en hache , ou d'une forme trs analogue, et les antennes grossissant insensiblement. Les Cryptiques. ( Crypticus. Latr. Blaps. Fab. ) Ont le corps convexe et lisse eu dessus, avec la tte d- couverte ou peu enfonce dans rchancrure du corselet, sans chancrure son bord antrieur, les yeux extrieurs, ou tout--fait en dehors de la concavit antrieure du cor- selet, et cette dernire partie du corps insensiblement in- cline sur les cts et peu chancre en devant. Les antennes sont presque de sa longueur, avec la plupart des articles presque en forme de cur renvers ou de toupie, les avant- derniers tant seuls plus arrondis ou presque grenus, mais point transversaux. Les jambes sont toujours troites et alon- ges , avec les perons du bout assez saillants (2). (i) A raison de leurs mchoires arme'es au cte' interne d'une dent corne , les pitrages devraient syslematiquementappartcnir cette tribu, et s'loigneraient de tous les sous-genres dont elle se compose, par leur menton beaucoup plus grand et recouvrant la base des mchoires^ mais , dans Tordre naturel , ces insectes me paraissent se placer prs des He'Jops. ',2) Pedinus glaher ^ T.atr. , Gner, crust. et insccl. , II, pag. iG^\ FAMiLLF, DES ML ASOMF.S. 20 Les Opatres. ( Opatriim. Fab., Dej. Phylan. Me(^. ) Leur corps est gnralement moins lev et mme souvent dprim j la tte est reue postrieurement avec les yeux dans une profonde ciiancrure du eorseiet, et son bord antrieur en offre une petite, o le labre est engag. Le cor- selet est dprim le long de ses cts ; les antennes sont plus courtes que lui, en majeure partie grenues^ avec les derniers articles lenticulaires et transversaux. Les lytres sont raboteuses ou stries. Les perons des jambes sont trs f)etits , et les deux antrieures sont plus larges et triangulaires dans plusieurs. L'O des sables ( Silplia sahulosa, Lin. j Oliv. , col. ll , SQ , 1,4)' Son corps est long de quatre lignes, noir, mais paraissant ordinairement, en dessus, d*un gris cendr; ovale, avec le corselet arqu latralement et un peu plus large dans son milieu que l'abdomen. Les lytres ont cha- cune trois lignes longitudiriaies , leves, accompagnes chacune, de chaque ct, d'une range de petits tuber- cules, disposs alternativement, et se runissant souvent avec elles; entre le bord extrieur et la premire ligne, et entre la dernire et la suture, est aussi une srie de tuber- cules semblables. Les jambes antrieures sont plu larges, triangulaires. Trs commun dans toute l'Europe, dans les lieux sablonneux, et se montrant ds les premiers beaux jours du printemps (i). Qp Ceux dont le corps est troit et along, presque de la mme largeur ou plus large postrieurement, avec le cor- selet presque carr , presque aussi long au moins que large, et dont les antennes forment une grosse massue, ou sont dilates brusquement leur extrmit. Les uns ont les antennes grosses, cylindriques ou en fu- seau , perfolies, velues , ne paraissant composes que de lelops glaber, Oiiv. , coi ll, 58, ii , i^; Blaps glabra , Tah. , et quelques autres espces indites d'Espagne et du cap de Bonne -Espe'rance. (i) Les Opatres, no^ -y, 8, lo, d'Olivier, ibid. Foyez le mnft article de l'Encyclop. mctliod. , et la Coll. des colop. de M. le comte Dejcan, Le G. pliylan de MM, Me'geric et Dejean ne m'a offert aucun caractre qui le dislingue neLtemesit de celui d'Opatre. 2/4 IWSECTES COLOPTRES. dix articles, le onzime ou dernier tant trs couFt et peu distinct; le second est aussi grand que le suivant. Les CoRTicus. ( CoRTicus. Dej. Sarrotrium. Germ. ) Dont les antennes sont cylindriques et termines par un article plus grand, formant une petite massue (i). Les Orthocres (Orthocerus. Lat. Sarrotrium. llig. ) O ces organes, plus larges dans leur milieu, forment une massue en fuseau, trs velue, avec la plupart des arti- cles transversaux et le dernier beaucoup plus troit que les prcdents (2). Les antennes des autres sont de grosseur ordinaire, sim- plement grenues, point sensiblement perfolies ni velues^ et offrent distinctement onze articles. Les Chiroscles. (Chiroscelis. Lam.) Ont deux fortes dents au ct extrieur des deux premi- res jambes, et les antennes termines en une petite massue presque globuleuse, transverse, forme par les deux der- niers articles (3). Les Toxiques. ( Toxicum. Lat. ) . A jambes simples; h massue des antennes comprime et forme par les trois derniers articles; tte triangulaire, et dont le corselet est presque carr et presque isomtrique (4). Les Boros. (Boros. Herbst. Hypophlus. Fab. ) Ayant aussi les jambes simples , et la massue des antennes comprime et forme par les trois derniers articles ; mais dont le corps est presque linaire , avec la tte ovale, r- trcie postrieurement, le corselet ovalaire, tronqu cha- (1) Sarrotrium ctltis , Germ. insect. S})ec. nov. , p i46. ^ (2) Hispa muiica , \An. ; Panz. , Faun. iusect. Germ. ,1,8. (3) Chiroscelis bifenesLra , Lain. , Aunal. du Mus. crhist. natur. , n" 16, XXII, y. ; Tenebrio digitatus ^ Fab. (4) Toxicum richesiatium ,ji\ir. , Gner, crust. eti'asect., II, p. 168, v.l I , i.\ , <), J^ii vy , dans la collection de M. Labillardire, une auue es- pce, et (fiii parat trs voisine , pour le facie> , des Opatres. FAMILLE DES MLASOMES. 25 que extrmit, et le deiniei article des palpes maxillaires en ovode tronqu et peu renfl (i). 3" Ceux dont Je corps est pareillement troit et along , avec le corselet presque carr, mais dont les antennes sont de grosseur ordinaire et ne se terminant point brusquement en massue. Les deux pieds antrieurs ont les cuisses grosses , et les jambes troites et courbes ou arques. Ici le pnultime article est parfaitement semblable, pour la forme et la grandeur^ au prcdent^ et celui-ci , de mme que tous les autres, n*est ni dilat ni canalicul en dessus. Les Calcar. (Calcar. Dej. Trogosita. Fab. ) Ont le corselet en carr long, le corps linaire, de la mme largeur partout, avec le bord antrieur de la tte chancr et les trois avant-derniers articles des antennes presque globuleux, point sensiblement transversaux (2). Les Upis. ( Upis. Fab. ) Ont le corselet en carr long le corps troit, mais point linaire -le bord antrieur de la tte droit_, sans chancrure, et les avant-derniers articles des antennes lenticulaires et transversaux (3). Les Tenebrions propres. (Tenebrio. Lin., Fab.) Ne diffrent des upis que par leur corselet plus large que long. On trouve frquemment, surtout le soir, dans les lieux peu frquents de nos maisons , dans les boulangeries , les moulins farine, sur les vieux murs, etc., Le T. de la farine ( Tenehrio molitory Lin. ; Oliv. , col. 111 , 57 , 1 , 12 ), long de sept lignes, d'un brun presque noir en dessus, couleur de marron etluisanten dessous; corselet de la largeur des tuis, carr, avec deux impres- sions postrieures; tuis pointills et stris. \\) Boros corticalls ^ Gyll. , Insect. Suce, 1, 11, p. 584- HfpopJilus boros, Fab. B. thoir/cicus, Gyll. , ibid., p. 5S6. (2) Trogosita calcar^ Fab. , (3) Upis ceramboidcs , Fab, ; U. sapcrdoidcs , Bosc. 26 liNSKGTES COLOPTRES. Sa larve est longue, cylindrique^ d'un jaune d'ocrc , cailleuse et trs lisse. Elle vit dans le son et la farine. On la donne aux rossignols. Elle se transforme en nymphe dans la matire qui lui a servi de nourriture. Le T. gant {grandis) y qui se trouve au Brsil, sous les corces des vieux arbres, lance par l'anus , et la di- stance de plus d'un pied, une liqueur caustique. D'autres espces du mme pays , mais plus petites, se recouvrent entirement de cette matire. Je dois ces observations M. de la Cordai re (i). L, le pnultime article des tarses est trs petit , en forme de petit nud , et reu dans une gouttire longitudinale du prcdent^ qui est plus dilat que les prcdents et pres- qu'en forme de cur. Le bord antrieur de la tte offre une cliancrure, occupe par une portion du labre. Les Itrotarses. (Heterotarsus. Lat. ) Sous-genre form sur un insecte du Sngal , ayant les ca- ractres des tnbrions, mais singulier par ses tarses. Au premier coup d'il , les quatre antrieures ne paraissent avoir que quatre articles, et les deux autres trois. La seconde famille cls Coloptres Htro - MRESj Les TAXICORNES ( Taxicornes. ), N'ont point d'onglet corn au cot interne des mchoires, et sont tous ails; leur corps est le plus souvent carr , avec le corselet trapzode , ou demi circulaire et cachant ou recevant la tte ; dans (i) Voyez, pour les autres espces , le Catalogue de la collection de M. le comte Dejean et Pabrlcius. Mais ce genre, tel qu'il est actuelle- ment compos, aurait besoin d'e'puration , plusieurs espces se rapportant aux Phale'ries ou d'autres sous-genres. Quelques-unes mme peuvent en former de nouveaux , rAiUlLL DES TAXICORNES. 2^ quelques, les antennes, ordinairement insres sous une saillie marginale des cts de la tte, sont courtes, plus ou moins perfolies ou grenues , grossissent in- sensiblement ou se terminent en massue. Les pieds ne sont propres qu' la course, et tous les articles des tarses sont entiers et termins par des crochets simples ; les jambes antrieures sont souvent larges et trian- gulaires. Plusieurs mles ont la tte munie de cornes. La plupart de ces htromres se trouvent dans les champignons des arbres, ou sous les corces; quelques autres vivent terre, sous des inerres. M. Lon Dufour a observ dans quelques sous-genres de cette famille , tels que les hjpopliles , les diapres propres ^ et les ldones ou boltophages , un ap- pareil de scrtion excrmentielle, et dans les seconds des vaisseaux salivaires. Le ventricule chylifque de ces htromres est hriss de petites papilles en forme de de poils. Ces caractres, la conformation en outre des organes de la gnration , nous indi- quent que cette famille (0 se lie avec la prc- dente. Les uns ont la tte dcouverte , et jamais enti- rement engage dans une entaille profonde et an- trieure du corselet. Cette dernire partie du corps e.st tantt trapzode o carre, tantt presque cjlin- (i)Ilen est de mme de la suivante. La transition des Te'nebrions aux Phalc'ries et aux Hlops est presque insensible , et ds lors les carac- tres de ces familles sont , dans quelques cas , ambigus. . 28 IINSEGTES COLOPTRES. tlricjue , ses cts , ainsi que ceux des ljlres , ne d- l)ordent point notablement le corps. Cette division formera la tribu des Diaprales ( Diaprales ), ajant pour type le genre Des DiAPRES. (DiAPERiS.) Tantt les antennes sont gniaJement grosses, presque ciroites, en majeure partie perfolies ou termines brusque- ment par une grosse massue. Le corps est uni ou lgrement stri sur les lytres. Les cts du corselet n'ont qu'un petit rebord et ne sont point dprims ni dentels j il n'y a point d'cart ou de vide notable entre ses angles postrieurs et la base des lytres. Les deux pieds antrieurs sont triangulaires et dilats extrieurement leur extrmit, dans un grand nombre. Ici les antennes grossissent insensiblement ou du moins ne se terminent point brusquement en une massue ovale ou ovode, et dont la plupart des articles beaucoup plus grands que les prcdents. Les uns, et c'est le pins grand nombre , ont le corps ovale, ou ovode, quelquefois mme hmisphrique, avec le corse- let presque carr ou trapzode , le plus souvent transver- sal , m.ais jamais long et troit. Les Phalries. (Phaleria. Lat. XJloma, Phaleria. Dej.) Ont le dernier article des palpes maxillaires plus grand, en forme de triangle renvers ou de hache, et les jambes antrieures plus larges, dilates en manire de triangle ren- vers, et souvent dentes, ou munies de petites pines sur l'un de ses cts (i). ()) Les unes , par leur forme alonge'e , se rapprochent des Te'nebrions. Les arliclcs intermdiaires des antennes sont presque ohconiques , et les quatre derniers forment une massue perfolie. La tte des mles est cor- nue. M. Dalmun a figur une espce de cette division [Phaleria jurci- ftia^ Analect. entom. , iv). M. Fischer (Entom. de la Russ., II, xxii, 3) eu a repre'sent une autre. Les Trogositcs taurus , quadricornis , vacca de Fabricius , sont de celte division. D'autres ont le corps ovale, dprim, et les antennes trs pcribliccs 5 FAMILLE DES TAXICORNES. 29 Les Diapres propres. (Diapers. Geoff. , Fb. ) Dont ies palpes maxillaires se terminent par un article peine plus pais que le prcdent, presque cylindrique^ et dont les jambes antrieures, point ou gure plus larges que les suivantes, sont troites , presque linaires^ et faiblement dilates leur extrmit. Parmi les espces dont le corps est ovode, bomb, avec le corselet lob postrieurement et les antennes grosses , presque entirement perfolies, se range la D. du bolet ( Chrysomela holeti y Lin., Oliv., coi. lil;,55, i. ), dont le corps est long d'environ trois lignes, d'un noir luisant, avec trois bandes d'un jaune fauve, transverses et dentes, sur les lytres.On la trouve dans les champignon s des arbres. Une autre espce plus alonge , que Fabricius a place parmi les ips { Hmorrhodalls ), forme le ^jenie neonuda de M.Zi|>ler. La tte du mle est arme de deux cornes (i). Quelques autres , mais dont les cinq derniers articles sont tels sont les Tene'brions culinaris , retusus, chrysomellnus ^ impressus , nitidulus , de cet auteur. Les espces de ces deux divisions forment le G. uloma de MM M- gerle et Dejeau. Celles dont le corps est plus court et plus arrondi, eu forme d'ellipsode court ou mmelie'misphe'rique, dont les sixou sept der- niers articles des antennes sont presque globuleux, sont, pour M. Dejcan, des Pliale'ries. Le Te'nbrion cadaverinus de Fab. est de ce nombre. Une espce [bicolor) du cap de Bonne-Espe'rance , et de cette division, se distingue des pre'cdentes par les palpes maxillaires termins par un article proportionnellement plus grand, en forme de haclie , et par ses antennes, dont les quatre derniers articles sont seuls gloljuleux. Uue autre [Peltoides), propre au Sne'gal , se rapproche des Peltis de Fabricius et des Cossyphes par sa forme aplatie. Ses antennes ne sont presque pas perfolie'es, la plupart de leurs articles , el mme le dernier , tant en forme de cne renverse'. (i) Les Trogosites cornula, maxillosa, de Fabricius, pourraient , rai- son des diffrences que pre'senteut , dans les deux sexes , ies mandibules, former un sous-genre propre. Le T.ferruginea du mme parat aussi en constituer un autre, a raison de ses antennes, termines brusquement en massue perfolie de trois articles , et dont les prcdents sont trs petits et grenus. 5o INSECTES COLOl'THES. seuls perfolisy et foiraent une petite massue, composent aussi un {^enie propre, celui de Pentaphyllus (i). D'autres insectes de cette tribu, dont les antennes vont en grossissant et sont presque entirement perfolies, se distinguent des diapres et des phalries par la forme linaire de leur corps, et leur corselet en carr long ou presque cylin- drique. Tels sont : Les Hypophles. (Hypophl^us. Fab. Tps. Oliv. ) On les trouve sous les corces des arbres {'i). L, les antennes, dont l'insertion est nu, ou trs peu recouverte, se terminent brusquement par une grande mas- sue ovale ou ovode , perfolie, de quatre articles au moins, et dont le second, dans ceux o elle est forme de cinq, est trs petit. Le corps est ovode ou presque hmisphrique, convexe. Les Trachyscles. (Trachyscelis. Lalr., Dej. ) Ont des antennes gure plus longues que la tte , termi- nes en une massue ovode, de six articles^ toutes les jambes larges et triangulaires , propres fouir, et le corps court, presque hmisphrique le plus souvent ) ils s'enterrent dans le sable des bords de la mer (3). Les Leiodes. ( Leiodes. Latr. Anisotoma. liig., Fab.) Dont le corps est pareillement court et bomb ^ mais dont les antennes, de la longueur de la tte et du corselet, se ter- minent par une massue ovale de cinq articles, dont l second plus petit. Les jambes sont troites, alonges ou peu dila- tes; les quatre antrieures au moins sont pineuses (4). (i) VojezX^ Catalogue de MM. Dejean et Dalil, et, quant aux autres espces, Fabricius, Olivier et Gylleuhal. (2) Hypoplilceus castaneus , Fab.; Panz. , Faun. insect. Germ. , XI , i3; H. linearis, Fab.; Panz., ibid. , VI, 165 H. fasciatiiSj Panz. , ibid. , YI , jy ; H. bicolor, Fab. ; Panz , ibid. , XII , i4; H. pini , ibid. , LX\'II , 19. M. Le'on Dafour n^a trouve dans les Hyjio- plile'es et les Eledones que quatre vais.eaux biliaii es ; il y en a six dans les Diapres. (3) Latr. , Gner, crnst. et insect. , V, p. 879. (4) Latr., ibid., l, p. 1 80 ; les Anisotcnies humeratep axillare , ca'-.ta- FAMILLE DES TAXICORNES. 5r Les Ttratomes. ( Tetratoma. Herbst , Fab. ) Ont le corps un peu plus along que les prcdents , ovode, moins leve en dessus; toutes les jambes troites et sans pines, et les antennes de la longueur de la tte et du corselet, termines en une massue ovalaire , de quatre articles (i). Tantt les antennes, toujours termines en une massue perfolie, de cinq ou trois articles, et dont les prcdents sont presque en forme de cne renvers ou un peu dilatls au ct interne, en manire de dent, sont arques ou un peu courbes. Le corps est ovode^ trs ingal en dessus, ou pro- fondement ponctu et stii sur les lytres. Le corselet est dprim latralement, et les bords de ce limbe marginal sont dentels; il est spar postrieurement de chaque ct, par un cart ou vide remarquable. Les palpes sont filiformes, ou lgrement plus gros leur extrmit, ainsi que dans les pbalries et les diapres. La tte des mles est souvent cornue. On les trouve aussi dans les champignons des arbres; ils for- ment le genre D'Eledone (Eleuona) deLatreille, ou celui de Boletophagu s de Fabricius et de la plupart des autres naturalistes. M. Zigler, et aprs lui M. le comte Dejean , n'y com- prennent que les espces dont les aiitensies ont une massue forme par les cinq derniers articles, et dont les prcdents sont un peu en dent de scie (i). Celles o les trois derniers seuls forment la massue, et dont les prcdents sont presque en forme de cne renvers, sans saillie interne, composent legenreCoxLE {Coxeliis.) (3) neum, orbiculare, piceum , feirugiiieum , de M, Gylienliall ( Insect. Suec. , I, II, p. 557 et suiv.). * (1) Lalr. , Gner, crust et insect. , II, p, 180, eL, ix , to, Voyez Fab. et Gylienliall. (2) Voyez le Catal. de la coll. de M. le comte Dejean , p. 6Q ; m'ais rapportez au G. coxelus mon Eledona spinosula. (3) Ibid. , Y>. 67. Les Cis paraissent , dans un ordre naturel, se raj)prO'' clier de ces insectes. 52 INSECTES COLOPTRES. Notresecondetrihnclestaxicornes, lesCossYPHNES ( Cossjphejies), est forme criiisecles analogues , par la forme gnrale du corps , a.uxpelns de Fabricius , plusieurs nitidules et cassides; il est ovode ou sub- hemisphrique , dbord dans son pourtour , par les cts , dilats et aplatis en manire de limbe ou de maro-e, du corselet et des lytres; la tte est tantt entirement cache sous ce corselet, tantt reue ou comme embote dans une chancrure ant- rieure de cette partie du corps ; le dernier article des maxillaires est plus grand que les prcdents et en forme de hache. Cette tribu se composera du genre Des CosSYPHESo (CossYPHUS. Oliv., Fab.) Les lins ont le corps aplati , en forme de bouclier; de con- sistance solide, et les antennes termines en. une massue de quatre cinq articles^ ils sont propres l'ancien continent, ou bien la Nouvelle-ollande. Tels sont : Les CossYPHES propres. ( Cossyphus, Oliv., Fab. ) Dont le corselet, presque demi circulaire, ne prsente antrieurement aucune chancrure, et cache entirement la tte, dont les antennes sont courtes etse terminentbrusque- mentenune massue ovale dequatrearticles^la plupart trans- versaux; le second de tous et les suivants sont presque iden- tiques. (^'es insectes habitent les Indes orientales , la partie mri- dionale de l'Europe, et le nord.de l'Afrique (i.). Les Heles. ( Hel^eus. Latr. , Rirb. ) Ont la tte engage dans une profonde chancrure, ou dans une ouverture mdiane du corselet, et dcouverte, du (i) Latr. , Gen. crust. et insccl. , II, p. 4- FAMILLE DES STNLYTRES. 35 moins en partie ^ suprieurement. Les antennes , de la lon- j^ueur au moins de ces deux parties du corps runies, se terminent presque graduellement en une massue troite, alongce, forme par les cinq derniers articles, dont le der- nier ovode, et les prcdents en forme de toupie j le second de tous est plus court que le troisime, ('es insectes sont propres l'Australasie (i). Les autres, dont la tte est toujours dcouverte et sim- plement reue dans une entaille profonde du corselet, ont le corps presque hmisphrique, bomb, mol ou de consi- stance peu solide, le corselet trs court, et les antennes pres- C[ue de la mme grosseur partout et grenues ; ils sont pro- pres TAmrique mridionale, et ressemblent , au premier coup d'il, aux Coccinelles et diverses espces d'Erotyles. Tels sont : Les NiLiONS. ( NiLio. Latr. ) (2). La troisime famille des Coloptres Htro - MRES , celle Des STNLYTRES (Stenelytra. ), Ne diffre de la prcdente que par les antennes , qui ne sont ni grenues ni perfolies , et dont l'extr- mit, dans le plus grand nombre, n'est point paissie. Le corps est le plus souvent oblon'g, arqu en dessus, avec les pieds alongs , ainsi que dans beaucoup d'autres insectes. Les mles, aux antennes et la grandeur prs ^ ressemblent leurs femelles. Cesh- (i) Cuv., Rgne animal, III , p. 3oi; IV, xni, 6 ; Helus Brownii ^ Kirb. , Linn. Trans. , Xtl , xxiii , 8. (2) Latr. , Gner, crust. et insect, II, p. 198, et I, x, 2; j^githus marginatus , Fab. Voyez Germ. insect. Spec. nov. , p. 162^ Les G. Eusiroplie et Orchsie, que nous avions places dans cette fa- mille , font maintenant partie de la suivante. \ TOME V. 3 54 IISSECTES COLOPTRES. tromres sont gnralement beaucoup plus agiles que les prcdents ; plusieurs se tiennent cachs sous les vieilles corces des arbres ; on rencontre la plupart desautres sur Jesfeuillesousurles fleurs. Linnseusena rapport le plus grand nombre son genre Tenehno; ila dispers les autres dans ceux de Necjdalis, Chrj- soinela , Ceramhjx et Cantharis* Dans la premire dition de cet ouvrage , nous avons runi ces ht- romresen un seul genre, celui d'HELOPS (Helops) ; mais Tanatohiie , tant intrieure qu'extrieure , nous indique qu'on peut partager cette famille en cinq Iribus , se rattachant autant de genres , savoir : les hlops de Fabricius, ses cistles , ses dirces, les dmres et les mjctres d'Olivier. Nous savons de M. Dufour, qu' l'gard des vaisseaux biliaires, dont l'insertion est ccale , ou celle des post- rieurs, cette insertion ne s'elFeclue pas dans les deux derniers genres , comme dans les premiers et les autres htromres prcdents^ par un tronc commun, mais par trois conduits, dont l'un sim- ple, le second bifide et le troisime trois bran- ches. Les dmres lui ont offert des vaisseaux salivaires. Leur tte est plus ou moins rtrcie et prolonge antrieurement en forme de museau , et le pnultime article des tarses est toujours bilob ^ caractres qui semblent rapprocher ces insectes des coloptres rhjnchophores. Sous le rapport du canal digestif et de plusieurs autres considrations , les hlops et les cistles avoisinent les tnbrions ; FAMILLE DES STNLYTRES. 35 mais les cistles ont le ventricule chjlifique lisse , les mandibules entiers , et vivent gnralement sur les fleurs ou les feuilles , ce qui les distingue des hlops. La plupart des dirces ont la facult de sauter, et le pnultime article de leurs tarses, ou de quelques-uns au moins , est bifide : quel- ques-unes vivent dans les champignons , les autres dans le vieux bois. Ces insectes se lient d'une part avec les hlops et de l'autre avec les dmres , et encore mieux avec les notlius, sous-genre de la mme tribu : tels sont les principes d'aprs lesquels nous nous sommes dirigs dans le partage de cette famille. Les uns ont les antennes rapproches des jeux et la tte point prolonge en manire de trompe et termine au plus par un museau fort court. Ils com- poseront nos quatre premires tribus. Ceux de la premire, ou les Hlopiens (Uelopu)^ ont les antennes recouvertes leur insertion par les bords de la tte , presque filiformes ou un peu plus grosses vers leur extrmit , gnralement composes d'articles presque cylindriques, amincis vers leur base , dont les avant-derniers souvent un peu plus courts , en forme de cne renvers , et dont le terminal ordinairem3SECTES COLOPTRIS. tenues dilates intrieurement^ en manire de dents de scie^ et le corselet plan (i). Les AcANTHOt>ES ( ACANTHOPUS. Mg. , Dej. ) Plus courts et plus arrondis que les sphnisques, avec les antennes simples, termines par un article plus grand et ovode, les cuisses antrieures renfles et dentes, du moins dans Tun des sexes, et les jambes presque linaires, perons trs petits ou presque nuls; les antrieures sont arques (2). Les Amarygmes. ( Amarygmus. Daim. Cnodalon. Helops. Chrysomela. Fab. ) Voisins des acanthopes, ayant aussi les antennes simples^, mais filiformes, et dont les cuisses antrieures ne sont ni renfles ni dentes. Toutes les jambes sont droites et ter- mines par des perons trs sensibles (3). Ceux, o le corselet est renfl en dessus, ovode et tron- qu aux deux bouts , plus troit dans toute sa longueur que l'abdomen, avec les antennes simples, grossissant vers le bout, et toutes les jambes troites, longues et courbes ou arques, sont, pour M. Kirby, Des Sph/erotes. ( Sphjerotus. ) (4) Le mme savant comprend sous la dnomination gn- rique D'Adelie. (Adelium. Calosoma. Fab. ) Des-hlopiens forme ovale, avec le corselet plus large que long, presque orbiculaire, chancr en devant, tron- qu l'autre bout, dilat et arqu latralement; et les an- tennes presque filiformes et dont la plupart des articles {i) Spheniscus erotfloides , Kirb. , Linn. Trans, , XII , xii , 4 ; Ency- clop. melbod , article Sphemsque. Les Hlops suturalis et genicutatus de M. Germai- font le passage de ce sous-genre aux Hlops proprement dits. (2) Helops dentipes , Panz. , Ross, j Helops dentipes , Fab., autre espce, mais des Indes orientales. , (3) Daim. , Anal, entom. , p. 60. Rapportez encore ce sous-genrc V Helops ater de Fab. (4) Sphroius cuivipes, Kirb. , ibid. , XXI , 5. FAMILLE DES STlN'LYTRES. OC) sont presque en forme de .cne renvers. Ces insectes se trouvent plus spcialement la Nouvelle-iollande(i). Les espces dont le corps est ov^ale-oblong, insensiblcaieiiL arqu et convexe^ ou presque droit en dessus, avec les an- tennes simples, soit filiformes, soit un peu plus grosses vers le bout, surtout dans les femelles, et le corselet presque carr ou en forme de cur along et tronqu post- rieurement, forment deux autres sous-genres (2). Les Helops proprement dits. (Helops. Fab. ) La plupart des articles des antennes sont presque en forme de cne renvers, ou cylindriques et amincis leur base. Le corselet est transversal, ou peine aussi long que large, soit carr ou trapzode, soit en forme de cur, rtrci brusquement postrieurement , termin par des angles pointus , et toujours appliqu exactement contre la base des lytres(3). Les LjEnes. (Lena. Mg., Dej. Helops. Fab. Scaunis. Sturm. ) Leurs antennes sont pnralement composes, au moins dans les femelles, d'articles courts, en forme de toupie^ le dernier est plus pais que les prcdents et ovode. Le corselet est presque en forme, de cur tronqu , lev ou convexe en dessus , spar de Tabdomen par un cart notable, avec les angles obtus ou arrondis. Les cuisses , surtout les antrieures, sont renfles (4). Les derniers lilopiens ont le coips along, troit, pres- (1) Adeliumcalosomoides ^ Rirb. , Linn. Trans. , XII , xxn, 2. (2) Les deux ou quatre tarses antrieurs sont dilats et velus en dessous, dans plusieurs mles. (3) Les Helops cruleus, lanipes y caraboides ,' dcYah, ; les Helops arboreus y gracilis de Fischer (Entom. de la Russ. , II, xxii, 4.5), et plusieurs autres espces exotiqu?^s. yy rapporte aus le Catopsflavipes du premier , qui, ainsi que son Helops oblicjuatus ^ semble faire le pas- sage des Amarygmes k V H. caraboides . (4) Lnapimelia, Dej., Catal. ; Helops pimelia ^ Fab. j Scaurus vieil- nensis , Sturm. ^ Lna pulchellu , Fisch. , Entom. de la Russ. , U , XX) I, 8; var. ? 4-0 INSECTES COLOPTRES. que de la mme largeur partout (i) , et soit pais , et pres- que cylindrique, soit trs dprim. Le corselet est presque carr, ou presque en forme de cur tronqu. Ceux dont le corps est assez pais, presque cylindrique ou linaire, avec le corselet presque carr , sans rtrcissement postrieur, forment deux sous-genres. Les Stenotrachles. ( Stenotrachelus. Dryops. Payk. ) Ont la tte alonge, rtrcie postrieurement, presque en manire de col ; les antennes termines brusquement par trois articles plus courts et un peu plus gros 5 le troisime est beaucoup plus long que les suivants (2). Les Strongylies. ( Strongylium. Kirb. Ei\\i^. Stenochia, Helops. Fab. ) Dont la tte n'est ni alonge ni rtrcie postrieurement, et dont les derniers articles des antennes ( un peu plus di- lats) ne diffrent pas brusquement des prcdents^ le troi- sime est seulement un plus long que le suivant (3). (jeux dont le corps est applati , avec le corselet rtrci pos- trieurement, presque en forme de cur tronqu , compo- sent le dernier sous-genre, celui De Pythe. (Pytho. Lat., Fab.) Les anlennef vont peine en grossissant ou sont filifor- mes , avec le dernier article presque conique ; le troisime n'est gure plus long que le prcdent et les suivants. Quelques espces, propres au Brsil , se rapprochent beau- (i) Un peu plus troit en devant. [i) Drj'ops nea, Payk.; Calopus neus , Gyll. ; OEdemera nea , Oliv. ; V A f^nathus decoratus de M, Germar (Faim, insect. Europ., fasc. XII, fig. 4)) dont j'ai trouve' un individu prs de B rives , dpartement Je la Corrze , me parat se rapprocher beaucoup des Stnotrachles. Le Pelmatopus Hunimelii de M. Fischer (Eutora. de la Russ., II , xxii, 7) est, ce que je prsume , conge'nre , et se rapproche beaucoup de la pre- mire espce. (4) Slrongylium chalconatwn , Kirb. , Linn. Trans. , XII , xxi , 16 ; iStsnochia ru/ipes , ibid. , xxii , 5. Fojez anasi les Helops splendcdus ^ ai/richalceus , azureus , inlerstitUilis , flavicrus , luleicons , limbalus, de M. Geiinar. FAMILLE DES STNLYTRES. 4^1 coup des pythes; mais le second article est notablement plus court que le troisime, et les angles du corselet sontuigus, au lieu d'tre arrondis ou obtus , comme dans ce sous- genre (i). La seconde tribu, celle des Cistl des ( Ciste lides , est infiniment voisine de la prcdente, mais l'in- sertion des antennes n'est point recouverte ; les mandibules se terminent en une pointe entire ou sans chancrure ; les crochets des tarses sont dentels intrieurement en manire de peigne ; plusieurs de ces insectes vivent sur les fleurs. Le canal digestif est plus court que celui des hlops, et le ventricule chjlifique n'offre aucune papille. Celte tribu forme le genre Des CiSTLES. (CiSTELA. Fab. ) Les unes ont tous les articles des tarses entiers. Le dernier des palpes maxillaires est simplement un peu plus grand^ en cne renvers ou triangulaire. Ici le corselet est pais, plus troit que l'abdomen, presque orbiculaire ou presque en forme de cur. Les antennes sont plus grosses vers leur extrmit. Les cuisses sont en massue. Les Lystroniques. ( Lystronichus. Latr. ) (2) L, le corselet est dprim, trapzode, de la largeur de l'abdomen au bord postrieur , ou gure plus troit. Les an- tennes sont filiformes ou lgrement plus grosses vers le bout. (i) T^oyez'Fsh., System eleulli., IT, p. 9;^ ; LuLr., Gner criisi. et in- sect. , II, p. iq5; Schnl. , Synon. iasect , I. m, p. 55; Fisch. , Entom. de la Russie, II , XXII , i. (2) Helops equestris , Fab. , et quelques autres du Bre'sil ; Ilelops- columlinus, Germ. lYotoxus heholus. Daim. 42 INSECTES COLOPTIIES. Les Cistles propres. ( Cistela. Fab. ) Ont la tte avance en manire de museau , le labre gure plus large que long, la plupart des articles des antennes, soit en forme de cne renvers, soit de triangle, dilats mme en dents de scie j le dernier est toujours oblong. Le corps est ovode ou ovalaire. La C. Cramhoide [Chrysoniela cerambodes, Lin.^ Oliv,^ col. m, 54 , 1 , 4)? q^i pourrait, raison de ses antennes, dont les trois premiers articles sont plus courts que les suivants , et de la forme en dents de scie de ceux-ci , constituer un sous-genre propre , est longue de cinq li- gnes, noire, avec les tuis d'un jaune rousstre et stris. Le corselet est presque demi circulaire. Sa larve vit dans le tan des vieux chnes et v subit ses transformations. La C. jaune- citron ( Chrysomela sulphurea^ Lin.; Oliv., ihid. , 1 , 6) a une forme plus alonge que la prcdente. Elle est longue de quatre lignes, d'un jaune citron , avec les yeux noirs. Les tuis sont stris. Les antennes sont simples. Trs commune en France, sur diffrentes fleurs, et particulirement sur celles del mille feuille (i). Les Myctochares. ( Mycetochares. Lat. Mycetophila, Gyll., Dej. Cistela. Fab. ) Dontla tte ne s'avance point en manire de museau ; dont le labre est trs court , transversal et linaire; et o la plu- part des articles des antennes sont courts , presque en forme de toupie; le dernier est ovode. Le corps, surtout dans les mles, est troit et along. Les mchoires et la lvre sont molles {1). Les autres ont le pnultime article des tarses bilob; et le dernier des palpes maxillaires trs dilat, en forme de hache. Le corps est gnralement plus oblong. Les Allgues. ( Allecula. Fab. ) (3). (1) Voyez Lalr. , Gner, crust. et insect. , II, p. aaSj Oliv. , col. ibid. j Schnh. , Synon. insect. ,1, 11 , p. 332 et suiv. (2) Voyez Gyll. , Insect. suec, I, 11, p. 5[\i; Latr. , ibid. , p, 189 , Helops barbatus. La de'nomination de inycetophila ayant e'te' employe par M. Meigen, j'ai cru devoir lui substituer celle de mycetochares. (3) Les AUe'cules contracta , geniculaia y de M, Germar (Insect. spec. nov. , p. i63 , 16^) , ont les tarses antrieurs trs dilats. FAMILLE DES STNLYTRES. 4^ La troisime tribu , celle des Serropalpides (Ser- ropalpldes) (i) est remarquable, ainsi que l'annonce rtjmolog'ie de ce nom, par les palpes maxil- laires, qui sont souvent dents en scie, fort grands et inclins. Les antennes sont insres dans une chancrure des yeux , nu , comme dans la tribu prcdente , et le plus souvent courtes et fili- formes. Les mandibules sont chancres ou bifides leur extrmit et les crochets des tarses sont simples. Le corps est presque cylindrique dans les uns, ova- laire dans les autres , avec la tte incline et le cor- selet trapzode ; l'extrmit antrieure de la tte n'est point avance, et les cuisses postrieures ne sont point renfles, caractres qui les distinguent de plu- sieurs htromres de la tribu suivante. Le pnul- time article des tarses, ou des quatre antrieurs au moins, est le plus souvent bilob, et dans ceux o il est entier, les pieds postrieurs au moins sont propres pour sauter ; ils sont alors longs , compri- ms , avec les tarses menus, presque stacs, et dont le premier article along; les antrieurs sont sou- vent courts et dilats. Cette tribu a pour type le genre DiRCE ( DiRC^A ) de Fabricius. Les uns, en petit nombre, ont les antennes termines en massue. Tels sont : Les Orchesies. (Orchesia. Latr. Dirca, Fab. ) Les palpes maxillaires sont termins par un article en [i) Securipalpes j Fam. nat. du rgne anirn. L'expression de serropal- pides est prfrable, parce qu'elle rappelle le genre Serropalpu's , qui fait partie de cette tribu. 44 INSECTES COLOPTRES. forme de hache. Les pieds sont propres pour le saut ; le p- [luitinie article des quatre tarses antrieurs et bifide (i) Les autres ont les antennes filiformes. (^eux-ci ont des pieds propies sauter, le corps ovale ou ovode, les antennes toujours courtes, presque cylindriques, les palpes maxillaires simplement un peu plus gros leur ex- trmit, mais point termins par un article en forme de liache^ et tous ceux des tarses entiers. Les EusTROPHES. (EusTROPHus. llig. Mjrcetophagus. Fab.) Leur corps est ovode, avec le corselet large, chancr en devant, et les angles postrieurs prolongs; les antennes plus courtes que lui, les quatre jambes postrieures mdio- crement alonges et termines par deux longs perons (2). Les Hallomnes. Hallomenus. Payk. Dirca. Fab. ) Ont le corps plus along, ovalaire, des antennes plus lon- gues que le corselet, elles jambes postrieures longues , gr- les, avec deux perons trs courts au bout (3). Ceux-l ont ordinairement le corps troit et along, les palpes maxillaires termins par un article en forme de hache, et le pnultime article des tarses, ou des quatre antrieurs au moins , bilob. Tantt les antennes sont paisses et composes d'articles courts , en forme de cne renvers ou de toupie. Dans quelques-uns, tels que les deux sous-genres sui- vants, le corps est ovalaire, avec le corselet transversal ou i'.resque isomtrique, et s'largissant de devant en arrire. Les DiRCEES propres. (Dirc.^a. Fab. Xylita. Payk. ) Dont les palpes maxillaires ne sont point dents en scie, et o le dernier article est plus avanc au ct interne que les prcdents. Le corselet s'abaisse insensiblement sur les cts. L'cusson est trs petit (4). (i) Latr., Geuer. crust et insecl. , H, p. 194; Sclinh. , Synn. in- sect. , I , m, p. 5i . (2) Mycetophagus Jermestoides , Fab. M. de la Cordaire en a rapporte' du Bre'sil une autre espce. (3) Voyez Gyllenhal, Insect. Suec , I, 11, p. 616. (4) Ibid.,^. 5 16, moins les espces qu'il nomme hlfasoiata et quercina {voyez, ci-aprs, liypult)^ etfuscula {y oy ci Scraptie), FAMILLE DES STENELY THES. 4^ Les Melandryes. ( Melandrya. Fab. ) O les palpes maxillaires sont videmment dents en scie, les extrmits internes du second et dn troisime article tant prolonges en pointe, et de niveau avec le quatrime ou le dernier. Le corselet est brusquement dprim lat- ralement^ vers les angles postrieurs, avec le bord post- rieur sinu. L'cusson est de grandeur ordinaire (i). Dans le sous-genre suivant , le corps est troit, presque linaire. Le corselet forme un carr long, rtrci postrieu- rement. Les Hypules. ( Hypulus. Payk. Dirca. Fab. ) Les antennes sont plus longues que dans les prcdents, un peu perfolies^ avec les articles plus spars. Les trois derniers des palpes maxillaires forment, runis, une massue ovale (2). Tantt les antennes sont menues , composes d'articles alongs ^ presque cylindriques. Le corps est long, troit, avec Tabdomen along. Les Serropalpes. (Serropalpus. Hellw., Payk. Dirca. Fab. ) Le corps est de consistance ferme , avec les palpes maxil- laires fortement dents en scie, le corselet aussi lonp- au moins que large, les quatre tarses postrieurs longs ^ tous les articles des deux derniers sont entiers ou sans divisions sensibles (3). Les C0NOPALPES. ( CoNOPALPus. Gyil. ) Le corps est mou , avec les palpes maxillaires peu dents en scie, le corselet transversal , et les tarses mdiocrement alongsj le pnultime article est biob tous (4). (i) V oyez GrjWenlaaX , Insect. Suec, I, n, p. 533, l'exception del M. ruficolUs [Dirca ru/icollis , Fab.), qui me parat devoir se rapporter au sous-^enre conopalpe. (2) Dirca bifascicta ^ G'yll- > Insect. Suec. , 1 , 11, p. 522; ejusd. , D.quercina, ibid., p. 523. (3) Ibid., p. 5i4rLatr, , Gner, orust. et insect. , IL p. 192 , et J, IX, 12, (4) Gyll. , ibid. , p. 547 5 Dejean, Catal. , p. 'jo. 4.6 INSECTES COLOPTRES, La quatrime tribu , celle clesOEDMiaTEs('Je- merites ) , se lie avec les prcdentes par plusieurs caractres, comme d'avoir les antennes insres nu et prs des yeux , les mandibules bifides leur extrmit, le pnultime article des tarses bilob et les palpes maxillaires termines par un article plus grand , en forme de triangle renvers ou de hacbe ; mais si l'on en excepte les nothus, rap- prochs par la forme et la largeur du corselet et quelques autres signalements , de quelques ht- romres de la tribu prcdente, et cependant dis- tincts de ceux-ci par leurs cuisses postrieures trs renfles et les crochets refendus de leurs tarses, les dmrites prsentent un ensemble de caractres qui ne permet pas de les confondre avec les autres ht- romres. Le corps est along, troit, presque li- naire, avec la tte et le corselet un peu plus troits que l'abdomen; les antennes sont plus longues que ces parties, enscie dans quelques (C'r/Zo^e^), filiformes oustaces, et composes d'articles presque cylindri- ques et longs, dansles autres; l'extrmit antrieure de la tte est plus ou moins prolonge, en forme de petit museau, et un peu rtrcie en arrire , avec les yeux proportionnellement pins levs que dans les htromres prcdents ; le corselet est au moins aussi long que large , presque carr ou presque cylin- drique et un peu rtrci en arrire ; les lytres sont linaires ou rtrcies postrieurement en manire d'alne et souvent flexibles. Ces insectes ont des FAMILLE DES ST15ILYTRE&. 4? rapports avec les tlphores et avec les zonitis. M. Lon Dufour a reconnu clans lesdinres l'exis- tence de deux vaisseaux salivaires (i) trs simples , llexueux et flottants^ ainsi que celle d'une panse for- me par un jabot latral muni d'un cou ou pdicelle. Ce sont les seuls coloptres o il l'ait observe. Les cedmrites se trouvent sur les fleurs ou sur les arbres. Leurs mtamorphoses sont inconnues. Ces htro mres seront compris dans un seul genre, celui D'OEdmre. (OEdemera. Oiv. ) Les uns, dont les antennes sont toujours courtes, insres dans une chancrure des yeux et simples j dont les cuisses postrieures sont renfles, du moins dans Tun des sexes, ont le corselet de la largeur de la base de l'abdomen, plus large que la tte, et les crochets des tarses bifides. Les NoTHUs ( NoTHus. Ziegl.,01iv. Osphya. lig. Dryops, Schnli. ) Les palpes maxillaires sont termins par un grand article en forme de hache alonge. Les pieds postrieurs sont dans l'un des sexes trs gros, avec une forte dent et deux petits (i)Les mordellones prsentent le mme caractre. Peut-tre faudrait-il, dans une srie plus naturelle, placer leshories, qui ont aussi les cuisses poste'rieures renfle'es , immdiatement aprs les zonitis et les sitaris ; passer ensuite aux cedmrites et aux mordellones, et terminer les htromres par les notoxes ou les anthicus de Fabricius , insectes qui se lient videmment avec les mordellones, au moyen des scraplies. Dans mon Gner, crust. et insect.^ j'avais plac les cedmrites la lin de la mme section. Les rhbus de M. Fischer , quoique ltramres , ont de grands rapports avec les nothus et les dmres. Les xylophiles , pareillement ltramres, sont cependant trs rapprochs des notoxes. 48 INSECTES COLOPTRES. perons en dessous, prs du bout interne de leurs jambes. La tte n'est point prolonge en devant (i). Peut-tre faudrait-il, dans un ordre naturel, placer ici les Rhbiisde M. Fischer. ( Voyez la famille des rhyncophores. ) Les autres, dont les antennes sont toujours plus longues que la tte et le corselet, dont les pieds sont le plus souvent presque de la mme grosseur, ont le corselet plus troit que la base de l'abdomen et un peu rtrci en arrire , et les crochets des tarses entiers. Les Galopes. ( Calopus. Fab. Ceramhyx. De G. ) Dont les pieds postrieurs sont , dans les deux Sexes, de la grosseur des autres, ou peu diffrents; et dont les an- tennes sont insres dans une chancrure des yeux, en scie, avec le second article beaucoup plus court que le suivant, en forme de nud et transversal (2). Les Spardres. ( Sparedrus. Mgerl., Dej. Pedilus? Fisch. ) Semblables aux calopes, par les pieds et l'insertion des antennes; mais o ces derniers organes sont simples, avec le second article, en forme de cne renvers, comme le suivant, et de la moiti au moins de sa longueur (3). Les Dytiles. (Dytilus. Fisch. Helops. Dryops, Necy- dalis. Fab. OEdemera. Oliv. ) Ayant encore les pieds de la mme grosseur ou peu diff- rents dans les deux sexes, mais dont les antennes, toujours filiformes, sont insres au-devant des yeux. Les lytres ne sont point rtrcies brusquement vers leur extrmit, en manire d'alne (4). (i) Olivier, Encyclop. mthod. , article JYothus, Voyez Schuh. , Sy- non. iusecL, I, ni , app. , p. 8. (;2) Cdlopus serraticornis , Fab, j Oliv. , Qol. IV , 72 , 1, i. (3) Calopus testaceus , Schnh. , Synon. insect. , , m . p. /^-i 1 Pedilus fuscus , Fisch. , Entom, de la Russ. , I, iv, (4) Djtilits lielopioldes , ibid. , I, v, i ; D. ru/us, i})id., '2. elles dmres cuisses simples d'Olivier. FAMILLE DES STNLYTRES. 40 Les OEdemres. ( OEdemera. Oliv. Necydalis. Dryops. Fab. ) O les cuisses postrieures sont trs renfles dans l'un des sexesj dont les antennes sont ordinairement longues et plus menues vers leur extrmit, et dont les lytres se rtrcissent brusquement vers leur extrmit (i). La cinquime et dernire tribu des stnljtres , celle des ViRYisiCB.osTOuiE.s[Rhjnchostoma) , se com- pose d'insectes dont les uns, tels que les premiers, tiennent videmment , par l'ensemble de leurs rap- port, des dmres , et dont les autres paraissent ap- partenir , dans l'ordre naturel , la famille des porte- bec ou rhjncliopbores. La tte est notablement prolonge en devant , sous la forme d'un museau alongou d'une trompe aplatie, portant sa base, et en avant des yeux qui sont toujours entiers ou sans chancrure, les antennes. Ces insectes formeront un seul genre , celui De Mygtre. (Mycterus. ) Tantt les antennes sont filiformes et le museau n*est point largi au bout le corselet est rtrci en devant , en forme de cne tronqu ou de trapze ; fa languette est cliancre , et le pnultime article des tarses estbilob. Ces insectes se trouvent sur les fleurs, habitude qui est indique parle pro- longement soyeux du lobe terminant leurs mchoires. Les Stno STOMES. (Stenostoma. Lat., Charpent. Leptura. Fab. ) Ont le corps troit , avec le corselet en forme de cne tron- qu et along- les lytres flexibles, troites, alonges et r- (t) Les dmres d'Olivier cuisses poste'rieures renfle'es et e'iytres subnle'es. Voyez l'Encyclop. mthod. , article OEdmre. TOME V* ^ 4 5o INSECTES COL:OPTRES, trcies en pointe^ les antennes composes d'articles cylindri- ques et lon^s^ les palpes maxillaires termins par un article gure pi us pais que les prcdents , presque cylindrique (i). Les Myctres propres. (Mycterus. Clairv.^ Oliv. Briichus. rhinomacer. Fab. Mylabris. Schff. ) Ont le corps ovode;, de consistance solide^ color par un duvet soyeux , avec le corselet trapziforme ; l'abdomen est carr^ long, arrondi postrieurement; les antennes sont com- poses d'articles ayant pour la plupart la forme d'un cne renvers, et dont le nombre parat tre de douze _, le onzime ou dernier tant brusquement rtrci et allant en pointe ', les palpes maxillaires sont termins par un article plus grand, en fornie de triangle renvers (2). Tantt les antennes sont termines en une massue alon- ge , forme par les trois cinq derniers articles; le museau est trs aplati, avec un angle saillant de chaque ct, avant l'extrmit; le corselet est en forme de cur tronqu^ rtrci postrieurement ; la languette est entire; tous les articies_^des tarses sont entiers. Ces insectes vivent sous les corces des arbres, et paraissent, dans l'ordre naturel , se placer prs des anthribes de Fabri- cius, qui les a confondus avec eux. Le corps est dprim avec la trompe un peu pointue en devant, et les tarses courts. Les palpes sont plus gros leur extrmit. Us forment le sous genre Khinosime. (Ihinosimus. Latr.,Oiiv. Corculio. Lin., De G. Anthrihus. Fab. ") Iliger l'avait dsign sous la dnomination de saipingus . Quelques entomologistes ont adopt Tune et l'autre , mais en restreignant gnriquement celle-ci aux espces dont a massue anlennaire est de trois articles, et en appliquant (1) OEdernera rostrata , Latr. , Gner, cnist et iusect., Il, p. 22g; Sienostoma rosiratum, Charpent. , Hor enlom. , ix, 8,6". variegatum, ibid, 6 5 S. variegata^ Germ. enLom. insect, spec. nov. , p. 167, ^2; Latr., Gner, crust. et insect. , 11 , p. 280, G. rhinomacer. Voy. Olivier, Encyclop. mthod. , article Mjctre. FAMILLE DES TUACHLTDES. 5i celle de rhinosime celles o cette massue est de quatre cinq articles (i). Notre seconde division gnrale et quatrime fa- mille des Coloptres Htromues, celle Des TRACHLIDES (Trachelides. ), A la tte triangulaire ou en cur, porte sur une espce de col ou de pdicule form brusquement, et en-de duquel elle ne peut, tant aussi large ou plus large, en ce point, que le corselet^ rentrer dans sa cavit intrieure ;le corpsest le plus souvent mou, avec les ljtres flexibles, sans stries, et quelquefois trs courtes , un peu inclines dans d'autres. Les m- choires ne sont jamais onguicules. Les articles des tarses sont souvent entiers et les crochets du dernier bifides. La plupart vivent, en tat parfait, sur diffrents vgtaux, en dvorent les feuilles, ou sucent le miel de leurs fleurs. Beaucoup, lorsqu'on les saisit, cour- bent leur tte et replient leurs pieds , comme s'ils taient morts; les autres sont trs agiles. Nous partagerons cette famille en six tribus, formant autant de genres. La premire, celle des Lagriaires {Lagriarice), aie corps along, plus troit en devant , avec le corselet , soit presque cylindrique ou carr , soit (i) Voyez Latr. , Gner, crust. etiiisect. , II , pag. 23 1; Olivier , col. . et Encyclop. mthod. ; Dejean, Catal , p. 77, et Gyll. , Insect. Suec. , I , II, p. 64o , et III , p, 71 5. 4* 52 IKSiiCTES COLOPTRES. ovode et tronqu ; ies antennes insres prs d'une cliancrure des jeux, simples, filiformes ou gros- sissant insensiblement vers le bout ^ le plus souvent et du moins en partie grenues , et dont le der- nier article plus long que les prcdents dans les mles ; les palpes plus paissis leur extrmit , et le dernier article des maxillaires plus grand, en triangle renvers ; les cuisses ovalaires et en massue ; les jambes alonges, troites, et dont les deux ant- rieures au moins arques; le pnultime article des tarses bilob^ et les crochets du dernier sans fissure, ni dentelures. Nos espces indignes se trouvent dans les bois, sur divers vgtaux, ont le corps mou , les ljtres flexi- bles^ et, de mme que les melos, les cantharides {ont semblant d'tre mortes lorsqu'on les prend. Cette tribu est forme du genre Des Lagries. (Lagrta. Fab. Clirjsomela. Lin. CantJiaris . GeofT. ) Les espces dont les antennes vont en grossissant sont , en tout ou en partie, presque grenues, avec le dernier article ovode ou ovalairej dont la tte est peu avance en devant, prolonge et arrondie insensiblement en arrire; dont le cor- seiet est presque cylindriqtie ou carr, composent notre genre Latrie proprement dit (i). Celui que j'ai nomm Statyre ( Statyra ) est form d'es- pces, semblables au premier coup d'il, aux Agrs, de la famille des coloptres pentamres carnassiers. Ici les an- tennes sont filiformes, composes d'articles presque cylin- driques, et dont le dernier fort long, allant en pointe. La (i) Voyez Fabricius, Olivier, Lalreille et Schnherr. FAMILL12 DES TRACHLlDES. 55 lle est prolonge en avant, fortement et brusquement r- trcie derrire les yeux. Le corselet est longitudinal, ova- laire et tronqu aux deux bouts. L'extrmit suturais des lytres se termine en une dent ou pine (i). Nous rapporterons avec doute la mme tribu notre genre Hemipple { Hemipepliis y FamilL natur. du rgne anim. , p. 398), dont les antennes sont filiformes, presque grenues, courtes et coudes , avec les second et troisime articles plus courts que les suivants; dont le corps est linaire , dprim, avec la tte en forme de cur, un peu plus large postrieure- ment que le corseetj les yeux entiers, ovales; le corselet en carr long , un peu plus troit postrieurement; les lytres tronques au bout, et ne couvrant point l'extrmit post- rieure de l'abdomen. Les palpes maxilLres sont saillants et termins par un article plus grand et triangulaire. Les pieds sont courts. Ce genre n'appartient point aux ttramres, ainsi que je l'avais d'abord pens, mais aux htrorares.Le pnul- time article des tarses est bilob. J'ai tabli cette coupe sur ua insecte trouv en Ecosse, dans une boutique, et qui m'avait t communiqu par le docteur Leach. La seconde tribu, celle des Pyrochrodes ( Pj- rochrodes), se rapproche d^e la prcdente, quant aux tarses, Talong-ement et le rtrcissement antrieur du corps, mais il est aplati, avec le corselet presque orbiculaire ou trapzode. Les antennes , dans les mles au moins, sont en peigne ou en panache ; les palpes maxillaires sont un peu dents en scie et termins par un article along presque en forme de hache; les labiau:^: sont filiformes; l'abdomen est along , entirement couvert par les ljtres, et arrondi au bout. Ces htromres que Fon trouve au printemps (i) Ployez l'Encyclop. mcthod. , ailicle Statyre. 5/i INSECTES COLOPTRES. dans les bois, et dont les larves vivent sous les corces des arbres , forment le geni-e Des Pyrochres ou Cardinales. (Pyrochroa. Geofr.^ Fab. , Dej. Lampjris^ Lin. ) Des espces antennes presque aussi longues que !e corps dans les mles et jetant de longs filets barbus^ dont les yeux, dans les mmes individus, sont grands et rapprochs en arrire^ dont le corselet est en cne tronqu ou trapzodef enfin, dont le corps est proportionnellement plus troit, plus along, ainsi que les pattes, composent le genre Des Dendrodes. ( Dendroides. Latr. Pogonocents. Fisch. ) (i). Celles dont les antennes sont simplement pectine et plus courtes, dont les yeux sont carts, et dont le corselet est presque orbiculaire et transversal, sont Des Pyrochres proprement dites. ( Pyrochroa*. ) (2). La troisime tribu, celle des MoRDELLONEs(ilio/'- delloii) , n'offre, quant la forme des articles des tarses et de leurs crochets, ni quant celle des an- tennes et des palpes, aucun caractre commun et constant. Maisil est facile de distinguer ces insectes des autreshtromresdelamme famille, par la confor- mation gnrale de leur corps. Il est lev , arqu, ^ ' ' ^ .^_^_^_^^ (i) J'avais tabli ce genre sur un insecte du Canada , qui faisait partie de la collection de M. Bosc, et se rapprochant beaucoup du Pyrochroa flabellala de Fab. M. Fischer a form la mme coupe ge'ne'rique , sous la de'nomination de pogonocre, d'aprs une seconde espce {tlioracicui) de'couverte dans la Russie me'ridionale. La figure qu'il en a donne'e dans les Mmoires des naturalistes de Moscou a t reproduite dans le premier volume de son Entomographie de la Russie, frontispice du titre des iirenres des insectes. (.i) Voyez Geoffroy , De Gder, Fabricius , Latreille, Schnherr, etc. FAMILLE DGS TU ACMLIDES. 55 avec la tte basse ; le corselet trapzode ou demi circulaire , les ly trs soit trs courtes, soit rtrcies et finissant en pointe , ainsi que l'abJonien. A l'gard des antennes, plusieurs de ces insectes se rapprochent des pjrochrodes ; d'autres, par leurs mchoires, les crochets des tarses et leurs habitudes parasites, avoisinent les nmognathes , lessitaris, sous-genres de la dernire tribu de cette i'annlle; mais ils s' loignent des uns et des autres par leur extrme agi- lit et la consistance ferme et solide de leurs tgu- ments. Linngeus en a fait son genre Des MORDELLES. ( MORDELLA. ) Les uns ont les palpes presque de la mme grosseur par- tout. Les antennes des maies sont trs pectines ou en ven- tail. L'extrmit des mandibules n'offre point d'chancrure. Les articles des tarses sont toujours entiers, et les crochets du dernier sont dentels ou bifides. Le milieu du bord pos- trieur du corselet est toujours fortement prolong en ar- rire et simule l'cusson. Les yeux ne sont pas cliancrs. Les larves de quelques-uns de ces insectes ( RipipJiores ) vivent dans les nids de certaines gupes. Les RiPPHORES. ( RipiPHORus. Bosc. Fab. ) Ont les ailes tendues, dpassant les lytres , qui sont de la longueur de l'abdomen , les crochets des tarses bifides, les antennes insres prs du bord interne des yeux, pectines des deux cts dans les mles, en scie, ou n'ayant) qu'uu seul rang de dents courtes, dans l'autre sexe. Le lobe terminant les mchoires est trs long, linaire et saillant, et la languette pareillement alouge est profondment bifide. Quelques naturalistes ont trouv dans les nids de la gupe commune plusieurs individus vivants du ripiphore pcu'a- 56 INSECTES COLOPTRES. doxaly d'o l'on a infr qu'ils y avaient vcu sous la forme de larve. Cependant, d'aprs une observation de M. Farines, communique M. le comte Dejean (Ann. des scienc. natur., Vlil, 244 ) 7 la larve du R. deux taches vivrait et se m- tamorphoserait dans la racine de V E ryngiiim c ampestre (i). Les Myodites. ( Wyodites. Latr. Ripidiu.. 3, 4- Son genre Ctenopus (ibid. , tab= ead. , fig. i) parat faire le passage des pe'iocotomes aux mordelles. Les anten- nes sont simples; le labre est bifide; les mandibules sont fortes etarquees; les palpes maxillaires sont trs longs et presque filiformes ; tous les ar- ticles des tarses sont entiers , et les crochets du dernier sont pectine's. (9.) Fischer, ibid. ; Anaspis fiontalis , tab. ead., ^\q. 5; lalcralis , fig. 6 ; ilioracica , fig. 7 ; flava , fig. 8. 58 INSECTES COLOPTUES. qui est un peu plus grand et ovalaire; des palpes maxillaires termines en massue en forme de hache ; des tarses pnultime article bilob; un corps plus troit en devant , avec les yeux entiers ou fai- blement chancrs; le corselet tantt en ovode renvers, rtrci et tronqu postrieurement , et quelquefois divis en deux nuds , tantt demi circulaire. Quelques-uns de ces insectes se trou- vent sur diverses plantes -, mais le plus grand noml)re vit terre. Us courent avec beaucoup de vitesse. Leurs larves sont peut-tre parasites. Ils composeront le genre NoTOXE ou CucuLLE ( NoTOxus ) de Geoffroy. Les ScRAPTiES. (ScRAPTiA. Latv. Serropaipus. Hig.) Qai , raison de leur corselet presque demi circulaire^ transversal de leurs antennes insres dans une petite cliancrure des yeux, filiformes et articles presque cylin- driques, se distinguent facilement de tous les autres insectes de cette liibu. Leur port a une grande analogie avec celui des mordelles, des cistles, etc. (i). Les Steropes ( Steeopes. Stev. Blastanus. Hoffm. ) O les antennes se terminent par trois articles beaucoup plus longs que les prcdents, et cylindriques {'i). LesNoTOXES propres. ( Notoxis. Geoff., Oliv. Antliiciis. Payk.,Fab.) Dont les antennes grossissent insensiblement et se compo- sent presque entirementd'articlesen forniedecne renvers^ (i) Latr, , Geuer. crust. et insect. , II , p. iqS. (5) Slerojjcs caspius, Stev., Mena, des natur. de Moscou, i,iG6, X, 9,10; Fiscb., Entora. de la Russ. , II, xxn , 6,- Schuli. , Synon. insect. , I, 11 , p 54- FAMILLE DES TRACHLiDES. 6c) et O le corselet est en forme d'ovode renvers, rtrci et tronqupostrieurement^ou divis en deuxnadsjylobuleux. Quelques espces y comme le N. unicorne , ( Melo Monoceros y Lin.; Oliv., col. Itl, 5i , 1,2 ), ont une corne avance sur le corselet. Le corps est long de deux lignes, d'un fauve clair, avec deux points la base de chaque lytre et une bande transverse, se recourbant vers Je suture, noirs ) la corne est dente. Parmi celles dont le corselet n'a point de dilatation en forme de corne, il en est d'aptres (1). Les deux dernires tribus del famille et de la section des htromres nous ofFrent quelques caractres communs, tels que d'avoir les mandibules termins en une pointe simple^ les palpes filiformes ou simplement un peu plus gros leur extrmit , mais jamais en massue en forme de bche , l'ab- domen mou, les ljtres flexibles, pipastiques ou vsicantes dans la plupart^ tous les articles des tarses, quelques-uns excepts , entiers, et dont les crochets sont gnralement bifides. En tat parfait, ils sont tous herbivores; mais plusieurs d'entre eux sont pa- rasites sous leur premire forme ou celle de larves. Les HoRiALEs ( Horiales ), composant la cin- quime tribu, diffrent de la suivante par les cro- chets , qui sont dentels et accompagns chacun d'un appendix en forme de scie. Ces insectes ont les antennes filiformes, de la longueur au plus du corselet, le labre petit, les mandibules fortes et saillantes ^ les palpes filiformes , le corselet carr - Il _ .1 I . Il I kT I M " n . n. (1) Voyez Olivier, Coleopt. , et Encyclop. mtliod. ; Schnh. , ihid. UOdacantha tripuslulaia de Fabricius est un iiotoxe. 6o INSECTES COLOPTRES. et les deux pieds postrieurs 1res robustes, du moins dans l'un des sexes. Des observations consignes dans le quator- zinie volume des Mmoires de la socit li- nenne de Londres' nous font connatre les mta- morphoses de l'horie tachete, insecte des Antilles et de l'Amrique mridionale ; sa larve fait prir celle d'une espce de xjlocope ( Teredo ; x. Morio , Fab. ) , qui perce les troncs secs des arbres et y place ses ufs ^ la manire des autres xjlo- copes ou abeilles charpentires. L'auteur du M- moire souponne que la larve de ce coloptrese nourrit des provisions destines l'autre, etque celle- ci, en consquence, meurt de faim. Cette tribu se compose du genre d'HoRiE. ( Horia) de Fabricius. Ces insectes habitent les contres intra-tropicales de l'Amrique mridionale et des Indes orientales. Une espce de ces dernires contres s'loigne de toutes les autres par sa tte^ qui est plus troite que le corselet , et raison d(;s cuisses postrieures , qui sont trs renfles , caractre qui ne convient peut-tre qu' Tun des sexes. Elle est le type de mon genre cissiles (i). La sixime et dernire tribu, celle des Cantha- RiDiES ou Vsicants ( CuTithajidi), se distingue de la prcdente par les crochets des tarses, qui sont profondment diviss, et paraissent comme doubles. (0 /^oj-esLalr. , Geuer. crust. et inscct. , II , P- 21 1; Fabricius, Oli- vier, Scliuherr, elle volume prcit des Mmoires de la soc. linncenne. FAMILLE DES TRACHLIUES. Gl Lalteestgnra]ementgrosse,plus large, et arrondie postrieurement. Le corselet est ordinairement r- trci en arrire , et se rapproche de la forme d'un cur tronqu ; il est presque orbiculaire dans d'autres. Les ljtres sont souvent un peu inclines latralement ou en toit trs cras et arrondi. Ces insectes contrefont les morts lorsqu'on les saisit, et plusieurs font alors sortir par des articulations de leurs pattes une liqueur jauntre, caustique el d'une odeur pntrante, dont les organes qui la scrtent n'ont pas encore t observs. Diverses espces ( Melos , Mjlabres , Cantha- rides ) sont employes l'extrieur comme vsi- catoires, et l'intrieur comme un puissant sti- mulant; mais ce dernier usage est trs dangereux. Cette tribu est forme du genre Melo (Meloe) de Lianseus. Qu'on a divis ea plusieurs autres. Des observations anatomiques de M. Lon Dufour , et des recberclies trs intressantes de M. Bretonneau , mdecin Tours, sur la proprit pipastique des inspectes de cette Iribu et de plusieurs autres coloptres, nous permettent de dis- poser ces coupes gnriques dans un ordre naturel , qui diffre peu de celui que nous avions dj ado])t. Celui-ci a reconnu que les sitaris ne jouissaient point de cette proprit^ et l'autre observateur n'a trouv dans ces htromres que quatre vaisseaux biliaires, au lieu de six que lui ont offert les autres insectes de cette tribu. Les sitaris ressemblent d'ailleurs aux zonitis par tout l'ensemble de l'organisation , et ceux-ci sontcontigus aux canibarides. Ces insectes occupant donc Func des exlr- 62 INSECTES COLOPTIIES. mits de cettetribu, il devient facile, par l'tude com- pare des autres rapports, de poursuivre cette srie , et d'en atteindre l'autre extrmit : elle est en harmonie avec les cliangements progressifs de la forme des an- tennes. Dans les deux sexes des uns , elles ne sont composes que de neuf articles, dont le dernier trs grand, en forme de tte (i) ovode; celles des mles, ainsi que leurs palpes maxillaires , sont trs irrgulires. Le corps est dprim. Tels sont : Les CROCOMES. ( Cerocoma. Geoff., Schff., Fab.) Ces insectes paraissent vers le solstice d't, et souvent en grande abondance dans le mme lieuj on les trouve sur les fleurs et particulirement sur celles de la camomille des champs, de la millefeuille, etc. La C. de Schffer {Melo Schfferi j Lin.; 01 iv., col. lU, 48, 1, I , verte ou d'un vert bleutre, avec les antennes et les pieds d'un jaune de cire (2). Dans tous les autres, les palpes sont identiques et rgu- liers dans les deux sexes. Les antennes ont communment onze articles, et lorsqu'elles en offrent un ou deux de moins, elles se terminent rgulirement en massue. Le corps est assez pais, avec les tuis un peu inclins. Dans ceux-ci, les antennes, toujours rgulires et grenues dans les deux sexes, ne paraissant composes, quelque- fois, que de neuf ou dix articles (3), et jamais gure plus longues que moiti du corps, tantt se terminent en une massue arque ou sont sensiblement plus grosses vers leur extrmit, et tantt forment, partir du second article, une tige courte, cylindrique ou presque en fuseau. (i)Tous les insectes de cette tribu, auteanes eu massue ou plus grosses vers le bout, sont trangers l'Australasie et PAme'rique. (2) J^ oyez Latr. , Gner, crust. et insect. , Il , p. 212 ; Olivier , Fa- bricius , Schnlierr, et Fischer, Entom. de la Russie, II , xli, i, 2,3, 4 (3) Les deux ou trois derniers paraissent se confondre ou s'unir intime- ment, du moins dans les femelles j car les articulations de la massue sont plus distinctes dans l'autre sexe. FAMILLE DES TRACHELIDES. 65 Ces insectes composent le genre My labre de Fabricius. Ceux o les deux ou trois derniers articles des antennes se runissent , dans les femelles au moins , et forment une massue assez brusque, e'paisse et ovode, ou en forme de bouton j dont l'extrmit ne dpasse pas le corselet, et o le nombre total des articulations distinctes de ces organes n'est alors que de neuf dix, forment le sous-genre- Hyclee. (Hycleus. Latr. Dzce^. Dej. Mylahris. Oliv. (i). Ceux o les mmes organes, proportionnellement plus longs , offrent dans les deux sexes onze articles bien distincts et bien spars, vont en grossissant, ou ne se terminent que graduellement en une massue aonge, et dont le onzime ou dernier article, bien spar du prcdent, plus grand et ovode, sont NosMYLABREsproprement dits. (Mylabris. Fab., Oliv., Latr.) Les longueurs respectives des antennes varient un peu , et ces modifications ont une influence sur la forme de leurs articles, des intermdiaires principalement. Ces considra- tions paraissent avoir dtermin M. Mgerle (Dejean, Catal. de sa collect. de colopt. ) former de quelques espces le genre Lydus ; mais deux de celles ( algicus , trimaculalus ) qu'il y fait entrer nous ont offert un caractre moins incer- tain et plus tranch : la division infrieure des crochets de leurs tarses est dentele en peigne , tandis qu'elle est simple dans les autres mvlabres. Le M. de la chicore ( M . cliicorii , Lin. ) , d'Olivier, ( col. ll , 47 > ^} 3 ? '5 ) c , d , e. ) est long de six sept lignes, noir, velu, avec une tache jauntre presque ronde, la base de chaque clytre, et deux bandes de la mme couleur, transverses et dentes, l'une prs de leur milieu, et l'autre avant le boutr Les antennes sont entirement et constamment iioires. J'ai quelquefois trouv cette espce aux environs de Paris^ mais elle est bien plus commune dans le midi de la France et les autres contres mridio- . nales de l'Europe. Ses proprits vsicantes sont aussi (i) Mylahrh impunctaia , Oliv., Encyclop. mlhoJ. ; J/. argen- tata, Fab, j ejusd. , M. Iwiata ; M. Bilbergii , Schnh. 64 IINSECTES COLOPTRES. nergiques que celles de la caiitharide des boutiques, et on remploie mme sa place, ou mle avec elle, en Italie. Les Chinois se servent du M. pustule ( 01 iv. , ibid., 1 , I , f. et 1 1 , lo , b. ) (i). Les OEnas. (OEnas. Latr.,01iv. Meloe. Linn. Lytta Fab.) Semblent faire le passage des niylabres aux htromres Suivants. Leurs antennes, dont la longueur ne dpasse gure celle du corselet, sont presqiie de la mme grosseur partout. Le })remier article est presque en massue et en forme de cne renvers; immdiatement aprs le suivant, qui est trs court, la tige fait un coude et forme un corps cylindrique ou en fuseau , compos d'articles courts, serrrs , transversaux, l'exception du dernier, qui est conode (2). Les autres htromres del mme tribu ont les antennes toujours composes de onze articles bien distincts, presque de la mme grosseur partout, ou plus menues vers leur extrmit, et souvent beaucoup plus longues que la tte et ie corselet. Elles sont irrgulires dans plusieurs mles. Les Meloes propres. ( Meloe. Lin., Fab. ) Ont des antennes composes d'articles courts et arrondis, dont les intermdiaires plus gros, et quelquefois disposs de telles sorte que ces organes prsentent en ce point, dans plusieurs mles, une chancrure ou un croissant. Les ailes manquent , et les tuis ovales ou triangulaires et se croisant dans une portion de leur ct interne , ne recou- vrent que partiellement l'abdomen , surtout dans les fe- melles , o il est trs volumineux. Suivant M. Lon Dufour , le jabot de ces insectes peut tre considr comme un vritable gsier, tant garni int- rieurement de plissures calleuses , comme anastomoses entre elles, et spar de l'estomac ou ventricule chylifique, (i) p'^oyez , quant aux autres espces , l'articlp. My labre de FEucyclop. lotliod. ; la Synonymie des insectes de Sclinheri" , et Fisch. , Eutoni. de la Russie , II, xli , et xl , 5-8; mais cette Synonymie, malgr la belle Monographie de Bilberg , sollicite un nouvel examen. (2) frayez Latr. , Gner, crust. et insect. , II , p. 219 , et I , x , 10 ; et Farticle GEna^^ de l'Encyt lop. mcthod. FAMILLE DES TRACHLIDES. , 65 par une valvule forme de quatre pices principales, r- sultant chacune de Padossement de deux cylindres creuX , tridents en arrire. L'estomac est form de rubans muscu- laires^ transversaux , bien prononcs. Ils se tranent terre ou sur les plantes peu leves, dont ils broutent les feuilles. Ils font sortir par les jointures de leurs pieds une liqueur olagineuse, jauntre ou rousstre. Dans quelques cantons de l'Espagne , on se sert de ces insectes la place de la cantliaride , ou on les mle avec elle. Les marchaux en font aussi usage. On les regardait autrefois comme un spcifique contre la rage. J'ai souponn ( Mm. du Mus. d'Hist. nat. ) que nos mlos sont les Bupres- tes des anciens, insectes auxquels ils attribuaient des effets trs pernicieux , et qui , suivant eux , faisaient prir les bufs, lorsqu'ils les mangeaient avec l'herbe. Le M, proscarabe {M. proscarahus , Lin.* Leach., Lin. Trans* XI, vi, 6, 7) est long d'environ un pouce, d'un noir luisant, trs ponctu , avec les ct? de la lte^ du corselet, les antennes et les pieds tirant sur le violet. Les tuis sont finement rids. Le milieu des antennes du mle est dilat et forme une courbe. Au rapport de De Ger , la femelle pond dans la terre un grand nombre d'ufs , runis en tas. Les larves ont six pieds , deux filets l'extrmit postrieure du corps, s'at- tachent des mouches et les sucent. M. Kirby pense que c'est un insecte aptre ou parasite, qu'il nomme /7oi/ de la mlitley et j'ai d'abord partag cette opinion. M. Walc- kenaer a prsent, dans son Mjnoire pour servir l'His- toire naturelle des abeilles solitaires, du genre halicte tous les faits relatifs ce sujet de controverse. J'en ai aussi parl depuis, l'article 7?fe7oe du nouv. Dict. d'Hist. nat. Le mme insecte est le type du genre trionsulin , de M. Du- four(Ann. des Se. nat., XIIl, ix, B.), dj mentionn dans notre exposition des insectes de l'ordre des parasites. Mais les nouvelles recherches de MM. Lepeletier et Servile qui ont isol plusieurs femelles et obtenu de leurs ufs des larves tout--fait semblables celles que de Ger a d- crites, ou des triongulins, ne permettent plus de douter qu'elles ne soient celles des melos. Nous savons queplu- Toivu: V. 5 66 IKSEGTES COLOPTRES. sieurs litromres dposent leurs ufs dans les nids dedi- vers apiaires. Ne serait-il pas possible qu'il en fut de mme des melos, et que leurs larves vcussent en parasites sur ces apiaires, jusqu' l'poque o ces hymnoptres eus- sent assur l'existence de leurs petits, et par contre-coup celle de leurs ennemis, qui se fixeraient alors dans leurs nids approvisionns? Le M. mlang {M. majalis, Oliv., Panz.* Leach. ihid, , I, 2)a les antennes rgulires et presque semblables dans les deux sexes j le corps mlang de bronz et de rouge cuivreux ^ la tte et le corselet fortement ponctus j les tuis raboteux et des bandes cuivreuses et transverses sur l'abdomen. On l'avait pris pour le M. majalis deLinnus, espce qui se trouve eu Espagne et dans le Roussil- on(i). Tous les htromres des sous-genres suivants sont munis d'ailes, et les lylres, conformes l'ordinaire, recouvrent longitudinalement le dessus de l'abdomen. Parmi ces sous- genres, nous signalerons d'abord ceux o ces tuis ne sont point rtrcis brusquement en manire d'alne, vers leur extrmit postrieure, et recouvrent en- tirement les ailes. Les Tetraonix. (Tetraonyx. Latr. Apalus. Fab. Lytta. Kliig. ) N'ont point , 'ainsi que les cantliarides et les zonitis , les mchoires prolonges et termines par un filet soyeux, et courb infrieurement. Le pnultime article de leurs tarses est chancr ou presque bilob , et le corselet forme un carr transversal -y ces insectes sont d'ailleurs trs voisins des can- tharides et propres au nouveau continent (2). (i) ployez, |Our les autres espces, la Monographie prcite du doc- teur Leacli , celle de M. Meyer , Fabricius , Olivier, etc.. Le M. margi- nata de Fabricius esl une galruque. (2) Latr. , Zool. , et Anat. de MM. Hurnboldt et Bonpland, pi. xvi, 7 ; yi palus nuadriinaculalus , Fab. ^ Lytla bimaculata , Klg. , Spec. cniom. Brasil. , XLI , 10 ejusd. , Ljtta sex-guiiata ; ejustl. , L. crassa , XLT, la FAMILLE DES TRACHLIDES. Sy Les Cantharides (Cantharis. Geoff., Oliv. Meloe, Lin. Lytta. Fab. ) Ont tous les articles des tarses entiers et le corselet pres- que ovode, un peu along et rtrci antrieurement, et tronqu postrieurement, ce qui les distingue du sous- genre prcdent. Le second article des antennes est beau- coup pins court que le suivant, et le dernier des maxillaires est sensiblement plus gros que les prcdents. La tte est un peu pins large que le corselet. Ces caractres les loignent des zonitis. Les antennes des mles sont quelquefois irrgu-^ lireset mme semi-pectines. La C. des boutiques ( Meloe vesicatorius y Lin . Oliv. , col. I, 46, I, I , a, b, c ), nomme aussi mouche d'Es- pagne , longue e six dix lignes , d'un vert dor luisant , avec les antennes noires, simples et rgulires. Cet insecte, bien connu par son emploi mdical, a fourni M. Victor Audouin , le sujet d'un excellent m- moire, insr dans les Annales des sciences naturelles, (IX, p. 3i, pi. XLTi et xLiii ); il y expose, dans le plus grand dtail , son anatomie, des diffrences sexuelles ext- rieures qu'on n'avait pas encore remarques, son mode d'accouplement et ses prludes. Des figures , dessines avec le plus grand soin , par M. Gurin , ajoutent un nou- veau prix ces faits intressants. Cet insecte parat dans nos climats vers le solstice d't , et se trouve plus abondamment sur le frne et le lilas , dont il dvore les feuilles j il rpand une odeur tis pn- trante. Sa larve vit dans la terre et ronge les racines des w vgtaux. Aux Etats-Unis de l'Amrique, on emploie aux mmes usages, l'espce que Fabricius nomme Vittata , et qui se trouve en abondance sur la pomme de terre (i). Les ZoNiTis ( Zonitis. Fab. A-palus. Oliv. ) Ont gnralement des antennes plus grles que les can- tharides, et surtout dans les mles; la longueur de leur (i) Fo>"ez Fabricius , Olivier, Sclinberr; rEntomographie de la Russie, de M. Fischer j le Spcimen cntomol. bresi], de MM. Kg l Germar (nsect. Spec, nov.). 5* 68 INSECTES COLOPTRES. second article frale au moins la moiti de celle du suivant. Les palpes maxillaires sont filiformes, avec le dernier arti- cle presque cylindrique. La tte est un peu prolonge en devant et de la largeur du corselet. Ces insectes se trouvent sur les fleurs (i). Les mles des deux sous-genres suivants nous prsentent un caractre vritablement insolite : le lobe terminant leurs mchoires se prolonge en une sorte de filet plus ou moins long, soyeux et courb. Tels sont : Les NMOGNATHES. ( Nemognathus. Latr. Zonitis. Fab.) Qui ont les antennes filiformes, avec le second article plus court que le quatrime j le corselet presque carr , arrondi latralement (2). Les Gnathies. ( Gnathium. Kirb. ) O. les antennes sont un peu plus grosses vers le bout^ et dont le second article est presque aussi long que le qua- trime. Le corselet est en forme de cloche et rtrci en devant (3). Enfin , le dernier sous-genre de cette tribu y celui De SiTARis ( SiTARis. Latr. Apalus, Fab. ) Est remarquable par le rtrcissement brusque de l'extr- mit postrieure des tuis, ce qui met dcouvert une por- tion des ailes. Ces insectes ressemblent d'ailleurs beaucoup aux zonitis, et vivent de mme, en tat de larve, dans les nids de quelques apiaires solitaires maonnes. DdiU^les Apalus popremntditsdeFabricins, leslytres sont un peu moins r- trcies, et les extrmits in ter ns des articles des an tenues sont () Les zonitis de Fabricius, l'exception des espces du sous-genre suivant. Voyez aussi Farticle Apale de l'Encyclop. me'thod. (2) Les Zonitis chrysomelina ^ rostrala et vittata , de Fab. Voy. Latr., Gencr. cust. et insect. , II , p. "222. (3) GnaUiium Francilloni , Kirb., Liun. Trans., XII, xxii, . D'aprs la forme des antennes et celle du corselet, ce sous-genre devrait venir immdiatement aprs celui de Caniharide. Il faudrait terminer la tribu par les *onili$ et les sitaris. IMMILLB DES TRACHLfDES. 69 un peu avances OU dilates, en manire de petites dents (i). La troisime section gnrale des Coloptres , celle desTTRAMRES ( Tetramera), renferme exclu- sivement ceux qui ont quatre articles tous les tarses (2), , Ces insectes se nourrissent tous de substances v- gtales. Leurs larves ont ordinairement les pieds courts, et ils manquent mme ou sont remplacs par des mamelons dans un grand nombre. L'insecte par- fait se lient sur les fleurs ou sur les feuilles des plantes. Je diviserai cette section en sept familles. Les larves des quatre cinq premires vivent, le plus souvent, caches dans l'intrieur des vgtaux, et sont gnralement prives de paltes , ou n'en pr- sentent que de trs petites]; beaucoup d'elles en ron- gent les parties dures ou ligneuses. Ces coloptres sont les plus grands de la section. La premire famille , celle Des porte-bec ou RYNCHOPHORES. ( Ryngho- PHOKA ) (3) , Se distingue au prolongement antrieur de la tte, qui forme une sorte de museau ou de trompe. *t ^ Il i ,11 1. . I -. ^ . .. - ^ ^^M -.- . I (i) Voyez Latr. , ibid. , p. 221; Sclin., Syuon. insect. , I, n? pag. 341; Apalus bimaculatus , Fab. MM. Lepeletier et de Serville font mention , l'article Sitaris de l'En- cyclop. me'thod. , d'un nouveau genre , Onyctenus , voisiu du prc- dent , mais dans lequel l'une des divisions des crochets des tarses est dentele. Des If dus de MM. Mgerle et Dejean nous ont offert, comme nous l'avons vu plus haut, le mme caractre. \ (2) Supposons que le premier article d'un tarse pentamrc devienne trs-court , et que le suivant acquire en longueur ce que l'autre a perdu, . le tarse deviendra ttramre. Il en rsulte que quelques insectes sont, sous ce rapport, quivoques. (3) Depuis la publication de la premire dition de cet ouvrage,. yO INSECTES COLEOPTERES. La plupart ont l'abdomen gros et les anten- nes coudes, souvent en massue. Le pnultime ' article de leurs tarses est presque toujours bilob. MM. Germar et Schnlierr se sont spe'cilement occups de cette fa raille , et y ont introduit un grand nombre de genres. Il s'e'lve , sans parler des sous-genres, cent quatre-vingt-quatorze, dans le livre que le dernier a mis au jour en 1826 sur ces insectes. Leur exposition sortirait d'autant plus de notre cadre , que nous serions forcs d'entrer dans une foule de dtails trs minutieux. Nous renverrons , pour ce sujet., noire article Hhynchophores du Dictionnaire classique d'histoire naturelle. Nous y avons prs'ent un tableau gnral de ces coupes , mais dans un nouvel ordre , et plus naturel , ce qu'il nous semble. En Voici une esquisse ' dessine grands traits. Les rhynchopbores , que M. Scbnherr nomme * curculionites , se partagent, selon que les antennes sont droites ou cou- des, en deux grandes secUons, les recLlcornes ou orthocres, et ]esj'racti- cornes ou gonatocres. Les observations aaalomiqtffes de M. Lon Dufour semblent appuyer cette distinction. Les seconds offrent des vaisseaux salivaires, tandis que les premiers en sont privs. Ceux-ci forment quatre tribus, les bruchles , les anthribides , les aitlabides et les brentldes. Le labre et les palpes sont trs visibles dans les deux premires ; ces palpes sont filiformes ou plus gros leur extrmit ; ils sont trs petits et co- niques dans les deux autres tribus , ainsi que dans tous les rhyuchopliores suivants. Les fracticornes composent une cinquime tribu, celle des cka- ransonites. Ils se divisent en brcvirostres et lougirostres , ce qu'indique l'insertion des antennes. Dans les premiers , elles sont, leur origine, de niveau avec la base des mandibules , et en arrire ou plus prs de la tte dans les autres. Les genres des brvirostres sont distribus dans trois sous- Iribus , savoir j les pacliyrliyncides , les brachy ce rides et les Icparides ^ qui correspondent aux genres curculio ^ brachycerus et Uparus d'Olivier, et dont la dernire comprend aussi quelques-uns de ses lixus. La grandeur relative et la forme du menton , les mandibules , la prsence ou l'absence des ailes, la direction des sillons latraux de la trompe, ou plutt du museau-trompe , oh. se loge en partie le premier article des antennes , la longueur de cet article, les proportions et la forme du corselet, et d'autres, considrations trs secondaires , fournissent les caractres de ces dver.'j groupes. Les cliaransonites longirosLres sont partags en deux coupes principales, d'aprs leurs habitudes et la composition des antennes. Dans les pliyllophages , elles ont au moins dix articles , et les trois derniers au moins for ment la massue qui les termine. Celles des spermalophages offrent tout au plus neuf articles , et dont le dernier ou les deux derniers au plus composent la massue. Les phyllophagcs ont ks pieds tantt coutgus leur uaissaicep tantt carts. Ceux o ils se touchent se divisent en FAMfLLE DES PORTE-JBEC. 7I Les cuisses postrieures sont dentes dans plu- sieurs. Les larves ont le corps oblong, semblable un petit ver trs mou , blanc, avec une tle cailleuse , et sont dpourvues de pieds , ou n'ont leur place que de petits mamelons. Elles rongent diffrentes parties des vgtaux. Plusieurs vivent uniquement dans l'intrieur de leurs fruits ou de leur graines , et nous causent souvent de grands dommages. Leurs nymphes sont renfermes dans une coque. Beaucoup de rhjncliophores nous nuisent mme dans leur dernier tat , lorsqu'ils sont nombreux dans des lieux circonscrits. Ils piquent les bourgeons ou les feuilles de plusieurs vgtaux cultivs^ utiles ou ncessaires, et se nourrissent de leur parenchyme. Les uns ont un labre apparent, le prolongement an- trieur de leur tte court , large , dprim , en forme de n^useau ; des palpes trs visibles, filiformes, ou plus gros leur extrmit. Ils composent le genre Des Bruches (Bruchus ) de Linnseus , Qui se subdivise comme il suit : Les espces dont les antennes sont en massue ou trs sen- siblement plus grosses vers leur extrmit j dont les yeux quatre sous-tribus: les lixides [lixiis, Fab.), les rhynclinide. (rhynch- nus , Oliv ), les conides (clonus , Clairv.), et les orchestides (^orcheses , Ilig.). Les sperraatopliages se partagent en trois coupes principales ou sous-tribus: les calandicedes [calandra ^ Clairv., Fab.), les cossonides [cossonus , Clairv.) 5 et les diyophthordes {dryophihoriis , Schnli. , hul- bifer, Dej.). Ceux-ci conduisent aux hyle'sines de Fabricius et autres xylophages. 73 INSECTES COLOPTRES. ii*oiit point d*echancrure , et qui paraissent avoir cinq arti- cles aux quatre tarses antrieurs , forment le sous-genre des Rhinosimes (Rhinosimus), que nous avons plac d'aprs ce caractre^ avec les blromres, mais qui par beaucoup d'autres avoisine le sous-genre suivant. Celles qui, avec des antennes et des yeux semblables, n'ont que quatre articles tous les tarses, dont le pnultime bi- lob j rentrent dans celui D'Anthribe (Anthribus) de Geoffroy et de Fabricius (i) , auquel on peut joindre les Rhinomacers d'Olivier (2). Ces insectes se tiennent, en gnral , dans le vieux bois. Quelques autres vivent sur les fleurs. Les Bruches proprement dites (Bruchus, Fab., Oliv. ), ou les mylabres de Geoffroy, Ont leurs antennes en forme de fil , souvent en scie ou en peigne , et les yeux chancrs. L'anus est dcouvert et les pieds postrieurs sont ordinai- rement trs grands. Les femelles dposent un uf dans le germe, encore ten- dre et fort petit , de plusieurs plantes lgumineuses ou c- rales , des palmiers , du cafyer , et la larve s'y nourrit et s'y mtamorphose. 'L'insecte parfait dtache, pour sortir, une portion de Tpiderme , sous la forme d'une petite ca- lotte. C'est ce qui produit ces ouvertures circulaires que l'on n'observe que trop souvent aux graines des lentilles, des pois, celles des dattiers, etc. (3 . L'insecte parfait se trouve sur les fleurs. La B. du pois {B. pisi , Lin. ) Oliv., col. IV, 79, 1,6, a, d, longue de deux lignes, noire, avec la base des an- tennes et une partiedes pieds fauves; despointsgris surles (i) Les niacrocphales d'Olivier , col. IV , 80 ; les anthribes ; n"* i-3, de Geoffroy (les anthribes latirostris , varias^ scabrosus ^ deFab.). (2) 0!iv. , col. V, 8^; les Hhinomacer lepturoides, atelaboides , de Fah. Le pe'nultime article des tarses n'est point renferme dans les lobes du ])re'cedent, ce qui, par opposition, les distingue des anthribes. (3) Ces habitudes sont communes quelques petes espces d'an- thrihcs. FAMILLE DUS POETE-BEC. J^ tuis^ une tache blanchtre et en forme de croix sur l'anus. Cette espce est trs nuisible, et a fait, dans certaines an- nes, degrands ravages dans TAmrique septentrionale (i). Les Rhbes ( RhjEbus) de Fischer se distinguent des bru- ches par leurs lytres flexibles, et les crochets bifides de leurs tarses (2). Les Xylophiles (Xylophilus) de Bonnelii s'en loignent par leiirs palpes termins en massue (3). Les autres n'ont point de labre apparent ; les palpes sont trs petits , peu perceptibles la vue simple , de forme conique ; le prolongement antrieur de leur tte reprsente un bec ou une trompe. Tantt les antennes sont la fois droites , insres sur la trompe, composes de neuf douze articles. Ceux o les trois ou quatre derniers articles sont ru- nis en une massue forment le genre Des Attelabes (Attelabus) de Linnseus, et plus par- ticulirement de Fabricius, ou celui des Becmares de Geoffroy. Ils rongent les feuilles ou les parties les plus tendres des vgtaux. Les femelles, pour la plupart, roulent ces feuilles en forme de tuyau ou de cornet , y font leur ponte , et prparent ainsi leurs petits une retraite qui leur fournit en mme temps leur nourriture. Les proportions de la trompe , la manire dont elle se ter- mine, ainsi que les jambes et la forme de l'abdomen, ont donn lieu l'tablissement des quatre sous-genres sui- vants : Apodre, Attelabe , Rhynchite et Apion. Le pre- (i) Voyez ^ pour les autres espces, Fabricius et Olivier, ibid. La B. rufipde de celui-ci, si commune aux enviions de Paris, sur diverses espces de re'se'da, forme le genre Urodon e.M.. Schnlierr. Les an- tennes se terminent par trois articles plus gros , formant une massue. (2) FJius Gebleri, Fisch. , Entom. de la Russ. , II, 178, xlvii , i. (3) Ijos Anthicus populneus , ocidatus , pj-gnius , de Gyllenhall. j/j. INSECTES COLOPTRES. mier est ie plus distinct. La tte de ces insectes est rtrcie en arrire , ou prsente une espce de cou , et s'unit avec le corselet par une espce de rotule. Leur museau est court y pais , largi au bout _, caractre commun aux attc- labes proprement dits, mais dont la tte^ ainsi que dans les deux autres sous-genres^ rentre dans le corselet, jusqu'aux yeux. Ici le museau est along , en forme de trompe. Dans les rhynchites , il est un peu largi au bout, et l'abdomen est presque carr. Le R. Bacchus (Rynchltes Bacchus , Herbst. j Oliv., col. Y, 8i , II, 27 ) , est d'un rouge cuivreux , pubescent , avec les antennes et le bout de la trompe noirs. Les larves de cette espce vivent dans les feuilles rou- les de la vigne, et l'en dpouillent quelquefois entire- ment, dans les annes oii des circonstances ont favoris leur multiplication. On la dsigne, en quelques endroits de France , sous les noms de Lisette y bche , etc. Le museau des apious n'est point largi son extrmit et mme se termine souvent en pointe. L'abdomen est trs renfl (i). On a form avec des rhynchophores trs analogues aux at- telabes, mais dont le corps est plus troit et plus along, les genres suivants. Les Rhinoties (Rhinotia. Kirb. Beliis. Schnb.), Dont les antennes vont en grossissant, sans former de massue, et dont le corps est presque linaire (2). Les EuRHiNEs (EuRHiNus. Kirb. ), O elles se terminent en une massue alonge , et dont le dernier article fort long dans les mles (3). Les TuBiciNES (TuBiCENUS, Dej. Aidetes. Schnh. ) , O elles se terminent aussi en massue , mais perfolie et h articles peu diffrents en longueur. L'abdomen est d'ailleurs en carrlong, et nonovalaire, comme celui des eurhin^s (4). (i) Voyez Latr , Gen. crust. et insect.j Hcrbst., Olivier et Sclialier. (2) Kirby , Linn. soc. Trans. , XII. (3) Kirby, ibid. (4) Schuh. , Curcul. dispos. nK.'Uiod. , 46 j Dcj., Culal. , 79. TA MIL LE DES FOR TE- BEC. 76 Ceux O les antennes sont filiformes, ou dont le der- nier article forme* seul la massue , o la trompe, souvent plus longue dans les mles que dans les femelles et souvent encore autrement termine, est toujours porte en avant, dont toutes les parties du corps sont ordinai- rement trs alongesj et o le pnultime article des tarses est bilob, forment le genre Des Bkentes. (Brentus. Fab. Curculio, Lin. } Ces insectes sont propres aux pays cbauds. Les uns ont le corps linaire et les antennes filiformes ou lgrement plus grosses vers le bout, de onze articles. Ce sont Les Brentes proprement dits. (Brentus.) M. Slven en a dtach, sous le nom collectif et gnrique * arrhenodes y des espces tte comme coupe derrire les yeux, museau court et termin par deux mandibules troi- tes et avances dans les mles. Tous les brentes de l'Amri- que septentrionale et la seule espce que l'on trouve en Eu- rope, lebrente d'Italie ^ appartiennent ce groupe. Celui-ci, selon des observations qui m'ont t communiques par M. Savi fils, professeur de zoologie et de minralogie Pi se, se tient habituellement sous les corces des arbres, et au milieu de certaines espces de fourmis qui y tablissent aussi leur domicile. M. De la Cordaire, qui a recueilli au Brsil une trs belle collection d'insectes, m'a dit que c'- tait toujours aussi sous des corces d'arbres qu'il avait trouv les brentes (i). D'autres, semblables quant la forme du corps, n'ont que neuf articles aux antennes, et dont le dernier forme une petite massue. Tels sont : Les Ulocres (Ulocerus. Schnh. ) (2) (i) Latr. , Geuer. crust. et insect. , 2, p. 244 5 Oliv. , ihid.j 84 j Schnh. , Curcul. dispos, mthod. , p. 70. (2; Schali., ibid., 7.5. 76 INSECTES COLOPTKKS. Les derniers ou Les Cylas ( Cylas. Lalr. ), Ont dix articles aux antennes, dont le dernier forme une massue ovale. Le corselet est comme divis en deux noeuds , dont le postrieur , celui qui forme le pdicule^ est plus petit. L'abdomen est ovaie (i). Tantt les antennes sont distinctement coudes, le premier article tant beaucoup plus long que les sui- vants. Ceux-ci forment le genre Gharanson (Curculio) de Linnus. Nous les diviserons en brvirostres et en longirostres, selon que les antennes sont insres prs du bout de la trompe et de niveau avec l'origine des mandibules, ou plus en arrire, soit vers son milieu, soit prs de sa base. Les cbaransons brvirostres de ce naturaliste se par- tagent , dans la mthode de Fabricius , en deux genres : Les Brachtcres. (Braghycerus.) Ont tous les articles des tarses entiers et sans brosses ou pelotes en dessous. Leursantennescourtesetpeu coudes n'offrent l'extrieur que neuf articles , dont le deruier forme la massue. Ils manquent d'ailes. Leur corps est trs raboteux ou trs ingal. Ces insectes sont propres l'Europe mridionale et l'Afrique, vivent terre dans le sable , et sont trs prinLanniers. Des femmes thio- piennes en portent une espce au cou , au moyen d'une courroie qui traverse le corps; c'est une sorte d'amulette (Voyage de M. Cailliaud au fleuve Blanc) (2). (i) Latr., ibid., p. 268 ; Olivier, ihid. , 84 ^. f'^oyez, pour quelques autres genres de'rivant de celui de Brenle ^ Varlcle Hhjnchophores du Dict. class. d'IiisL. natur. (2) Oliv. /col 82. M, Schnlicrr forme, avec Tespce nomme'e rosira- tuSy le genre episus. Le corselet est a'onge , presque linaire. famille des porte-bec. 77 Les Chabansons. (Curculio. ) Ont presque tous le dessous des tarses garnis de poils courts et serrs , formant des pelotes , et le pnultime article profondment divis en deux lobes. Leurs an- tennes sont composes de onze articles , ou mme de douze, en comptant le faux article qui les termine quelquefois , et dont les derniers forment la massue. Ce genre, quoique beaucoup plus restreint que dans la mthode de Linnaeus , comprenant encore un trs grand nombre d'espces, dcouvertes depuis lui, divers savants, et plus particulirement MM. Germar et Schnherr, l'ont divis en beaucoup d'autres. On peut , d'aprs nos propres observations, y former deux divisions principales. 1 Ceux dont le menton , plus ou moins vas suprieure- ment et plus ou moins orbiculaire , occupe toute la largeur de la cavit buccale, cache entirement, ou peu s'en faut, les mchoires, et dont les mandibules n'ontpoint de dentelu- res trs sensibles , ou ne prsentent au dessous de la pointe qu'un faible sinus. On pourrait runir dans un premier sous-genre celui De Cyclome ( Cyclomus.) , Des brvirostres, qui ont, aifisi que les prcdents, les tarses dpourvus de brosses, et le pnultime article entier ou lgrement chancr , sans lobes bien distincts. On y rap- porterait les ciytops , les deracanthus , les amycterus et les cyclomus de M. Schnlierr (i). Tous les autres ont les tarses garnis en dessous de brosses, et le pnultime article profondment bilob. Les uns sont ails. Ici les sillons latraux de la trompe sont obliques et diri- gs infrieurement. Les pieds antrieurs diffrent peu des (i) Ces genres seniblent se lier avec ceux de Myniops et de Rhytirhi- nus de cet auteur, et ds )ors les Brachycres devraient tre recules. {V^oyez notre article Rhynchophores du Dict. class. d^'hist. nat.). 78 INSECTES COLOPTUES. suivants en proportions. Ils forment un premier sous-genve, celui De Charanson proprement dit. ( Curculio.) (i). Qui comprend ungrandnombredegenresdeMM.Germaret Scbnherr, dont les caractres sontpeu importantset souvent trs quivoques. Tout au plus pourrait-on en dtacher ceux dont les antennes sont proportionnellement plus longues. Parmi ceux dont les antennes sont courtes , qui ont le corselet longitudinal en cne tronqu , les paules sail- lantes , et dont on a form les genres entimiis ^ chlorinia^ etc., se rangent des espces de l'Amrique mridionale, remar- quables par leur clat et souvent aussi par leur grandeur. Le C. imprial ( C, imperialis y Fab. 5 Oliv. , col. V, 83, I, I.), d'un vert d'or brillant^ avec deux bandes noires et longitudinales sur le corselet y et des ranges de poin- tes enfonces, d'un vert dor, sur les lytres, et les inter- valles noirs. Le C. royal ( C, re^alisy Lin. 5 Oliv., ibid.y i , 8. ), d'un vert bleu y avec des bandes cuivreuses ou dores trs clatantes, sur les tuis. On le trouve dans l'le de Saint- Domingue, et , ce qu'il parat, dans celle de Cuba. (i) 1 Corselet lobe anle'rieurement : les genres Enlimus, Rhigus , Promecops, Plidropus , Dereodus (sous-g. des Hypomcces) , Polydius , Entyus , de M. Schnherr, et Brachysoma de M. le comte Dejean , mais rduit Tespce qu'il nomme suluralis. 2 Corselet point lobe' anle'rieurement. * Corselet seusiblemeut plus long que large. '*' Trompe plus courte que la tte , ou tout au pUis de sa longueur. Les G. cldorophanus , Ithycerus, anmerus , hypomeces ^ anymecus , astycus , lissorhinus , prostenomusP arlipus ^ sito7ia, de M. Schuherr. ** Trompe sensiblement plus longue que la tte. Les G. hadropus , cyplius , callizonus. ** Corselet transversal presque isomtrique. Les G, eustales , exophihalmus , diaprepes , ptilopus , pacnus, poly~ drosusj metallUes. La longueur relative du premier article des antennes peut aussi fournir de bons caracl'.es , et que Ton pourrait em])loyer an- le'rieurement ceux que Ton tire du corselet, ^(yez l'article Hhynco- phores du Dicl. classique d'iiist. natur. , et mon ouvrage sur les familles ijatureles du rgne animai. I FAMILLE DES PORTE-BEC. 79 Les dnominations Aq fastueux y somptueux, noble y que l'on a donn d'autres espces y annoncent le Uixe de leur ornement. L'une de celles de notre pays qui a le plus d'analo- gie avec les prcdentes, est le 6. vert y {hlorima viridis , Dej.; Curculio viridis y Oliv. , ihid. y u y )8. ); elle est lon- gue d'environ cinq lignes. Le premier article des antennes est proportionnellement plus court que dans les prc- dentes. Le dessus du corps est d'un vert obscur, avec les cts et les parties infrieures jaunes. Les lytres se ter- minent un peu en pointe. La trompe a une carne. EUeest trs rave aux environs de Paris. Nous en possdons encore d'autres , ranges par M. Sclinlierr dans le genre Polydrosus (Sericeus , Gyll., micans, Betul y etc. ), qui , quoique petites, ne frappent pas moins nos regards , par leur teinte d'un vert dor ou argent. Dans quelques unes, les mles ont des mandibules avances , troites et pointues. Ce caractre est commun des espces exotiques. Le genre Leptosome (Leptosomus) de M. Sclinherr, quoique form d'une seule espce {Curculio acuminatus , Fab. , Oiiv.), prsente nanmoins des caractres si insolites, qu'on peut le conserver comme sous-genre. La tte est alon- ge par derrire, avec la trompe trs courte. Le corselet est presque cylindrique. Les lytres se terminent en manire d'pine divergente. Les antennes sont courtes. Nous passons un troisime sous-genre , celui de Lepto- cre ( Leptoceius )_, qui diffre du premier en ce que les deux pieds antrieurs sont plus grands que les suivants, avec les cuisses grosses, les jambes arques et les tarses souvent dilats et cilis. Les antennes sont ordinairement longues et menues. Le corselet est presque globuleux ou triangulaire. L'abdomen n'est gure plus large que lui. Ces insectes sont plus abondants au Brsil, et plusieurs de leurs analogues se trouvent l'le de France ou l'le Bourbon. Quelques autres habitent l'Afrique (i). ( 1 ) Les (genres PrD5fo/?zu5 , Leptocerus^ Cratopus, Lepropus, Haclro- merus,^ Hybsonotus ^ de M, Schnherr. Les hybsonotes ont le corps 8o IINSECTES COLOPTRES. Un quatrime sous-genre, celui de Phyllobie (Phyllobius), comprendra d'autres brvirostresde la mme division et pa- reillement ails, mais o les sillons des cts de la trompe sont droits, courts, et ne consistent mme qu*en une sim- ple fossette. On y runira divers genres ( phyllobius, ma- crorjnus , myllocerus , cyphicerus , amhlirhinus et phytosca- pus ) de M. Schnierr. Les brvirostres , pnultime article des tarses bilob, mais aptres et presque toujours sans cusson , formeront quelques autres sous-genres, savoir : ceux d'OTHiORHYNQUE (Othiorynchus ) et d'OniAS ( Omias ), pour ceux dont les sillons anteunaires sont droits 5 et ceux de Pachyrhynque ( Pachyrhynchus ) , de Psalidie (Psalidium), de Thlacite ( Thlagites ) et de Syzygops ( Syzygops) , pour ceux o les sillons sont courbes. Les otiorhynques se distinguent des omias par la dilatation , en forme d'oreillette, de la portion latrale et infrieure de la trompe, servant d'insertion aux antennes; les syzygops, ou cyclops de M. Dejean , par leurs yeux, presque runis suprieurement j les psalidies, raison de leurs mandibules saillantes, arques ou en croissant; les thylacites s'loignent des pachyrhyuques par leurs an- tennes menues , aussi longues ou presque aussi longues que le corselet , tandis qu'ici elles sont paisses , notablement plus courtes. L'abdomen est d'ailleurs trs renfl. Aux omias (i) et aux thylacites (2) seront runis plusieurs genres proportionnellement plus troit et plus alonge'j la trompe presque aussi longue que la tte et le corselet; les sillons antennaires presque droitsj, mais obliques , et le corselet lobe antrieurement. Les leptocres se dis- tinguent de tous les antres par la longueur du premier article des an- tennes, dont le bout, lorsqu'elles sont rejeles en arrire, dpasse la tte; il ne de'passe point ou que de peu les yeux dans les autres genres. Le cratopes sont propres File de France , Tle Bourbon et quel- ques autres les de l'Ocan indien. Leur corselet est trape'zode , et l'abdomen a la forme d'un triangle renverse'. Le genre Prostome n'a peut-tre t' tabli que sur des individus mles, leurs mandibules tant quelquefois plus grandes que celles des femelles. (i) Les genres Peritelus, Trachyphlns, Episomus, PhoUcodes , Pio- chas, Stomodes , Scicbius , cos/norhinus , Erenmus. ('i) Les ^Qiiviis Liophlc^us , Barynotus, B racliyderes , Herpisticus. FAMILLE DES PORTE-BEC. 8l de M. Schnherr. On pourrait conserver celui cI'Hyphante (Hyphantus), trs voisin des othioriynques (i), mais s'en distinguant par son corselet trs grand, comparativement Fabdomen, et presque globuleux. Notre seconde division gnrale du gnie charanson de Fabiicius diffre de la premire par le rtrcissement du menton, qui, n'occupant pas toute la largeur de la cavit buccale, laisse dcouvert, de chaque ct, les mchoires, et par le mandibules , videmment dentes. Souvent la massue des antennes est forme par les cinq six derniers articles. Les uns n'ont gure plus de deux dents aux mandibules. Les palpes labiaux sont distincts. La m.assue des antennes, assez brusque, ne commence qu'au huitime ou au neu- vime article_, et n'a point la figure d'un fuseau along. Le corps, quoique souvent oblong, n'est pas , non plus, conform de mme. Il y en a d'aptres, et dont les tarses sont dpourvus de pelotles. Leur pnultime article est faiblement bilob. Tel est le sous-genre Myniops ( Myniops ) de M. Schnherr ^ et au quel on peut runir ses rhytirrhinus. D'autres, pareillement aptres, ont, comme la plupart des rhynchophores , le dessous des tarses garni de pelotes, et le pnultime profondment bilob. Ils composeront le sous- genre des LiPARES (LiPARUS ) , qui comprendra aussi divers genres du mme (2). Ceux qui ont des ailes pourront former deux autres sous-genres, savoir: celui d'HYPR ( Hypera , Germ. ^ Phy- tonomuSy Coniatu s ,Sc\\e.nh.. ),oii les jambes n'offrent point, leur extrmit, de crochet ou n'en ont qu'un trs petit (3) ^ et celui d'HyLOBtE ( Hylobius ) , o elles en [offrent un trs fort leur extrmit interne (4)' Parmi les espces du premier, il en est une qui se trouve (i) A ce genre joignez ceux de Tylodres et l Elytrodon. (3) Moljtes , Plinthiis ^ IJrpporliinus , EpirhyncJiiis , Geophilus. ^3^1 Rapjiorlez-y les genres ^feryyijf, Lislroderes , Gronops ^ PhyLono- mus, Coniatus, de M. Schnierr, (4) A ses LyloLics , joignez-auasi les genres Lepyrus , Chn^solopfis . TOME V. - 6 82 IWSECTES COLOPTUES. siii' Je tamarisc ( C. tamaris ci y Fab. ) , et qui, par ses cou- leurs, rivalise avec les plus belles exotiques. Elle est le type du genre coniatus de M. Schniierr. Les autres , dont les mandibules ont trois quatre dents, offrent un menton rtrci brusquement prs de son extr- mit suprieure, tronqu, et palpes peu sensibles ou presqvie nuls. Leurs antennes se terminent presque ^graduel- lement en une massue en forme de fuseau along. Le corps a souvent une Apeur analogue. Olivier les a confondus avec les lixes, dont en effet , ils diffrent trs peu. ls composeront le sous-genre Cleone (Cleonus) (i). Les cliaransoniles longirostres, ou ceux dont les an- tennes sont insres en de de l'origine des mandibules, souvent prs du milieu de la trompe^ et qui est, ordinai- rement longue, comprennent, quelques espces prs, les genres Lixus , Rlijnchnas et Calaudra , de Fabricius. Dans les deux premiers, les antennes offrent dix arti- cles au moins, mais le plus souvent onze douze^ et dont les trois derniers au moins forment la massue. Les LiXES. (Lixus. Fab. ) Ressemblent j^resque aux clones , tant pour les or- ganes de la manducation que pour la massue en fuseau along des antennes, la forme troite et alonge du corps, et l'armure de leurs jambes. Il est presque linaire dans le L. parapleclique , dont la larve vit dans les tiges du phellandrium , et cause aux chevaux, lorsqu'ils la man- gent avec la plante, la maladie dite paraplgie. Une autre espce , et dont on a form un genre propre ( Rhi- jiocillus^ . raison de ses antennes trs peu coudes, est rpute odontalgique (2). (i"; PiL'unissez ce genre de M, Schniierr les suivants : Pacliycerus y 3/ecaspis , Rhytideres , Stenocorhinus ? (2) Les genres Rhinocillus , Lachnus , ISerlhops , Larinus, Lixus, pacholenus , de Tv. Scliuherr. Les organes sexuels des lixes ont offert Lon Dufour des caractres qu'il n'a observes" dans aucun autre co- le'opire. FAMILLE DES POKTE-BEC. 85 Les RnYiscHiENES. (Rhyngh^nus. Fab. ) Ne prsentent point un tel ensemble de caractres. Tantt les pieds sont contigus leur base^ et sans fossette sternale, propre loger la trompe. Les uns ne sautent point et leurjj antennes sont composes de onze douze articles. Ceux-ci sont ails. Les Tamnophiles. (Tamnophilus. ) Dont les antennes sont peu coudes , courtes, de douz*^ articles, termines en une massue ovalaire,et portes sur une trompe courte, avance et peu arque; dont les yeux sont rapprochs suprieurement; qui ont l'extrmit de l'abdomen dcouverte, les jambes armes leur extrmit d'un fort crochet , formeront ce premier sons-genre , qu'il faut dis- tinguer de celui de rhine , avec lequel Olivier et moi l'a- vions confondu (i). D'autres rhynchnes sont remarquables par leurs jambes arques, munies d'un fort crochet au bout; leur tarses longs, filiformes, peu garnis de poils en dessous, avec o pnultime article trs peu dilat, simplement en cur. Ils composeront le sous-genre Bagous. ( Bagous) Ce sont de petits insectes qui frquent les marais (2). Quelques autres ayant les mmes habitudes s'loignent de leur congnres raison de leurs tarses, dont le pnul- time article renferme totalement entre ses lobes, le der- nier. Celui-ci est quelquefois dpourvu de crochets. Ils se- ront compris dans le sous-genre Brachype. (Brachypus. ) (3j (i) TiCS genres Lmosaccus , Tamnophilus, du rnme. (2) Les genres Bagous, Hydronprnus , Lyprus ^ du mmo. (3) Les genres Brachypus , Brachonrx . Tanysphyrus , AnoDltLi ^ (St^. M Sohnlierr 84- INSECTES COLOPTKES. (]elui De Balanine. (Balaivinus.) Sous offrira des rhynchophores trs singuliers par la longeurde leur trompe, qui gale au moins et excde sou- vent de beaucoup celle du corps. La larve d'une espce {Rhynchnus nucum , Fab.) se nourrit de Tamande de la noisette (i). Celui DeRflYNCHENE proprement dit. (Rhynchoenus.) Ne diffre des prcdents que par des caractres ngatifs, et du suivant par ses antennes composes de douze articles (2). Les SiBYNES. ( Sybines. ) N'en offrent que onze, dont sept avant la massue (3). Ceux-l sont dpourvus d'ailes. Tel est le sous-genre, Myorhine. ( Myorhinus. Schih. Apsis, Germ. ) Auquel nous runirons les genres TanyrJiynchus ^ Soleno- rhinus , Styphlus , Trachodes ( Comasinus , Dejean ) , de M. Sclinherr. Nous passons maintenant ceux qui n'ont que neuf dix articles aux antennes , et qui ont la facult de sauter. Les CiONES. ( (>ioNus. Claiiv. ) Ne sautent point, et les antennes offrent neuf dix arti- cles aux antennes. Leur corps est ordinairement trs court et presque globuleux. Plusieurs vivent, ainsi que leurs larves, sur des verbascums et sur la scropliuiaire (4). Viennent ensuite ceux dont les cuisses postrieures sont fi) Les genres Balaninus, Aniliarhinus , Erodiscus^ du mme. (2) Les genres HeUipus, Orlhorhiims , Paramecops ^ Pissodes ^ Pnes- tes, JErirhinus , Anthonoinus , huderes , Derelomus , Coryssomerus , A ccalopistas , Endus , Tychius , Sternechus , Tjlomus , du mme. (3) Le ; genres Sibynes , 3Iicrologus (sous-genre des Tychies , le G. FAlescHS de M. Dejean), Bradybalus {lihinodes , Dej.). f4) Les genres Cionus , Mecinus , Gymntron , de M. SclinheiT, o les antennes ont dix articles ; celui de Nanodes du mme et celui de Prio- nopus de M. Dalman, o elles en ont neuf. Voyez Oliv., col. V, p. 106. FAMILLE DES PORTE-BEC. 85 ti es grosses et leur donnent la facult de sauter. Les antennes ont onze articles. Le corps est court et ovodo-conique. Ceux o les antennes sont insre'es sur la trompe, forment le sous-genre Des Orchestes. ( Orchestes. UHc^. Salins. Germ.) (i). Ceux o elles naissent de l'entre-deux des yeux , celui De Ramphe. ( Ramphus. Clairv. ) (2). Dans les derniers rhynchnes qu'il nous reste exposer, les pieds sont carts leur naissance, et souvent encore leur sternum prsente une cavit plus ou moins tendue, qui reoit la trompe et mme quelquefois les antennes. Ceux o elle n'existe point peuvent former deux sous- genres, savoir : celui D'Amerhine. ( Amerhinus. ) Dont le corps est ovaiaire ou presque cylindrique, con- vexe en dessus (3) j et celui De Baridie. ( Baridius. ) O il est dprim et rhombodal (4). Les "rliynclines de Fabricius , dent le sternum offre un enfoncement logeant la trompe , ont t distribus par M. Sclioenherr dans un grand nombre de genres, mais que nous rduirons de la manire suivante. Ils sont ails ou aptres. Parmi les premiers, les uns ont une forme presque rhom- bodale, avec le corselet rtrci brusquement, en manire de tube prs de son extrmit antrieure; l'abdomen presque triangulaire. Us se lient avec les baridies. Ici les antennes ont douze articles. ( i) Oliv. , ibid. , p. 87. (2) Ibid. , p. 39. (3) Las genres Amerhinus , IVetarhinus , Alcides^ Solenopus , de M. SchnlieiT. (4) Les genres lihinastus , Cholus, Dionychus ^ Plat/onyx ^ Mada- rus , Baridius. 86 INSECTES COLOPTKES. Les Camptorhynques. ( Camptorhynchus. EurJiinus , Scho2nli. ) Se distinguent de tous les suivants par leurs antennes, ^^j? depuis le coude, forment une massue conode, paisse, perfolie (i). Les Centrines. ( Centrinus. ) Ont un cusson distinct, l'abdomen entirement recou- vert par les lytres , les yeux carts, et la massue des antennes alonge. La poitrine offre souvent, de chaque ct de sa cavit , une dent ou une corne (2). Les Zygops. ( Zygops. ) Trs remarquables par leurs yeux trs spacieux , trs rapprochs ou runis suprieurement, et par leurs pieds, gnralement longs, dont les postrieurs au moins trs carts (3). Les Ceutorhynques. ( Ceutorhynchus. ) Dont i'cusson est peine apparent; dont les lytres sont ' arrondies leur extrmit et ne recouvrent pas entirement rabdomen. Les yeux sont carts. La massue des antennes est ovale, et l'extrmit de leurs jambes est sans pines (4). L, les antennes n''ont que onze articles. Les Hydatiques. ( Hydaticus. ) (5). ' D'autres ont le corps ovode, court, trs renfl en dessus, avec l'abdomen embrass dans son pourtour, par les lytres. Les cuisses sont canalicuJes et reoivent les jambes dans leur sillon. Leurs yeux. sont grands. Les antennes ont tou- jours douze articles. Les Orobitis. (Orobitis.) (6) (1) M. Kirby ayant dj donn le nom 'Eurhinus a un autre genre tie celte famille , il a fallu clianger la dcnomiuaLlon de celui-ci. (2) Voyez M. Sclinlierr. (3) Ses genres Zygops, 3Iecopus ^ Lehnoj)s. (4^ Ses genres Ceutorhynchus , Mononychus. (5) Ajoutez-y ses Amalus. (6) Les Orabiils ^ Diorymerus, Oclaclius., Cleogonus, Je M. Schnh. FAMILLE DS PORTE -BEC. bj D*autres ayant Je corps obloug^ convexe, avec les pieds antrieurs ordinairement pins longs], surtout dans les mles; Les antennes de douze articles; les yeux carts, et les ly- 1res recouvrant Fabdomen, composeront le sous-genre De (".RYPTORHYNQUE. ( CrYPTOIIBLYNCHUS. ) (l). Ceux qui sont aptres, o dont les aiies sont du moins trs imparfaites, qui manquent d*cusson , formeront un autre sous-genre, celui DeTYLODE. ( Tylode. Ulosomus. Seleropteriis? Schnh. ) M. Cheviolat en a dcouvert aux environs de Paris une espce { Rhynchniis ptinodes , Gyllenh. ). Les autres et derniers longirostres ont gnralement neuf articles au plus aux antennes, et le dernier ou les deux derniers au plus forment une massue pi- derme coriace, et dont l'extrmit est spongieuse. Ils se nourrissent, du moins dans leur premier tat, de grai- nes ou cle substances ligneuses. On peut les runir en un seul genre , celui De Calandre. (Calandra. ) Que l'on peut partager en six sous-genres. Les deux premiers sont aptres , et nou,s offrent , ainsi que les prcdents et les suivants, Tesception du dernier, quatre articles tous les tarses, dont le pnultime bilob. ^i) Les genres yirthosternus ^ Pinarus , Cratosomus , Macromerus ^ Cryplorhjnchus ^ de M, Schnherr. Les Gasterocercus de MM. Brull et de Laporle me paraissent se rapporter au^ Cratosoinas proprement dits du pre'cedent, ou ceux dont la trompe est droite et aplatie. Son sous- genlre Goigus se compose de grandes espces, toutes de l'Amrique me'- ridionale , et dans les mles desquelles la trompe est ordinairement arme de deix cornes ou deals , prs de finseriion des antennes] Les mandibules ne m'ont point offert e dentelures, l'un des caractres qui distinguent les craosomes des cryptorhynques , o ces organes sont dents. 88 IWSECTES COLOPTRES. Les antennes sont insre'es peu de distance du milieu de la trompe et coudes. Dansle premier , celui D'Anchone. ( Anchonus , Schnh.) Ces organes offrent neuf articles avant la massue. Ledixime et peut-tre deux autres , mais intimement unis avec le pr- cdent et peu distincts , forme une massue en ovode court. Dans le second ^ celui D'Ortoch.:te (Ortuoch^tes. ) de M. Germar (i) , C'est le huitime qui forme la massue y dont la forme et la composition paraissent tre les mmes que dans les an- chones. Les quatre autres sous-genres sont pourvus d'ailes. Dans les trois suivants , les tarses n'ont que quatre arti- cles , dont le pnultime est bilob. Les Reines. (Rhina. Latr. Lixus^ Fab.) Les antennes sont trs coudes^ insres prs du milieu d'une trompe droite, avance, et dont le huitime article forme une massue fort alonge^ presque cylindrique. Les pieds antrieurs, du moins dans les maies, sont plus longs que les autres (2). Les Calandres proprement dites. ( Calandra. ) Ont aussi les antennes trs coudes, mais insres prs de la base de la trompe; leur huitime article forme un massue triangulaire ou ovode. Nous ne connaissons que trop la C. du bl ( Curculio granarius , Lin.; Oliv., col. V, 83 , xvi , 196 ); son corps est along , brun , avec le corselet ponctu , aussi long que les lytres. Sa larve, connue sous le nom du gnie, fait de graids dgts dans les magasins bl. Une autre espce, celle du riz ( Curculio oryz , Lin. j Olv., ibid.,W\ j Si) j ressemble la j)rcdenie, mais a deux taches fauves sur chaque tui. Elle attaque le riz. (:) Insccl. Spec. iio\., p. 3o2. ('i) Rhina barhirostris , Latr. , OUv. ; R. scruiulur, Oliv. FAMILLE DES XYLOPHAGES. 89 Une troisime , la C. palmiste {Curculio palmarum ^ Lin.j 0\W. jihid., II, tG), qui a un pouce et demi de long, dont la massue des antennes est tronque, est toute noire, avec des poils soyeux l'extrmit de la trompe. Elle vit de la moelle des palmiers de l'Amrique mridionale. Les habitants mangent sa larve^ nomme, ver-palmiste , comme un mets dlicieux (i). Le cinquime sous-genre, celui De CossoN. ( CossoNus. Clairv. ) Nous offre des antennes, peine plus longues que la trompe et la tte, et huit articles avant la massue. Elles sont paisses et insres vers le milieu de la trompe (9.). Le dernier , celui De Dryophthore ( Drvopthorus. Schnh. Bulhifer. Dej.) Est, sous le rapport des tarseS, anomal. Ils prsentent cinq articles et dont aucun n'est bilob. Leurs antennes n'ont que six articles, dont le dernier forme la massue (3). La seconde famille des Coloptres Ttra- MRES, celle Des XYLOPHAGES. (Xylophagi.) Nous offre une lte termine l'ordinaire , sans saillie notable en forme de trompe ou de museau ; des antennes plus grosses vers leur extrmit , ou , perfolies ds leur base , toujours courtes , de moins de onze articles dans un grand nombre , et des tarses articles (4) ordinairement entiers, ou dont le p- (i) Les genres suivants de M. Scltnherr : Sipulus {^Acorhiniis, Dej.), Oxyrhfnchus , lilrynchophorus [Calandra). /^ojes Farticle Calandre d'Olivier. (2) Les genres Amorphocerus, Cossonus, Hhincolus, de M. Shnherr. (3) Lixus, Lymexj'lon f Fab. (4) Leur nombre parat tre de cinq dans quelques. Ces insectes sem- go INSECTES COLOPTRES. Dultime largi en l'orme de cDr dans les autres; dans ce dernier cas, les antennes sont toujours ter- mines en massue, soit solide et ovode , soit divise en Irois feuillets, et les palpes sont petits et co- niques. Ces insectes vivent pour la plupart dans'ie bois. Leurs larves le percent et y creusent des sillons en divers sens , et lorsqu'elles sont trs abondantes dans les forts , celles de pins et de sapins particu- liremenl, elles font prir, en peu d'annes, une grande quantit d'arbres, et les mettent hors d'tat d'tre employs dans les arts. Quelques autres font beaucoup de tort l'olivier; d'autres se nourrissent de champignons. Nous partagerons cette famille en trois sections. loCeuxdont les antennes ayant dixarlicles au plus , tantt se terminent en une forte massue , le plus souvent solide, de trois feuillets alongs dans d'autres , tantt forment ds leur base, une massue cylindrique et perfolie^ et dont les palpes sont coniques. Les ' jambes antrieures du plusgrand nombre sont den- , tes et armes d'un fort crochet ; et les tarses, dont le pnultime article est souvent en cur ou bilob , peuvent se replier sur elles. Les uns ont les palpes trs petits, le corps convexe et ar- rondi en dessus ou presque ovode, avec la te te globuleuse, s'enfoncant dans le corselet , et les antennes termines en blent se lier avec les cryptophages et autres insectes analogues de la sec- tion des Pentamres. FAMILLE DES XYLOPHAGES. Ql une massue solide ou trilamellaire ^ et prcd de cinq articles au moins. Ces xylopliages composent le genre Des SCOLYTES. (SCOLYTUS. Geoff. ) Que Linnus ne distinguait point des dermestes. Tantt le pnultime article des tarses estbilob. Les an- tennes ont sept ou huit articles avant la massue. Les Hylurges. (Hylurgtjs. Latr, Hylesinus. Fab.) Ont la massue des antennes solide, presque globuleuse ^ obtuse, peu ou point comprime^annele transversalement; et le corps presque cylindrique (i) Les Hylesines. (Hylesintjs. Fab. ) Ont aussi les antennes termines eu massue solide, peu ou point comprime et annele transversalement, mais al- lant en pointe. Leur corps est presque ovode (2). Dans les deux sous-genres suivants, cette massue est en- core solide, mais fortement comprime, et ses articles inf- rieurs forment des courbes concentriques* Les ScoLYTES propres. (Scolytus. Geoff. Hylesinus. Fab. Eccoptogaster. Herbst, Gyllenh. ) Ont leurs antennes droites , inaberbes , insres trs prs du bord interne des yeu^, qui sont trs troits, alongs et verticaux (3). Les Camptoceres. ( Campiogeriis. Dej. Hylesinus, Fab. ) Dont les mles ont les antennes fortement coudes, gar- nies extrieurement de longs poils ou filets^ eiies sont in- (1) Latr,, Gner, crust. et insect. , II, p. 274; Gyllenij,, Insect. Suec. , IV, p. 61 S. (2) Lalr. , ibid. , p. 279 (3) Latr., ibid., p. 278 j Gyli. , Insect. Suec. Il , <). 3i5,cL IV, pan;. 279. 92 INSECTES COLOPTRES. sres une distance notable des yeux, qui sont elliptiques et obliques (i). Les Phlootribes. ( Ploiotribus. Latr. Hylesinus. Fab. ) S'loignent de tous les autres insectes de cette famille par la massue , compose de trois feuillets alongs^ de leurs an- tennes (2). Tantt tous les articles (3) des tarses sont entiers, et la massue des antennes, toujours solide et comprime^ com- mence au sixime ou au septime article. Les ToMiQUES. (ToMicus. Latr, Ips. De G. Bostrichus, Fab. ) Leurs antennes ne sont point susceptibles de se replier sous les yeux , et leur massue est distinctement annele. Leur tte est arrondie en dessus, presque globuleuse (4). Le corselet n'offre point sur les cts d'chancrure. Les jambes ne sont point stries. Les tarses sont de leur longueur au plus, avec le premier article peu along. Le corps est cylin- drique, avec les yeux alongs, un peu cliancrs (5). Les Platypes. ( Platypus. Herbst. Bostrichus. Fab. ) Leurs antennes, plus courtes que la tte , se replient sous les yeux et se terminent en une massue fort grande, sans anneaux distincts. Le corps est linaire , avec la tte coupe verticalement en devant; les yeux presque ronds et entiers; le corselet chancr de chaque ct, pour recevoir une por- tion des cuisses antrieures; les* deux jambes antrieures (i) Hylesinus jEneipennis , Fab. (2) Latr. , ihid. , p. 280. (3) Ils paraissent tre au nombre de cinq, dont le pnultime trs petit. Les deux j^ieds posle'rieurs sont trs loigns des pre'ce'dents. Le corps est cylindrique ou linaire. Les antennes sont fort courtes. (4) LargemenL trilobe en arrire. Selon M. Dufour, leur ventricule chylifique , qui forme lui seul prs des deux tiers de la longueur du canal alimentaire, est liriss de papilles, tandis que celui des bostriches est partailement lisse. Il a observ dans le tube alimentaire des premiers, ainsi que dans l'intrieur de divers autres coloptres , des vers ayant la forme d'ascarides. (5j Latr. , Gner, crust. et insect. ,11, p. 276. FAMILLE DES XYLOPHAGLS. QO divises leur face postrieure par des artes transverses; et les tarses longs ^ trs grles et dont le premier article fort along. Les deux pieds postrieurs sont trs reculs en ar- rire (i). Les autres ont des palpes grands, trs apparents et d'ingale longueur. Leur corps est dprim, rtrci en devant; leurs antennes sont tantt de deux articles, dont le dernier trs grand, aplati, y^^'^^^I^^^ triangu- laire ou presque ovode, tantt de dix et enlirement perfolies. La lvre est grande; les lytres sont tronques , et les tarses courts, avec tous les articles entiers. Ces insectes sont tous exotiques. Ils composent le genre Des Paussus. (Paussus, Lin., Fab. ) Ceux dont les antennes n'ont que deux articles, et dont le dernier fort grand et comprim, sont Les Paussus propres. (Paussus.) Une espce (P. bucephalus y Schnli., Synon. insect., 1,3;, app. VI ^ 2 ), dont la tte offre l'apparence de deux yeuxlisses; dont les yeux sont petits , peu saillants, et dont les antennes gure plus longues que la tte, s'appli- quent sur sa face antrieure) et se terminent par un arti- cle finissant en pointe, forme, pour M. Dalman (Anal. entom., p. 102), un genre propre qu'il nomme Hy loto- rus (!2). Ceux o les antennes sont de dix articles et entirement perfolies, composent le sous-genre De Craptre. (Cerapterus. Swed. ) (3) ()Ibid.y p. 277. M. Dalman eu a figure une espce ( flai^icornls ? Fab.) renferme dans du succin. (2) Voyez Lalr., Gner, crust. et insect. , III , p. j, et Schuherr, Synon. insecL., J, 3, app. VI, i. (3) Latr. ^ibid. , p. 4- g4 INSECTES COLOPTRES. Une seconde seclion comprendra des xylophages don t les antennes n'oFrent que dix articles, et dont les palpes, ou les maxillaires au moins, ne vont point en s'amincissant vers le bout , mais sont de la mme grosseur partout, ou dilats leur extrmit. Les articles de leurs tarses sont toujours entiers. Ils se diviseront en deux genres principaux , d'aprs la manire dont se terminent les antennes. Les trois derniers articles forment une massue perfolie dans le premier , celui Des BOSTRICHES. ( BOSTRICHUS. ) Les BosTRiCHES propres. ( Bostrichus. Geoff. Apate. Syno- dendron. Fab. Dermestes, Lin. ) Ont le corps plus ou moins cylindrique, la tte arrondie, presque globuleuse , pouvant s'enfoncer dans le corselet jus- qu'aux yeux* le corselet plus ou moins bomb en devant, et formant une sorte de capucbon , et les deux premiers arti- cles des tarses, ainsi que le dernier, alongs. On trouve souvent sur les vieux bois, dans les chantiers, Le B. capucin ( Dermestes capucinus y Lin.; Oliv., col. , lY , 77 , I , I ) , qui est long de cinq lignes, avecles tuis et l'abdomen rouges (i). Les PsoA. ( PsoA. Fab. ) N'en diffrent qu'en ce que leur corps est proportionnelle- ment plus troit, plus along, avec le corselet dprim et presque carr. Les mchoires n'ont qu'un seul lobe , au lieu de deux (2). Les Cis. ( Cis. Latr. Anohium. Fab. ) Ont le corps ovalaire, dprim ou peu lev ^^ avec le cor- t ^ , . , (i) Voyez, pour les autres espces, Oliv. , Fab. , eic. (2) Voyez Fabricius et Rossi. FAMILLE DES XYLOPHAGES. 96 selet transversai , arrondi et reboid latralement, un peu dilat ou avanc au milieu du bord antrieur , et le dernier article des tarses beaucoup plus long que les prcdents. La tte des mles est souvent cornue ou tubercule. Ces insectes vivent dans les champignons des arbres (i). Les Nemosomes. ( Nemosoma. Desmar. Ips, Oliv. Cq- lydiiim. ilellw. ) Ont le corps long^ linaire; les antennes gure plus lon- gues que la tte; les mandibules fortes, saillantes, dente- les leur extrmit; les jambes antrieures triangulaires , dentes extrieurement , et les tarses grles et alongs('2). * Le second genre de cette seconde division , celui De MOWOTOME. (MONOTOMA.) Se distingue du prcdent par la massue solide et en forme de bouton ( le dixime article) des antennes. Le corps est along, dprim et souvent paralllipipde, avec le devant de la tte rtrci, et un peu avanc en manire de museau triangulaire et obtus. Les palpes sont trs petits et point saillants , ainsi que les mandi- bules. Dans les uns, ia tte n'est point spare du corselet par un trangleiiient ou espce de col, et peut s'y enfoncer pos- trieurement. * Les Synchites. (Synchita. Helw.,Dej. Lyctiis. Elo- phorus. Fab. ) O l'extrmit antrieure de la tte est transvere et sans prolongement j o les deux premiers articles des antennes son presque identiques, et o le corselet, noabb-ment pins (i) Lalr., ibld., p. j i, et Gylleah., Insect. Suec, III, p. 877 , et lY, p. 624. Je n'ai vu qu'un individu, et mal conserv, du Sphindus Gyllen- hallii: il m'a paru que ce genre diffrait peu de celui-ci. (2) Lalv. , Gner, crust. eL insect. , III , p. t 2 , et I , xi , 4- gG INSECTES COLOPTKES. large que long, est spar de la base des lytres par un iur tervalle sensibie (i). ) Les Cerylons. ( Cerylon. Latr. Synchita, Helw. Lyctiis. Fab. ) Ont l'extrmit antrieure de la tte avance en ma- ni're de triangle obtus j le premier article des antennes beaucoup plus gros que le suivant j le corselet appliqu pos- trieurement contre la base des lytres , plus large que long ou presque isomtrique, sans rebords 3 le corps presque ovalaire ou presque paralllipipde , avec les lytres sans troncature postrieure et recouvrant tout le dessus de l'ab- domen (2). Les Rhyzophages. ( Rhyzophagus. Herbst, Gyll. Lyctus. Fab.) Ressemblent aux cerylons par la tte, les grandeurs rela- tives des premiers articles des antennes, la jonction du cor- selet avec l'abdomen j mais le corps est troit et along, avec le corselet plus large que long, rebord, et les lytres tron- ques au bout. Quelques auteurs ont avanc que, sous le rapport des tarses , ils taient htromres; mais il m'a paru qu'ils seraient plutt des pentamres (3). Les autres, ou Les Monotomes propres. (Monotoma. Herbst. Cerylon. Gyll.) * Ont la tte de la largeur du corselet, et spare de lui par un tranglement. Les deux premiers articles des antennes sont plus gros que les suivants et presque gaux (le premier un peu plus grand ). L'extrmit suprieure de la massue ou du bouton semble offrir les vestiges d'un ou de deux articles. La tte est triangulaire, un peu avance en uu museau obtus. Le corps est along, avec le corselet pi Us long quelar^e (4). (1) Cerylon terebrans , Latr.; C. juglandis , Gyll,- Lyctus ju glan- ais , Fab.; cjusd. , Elophorus hwneralls. i'i) Cerylon histeroides , Latr. , Gjllenli. (3) Koyez Gyllenh. , lusect. Suec. I, m, p. 4^9- {l^\ Cerylon picipes , GryWtnh. FAMILLE DES XYLOPHAGES. 97 Les xylophages de la troisime division ont onze articles trs distincts aux antennes ; les palpes fili- formes ou plus g'ros leur extrmit, dans les uns, plus menus au bout, dans les autres, et tous les articles des tarses entiers. Nous commencerons par ceux o la massue des an- tennes n'est que de deux articles. Ils formeront le genre Des Ltctes. (Lyctus. ) Les uns ont les mandibules et le premier article des an- tennes entirement dcouverts. Le corps est troit et along , presque linaire, avec les yeux gros et le corselet along. Les Lyctes propres. ( Lyctus. Fab. ) (i). Dans ceux-ci, les bords de la tle recouvrent entirement ou en majeure partie le premier article des antennes. Les mandibules ne sont point saillantes. Les DiODESMES. ( DiODESMA. Mg., Dej.) Ont les antennes de la longueur du corselet- le corps ovale-oblong, convexe, avec le corselet presque demi-orbi- cuiaire et l'abdomen presque ovalaire (2). Les BrroMES. ( Bitoma. Herbst , Gyll. Lyctus. Fab. ) Dont les antennes sont plus courtes que le corselet dont le corps est long, troit , presque paralllipipde, dprim, avec le corselet carr (3). Dans les autres xylopliages ayant des antennes de onze articles, les trois quatre derniers forment la (i) Voyez Latr. et Gylleuhall. Le genre Lyctus de Fabricius est un mlange. (2) Diodesme suhleiranea , Dcj. , Catal. , p. 67. (3) Voyez Latr. , Gyllenli. TOME V. 7 q8 insectes coloptres. massue , ou le dernier seul est plus grand que les pr- cdents. Ils se subdivisent ainsi : Tantt les mandibules sont recouvertes ou trs peu saillantes. Tels sont Les Myctophages. ( Mycetophagus. Fab. ) Ici les antennes , gure plus longues que la tte , sont insres sous les Lords avancs de la tte et termines brus- quement en une massue perfolie, de trois articles. Les CoLYDiES. (CoLYDiuM. Fab.) Leur corps est linaire, avec la tte trs obtuse en devant; le corselet de la largeur de l'abdomen , en carr plus ou moins long; et l'abdomen along. Les deux premiers articles des antennes sont plus grands que les suivants; ceux-ci, jus- qu'au huitime inclusivement, sont trs courts et transver- saux (i). L y les antennes sont au moins de la longueur du corselet. Ceux-ci ont le corps ovale, avec le corselet transversal , plus large postrieurement; le premier et le dernier articles des tarses alongs , et les antennes termines en une massue r)erfolie, soit alonge et commenant vers le sixime ou septime article, soit brusque, ovalaire et forme seulement ]iar les trois derniers. Ils vivent dans les champignons, ou sous les corces des arbres. Les Myctophages propres. ( Mycetophagus. Fab. Tritoma. Geoff. ) La massue des antennes commence au sixinle ou au sep- time article; le dernier est presque ovode (2). Les Triphylles. (Triphyllus. Mg.,Dej. 3fycetophagus. Gyll. ) O la massue des antennes est plus courte, brusque et (1) Forez Fab. , Lalr. , Dej. Ca) Foyez Lalr. , Gner, crust. et nsect. , III, p. 9, i'"^ divis. des Myce'topViages ; et Gylleuliall , Insect. Suec. , I, ni , 387 , et IV , 63o. EAMILLE DES XYLOPHAGES. ()Q forme seulement par les trois derniers articles j le dernier est presque globuleux (i). Ceux-l ont le corps oblong, avec le corselet plus troit que l'abdomen, du moins postrieurement; le premier ar- ticle des tarses de la longueur du suivant, ou gure plus long, et les antennes termines par une massue troite, longe, peu ou point perfolie, forme par les trois der- niers articles. Les Meryx. ( Meryx. Latr. ) Distingus des suivants par leurs palpes maxillaires ( tou- jours saillants) termins par un article plus grand, en triangle renvers (2). Les DasycpxES. ( Dasycerits. Brong. ) Qui n'offrent que trois articles aux tarses, mais qui, ce- pendant, tiennent cette famille, par d'autres rapports. Les deux premiers articles de leurs antennes sont globuleux, les suivants trs menus, capillaires et velus, et les trois derniers globuleux et pareillement velus. La tte est triangulaire et distincte du corselet. Les palpes maxillaires sont saillants, menus et termins en alne. Le corselet et les lytres sont sillonns. L'abdomen est presque globuleux (3). Les Latridtes. ( Latridius. Herbst. Tenehrio, Lin. Dermestes, Fab. ) Ont les palpes trs courts, termins en alne; la tte et le corselet plus troits que l'abdomen; le premier article des antennes fort gros et globuleux, les suivants, jusqu'au dixime inclusivement, presque en cne renvers, glabres ou simplement pubescents; le dernier plus grand que les prc- dents, et ovode; le corselet plus large que long ou presque isomtrique , et l'abdomen presque carr on presque ova- laire (4). (i) Voyez Latr. , ibld. , seconde divis. ; Dej. , Myctophages , et Gyl- lenh. , ibid. , IV, 63i. (2) Latr , Gner, crust. et insect. , III , p. 17, et I , xi , i . (3) J^oyez Dumril , Dict. des se. natur. , o cet insecte est bien figur, et Arrli. , Faun. insect. Eur.jIV, 5. (4) ^oresLatr. , ibid. , cl Gyllenh. , Insect. Suce. , f , iv, t2.3. 7- 100 INSECTES COLOPTRES. - Les SiLVAiNS. (Silvjnus. Latr. , Gyll. Dermestes. Fab.) Ont le corps presque linaire ou presque paralllipipde , le corselet plus long que large, de la largeur de Tabdomeii antrieurement^ les premiers articles des antennes presque gaux, presque en forme de toupie, et le dernier presque plobuleux; les palpes presque filiformes, et l'extrmit ant- rieure de la tte , un peu avance et rtrcie en manire de museau triangulaire et obtus (i). Tantt les mandibules sont entirement dcouvertes ou saillantes et robustes. Lecorpsest gnralementtroit, along et dprim. Ces insectes forment le genre Des Trogosites. (Trogosita. Oliv., Ydh.Platjcerus^ Geoff. ) Les uns ont des antennes plus courtes que le corselet, ou de sa longueur au plus_, et termines en une massue com- prime, un peu dente ea scie, et forme par les trois quatre derniers articles. La languette est entire. Les Trogosites propres. ( Trogosita. Fab. Les mandibi.les sont plus courtes que la tte, croises j la languette, presque carre, n'est point prolonge entre ses palpes , et les mchoires n'ont qu'un seul lobe. Le T. mnuritanique ( Tenehrio mauritanicus , Lin.* Oiiv. , col. H, iQ, 1,2), long de prs de quatre ligues , noirtre en dessus, d'un brun clair en dessous, avec les tuis stris. On le trouve dans les noix, le pain, sous les corces des arbres. wSa larve, connue en Provence sous le nom de CadelLcj attaque les grains (2). Les Prostomis. ( Prostomis. Latr. Megagnahus, Mg. Trogosita. Fab. ) Ont des mandibules plus longues que la tte, avances paralllement j la languette troite , alonge, avance entre (i) Voyez Latr. etGyllenhall , ouvrap;cs prcits. (2) Voyez , pour les autres espces , Olivier, ibid. l\/\.MILLE DES PLA.TYSOMKS. 10 l f,es palpes , et deux lobes aux mdioircs. Le corps CcSl iouj^ , troit, presque linaire (i). Les autres ont les antennes presque aussi longues que 1^ corps y de la mme grosseur jusqu'au dixime article indu - sivement j le suivant et dernier est plus grand , en forme de triangle renvers, et tronqu obliquement au bout. La lar.- guette est bifide. Les Passandres. ( Passandra. Daim., Schnli. ) ('jt.) La troisime famille des Ttramres, celle j t Des PLATYSOMES. (Platysoma. ) Se rapproche de la prcdente, quantl'anatomie intrieure, aux tarses, dont les articles sont tous en- tiers, etquantauxhabitudes; mais lesantennes sont d(.^ la mme grosseur ou plus grles vers leur extrmit. Les mandibules sont toujours saillantes; la languette est bifide ou chancre; les palpes sont courts, et le corps est dprim , along , avec le corselet presque carr. Ces insectes se tiennent sous les corces des arbres et peuvent tre rduits un seulgeni;e , celui Des CucUJES ( CuCUJUS ) de Fabricius. On y distingue Les CucujES propres. ( Cucujcrs. ) Dont les antennes , jeaucoup plus courtes que le corps (i) Trogosiia mandibularis , Fab. M. Sturm , dans sa Faune des in- sectes d' AUcma^^ne , en a donn une excellente figure, ainsi que celles des parties de la bouclie. (2) Schnh. , Sjuon. insect. , I, 3, app. , p. 1^6, vi, 3. Ces insectes sont videmment le passajjje de cette famille la suivante. Ils ne diffc lent mme des plaLysomes que par leurs antennes. y oyez , pour quelques autres {^enres tlramres , tels que ceux d Li- Lophik , (W^ f^alhidic vi c Clypcusl/e, ia famillf! des Clavipajpes. 102 INSFXTES COLOPTRES. dans plusieurs , sont composes d'articles en forme de cne renvers ou de toupie , et presque grenues, et dont le pre- mier est plus court que la: tte (i). Les Dendrophages. ( Dendrophagus. Gyll. Cucujus. Fab.^ Payk.) O ces organes sont gnralement forms d'articles cylin- driques , alongs ^ dont le premier plus long que la tte, et dont les second et troisime plus courts que les suivants. Les palpes labiaux sont termins en massue (2). Les Uleotes. (Uleoiota. Latr. Brontes. Fab.) Ayant des antennes analogues, mais dont le troisime ar- ticle aussi long que le suivant , et dont tous les palpes sont plus menus leur extrmit. Les mandibules de l'espce la plus commune dans nos climats {flcwipes) , et sur laquelle M. Dufour nous a donn quelques observations anatomi- ques , ont, dans les mles, un prolongement en forme de corne longue et aigu (3). La quatrime famille ds T tramer es, Les LONGICORNES. (Longicornes. ) Ont le dessous des trois premiers articles des tarses garni de brosses, les second et troisime en cur, le quatrime profondment bilob , et un petit ren- flement ou nodule, simulant un article (4) Tori- (i) Les Cuciijes clai'ipes, Jepressus, rufus, biinaculatus , piceus , teS" taceus, aier^ d'Olivier, col. IV , n" 'j^bis. Pojez iMiss Gyllenli. , Iii- sect. Suec. (2) Gylleuli. , ibid. (3) Lalr. , Gencr, crust. et insect. , ITI, p. 25. Voyez aussi Fabricias et Gyllcnb. , ibid. (4) Les parandres ressemblent parfaitement , sous ce rapport, aux lon- gicornes , et si Ton conside'rait ce petit nud comme un vritable article, non-seulement cette famille, mais la suivante, appartiendraient la section des pentamres. Il peut bien reprsenter le quatrime article de ceux-ci^ mais, attendu qu'il n'a point de mouvement propre, il est cens faire partie du sviivnnl. FAMILLE DES LONGICOllNES. lOO gine du dernier. La languette, porte par un menton court et transversal, est ordinairement membraneuse, en forme de cur, chancre ou bifide, corne et en segment de cercle trs court et transversal, dans d'autres (Pai'andrie), Les antennes sont filiformes ou staces, le plus souvent de la longueur du corps au moins , tantt simples dans les deux sexes, tantt en scie, pectines ou en ventail dans les mles. Les yeux d'un g'rand nombre sont en forme de rein et les entourent leur base. Le corselet est en forme de trapze , ou rtrci en devant dans ceux o les yeux sont arrondis, entiers ou peu chancrs ; dans ce cas encore les pieds sont longs et grles, avec les tarses alongs. M. LonDufour remarque que , par leur tube ali- mentaire , ainsi que par la disposition des vaisseaux hpatiques, ces insectes ressemblent en gnral aux mlasomes; contre l'opinion de M. Marcel de Serres, il nie l'existence d'un gsier. Le tube alimentaire, le plus souvent hriss de papilles , est prcd d'un jabot ^ mais moins ou peu prononc dans les lamies etles leptures, qui, dans noire mthode, terminent cette famille. Les testicules sont constitus par des capsules ou des sachets spermaliques , distincts , pdicells, assez gros, et dont Je nombre varie selon les genres. Leurs larves, vivantpresque toutes dansl'inlrieur des arbres ou sous leurs corces , sont prives de pieds, ou n'en ont que de trs petits j ont le corps 104 INSECTES COLOPTRES. mou, blanchtre , plus gros en avant, avec la tte cailleuse pourvue de mandibules fortes et sans autres parties saillantes. Elles font beaucoup d tort aux arbres , surtout les grandes , les perant souvent trs profondment, ou les criblant de trous (i). Quelques-unes rongent les racines des plantes. Les femelles ont l'abdomen termin par un oviducte tubulaire et corn. Ces insectes produisent un petit son aigu , par le frottement du pdicule de la base de leur abdomen contre la paroi intrieure du cor- selet , lorsqu'il l'y font entrer et qu'ils le retirent alternativement. Dans la mthode de Linnaeus, ces insectes forment les genres Cerambjx , Leptura, Necjdalls , que GeoiFroy , Fabricius, et d'autres naturalistes^ ont tch de rgulariser et de simplifier par des trans- positions d'espces, ou en tablissant d'autres coupes gnriques. Vu nanmoins la quantit d'espces d- couvertes depuis le Pline du Nord , l'insuffisance des caractres qui signalent ces genres , le dsordre qui rgne encore dans plusieurs d'entre eux, une rvi- sion gnrale et approfondie est devenue ncessaire ; esprons que les recherches de MM. Lepeletier et Serville, qui se sont spcialement occups de cette famille , aplaniront ces difficults. Nous partagerons d'abord les longicornes en deux (i) V^oyez l'Hist. natur. du Lamia ampulator, publie par M. Lanscl. Ouilding ., dans le t 3^ vol. des Traiis. liim. FAMILLE DES LONGICORINES. Io5 sections. Ceux de la premire ont les yeux soit for- tement chancrs ou en croissant , soit alongs et troits ; leur tte s'enfonce y jusqu' ces organes , clans le corselet , sans en tre distingue par un rtr- cissement brusque et formant une espce de cou ; elle est dans plusieurs verticale. Les uns ont le dernier article des palpes , tantt presque en forme de cne ou de triangle renvers , tantt presque cylindrique et tronqu au bout ; le lobe terminant les mchoires droit ( point courb sur l'interne son extrmit ) ; la tte est ordinai- rement avance ou simplement penche , et dans ceux o, par une exception trs rare (les Doj-ca- cres), elle est verticale, sa largeur gale pres- que alors celle du corps , et les antennes sont trs cartes leur naissance et pineuses ; le cor- selet , souvent trs ingal ou carr , est rarement cylindrique. Ces longicornes se subdivisent en deux coupes principales ou petites tribus. 1^ Les PrionieisS'( Prionii^, qui ont pour carac- tres : labre nul ou trs petit et peu distinct ; man- dibules fortes ou mme trs grandes, surtout dans la plupart des mles; lobe interne des mchoires nul ou trs petit , antennes insres prs de la base des mandibules ou de l'chancrure des yeux , mais point entoures par eux leur naissance ; corselet le plus sou vent trapzodeou carr , crnel ou den- tel latralement. loG INSECTES COLOPTRES. Un premier genre, celui De Parawdre (Parawdra. Latr. Atielabus , De G. ; Tenehrio. Fab.) Ayant, ainsi que le suivant, des antennes simples, presque grenues , comprimes , de la mme grosseur par- tout, de la longueur au plus du corselet, et le lobe ter- minant les mchoires trs petit , atteignant peine l'extrmit du premier article de leurs palpes, est dis- tingu, tant de ce genre (i) que des autres de la mme famille , par sa languette corne, en forme de segment de cercle trs court , transversal, sans chancrure ni lobes, et par ses tarses, dont le pnultime article lgre- ment bilob , et dont le dernier, notablement plus long que les prcdents pris ensemble , offre , entre ses cro- chets, un petit appendice, avec deux soies au bout. Le corps est paralllipipde, dprim, avec le corselet carr, arrondi aux angles postrieurs , sans pines ni dents. Ces insectes sont particuliers l'Amrique (2). Les Spois'DYLes (Spondylis. Fab. Attelahus , Lin.; Ceranihjx . De G. ) Qui, rapprochs des parandres raison de leurs anten- nes et de l'exiguit de leurs lobes maxillaires, s'en loi- gnent sous le rapport de leur languette; de mme que dans tous les autres longiornes suivants, elle est membra- neuse, en forme de cur; ils diffrent aussi quant aux tarses ; le pnultime article est profondment bilob, et le dernier n'est pas plus long que les prcdents runis, et sans appendices , portant deux soies entre les crochets. (i) Les mandibules des spondyles et des parandres sont au plus de la longueur de la tte, triangulaires ou coniques , et arques au bout. ('j) F'oj-ez Latr. , Gcner. crust. et insect. , III, 28, et I, ix, 7^ Scboenb. Synon. insect. , I, m, p. 33/}, et App. , p. i^5, et Farticlc Parandre de rEncycIopcdic metbodique. FAMILLE DES LONGICORJXES- I 07 D'autre part , les spondyles sont distingus des genres suivants par leur corselet presque globuleux , sans re- bords, et dpourvu de dents ou d'pines. Leurs larves vivent dans l'intrieur des pins et des sapins de l'Europe. Le S. huprestode ( Attelahiis huprestoidcs y Lin. 5 Oliv. , col. IV, 71 , 1, I ) est lon[^ de six sept lignes, tout noir , trs ponctu, avec deux lignes leves et longitudinales sur chaque lytre. Elles s'oblitrent quelquefois, et ces individus sont regards par quelques entomologistes comme formant une espce propre {elongatiim).Onn^eii connat point d'autres (i). Le troisime et dernier genre de cette tribu . celui Des PmONES. (Prionus. GeofT., Fab. , Oliv.) A des antennes plus longues que la tte' et le corSe- let, en scie ou pectines dans les uns; simples , amincies vers leur extrmit et articles alongs dans les autres. L lobe terminal des mcboires est aussi long au moins que les deux pi'emiers articles de leurs palpes. Le corps est gnralement dprim, avec le corselet carr ou trapzoide, soit dent ou pineux, soit anguleux la- tralement. Ces insectes ne volent que le soir ou dans la nuit, et se tiennent toujours sur les arbres. Quelques espces exotiques sont remarquables par leur grande taille et celle de leur mandibules. On mange la larve du P. cer- \^icorne ) qui vit dans le bois du fromager. Ce genre comprend un assez grand nombre d'espces qui, parles varits de forme et de grandeur de leurs mandibules, de leurs antennes, du corselet, de l'abdomen , pourraient composer plusieurs petits groupes ou sous-genres. L'on sparerait d'abord les espces corps presque pa- vallailipipde ou aiong , droit, avec le corselet beaucoup (i) /^ojc'3 Fab.; Gliv., Lalr., Gyll. , etc. loS INSECTES COLOPTRES. plus court que rabdomen , carr ou trapzode, trs arqu sur les cts; l'cusson petit ou moyen; les antennes sim- ples ou peu en scie, et les mandibules souvent grandes dans les mles. Parmi les espces de cette division , mandibules plus courtes que la tte, antennes presque staces, assez lon- gues, de onze articles, et dont le troisime beaucoup plus long que les suivants, se range. Le P. rouill {P. scabricornis , Fab.j Oliv., col. IV, 66, XI, 4^)? que Ton trouve en France, en Allemagne. Son corps est long d'un pouce et demi , avec les antennes h- risses de petites pines et une seule dent de chaque ct du corselet, forme par ses angles postrieurs (i). D'autres espces, gnralement moins oblongues , un peu penches par devant, dont les mandibules sont toujours moyennes ou peu avances dans les deux sexes; ayant le cor- selet forteme/it dent latralement; les antennes pectines ou fortement en scie, dans les mles, et composes de plus de onze articles dans plusieurs de ces individus; les lytres de la longueur de l'abdomen, et le recouvrant en dessus , ainsi que les ailes , formeraient une seconde division gnrale. Le P. coiToyeur ( Cerambyx coriarius , Lin.; Oliv., ibid. ,1, I. ), long de quinze lignes , d'un brun noirtre , avec les antennes en scie et de douze articles, dans le mle, et trois dents chaque bord latral du corselet. Vit en tat de larve, dans les troncs pourris de nos chnes et de nos bouleaux. Pour se mtamorphoser , elle se creuse un trou dans la. l erre (2). Quelques autres priones, propres au Brsil , d'une forme analogue, mais lytres petites, triangulaires , ne recou- vrant pas entirement l'abdomen, m'ont paru (Familles natur. du rg. anim.) devoir former un genre proj^re ( Ana- tole, Anacolus). MM. Lepeletier et Serville en ont dcrit deux espces ( sangidneus , liigiibris ) dans l'Encyclopdie mthodique. (1) Les Priones gianteus , ccivicornis, damicornis, maxUlosus , bar />aLus,faber, scnipes , etc. , de Fab. et d'Olivie/-. (2) Les P. hrei'icornis y imbricornis , depsarius , etc. FAMILLE DES LONGICORJNES. lOC) Knfin, d'autres piiones couleurs diversifies et mtal- liques dans plusieurs^ ont le corps plus court et plus large, presque ovalaire, avec la tte souvent prolonge postrieu- rement derrire les yeux; les antennes simples, compri- mes; les mandibules courtes; le corselet large, dilat, ar- qu et unident latralement, et tronqu obliquement ou chancr aux angles postrieurs; l'abdomen presque carr, une demi-fois environ plus long que large. L'cusson est ordinairement grand. La languette est proportionnellement plus alonge (i). 2 Les Gerambycins ( Cerambjcini) ont un labre trs apparent et s'tendant clans toute la largeur de rextrmit antrieure de la tte ; les deux lobes maxillaires trs distincts et saillants ; les mandibules de grandeur ordinaire et semblables ou peu diff- rentes dans les deux sexes ; les yeux toujours chan- crs el entourant, du moins en partie, la base des antennes , qui sont ordinairament de la longueur du corps ou plus longues ; les cuisses , ou les quatre an- trieures au moins, sont ordinairement en massue ovode ou ovalaire, rtrcies en pdicule la base. Viendront en premier lieu, ceux dont le dernier article des palpes est toujours manifestement plus pais que les prcdents, en forme de triangle ou de cne renvers; dont la tte n'est point sensi- blement^ rtrcie et prolonge antrieurement, en forme de museau ; dont le corselet ne s'largit point (i) Les priones nitidus , Ibieatus ^ Thom , bifasciatus , canalicula- tus j etc. , deFab. Le P. Spencii de M. Kirb. (Linn. trans. , XII, xxn , i3) parat aj)par- teuir la mme division ou en former une propre, f^oyez Latr. , Gner, crust. et insect,, T, II, p. 3o el suiv.j l'art. Prione deFEucyclop. mthod. 110 INSECTES COLOPTRES. de devant en arrire et n'offre point la figure d'un trapze ou d'un cne tronqu, et dont les lylres ne sont ni trs courtes et en forme d'caiiles , ni r- trcies brusquement un peu au-del de leur base , <3t termines en manire d'alne. On pourrait dsigner cette subdivision sous la dnomination de crambj- cins rguliers^ par opposition ceux de la suivante , qui sont, plusieurs gards, anomaux, et dont les derniers semblent se lier avec ceux de la tribu qui succde immdiatement celle-ci. Ils composent les genres Ceramhjx. Cljtus , Callidium^ de Fabricius, une partie de ses Stenocores^ genre diffrent de celui dsign ainsi avant lui par Geoffroy. Ce sont des Ceramhjx pour Linnaeus , et auxquels il faut joindre quelques-unes de ses Leptures, Les entomologistes modernes ont augment le nombre de ces coupes gnriques; maislescaractres en sont si peu tranchs et se nuancent tellement , que ces genres peuvent tre runis en un seul, celui De Capricorne. ( Cerambjx. ) Un assez grand nombre d'espces , et toutes de l'Amrique mridionale , proportionnellement plus courtes et plus larges que les suivantes, antennes souvent pectines, en scie ou pineuses, sont remarquables par l'tendue de leur corselet, dont la longueur gale presque la moiti de celle des lytres ; tantt uni, il est presque semi-orbiculaire, uni- dent seulement aux angles postrieurs, tantt trs ingal et tuberculeux ; leur prsternum est soit carn ou termin en pointe, soit plan, tronqu, entier ou cliancr son extrmit postrieure, qui s'applique sur une saillie anl- FAMILLE DES LONGTGOKNES. 111 rieuvedu msosternum; les pieds antrieurs, au moins, sont carts leur naissance. L'cussou est grand dans plusieurs ; les tarses sont courts et dilats. Ceux de cette division o le corselet, presque semi-orbi- culaire et toujours fort grand , est uni ou simplement cha- grin , avec une seule dent, de chaque ct , aux angles poslriieurs; dont Textrmit postrieure du prsternum est plane, tronque, soit sans chancrure , soit chancre , et applique sur le msosternum; dont l'cusson est toujours fort grand , et qui ont les pieds fort carts, forment deux sous-genres. Les LissoNOTES. ( Lissonotus. Daim. Ceramhyx. Fab. ) Dont les antennes sont fortememt comprimes , en scie ou scmi-pectines , longues, et dont l'extrmit postrieure du prsternum n'offre point d'chancrure (i). Les Megadbes. (Megaderus. Dej. Callidium. Fab.) A antennes simples , plus courtes que le corps , et o l'ex- trmit postrieure du prsternuni est chancre, et reoit, dans cette chancrure , le bout oppos du msosternum, de manire qu'ils s'unissent intimement ou paraissent ne former qu'un seul plan (2). On a dispers, dans quatre sous-genres, ceux dont le corselet est trs ingal , tuberculeux ou plurident, avec le prsternum carn ou termin postrieurement en pointe. Ici les antennes sont longues, staces, simples, ou tout au plus un peu pineuses ou garnies de faisceaux de poils. Le corselet est toujours grand, 'trs ingal, gure plus large que long. Les Dorcacres. (Dorcacerus. Dcj. Ceramhyx. Oliv.) Distingu de tous les autres parleur tte verticale , grande, presque aussi large que le corselet mesur dans ^on plus grand diamtre transversal, plane et trs velue en devant. (1) Voyes Schnh. , Synoa. inscct, 5 Dalman , Anal, cntomol, , et Germar Insect. spec. nov. (2) Callidium stigma , Fab. ; Dcj. , Calai. , p. 106. 112 INSECTES COLOPTRES. Les antennes sont trs e'cartes. Le prsterniim n'est point lev en carne, et se termine simplement en pointe. L'cus- son est petit (i). Les Trachydres. (Trachyderes. Daim. Cerambyx.Yah.) O le corselet est grand, beaucoup plus large que la tte, avec rextrmit postrieure du prsternum et souvent aussi l'oppose, leve en carnej ou l'cusson est along; dont les lytres sont plus larges leur base et vont en se rtrcis- sant, et dont les antennes ne sont point garnies de faisceaux de poils (2). Les Lophonocres. ( Lophonogerus. Latr. ) Ayant aussi la tte plus troite que le corselet, et rextr- mit postrieure du prsternum carne, mais o ce corselet, ainsi que l'cusson, est proportionnellement plus petit , o les lytres s'largissent vers leur extrmit ^ ou du moins ne vont point en se rtrcissant, et qui ont le troisime article des antennes et les trois suivants garnis de faisceaux de poils (3). L, les antennes sont plus courtes que le corps , pectines ou en scie. Le corselet est transversal, dent latralement. Les lytres s'largissent postrieurement. Les Cte'nodes. ( Ctenodes. Oliv. Kliig. ) (4). ?>Iaintenant le corselet, tantt presque carr ou cylindri- que, tantt orbiculaire ou presque globuleux, est beau- coup plus court que les lytres, du moins dans ceux o il s'tend en largeur, et le prsternuni n'offre ni carne, ni prolongement pointu, son extrmit postrieure. L'cusson (i) Cerambfx barbatus , Oliv. ; Bej. , ibid. , p. io5, (2) Sclinli. , Synon. inscct ,1,3, p. 364- (3) Cerarnbyx barbicornis,0\y ; Trachyderes hirticornis, Schnh.; Cerainbjx hirticornis , Kirby. (4) Oliv., col. YI , 59 bis, I, ij Schnli. , Synou. insect. ,1,3, p. 346; les Etenotes zonela^ rniniela, geniculala , de Klg , Entom. biesil. , XLII , i, 2, 3. Ne conuaissant ces iusecles que d'aprs les figures qu'on en a donne'es , je ne les place dans celte division que par analogie. FAMILLE DES LONGICORNES. 1 l5 est toujours petit. Les pieds sont rapprochs leur nais- sance. Un seul sous-genrc, celui De Phoenicocre. ( Phoenicocerus. Latr. ) S'loigne des suivants par la forme des antennes du mle, dont les articles, commencer au troisime , se prolongent en manire de lames longues et troites, et forment un grand faisceau ou ventail. On n'en connat encore qu'une espce ( P. Dejeanii ), et propre au Brsil. Dans les autres, les antennes sont au plus pineuses ou un peu dentes en scie. Plusieurs , et trs remarquables par leurs couleurs et l'o- deur agrable qu'ils rpandent, offrent, sous le rapport des proportions relatives des palpes, une anomalie : les maxil- laires sont plus petits que les labiaux et mme plus courts que le lobe terminal des mchoires, qui est souvent avanc. Le corps est dprim avec le devant de la tte rtrci et poin- tu; les jambes postrieures sont souvent trs comprimes. Ces longicornes composent le sous-genre Des Callichromes. ( Callichroma. Latr. Ceramhyx. Fab.,Dej.) Parmi les espces antennes simples, staces, corselet dilat, pineux ou tubercule au milieu de ses cts, et dont les pieds postrieurs ont les cuisses alonges et les jambes trs comprimes, se range une espce de notre pays, qui se trouve sur les saules et rpand une forte odeur de rose. Le C. musqu ( Ceramhix moschatushin. ; Oliv., col. IV, 67 , XVII, 7 );il est long d'environ un pouce, entirement vert ou d'un bleu fonc, et un peu dor dans quelques individus. Une autre { Amhrosiacus. Stev, , Charpent. ), qui se trouve au midi de l'Europe, en Crime, etc., ressemble beaucoup la prcdente; mais son corselet est en tout , ou seuleuient sur les cts, d'un rouge de sang. L'Amrique mridionale et les contres quatoriales de l'ancien continent, en fournissent plusieurs autres (i). (1) Les Ceramhyx virens , albitarsiis , nitens , micans, ater^Ji-stiwuSy TOME V. 8 J 14. INSECTES COLOPTRES. D'autres loneicornes de la mme division - m.ais dans les- quels les palpes maxillaires, comme d'ordinaire, sont aussi longs au moins que les labiaux, et dpassent l'extrmit des mchoires, sont distingus des suivants par leurs antennes, offrant distinctement, du moins dans les mles, douze ar- ticles, au lieu de onze; elles sont toujours longues, staces, souvent pineuses ou barbues. Le corselet est dent ou pi- neux sur les cts. Nous les runirons dans le sous-genre Des Acanthoptbes. ( Acanthoptera. Latr. Callichromci. Purpuricenus. Stenocorus. Dej. , Daim. ) Des espces de l'Amrique, corselet presque carr ou presque cylinque, et dont les lytres sont le plus souvent termines par une ou deux pines, sont des Stenocorus pour M. Dalman (i). D'autres, mais gnralement propres aux contres occiden- tales de l'ancien continent, dont le corps est assez lev, avec le corselet presque globuleux, et les antennes simples et sans faisceaux de poils , sont des Purpuricenus pour MM. Zigler et Dejean ('2). vtatus , sericeus , elegans , suturalis , laLijjes , rt'gius , albicornis ^ etc., de Fahricius. Quelques espces africaines , telles que les cerainbyx longicomis , clawicornls et clavigtr de Sclinlierr, trs analogues, au premier coup d'll, aux prce'dentes , paraissent devoir, raison de leurs antennes comprime'es et dilates vers le bout, pouvoir former un sous -genre propre. Mais la bouche du Cerainbyx sex - punctatus de ce savant. {Saperda 6-punctata , Fab.) , qui parat, par sou analogie avec ie C. cla vicornis [S. clcu'icornis , Fab.) du mme, tre congnre , ressemble , quant aux proportions des palpes, aux capricornes proprement dits. La Saperda hirsuticornis de Fab. ( Kirb. , Linn. Trans. , XII , p, 44 2) est bien un calliclirome par la bouche, mais eJ!e en diire par les an- tennes et la forme du corps. (i) Insect. Spec. nov. , p. 5i i et suiv. (2) Les Cerambyx KcJderi, Desfontainii , de Fab. , C. budeiisis de Goeze. Le C. vinculatus de M. Germar, qu'il rajiporle aux purpuricnes, est un calliclirome. M. Sahiberg, professeur d^histoire naturelle, a dcrit et figur ce dernier coloptre , sous le nom de Cerainbyx zonaius , dans un ouvrage ayant pour titre : PericuU entomographici , Species insecLorutn nondurn de^icripias proposUuri fasclculus , avec quatre planches. Il y a FAMILLE DES LONGICORNES. Il5 Une autres espce coi-ps dprim, et dont les anten- nes ont le troisime article et les trois suivants termins par un petit faiscean de poils, se rapprocje des calli- chromes , avec lesquels nous Tavions d'abord place, raison de sa forme gnrale et de son odeur de musc. C'est VA. rosalie ( Ceramhyx alpinus , Lin. ^ Oliv. , ibid, , 67, IX , 58. ) j elle est d'un bleu cendr , avec six taches noi- res, disposes longitudinalement sur chaque lytre, dont les deux du milieu plus grandes et formant une bande. Le devant du corselet offre une tache de la mme couleur. L'extrmit suprieure des articles des antennes est pareil- lement noire. Elle est commune dans les montagnes alpi- nes, et on la prend aussi quelquefois dans les chantiers de Paris. Les crarabycins suivants n'ont que onze articles aux an- tennes. Les uns, ou du moins les mles , ont des antennes lon- gues, staces* le dernier article des palpes en forme de cne renvers , le corselet soit presque carr et un peu dilat au milieu , soit oblong et presque cylindrique; il est sou- vent rugueux et tubercule latralement. Ils composeront le sous-genre Des Capricornes proprement dits. (Cerambyx. Lin,, Fab.) On a distingu gnriquement , et sous le nom d'HAMA- ticre {Haniaticents) y des espces corselet ingal ou ra- boteux, ordinairement pineux ou tubercule et dilat sur le milieu de ses cts ; ayant les^ troisime, quatrime et cinquime articles des antennes manifestement plus pais que les suivants, paissis et arrondis au boift ; ceux-ci, brusquement plus longs et plus menus , presque cylindri- ques, forment, avec les prcdents, une transition subite; ces organes sont beaucoup plus longs dans les mles que dans les femelles. ^ Le C. hros ( C. hros , Fab. ; Oliv. , ibid,, l , i. ) , long reprsent diverses espces decliaransouiles, formant de nouveaux genres dans la mthode de M. Schnherr. Les descriptions sont faites sur le modMe de celles de M. Gylleahall , et aussi compltes que poosible. 8* J 16 INSECTES COLOPTKES. d'un pouce et demi , noir, avec le bout des lytres brun et prolong en une petite dent la suture. Le corselet est trs rid, a\ ec un tubercule pointu ou en forme d'pine de chaque ct. Les antennes sont simples. Commun dans les pays temprs et chauds de l'Europe. Sa larve fait des trous profonds dans le bois du chne j c'est peut-tre le cossus des anciens. On trouve dans nos dpartements mridionaux une espce trs analogue la prcdente, mais sans dent suturale , antennes proportionnellement plus courtes et plus noduleuses , surtout dans la femelle. M. Bonelli Ta nomme militaire ( militaris). Les caractres tirs des antennes sont bien moins pro- noncs dans une autre espce du pays , beaucoup plus petite, plus troite, entirement noire, et sans dent Pexlrmil des lytres , celle que Lincaeus nomme Cerdo (1). Nous rapporterons au mme sous-genre diverses espces de callichromes de M. le comte Dejean , corselet uni ou peu ingal , proportionnellement plus long, soit ova- laire et tronqu aux deux bouts , soit presque cylindrique. Ces espces sont exotiques, presque toutes de l'Amrique mridionale et de petite taille. Elles sont, en gnral, trs ornes , et quelques-unes ont un ou deux faisceaux globu- leux de poils aux antennes. H en est dont les pattes post- rieuies offrent la mme singularit. Fabricius et Olivier ont plac quelques-unes de ces espces avec les saperdes. Les cuisses de ces insectes forment, gnralement, une massue porte sur un long pdicule , et les antennes sont composes d'articles longs et grles {1). (i) P^ojez, pour d'autres espces , le Catalogue de M. Dejean, p. io5. Quel({ues espces exotiques ont le corselet along etuiutique, de mme que les gnomes. Le Ceramhix battus et quelques auLres antennes c'pi- neuses ou en scie doivent former u^e division particulire , la suite de la pre'cc'dente. (2) Les Callicliromes de M. Dejean (Calai.), l'exception de Val/jia, et probablement du globosa. Rapportez-y aussi les callichromes de'crits par M. Germar dans son ouvrage intitule Insect. Spec. nov.^ \c CalLi chroma scopiferutn et les ce.rambyx de l'Entomol. bresil. de M. Klg , ainsi que la sapenla scobuUcornis de M. Kirby (Linn. Trans.); les cerain- FAMILLE DES LONGICORNES. 1 I 7 Nous runirons encore au sous-genre des capricornes^ les Gnomes ( grto/;/a ) de M. le comte Dejean. Leur corselet est I)eaucoup plus long et cylindrique. L'angle interne de Tex- trmit suprieure des articles des antennes est un peu di- lat. Les palpes sont presque filiformes, et les mandibules offrent intrieurement une dent. Les deux espces men- tionnes par lui sont propres, l'une ( G. nigicollis j Fdh.) la ('aroline, et l'autre ( sanguinea. Dcj. ) au Brsil.. Les cranibycins dont les antennes ne sont gure ordi- jiairement plus longues que le corps^ et plutt filiformes que staces j o. le corselet, toujours mulique, est tantt pres- que globuleux ou orbiculaire , et tantt plus troit , pres- que cylindrique, et simplement dilat et arrondi , dans son milieu j et dont les palpes, toujours trs courts, se termi- nent par un article un peu plus paissi et plus large que dans les prcdents, en forme de triangle renvers , compo- .sent, dans les premiers ouvrages de Fabricius , et dans l'En- tomologie d'Olivier, le genre Des Callidies. ( Callidium. ) Qui en forme maintenant trois. Les espces o la tte est au moins de la largeur du cor- selet , et o celui-ci est presque cylindrique et simplement dilat et arrondi au milieu , composent le genre Certalle ( certallum ) de MM. Mgerle et Dejean (i). Celles o la tte est plus troite que le corselet, leV , presque globuleux, sont des Clites {clilus) pour Fabricius. Enfin celles o le corselet, pareillement plus large que la tte, est aplati et orbiculaire, ont conserv la dnomina- tion gnrique de Callidie. Nous trouvons trs communment , au printemps , dans les chantiers et les maisons mme, une espce de cette dernire division. Le C, sanguin ( Ceramhyx sangumeus,L\n. ; Oliv., ibid. , hfx pcrforatus et collaris de M. Klg et le Gnonia cla^ipes de Fabri- cius sont remarquables par la Icngueur du corselet, et se rapproclient des gnomes'xle M. Dejean. (i) Callidium mficolle, Fab. ; ejusd., C.fugax^ Callidium seti^ gerurn , Germ, Il8 INSECTES COL01TKES. 70 j 1 , 1 ) ; il est long de cinq lignes , noir , avec les cor- selets et les tuis velouts ;, d'un beau rouge sanguin. Le 6*. arqu [Leptura arcuata , Lin. 5 Oliv. , ibid.y 70 ^ II, 16), qui est long d'environ un demi-pouce, trs noir, avec (Jeux bandes sur le corselet, trois raies arques sur les tuis , quelques points leur base et leur extrmit, d'un jaune dor, appartient la division des dites. Cet insecte est aussi trs commun. Nous terminerons cette tribu par des insectes qui, SOUS le rapport des palpes , de la forme de la tte , du corselet et de celle des lytres , ainsi que de leurs proportions , offrent des exceptions ou des ano- malies remarquables. Nous commencerons par ceux dont le corselet a une forme trs analogue celui des prcdents et surtout des certalles. Il est de la largeur de la tte et de ce] le de la base des lytres ou peine pi us troit, soit presque cylindrique, soit arrondi, ou presque or- biculaire, et dans les uns et les autres, plus large vers son milieu. Le dernier article des palpes est tantt aminci vers la bout et termin en pointe , tantt pi us pais et tronqu cette extrmit , et en forme de cne renvers. Toutes les cuisses sont en massue, portes sur un pdicule brusque, grle et along. Les ljtres du plus grand nombre sontou trs courtes , ou resserres brusquement peu de dislance de leur base, et subules ensuite. Viendront d'abord ceux o elles n'offrent point de telles dissemblances ; leurs formes et leurs propor- tions relatives sont toujours les mmes que celles des l vires des insectes prcdenls. FAMILLK DliS LONGICORW lS.. 1 1 (^ Le premier genre, celui D'Obrie. (Obrium. Mg. , Dej. Callidium saperda. Fab. ) A pour caractres : tte arrondie et point prolonge antrieurement en manire de museau, palpes filifor- mes, avec le dernier article termin en pointe; anten- nes longues, staces ; corselet long, troit, presque cylindrique ou en ovale ironqu (i). Le second genre , celui De RnmoTRAGUE. (Rhinotragus. Daim.) (a), Diffrp du prcdent par sa tte prolonge et rtrcie en devant, en manire de museau ; par ses palpes , dont le dernier article est un peu plus pais que les prc- dents et tronqu au bout; par les antennes plus courtes que le corps , un peu dilates et un peu dentes en scie au bout, et par sori corselet presque orbiculaire. Ces in- sectes se lient videmment avec le genre suivant, celui De NCYDALE. (Necydalis.) de Linnaeus. Le seul de celte tribu dont les lytres soient ou trs courtes et en forme d'caills , ou prolonges , comme d'ordinaire, jusqu'au bout de l'abdomen, mais resser- res brusquement, un peu au-del de leur naissance, trs troites ensuite et allant en pointe , ou termines en manire d'alne. Ces derniers insectes ne ressem- blent 'duxdemres , avec lesquels Fabricius les a runis, que sous ce rapport. Le dernier article des palpes est un peu plus grand , et presque en forme de cne renvers et comprim. L'abdomen est long, troit, resserr et (i) /^ojec; le Catalogue de M. Dejean, p. iio. (2) Daim. , Insect. Sj)ec. nov., p. 5i3. On peut aussi y rapporter les stnoptres luridus , putictatus , alhicans , de l'Euloaiol. bresil. de M. Kliig. 120 INSECTES COLEOPTERES. comme pdicule sa base. Les ailes ne sont replis qu' leur extrmit. Les espces dont les lytres sont subules formeront un premier sous-genie. Celui De Stenoptre. (Stenopterus. llig. ) On pourrait en sparer diverses espces exotiques anten- nes plus courtes , plus paisses et presque dentes en scie vers leur extrmit (i). Dans celles de notre pays, telles que La N. fauve {rufa ) de Lintiaeus, ou la Lepture tuis trangls de Geoffroy (Oliv., ibid., ^4 ? i > 6 ) , les anten- nes sont filiformes et de la longueur du corps {'i). Celles dont les lytres trs courtes, en forme d'caills , composeront le sous-genre De NcYDALE proprement dit. (Necydalis.) Qui rpond au genre Molorchus de Fabricius. Il a pour Ivpe la grande Ncydale ( Necydalis major) de Linnaeus et de Geoffrov. (Oliv., ibid., i, i.) On la trouve, aux mois de juin et juillet, sur les vieux saules (3). ' Des insectes gnralement propres des les afri- caines, la Nouvelle-Hollande, la Nouvelle-Irlande et la Nouvelle-Zlande, ambigus sous plusieurs rapports, et qui, dans un ordre naturel, devraient peut-tre venir entre leslamiaires et les lepturtes, termineront la division des crambjcins. Leurs palpes sont presque Hliformes, avec le dernier article presque cylindrique^ un peu aminci vers sa (i) Voyez rEntom. brsil. de M. Klj. (2) Les Ne'cydales aira et piusta de V^. et la N. femorata de M. Gerraar sont analogues. (3) /^q^ez Fabricius, Olivier, Klg, Kirby et Schnberr. Le Stenocorus hemipterus de Fabricius, qui semblerait devoir tre ]^lac ici, est, dans l'ordre na'urel, plus voisin des ste'nocores de MM. Germar et Dejean. famille des LONGICORNES 12 1 hasG; le corselet, ordinairement uni ou peu ingal, sans tubercules ai^'us, s'lamit tle devant en arrire, ou prsente la forme d'un trapze ou d'un cne tron- qu , comme dans la dernire tribu de cette famille ; l'abdomen estpresqueen forme de triangle renvers, dans la plupart, et les iytres sont tronques au bout. Ces insectes formeront quatre genres. Les DiSTiCHOCRES (Distichocera) de M. Kirby. O les antennes des mles vont en se dilatant vers le bout, avec leurs articles, partir du troisime, fourcbus ou diviss en deux rameaux au bout (i). Les Tmsisterwes. (Tmesister^us. Latr.) O les antennes sont simples, staces, plus longues que le corps ; dont le corselet est lob postrieurement, avec le prsternum prolong postrieurement, tronqu et reu dans l'cbancrure d'une saillie du msoster- num (2). Les Tragocres ( Tragocerus ) de M. le comte De- jean. Sans saillie prsternale; antennes filiformes , un peu plus courtes que le corps, un peu en scie; corselet ingal, un peu sinu latralement, et dont les iytres forment un carr long (3). Las Leptocres (Leptocera) du mme. Qui n ont pas non plus de saillie au prsternum , (1) Kirby, Linn. Trans., XII., xxiii, 10. (2) Insectes indits de la Nouvelle-Irlande, el qui ont d giands rap- ports avec les ca'lidies varie^atuin , lineaium et sidcatuin de Fab. (3) Dej. , Calai,, i t 1, J22 ir^SECTES COLOPTRES, mais dont les antennes soQt staces, beaucoup plus longues que le corps, surtout dans les rales; dont le corselet est uni, en forme de cne tronqu; et dont l'abdomen et les lytres sont presque triangulaires (i). Les longicornes de notre troisime tribu , celle des Lamiares {^Lamiari ), se distinguent par leur tte verticale, et leurs palpes filiformes ou gures plus gros leur extrmit et termins par un ar- ticle plus ou moins ovode, allant en pointe. Le lobe extrieur des mchoires est un peu rtrci au bout et se courbe sur la division interne. Les an- tennes sont le plus souvent staces et simples^ et le corselet, abstraction faite des tubercules ou des pines des cts, est peu prs de la mme largeur partout. Quelques espces sont aptres ,| caractre que n'offre aucune autre division de cette famille. Cette tribu se compose des genres Z<7/7z/^ Saperda de Fabricius^ de quelques-uns de ses stnocores, des colobotbes de M. le comte Dejeart , ainsi que de quelques-uns de sescerambjx; mais je n'cg. pas encore dcouvert de caractres qui sparent rigou- reusement le premier de ces genres du suivant. Le Cerambyx lougimanus de Linnus et de Fabri- cius n'est ni de ce genre , ni de celui de prione , o on l'avait d'abord plac; mais il en forme un propre , ainsi que Font jug Illiger et Tliunberg, et appartenant la tribu des lamiaires. (i) Carcflnbyx scriptus , Lin., le de France, Consultez, pour ces genres , les Transactions rie la socit linneenne , et Touvrage sur les in- sectes de la Nouvelle-Hollaude de M. Donovan. FAMILLE DS LONGICORINf ES. 125 C'est celui D'AcROCiNE. (AcROCiTsUS, Illig. Macrpus. Tliunb.) Il se dislingue de tous les loiigicornes par son corse- let , ayant de chaque ct un tubercule mobile , termin en pointe ou par une pine. Le corps est aplati , avec le corselet transversal; les antennes longues et menues, et les pieds antrieurs plus longs que les autres; leslylres sont tronques au bout, et termines par deux dents, dont l'extrieure plus forte. L'espce la plus remarquable el l'une des plus grandes, est VA. longimane {Cerambyx Lonpmanus , Lin.;01iv., col. IV, i> ^ III, IV, 12), connue sous le nom vulgaire ' Arlequin de Cayennc. Les cuisses et les jambes des deux pieds antrieurs sont trs lonjjues et grles- Les tubercu- les mobiles du corselet sont termins par une forte pine. Le dessus des lytres est agrablement mlang de gris, de rouge et de noir (i). Tous les autres lamiaires ne composeront qu'un seul genre , celui De Lamie. (Lamia.) Que nous partagerons en deux sections , ceux dont les cts du corselet sont tantt tuberculeux ou rids, tantt pineux, et ceux o il est uni et cylindrique. Les premiers se diviseront en ails et en aptres. On a form avec un grand nombre d'espces, la plu- part de l'Amrique mridionale, dont le corps est propor- tionnellement plus court, plus large, dprim ou peu lev, avec le corselet transversal, l'abdomen presque carr, gure plus longs que large; les pattes robustes et dont les tarses sont trs dilats, le genre Acanthocine [Acanthocinus. Meg., Dej. ) Nous en avons eu Europe trois espces ^ dont l'une, la L. cliarpentier ( L. dilis , f'ab. ) , qui esi Ijs u!:o , avec un duvet gristre, qualie points jaui -es sur le coisoletj (1) Ajoutez Prionus accenliftr, Oiiv. ] 2i4 IWSEGTES COLOPTKES. et deux bandes noirtres sur les lytres, est remarquable en ce que les antennes du mle sont d'une longueur quadruple de celle du corps (i). D'autres , d'uie forme trs analogue , a antennes soit bar- bues, soit garnies de faisceaux de poils, ont paru devoir former un autre genre, celui de Pogonochre {Pogonocherus. Meg., Dej.)' Nous en avons quelques espces en Europe, et presque toutes remarquables par leurs lytres tronques obliquement au bout (2). D'autres encore, et toujours peu alonges, mais dont le corps est plus cylindrique, ont chaque il entirement par- tag en deux par le tubercule donnant naissance l'antenne. C'est le genre Tetraope {Tetraopes) (3). Quelques autres lamies de Fabricius, corps troit et along, avec les antennes fort longues , une forte pine de chaque ct du corselet j dont les jambes antrieures sont un peu courbes, et dont les intermdiaires ont une dent au ct extrieur, composent celui de Monochame ( Monocha- miis. Dej. Monochammus. Dahl., Catal. ); comme ils n'en on point donn les caractres, je n'indique ceux-ci que d'a- prs mes prsomptions (4) Dans le catalogue de la collection des coloptres de M. le comte Dejean, si l'on excepte les espces aptres, les autres lamies de Fabricius conservent la dnomination gnrique de Lamie ( Lamia )) mais il parat d'aprs un autre catalogue , celui de M. Dahl, que deux espces ( Curculionoides, nebu- losa) de notre pays, en ont t spares par M. Mgerle, pour former une autre coupe gnrique, celle de Msose ( Mesosa) (5)^ en supposant que les saperdes diffrent des (i) Voyez, pour les autres espces , le Catal. de M. le comte Dejean . pag. 106. (2) Ibi^. , 107. (3) Voyez Sclinh. (Synon. insect.) et le Catal. de M. le comte De- 3 eau. Les Cerarnbyx maxillosus et nigripes d'Olivier paraissent avoisiner ces insectes. (4) Voyez Dejean , Catal. , p. 106. (5) On aurait pu en former une autre avec le Lamia hystrix de Fab. , dont les antennes sont peclines. Il en est qui, telles que les L. 5fas- ciata, Z-fasciata , capensis , etc. , Oit plutt des rides ou des plis sur les FAMILLE DES LONGICOUNES . 125 lamies par Tabsence de pointes latrales au corselet^ ces es- pces se rapproclieraieiit , cet e'gard des saperdesj mais leur corps est proportionnellement plus court et plus large que celui de ces derniers insectes, et par ce caractre, elles sont plus voisines des lamies. Celle de ces deux espces qu'on a nomme La L. Charanson ( L. curculionoides j Fab.j Oliv., ibid.y IV , 67 , X, 6g ) , est l'une des plus jolies de celles de notre pays. Son corps est long de six lignes, brun, avec des taches rondes, noires, veloutes, entoures d'un cercle ferrugi- neux, ce qui lui a fait donner par Geoffroy la dnomina- tion de Lepture aux yeux de paon. Une autre espce commune en Europe, mais dont le corselet est arm, de chaque ct, d'un tubercule pointu, est la L. tisserand ( Ceranihyx textor y Lin.* Oliv. , ibid. , VI, 39); elle est longue d'un pouce, d'un noir sombre , avec les antennes courtes , et les tuis chagrins. Elle con- duit videmment, avec quelques autres, aux espces ap- tres, toutes propres l'Europe et aux contres de l'Asie, qui lui sont limitrophes, et dont les larves rongent pro- bablement les racines des vgtaux. Ces espces composent le genre Dorcadion ( Dorcadion ) de M. Dalman , adopt par la plupart des entomologistes. Les antennes sont gnralement plus courtes que le corps , articles en forme de cne renvers, ce qui les fait para- tre noduleuses, et leur abdomen est ovalaire ou presque triangulaire. M. Mgerle a form avec quelques petites espces un genre propre, celui de Parmne { Parniena); mais elles ne me semblent s'loigner des autres que par leurs an- tennes plus longues que le corps, et dont les articles tant plus alongs, sont alors plutt cylindriques que coniques, il faudrait, d'aprs cela, leur adjoindre d'autres espces beaucoup plus grandes, offrant les mmes carac- tres ( tristis, luguhrisjfunesta ). Parmi celles dont les antennes sont courtes, ou les cls du corselet que des pines. D'autres, comme les espces nomme'es pulchra, regalis , iniperialis , oculator, ont une forme plus raccourcie et plus large. 126 INSECTES COLOPTRES. Dorcadions proprement dits, il en est une trs commune en Europe, mais presque exclusivement dans les terrains calcaires, ou d'une nature approchante, c'est la L. Cen- dre ( Cerambyx fuU^inator ) , Lin. ; Oliv., ibid., X , i\ ) ; elle est longue de six lignes, noire, avec les tuis tantt cendres, tantt d'un brun noirtre, et offrant chacune , dans tous les cas, trois lignes blanches, l'une le long de a suture, l'autre le long du bord extrieur, et la troi- sime dans l'entre-deux, mais n'allant pas jusqu' leur extrmit postrieure. L'AUeinagne et la Russie mridio- nale en fournissent plusieurs autres espces (i). Les autres lamiaires ont le corselet dpourvu latrale- ment de tubercules ou d'pines et cylindrique j leur corps est toujours aloug, et presque linaire dans plusieurs. Ces lamiaires composent le genre Des Sapebdes (Saperda ) de Fabricius. Celui qu'il nomme Qnoma^ en le restreignant quelques espces de Java, de Sumatra, de la Nouvelle-Hollande, etc., ressemble;, quand la direction de la tte et aux parties de la bouche, aux lamiesj mais le corselet est aussi long que l'abdomen , cylindrique , un peu plus troit au milieu , sans pines ni tubercules. Les antennes sont plus longues que le corps , quelquefois garnies de faisceaux de poils. Les pieds antrieurs sont alongs (2). M. le comte Dejean a dtach des saperdes , les genres Adesme ( Adesrniis ) , Apomecyne ( Apomecyna ) , et Colo- bothe ( Colobothea ). Les Adesmes\Z) ne diffrent des saperdes ordinaires qu'en ce que le premier et le troisime article des antennes sont proportionnellement beaucoup plus alongs; la longueur de ces deux articles et de l'intermdiaire ou du second runis font plus du tiers de la longueur totale de l'antenne. Les Apomcynes (4) ont le corps cylindrique; les antennes (i) Voyez Schnh. , Synon. insect. , I, 3, p 807 ; le Catalogue de M. Dejean , tant pour ce genre que pour celui de Parmne. (2) Les espces nommes longicollis , Giraffa , cjlindricollis, et quel- ques autres incdiies. (3) VoyezXii Calai, de M. le comte Dejean, p. 108. (4) ibid. FAMILLE DES LONGICORNES. 12^ filiformes, courtes, termines en une pointe aigu avec le troisime et le quatrime article fort longs et les suivants trs courts. Ces espces sont propres aux Indes orientales, et rile-de-France. Elles tiennent de prs aux lamies propre- ment dites , et Fabricius en place une (histrio) dans ce genre. Les Colobothes , dont il fait en majeure partie desste'no- cores, ont leurs antennes trs rapproches leur insertion , le corps comprim et comme carn latralement, les tuis chancrs ou tronqus au bout, avec son angle extrieur prolong en manire de dent ou d'pine. Les cuisses sont en massue pdicuie. La face forme un carr long. Ces insectes sont propres l'Amrique mridionale et aux les les plus orientales de l'Asie, situes dans le voisinage de l'qua- teur (i). D'autres saperdes, et toutes du Brsil , dont le corselet est de la largeur des lytres ou peine plus troit; dont les antennes ont les troisime et quatrime articles, ou du moins le prcdent, trs alongs ou dilats, garnis de" poils, et les derniers brusquement plus courts; et dont les lytres sont largies et arrondies au bout, forment une autre division (i). Plusieurs autres saperdes, dont le corps est toujours Iohp- et troit, devraient, raison de leurs antennes, composes de douze articles et non de onze , former un sous-genre propre (3). Parmi les espces considres par tous les entomolo- gistes actuels comme des saperdes proprement dites, nous citerons les deux suivantes': (i) Ibid. Les stnocores pictus (Oliv. , Saperde, Q8 , iv, l\o) , annu- lalus de Fabricius. Sa saperde acuminata parat i-re du mme genre , ainsi que Tinsecte figur par Olivier parmi les capricornes , pi. xvi , 117, quoique son corselet soit bi-c'pine.ux. (2) Telles sont les saperdes amicta , logata , palUata , dasycera , cilia- ris, de l'Entomjlogie bre'silieune de M. Klg. Le genre Thyrsia de M. Dalnian (Anal, entom, , p. 17 t, l,) se rapproche , sous quelques r^ipports, de ces espces 5 mais il paraii , sous d'auties , venir prs de nos derniers prioniens. (3) Les saperdes cardai ^ asphodeli.) suturalis , etc. Dans quelques es- pces prcdentes , le onzime et dernier article est un peu brusq^enient aminci , mais sans tre rellement divis en deux. 128 INSECTES COLOPTRES. La S. chagrine ( Cerambyx carcharias y Lin. ^ Oliv. , ibid.jdS, n,22); eJle est longue d'un pouce, couverte d'un duvet d'un cendr jauntre , ponctue de noir, avec les antennes entrecoupes de noir et de gris. Sa larve vit dans le tronc des peupliers et en dtruit quelquefois les jeunes plantations. La iS". effile {^Ceramhyx Unearis , Lin.j Oliv., ibidy II, i3); son corps est long d'environ six lignes, trs troit, linaire, noir, avec les pattes courtes et jaunes. Les lytres ont des points disposs en lignes , et sont tron- ques au bout. Sa larve vit dans le bois du coudrier. On a dcrit quelques autres espces dont le corps est encore plus troit , et dont les antennes sont excessive- ment longues, et presque aussi menues qu'un cheveu (i). La quatrime et dernire tribu , celle des Leptu- PtTES ( Lepturet ) , nous offre des longicornes dont les yeux sont arrondis , entiers ou peine chancrs, et dont les antennes sont ds lors insres en avant, ou tout au plus l'extrniit antrieure de cette faible chancrure ; la tte est toujours penche, prolonge postrieurement derrire les yeux dans plusieurs, ou rlrcie brusquement, en manire de cou, sa jonction avec le corselet ; cette der- nire partie est conique ou trapzode, et rtrcie en devant. Les lytres vont en se rtrcissant gra- duellement. Cette tribu compose le genre Des Leptures ( Leptura ) (2) de Linnaeus, Moins quelques espces appartenant aux tribus pr- (i) /^ojres Fabricius, Olivier, ScLnherr, et le Catalogue de M. le conitti Dejean, (2) Celui de Stencore de la premire dition de cet ouvrage, dnomi- nation que je crois devoir opprimer ici, raison de la confusion qui re'- sulte des diverses applications qu'on en a faites. FAMILLE DES LONGICOUNES. 12Q cdentes et aux donacies. Ainsi modifi , ce genre rpond celui de Stencore {Stenocorus) de Geollroy , et ceux de Rhagium et de Leptw^a de Fabricius. Tantt la tte est prolonge en arrire, immdiatement aprs les yeux. Les antennes, souvent plus courtes que le corps, sont rapproches leur base, insres hors des veux, sur deux petites minences, en forme de tubercules, et s- pares par une ligne enfonce. Le corselet est ordinairement tuberculeux ou pineux latralement. Ici les palpes sont filiformes^ le dernier article des maxiL laires est presque cylindrique, et le mme des labiaux ovode ; le troisime des antennes et les deux suivants sont dilats leur angle externe , courbes et soyeux, particuli- rement dans les mles. Tels sont Les Desmocres ( Desmocerus ) de M. Dejean. Le corselet est en forme de trapze, sans tubercules ni pointes sur les cts ^ avec les angles postrieurs trs poin- tus. Les mcboircs et la lvre m'ont paru ressembler celles des lamies. On n'en connat qu'une espce ISicn reprsente avec tous ses dtails , par Knoch. Elle est de l'Amrique sep- tentrionale (i). L, les palpes sont renfls leur extrmit, et termins par un article en forme de cne ou de triangle renvers. Les antennes sont rgulires , glabres ou simplement pubes- ^ centes. Quelques-uns s'loignent des 'autres, en ce que les mles seuls sont ails. Leur corselet est conique, uni, sans pines ni tubercules, ils composent le genre Vesperus. (Vesperus. Dej. Stenocorus. Fab., Oliv.) Leur tte est grande , porte sur une sorte de rotule. Les antennes son longues, un peu en scie , avec le premier arti- cle plus court que le troisime. Le derniei* des palpes est presque triangulaire. Les yeux sont ovalaires, lgrement (i) Stenocorus cyaneus , Fab. ; Knocli , N. Beyt , I , p. 148, vi , i^ Ilhagiuni cyaneum , Schuhevv. ^ TOME V. .9 l.>0 INSECTES COLEOPTERES. cliancrs. Les lytres de la femelle sont courtes , molles et be'aites (i). Dans les suivants et de la m.me subdivision , les deux sexes sont ails , le corselet est pineux ou tuberculeux lat- ralement , ingal et comme rebord aux deux extrmits. Ils composent le genre rhagiuni de Fabriclus , ou celui de stencore d'Olivier, et comprennent en outre quelques leptu- res du premier. Des entomologistes postrieurs ont cru devoir partager ces insectes en cinq genres, mais qu'on peut rduire quatre. Les Rhagies proprement dits. (Rhagium. Dabi.) O les antennes, toujours simples , sont de la longueur au plus de la moiti du corps, et o le dernier article des palpes forme une massue triangulaire. La tte est grande , presque carre , avec les yeux entiers. Les cts du corselet offrent chacun un tubercule conique, en forme d'pine (2). Les Rhamnusies. ( Rhamnusium. Mg. ) Dont les antennes , un peu plus courtes que le corps , sont en scie , avec les troisime et quatrime articles plus courts que les suivants. Les yeux sont sensiblement cliancrs (3). Les ToxoTES (Toxotus. Pachyta. Mg., Dej. ) Dont les antennes sont aussi longues au moins que le corps ^ simples, avec le premier article beaucoup plus court que la tte; les yeux sont entiers ou trs peu chancrs. L'abdomen est triangulaire ou en carr long et rtrci pos- trieurement (4). Les Stenodres. ( Stenoderus. Dej. Ceramhyx. Fab. Lcptura. Kirb. Stenocorus. Oliv. ) Ayant aussi des antennes longues, mais dont le premier (i) Stenocorus strepens , Oliv., col. lY , 69, I, ijb. S. luridus , Ross, , Faun. etrusc. Mant. , II, app, , p. 96 , t. HT , fig. i, (2) Les Rhagium hifasciatum , indagator, inquisilor, mordax , de Ta]). (3) Rhagium salicis, Fab. (4) V^ojez le Catal. de MM. Dejean et Dabi. Dans les leptures virgi- nea et collaris de Fabricins , que je rapporte au sous-penre des toxotes, FAMILLE DES LONGJCORNES. l5l article est aussi long au moins que la tte, et dont le corps estlong^ troit, presque linaire. Les palpes sont aussi plus saillants. Les yeux sont entiers (i). Tantt la tte est rtrcie brusquement , ioimdiatement derrire les yeux. Les antennes, insres prs de l'extrmit antrieure de leur cliancrure interne^ sont cartes leur naissance. Les deux mincnces ordinaires d''o elles partent se confondent presque dans le mme plan. Le corselet est pres- que toujours uni ou sans tubercules latraux. Ce sont les LEPTUREsproprements dites. (Leptura. Bej., Dabi ) Les unes ont le corselet presque plan en dessus, et trap- zode ou conique. De ce nombre sont ; La L. arme ( L.arniata , (syll. ^ L. calcarata , Fab. , le mle; L.suhspinosa ^ ejusd., la femelle), qui est trs com- mune en t, dans les bois, sur les fleurs de ronce. Le corps est aong , noir , avec les tuis jaunes , et offrant quatre lignes noires, transverses, dont l'antrieure forme par des points. Les antennes sont entrecoupes de noir et de jaune. Les jambes postrieures du mle sont munies de deux dents. Le L^ noire {L. nigra, Lin.* Oliv., col. yS, ll, 36 ), qui est noire, luisante, avec l'abdomen rouge. D'autres ont le corselet beaucoup plus lev et arrondi , ou presque globuleux. Une espce de cette division, trs commune dans nos environs , est La L. Tomenteiise {L. tomentosay Fab. j Oliv., ihid. ^ 11 , i3 ); elle est noire , avec un duvet jauntre sur le cor- selet. Les lytres sont de cette couleur, avec l'extrmit noire et tronque (2). les troisime et quatrime articles des antennes sont un peu plus courts que le cinquime. f 1) Leptura ceramlfoiJes , Kirb. ( Linn., Trans. , XII , xxtii , r 1) , et quelques autres espces du Brsil. (2) Voyez, en outre, les espces nomrae'es ruhra, virens, liaslaia , 1-punctata , scutellata , etc. ; et quant au genre, les Catalogues pre'cite's, le dernier volume de M. Gyllenbali sur les insectes de la Sude , Fabri- cius , Olivier, etc. 9* 102 TWSECTES COLOPTBES. La cinquime famille des Ttramkes , Les EUPODES. ( Eupoda. ) Se compose d'insectes dont les premiers ( Doua- czeu9 ) se rapprochent tellement des derniers longi- cornes, que Linnceuset GeofFroj les ont confondus avec eux_, et dont les derniers tiennent de si prs aux clirjsomles , type de la famille suivante, que le premier de ces naturalistes les place dans ce genre. Les organes de la manducation nous offrent les mmes affinits ; ainsi , dans les premiers la languette est memDraneuse , bifide ou bilobe , de mme que celle des ongicornes ; leurs mchoires ressemblent aussi beaucoup celles de ceux-ci ; mais dans les derniers eupodes , cette languette est presque carre ou arrondie et analogue celle des cycliques. Cepen- dant les lobes maxillaires sont membraneux ou peu coriaces , blanchtres ou jauntres ; l'extrieur s'largit vers l'extrmit et n'a pas la figure d'un palpe, caractres qui donnent ces parties plus de ressemblance avec les mmes des Iongicornes, qu'avec celles des cycliques. Le corps est plus ou moins oblong, avec la tte et le corselet plus troits que l'abdomen ; les antennes sont filiformes ou vont en grossissant, et sont insres au devant des yeux, qui, dans les uns , sont entiers, ronds et assez saillants, et dans les, autres un peu chancrs; la lte rentre postrieurement dans le corselet^ qui est cylindrique ou en carr transversal ; l'abdomen est FAMILLE DES EUPODES. 1 35 grand , comparativement aux autres parties du corps ^! en carr long ou en Iriangle along ; les articles des tarses, l'exception du dernier, sont garnis en dessous de pelotes , et le pnultime est bilideou bi- oh; les cuisses postrieures sont trs renfles dans un grand nombre, et de l l'origine del dnomi- nation donne cette famille. Ces insectes ont tous des ailes , se tiennent attachs aux tiges ou aux feuilles de diverses plantes, mais de prfrence aux liliaces, relativement un grand nombre d'espces de notre pays ; les larves de quelques-unes ( Dona- des) rongent l'intrieur des racines des vgtaux aquatiques, sur lesquels on trouve l'insecle parfait; celles de plusieurs autres vivent nu , mais en se couvrant de leurs excrments, et s'en forment une sorte de fourreau , de mme que celles des cassides. Nous diviserons cette famille en deux tribus : La premire, celle des Sagrides [Sagrldes^y se. composera, ainsi que l'indique sa dnomination , du genre Des Sagres. (Sagra. ) Les mandibules se terminent en une pointe aigu. La languette est profondment cliancre ou bi lobe. Les UDS ont les palpes filiformes, les yeux cliancrs et ies cuisses postrieures trs grosses, avec les jambes ar- ques. Les MGALOPES. ( MGALOPUS. Fab. ) Ont l'extrmit atitiieure de la tte avance en manire de museau, des mandibules fortes et croises, ies palpes termins par un article along et trs pointu, la languette divise l54 IJNSECTES COLOPTUES. profondment en deux lobes alongcs , le corps court ^ avec le corselet carr ou tiapzode et transversal ^ des antennes qui vont en grossissant ou se terminent en une massue alonge, et dont le troisime article plus long que le prcdent et le suivant, et les quatre jambes postrieures longues^ grles et arques. Ces insectes sont propres TAmrique mridio- nale (i). Les SacxRes proprement dits. ( Sagra. Fab. ) Dsigns primitivement sous le nom ^ plumes , exclusi- vement propres quelques contres de l'Afrique mridio- nale, l'le de Ceylan et la Chine, ont les palpes termins par un article ovode , les divisions de la languette courtes, le corselet cylindrique, les antennes presque filiformes, plus longuesque la tte etle corselet, et dont les articles infrieurs plus courts que les autres, et les quatre jambes antrieures assez paisses, peu alonges, anguleuses, droites. Ces insectes ont une teinte uniforme , mais trs brillante , soit verte ou dore, soit d'un rouge clatant, ml d'un peu de violet (2). Les autres ont les palpes plus gros leur extrmit, les yeux entiers et les cuisses presque de la mme grosseur. Le corps est toujours along, troit, un peu dprim ou peu lev , avec le corselet rtrci postrieurement et presque en. forme de cur. Les Orsodacnes. (Orsodacna. Latr. Oliv. Crioceris. Fab.) Dont les antennes sont filiformes, composes d'articles en forme de cne renvers, o le dernier des palpes est seule- ment un peu plus grand que les prcdents et presque en ovode tronqu, et o le corselet est au moins aussi long que large (3). (i) VoyeZy outre Fabricius, Latreille , Olivier, Gerraar, Dalman , l'excellenle Monographie de ce genre publie'e par M. Klg, et les Obser- vations sur ce genre de M. le comte de Mannerlieim , qui, aux figures de quelques espces , en a ajoute de trs bonnes pour les dtails de la bouclie. (2) Voyez Fab. et Oliv. , V, 90. (3) Voyez Lair. , Gner, crust. et insect. , II , p. 45 ? ei I , xi, 5 j Oliv. , col. VI, 98 Us^ et Gyll. , Insect. Suec. > III , 642. FAlMlLLK DES EUPODE3* l55 Les PsAMMOECHUs. ( PsAMMOECus. Boudiei'. nthicus. Fab. Latridiiis. Dej. ) O les antennes composes d'articles courts et serrs vont en grossissant, et oii Jes palpes maxillaires sont termins brusquement en une forte massue triangulaire. Le corselet est plus large que long. Le corps est plus dprim que dans les prcdents, avec les antennes plus courtes et les yeux moins saillants (i). La seconde tribu y celle des Cuioc rides ( Ciioce- rldes) , se dislingue de la prcdente par les mandi- bules dont l'extremil est tronque, ou ofFre deux ou trois dents, et par la languette qui est entire ou peu chancre. Elle se compose du genre Criogre. (Crioceris. GeofT. 'Chrjsomela. Lin.) Que nous diviserons ainsi : Tantt les mandibules vont en pointe , et offrent cette extrmit deux ou trois dents. Les palpes sont filiformes. Les antennes, de grosseur ordinaire, sont presque grenues dans les uns, et composes en majeure partie dans les au- tres , d'articles en forme de cne renvers, ou sensiblement plus gros vers leur extrmit suprieure. Les DoNACiES. (DoNACiA. Fab. Leptura, h\n.) Ont les cuisses postrieures grandes, renfles; les anten- nes de la mme grosseur partout et articles alongs , les yeux entiers , et le dernier article des tarses renferm, dans la plus grande partie de sa longueur, par les lobes du pr- cdent. Ces insectes ont souvent des couleurs brillantes , bronzes ou dores. Plusieurs offrent aussi un duvet soyeux, trs fin, qui peut leur tre utile lorsqu'ils tombent dans Teau ;, vivent habituellement sur des plantes aquatiques , comme (i) Anthicus i-punctatus , Fab.; je place ici ce genre avec doute l36 INSECTES GOLOPTPvES. les glayeuls^la sagittaire, le nympba, etc., et s'y tiennent fortement accrodis. C'est dans leurs racines que vivent leurs Jarves. Leurs nymphes , d'aprs les observations de M.Adolphe Brongniart ^ sont attaches leurs filaments, par l'un de leurs bords seulement, et y forment des nuds ou bulbes. Les recherches anatoniiquesde M. Lon Dufour, lui font prsumer que les donacies doivent former une fa- mille particulire. Les vaisseaux hpatiques, par leur nom- bre, leur disposition , leur forme et leur structure, font, parmi les ttramres, une exception trs remarquable, et qui parat mme exclusivement propre ces insectes. Ces vaisseaux ne s'aboucheraient qu'au ventricule chylifi.que , tandis que dans tous les autres ttramres, dont cet habile observateur a fait l'anatomie , ils ont une insertion ventri- culaire et une ccale. Ces conduits biliaires , au nombre de quatre seulement, sont de deux espces diffrentes : les uns^ capillaires, disposs en deux anses fort reployes, s'in- srent par quatre bouts distincts sur une courte vsicule obroide, place la face infrieure et un peu latrale de l'extrmit du ventricule chylifique ; les autres , bien plus courts, plus pais, plus dilatables et effils aux deux bouts, sont flottants par Tun d'eux, et implants isolment par l'autre la rgion dorsale et suprieure de cet organe. M. Du- four est port regarder comme alimentaire la pulbe blan- chtre qu'ils renferment. L'sophage est capillaire, et sans dilatation , en forme de jabot. Le ventricule chylifique est hriss de papilles bien saillantes. Les testicules ressemblent beaucoup ceux des leptures. Les larves sont nues et ca- ches, ainsi que celles de ces derniers longicornes, observa- tion qui appuie les conjectures de M. Dufour. Les HiEMONiES. ( HjiMONA. Mg., Dej.) Sont des donacies dont le pnultime article des tarses est trs petit, en forme de nud, presque entier, et dont le dernier est fort long (i). Les PTAURiSTES. ( Petauristes. Latr. ) Ptunis par Fabricius avec les lema ou nos criocres pro- (i) Les D. equisetiy zosercc , de Fab, FAMILLE DES EUPODES. 1 ^^7 prs, ont aussi les cuisses postrieures grosses, mais les yeux sont chancrs les antennes , ainsi que dans ceux-ci , sont gnralement composes d'articles plus courts, et les lobes du pnultime article des tarses bien moins prolon- gs et ne renfermant que la racine du suivant (i). Les Criocres proprement dits. ( Crioceris. Geoff., Oliv. Lema . Fa b . Chrysom ela . Lin.) S'loignent des prcdents en ce que les pieds postrieurs ne diffrent point ou peu des autres j les antennes vont un peu en grossissant et sont presque grenues, leurs articles n'- tant pas beaucoup plus longs que larges. Les yeux sont le- vs et chancrs. L'extrmit postrieure de la tte forme derrire eux une sorte de cou. Ces insectes vivent sur des liliaces, les asperges, etc.^ et, de mme que ceux de la famille prcdente, font entendre un petit bruit lorsqu'on les saisit. Leurs larves se nourris- sent des mmes plantes, auxquelles elles se, tiennent cram- ponnes, au moyen de leurs six pattes cailleuses. Elles ont le corps mou, court et renfl^ leurs propres excrments, dont elles se couvrent le dos , les p-arantit de l'action du soleil et des intempries de l'atmosphre. Leur anus, a cet effet , est situ en dessus. Elles entrent en terre pour se changer en nymphe. Le C. du lis ( Chrysoniela merdgera y Lin. 01 iv., col, V , 94; I? 8. ) est long de trois lignes, avec le corselet et les tuis d'un beau rouge. Le corselet est trangl de chaque ct. Les tuis ont des points enfoncs, disposs en lignes longitudinales. Dans toute l'Europe, sur ie lis blanc. M. Boudier, pharmacien de Versailles , zl entomolo- giste, et l'amiti duquel je suis redevable de plusieurs espces rares ou curieuses, a publi, dans les Mmoires de la Socit linnenne de Paris, des observations sur une autre espce de nos environs, le C. brun {Lema hrunnea, Fab.), qui est fauve, avec les antennes, la poitrine et la base de l'abdomen noirs. Elle vit, ainsi que sa larve, sur le Liliuni convaliaria. 7 T -^t ( i) Les Lema varia , posticata , de Fab. l58 INSECTES COLOPTRES. Le C. de Vasperge ( C. asparagi , Liii. ; Oliv., ibid.j 11^ 28. ) est bleutre , avec le corselet rouge , tantt sans ta- ches, tantt en offrant une dans son milieu, bleue et en forme de cur 5 les tuis jauTitres , mais ayant, le long de la suture, une bande bleue, runie avec trois taches latrales, de la mme couleur, et formant ainsi une croix. La mme plante est dvaste par une autre espce ( C. ' ii'punctata ,\n,), qui est fauve, avec six points noirs sur chaque lytre (i). Les Auchnies. ( Auchenia. Thunb. ) Diffrent des criocres , dont on ne les avait pas d'abord distingus, par leurs yeux entiers^ leurs palpes rtrcis et termins en pointe , et non obtns ^ les sept derniers articles de leurs antennes qui sont plus larges; et leur corselet di- lat, vers le milieu de chaque ct, en manire d'angle ou de dent {'i). Tantt les mandibules sont tronques ; les palpes sont termins par un article trs renfl , tronqu , avec un petit prolongement, en forme d'anneau, prsentant l'apparence d'un autre article. Les antennes sont menues, composes d'ar- ticles fort alongs , presque cylindriques. Les Me'gasclis. (Megascelis. ) Dej. j Latr. ) Les yeux sont un peu chancrs. Les mandibules sont paisses. Le lobe maxillaire extrieur est troit, cylindrique , courb en dedans. Les palpes labiaux sont presque aussi grands que les maxillaires. Ces insectes , propres l'Amri- que mridionale , paraissent avoisiner, sous quelques rap- ports, les Colapsis; mais par leur forme gnrale , ils se ran gent avec les eupodes (3). (i) Voyez Olivier etFabricius, mais en n'y comprenant point les es- pces sauteuses, dont les unes se rapportent au sous-genre Petauristes, et les autres au dernier de ceux de cette famille, ou les me'gasce'lis. (2) Qceris subspinosa , Fab. (3) Les Lema vittata , cuprea, nilidula , de Fab. FAMILLE DES CYCLIQUES. lOQ La sixime famille des Ttramires , celle Des cycliques. ( Cyclica. ) Ayant encore les trois premiers articles des tarses spongieux, ou garnis de pelottes en dessous, avec le pniillime partag en deux lobes, et les an- tennes filiformes ou un peu plus grosses vers le bout, nous prsente un corps ordinairement ar- rondi, avec la base du corselet de la largeur des lytres, dans ceux, en petit nombre, o ce corps estoblong; des mchoires, dont la division ext- rieure, par sa forme troite, presque cylindrique et d'une couleur plus fonce , al'apparence d'un palpe ; la division intrieure est plus large et sans onglet cailleux. La languette est presque carre ou ovale ^ entire ou lgrement chancre. Il paratrait , d'aprs diverses recherches anato- miques de M. Lon Du four , que le tube alimentaire est trois fois au moins plus long que le corps ; que l'sophage se renfle le plus souvent en arrire du jabot, et que le ventricule chyrifque ou l'estomac est ordinairement lisse , du moins dans une grande partie de son tendue. L'appareil de la scrtion bi- liaire ressemble celui des lonmcornes , sous le rapport du nombre et de la double insertion des vaisseaux qui les constituent ; ce nombre est de six , et deux d'entre eux , si l'on en excepte les cassides , sont ordinairement plus grles et moins longs. Chaque testicule est form par un seul sachet. ^O INSECTES COLOPTRES. Toutes les larves qui nous sont connues sont pourvues de six pieds , ont le corps mou , color , et se nourrissent , ainsi que l'insecte parfait , des feuilles de vgtaux, o elles se fixent ordinairement avec une humeur visqueuse ou gluante. C'est l aussi que beaucoup d'elles se changent en nymphes , l'ex- trmit postrieure de laquelle est engage et plie en peloton la dernire dpouille de la larve. Ces nymphes ont souvent des couleurs varies. D'autres larves entrent en terre. Ces insectes sont gnralement de petite taille ^ souvent orns de couleur mtalliques et brillantes , et ont le corps ras ou sans poils. Ils sont , pour la plupart, lents, timides, se laissent tomber terre lorsqu'on veut les saisir, ou replient leurs antennes et leurs pieds contre le corps. Plusieurs espces sautent trs bien. Les femelles sont trs fcondes. Eu gard aux diverses habitudes des larves, les cycliques se divisent en quatre coupes princi- pales : 1 Larves se recouvrant de leurs excrments; 20 Larves vivant dans des tuyaux qu'elles tranent avec elles; 5** Larves nues ; 4 Larves caches dans l'intrieur des feuilles cl vivant de leur parenchyme : Cycliques sauteurs. Tels sont les principes qui nous ont dirigs dans l'ex- positionde cette famire. Nousla partagerons en trois tril)us, d'aprs le mode d'insertion des antennes. FAMILLE DES CYCLIQUES. l^I Les Cassidaires ( Cassidaii ) , qui forment la premire tribu , ont les antennes insres la partie suprieure de la tte , rapproches , droites, courtes , filiformes et presque cylindriques , ou grossissant gra- duellement vers le bout ; la bouclie, totalement situe en dessous, et dont les palpes sont courts, presque fili- formes, est tantt cintre, tantt reue en partie danslacavit duprsternum; les yeuxsont ovodes ou ronds; les pieds sont contractiles , courts, avec les tarses aplatis; les lobes deFavant-dernier article ren- ferment totalement le dernier. Le corps tant plat en dessous , ces insectes ont , au moyen de la disposi- tion de leurs tarses , la facilit de se coller la sur- face des iuilles, et de s'y tenir habituellement im- mobiles ; d'ailleurs, le corps est le plus souvent orbiculaire ou ovale, et dbord tout autour parle corselet et les lytres. La tte est cache sous le cor- selet, ou reue dans son chancrure antrieure. Les couleurs sont trs varies et distribues sous la forme de taches, de points, de raies, d'une ma- nire agrable la vue. Celks de leurs larves qui nous sont connues se recouvrent de leurs excr- ments. Les cassidaires se composent de deux .genres. Celui D'HisPE. (HisPA. Lin.) Dont le corps es't oblong, avec la tte entirement dcouverte et dgage, et le corselet en forme de tra- pze. Les mandibules n'offrent que deux ou trois dents; l4.2 IKSECTES COLOPTRES. le lobe maxillaire extrieur est plus court que l'interne; les antennes sont filiformes et portes en avant. Les Alurnes ( Alurnus ) de Fabricius. Qu'Olivier ne distingue pas de ses hispes, ne paraissent , en effet, n'en diffrer que par la forme de leurs mandibules, dont rextrmit suprieure se prolonge en une dent forte et pointue, et qui en offrent, eu outre, une autre au ct in- terne , mais fort courte. La languette est corne. Ce sous-genre renferme les plus grandes espces, et qui sont particulires, pour la plupart, iaGuiane et au Brsil. De ce nombre est : UHispe borde ( pi. XII , fig. 5 , de la premire dition de cet ouvrage. ) est d'un rouge de sang , avec les anten- nes, le corselet, ses cts excepts , et les lytres, noirs; la suture et le bord extrieur deslytressontde la couleur du corps ; leur milieu offre aussi , dans une varit, un trait transversal pareillement rouge. Cet insecte n'est pas rare au Brsil (i). Les HispES propres. ( Hispa. Lin. Fab. ) Ont des mandibules courtes, termines par deux ou trois petites dents presque gales. L'Amrique nous en fournit un grand nombre d'espces. Quelques-unes ont Je dessus du corps et mme une portion des antennes trs pineux , et telle est la suivante de nos environs. UH. trs noire ( Hispa atra , Lin. ; Oliv., col. V , gS , 1, g) , nomme par Geoffroy la chtaigne noire. Elle est entirement de cette couleur , trs pineuse, et longue d'une ligne et demie. Elle se tient sur les gramines. Les dpartements mridionaux de la France en poss- dent une autre espce ( testacea , Oliv.^ ibid. 1,7), trs voisine de la prcdente, mais fauve. Elle vient sur les cistes. Les Chalpes. ( Chalepus. Thunb. ) En prenant pour type VH. spinipes , de Fab., diffrent des hispes propres raison de leurs jambes longues , grles , (1) Voyez Fab. et Oliv. , col. YI , 95, I , i , 2. FAMILLE DES CYCLIQUES. l43 et arques ; et dont les deux antrieures sont armes au ct interne, dans les mles^ d'une longue pine. Le troisime ar- ticle des antennes est aussi proportionnellement plus long. Quelques autres hispes {Monoceros , Oliv.^ Porrecta , Schnli. 'j Rostratus , Kirby. , etc.) , remarquables par une saillie en forme de corne_, au-dessus de leur tte, forment peut-tre un autre sous-genre. Les Cassides. (Cassida. Lin. Fab. ) Se distinguent des hispes aux caractres suivants : le corps est orbiculaire ou presque ovode, presque carr dans un petit nombre. Le corselet, plus ou moins demi " circulaire, ou en segment de cercle, cache et recouvre entirement la tte, ou l'encadre, en la recevant dans une chancrure antrieure. Les lytres, souvent leves dans la rgion scuteliaire, dbordent le corps. Les man- dibules offrent quatre dents au moins^ et le lobe maxil- laire extrieur est aussi long au moins que l'interne. Les Imatidies [Imatidium) de Fabricius ne diffrent de ses caS^ides que par leur tte dcouverte et engage dans l'chancrure du corselet. Les unes et les autres ont le corps dprim , presque rond , en forme de bouclier ou de petite tortue, souvent un peu lev en pyramide au milieu du dos , et dbord tout autour par les cts du corselet et des tuis. Son dessous est plat, de sorte que ces insec'es sont comme colls sur les objets o ils sont fixs. La C, questre (C. equestris , Fab.) Oliv., col. V,97, 1 , 3, trs voisine de la suivante, mais un peu plus grande, et ne se trouvant que dans les lieux aquatiques, sur la menthe. Verte en dessus, noire en dessous , avec les bords de l'abdomen et les pieds jauntres. La C, verte ( C. viriclis , Lin. , Oliv. , ihid. ,11, 29, lon- gue d'une ligne et demie, ne diffrant del prcdente que par les points des tuis, qui forment des lignes rgu- lires vers la suture^ lescuisses sont ordinairement noires. l44 INSECTES COLEOPTERES. Sa larve vit sur les chardons, et plus communment sur rarticiaux. Son corps est trs plat, garni d'pines tout autour de ses bords , et se recouvre de ses propres excr- ments, qu'elle tient suspendus en masse sur une espce de fourchette, attache prs de l'ouverture de l'anus. La nymphe est aussi trs aplatie , avec des appendices min- ces en forme de dentelures en scie sur ses cts; son cor- selet est large , arrondi en devant, et cache la tte. Dans la larve d'une espce de Saint-Domingue {C. am- pidla ^ Olivier), les excrments forment de petits filets nombreux et articuls , imitant une sorte de per- ruque. Le C. noble (^ C. nobilis , Lin. ) , 01 iv., ibicL, ii ,24 ? est d'un gris jauntre, avec une raie d'un bleu dor prs de la suture, mais qui disparat la mort de l'insecte (i). Dans la seconde tribu , lesGHRYSOMLmEs(CA;^"- somelin), les antennes sont insres au-devant des yeux ou prs de leur extrmit interne, et cartes. Ces insectes ne sautent point. Ils composent, avec ceux de la tribu suivante et quelques-uns *de la fa- mille prcdente , le genre chrjsomela de Linnus, mais que, vu son tendue actuelle, nous avons res- treint par l'admission de quelques autres. Les espces qui nous offrent les caractres prsents ci-dessus Formeront, comme dans les premiers ou- vragesdeFabriciussur l'entomologie, deuxgenre^. Le premier, celui Pe Gribouri. (Cryptocephalus. ) Est compos de clirysomlines dont la tte est en- fonce verticalement dans un corselet vot ou bomb, (i") Voyez , pour les autres espces, Olivier, ibid.j Fal). , Syst. clcul. ; Sclinh. , Synon. iusoct. , 11, \\. i34 et 209. FAMILLE DES GYCLTDES. l/|.5 en forme de capuchon , de manire que le corps , le plus souvent en forme de cylindre court , ou presque ovode et rtrci en devant, parat, vu en dessus, comme tron- qu de ce ct et priv de tte. Les antennes des uns sont plus ou moins en sciegu pectines; celles des autres sont longues et filiformes. Le dernier article des palpes est toujours ovode. Tantt les antennes sont courtes^ pectines ou en scie ds ie quatrime ou cinquime article. Ici le bord extrieur des lytres est tlroit, ou n'offre qu'une faible cliancrure, les angles postrieurs du corselet sont ar- rondis et point vots^ les antrieurs ne sont point flchis en dessous. Le corps est toujours en forme de cylindre court, avec les antennes toujours libres, les yeux entiers ou peu chancrs. Les mles ont souvent la tte plus large, avec les mandibules plus fortes et plus avances, et les pieds ant- rieurs plus longs. Les Clythres. (Clythra. Leacli. Fab. Melolontha. Geoff. ) La C. Quadrille { Clirjsomela quadripunctata , Linn. ; Oliv. , col. VI, 96, , I ), longue de quatre cinq lignes, noire, avec les tuis rouges ayant chacun deux points noirs , dont l'antrieur plus grand. Sa larve vit dans un tuyau d'une matire coriace, qu'elle trane avec elle, et qui m'a t envoy, avec elle, de Nantes, par M. Waudoner (i). L, les lytres, trs dilates extrieurement leur nais- sanceetretrciesbrusquementensuite, offrent unechancrure profonde. Les angles postrieurs du'corselet soiit aigus, vo- ts et forment un toit; les antrieurs sont trs courbs en dessous. Les antennes s'ippliquent sur les cts infrieurs, ou se logent sous ses bords. Les yeux sont sensiblement chancrs dans plusieurs. Le dessus du corps, dansceux, et formant le plus grand nombie, o il est moins court et moins bontb , est ordinairement trs ingal. Ces chrysomlines habitent exclusivement le nouveau continent. (i) f^ojez Olivier et Fabricius, mais en retranchant du genre, Fe'gard de celui-ci , les espces qui se rapportent au suivant. TOME V. 10 l4.6 INSECTES COLOPTKES, Les Chlamydes. ( Chlamys. Knoch. ) O la forme du corps se rapproche de celle d'un cylindre court , ou d'un cube , avec le corselet lev brusquement et comme bossu dans son milieu, et piolong au nilieu du bord postiieur ou unilob. Ce corjjs est gnralement trs raboteux. Les palpes labiaux sont fourchus dans quelques ( i ). Les Lamprosomes. ( Lamprosoma. Rirb. ) ,O. le corps est presque globuleux, trs bomb, fort lisse , avec le corselet fort court, trs large, s'levant graduelle- ment, et faiblement lob au milieu du bord postrieur. Les cinq derniers articles et en scie des antennes sont moins dilats que dans les prcdents (2). Tantt les antennes, sensiblement plus longues que la tte et le corselet, sont simples et filiformes, ou plus grosses vers le bout, ou mme termines en massue, et le plus souvent alors dentes en manire de scie, mais commencer seulement au septime article. Le corps de plusieurs est ovode et rtrci en devant. Le dernier article des antennes est appendice, de sorte que leur nombre parat tre de douze. Ceux-ci ont le corps cylindrique, avec le corselet de la lar- geur de l'abdomen , dans toute sa longueur. Les Gribouris. ( Cryptocephalus. Geoff. ) Dont les antennes et les palpes sont de la mme grosseur partout. Le G. soyeux { Chrysomela sericea, Lin.j Oliv., col. Vl> 96, I, 5)j long de trois lignes, d'un vert dor; les antennes sont noires avec la base verte. Trs commun sur les fleurs semi-flosculeuses (3). (i) Voyez Olivier, mais plus parlicullremeit la belle Monographie de M. Kollar, et celle de M. Klg. Voyez aussi Knocli, New. beyt. lu* sect. , p. 122, etLatr. , Gen. crust. etinsect., LU, p. 53. (2) Lamprosoma bicolor, Kirb., Linn. Trans. , XII, xxn, i5. Voyez surtout Touvrage de M. Germar intitul Insect. Spec. iiov. , p. 5^4 et 575. '3) Voyez, pour les autres espces, Olivier, Fabricius et Sclin- lierr. FAMILLE DES GYCLIDES. l/j^ Les Choragus. ( Choragus. Kirb. ) Ont les antennes termines par trois articles plus gros, for- mant une massue, et les palpes amincis leur extrmits (r). Ceux-l ont le corps rtrci en devant et presque ovode. Les cinq derniers articles des antennes sont souvent plus grands , plus ou moins comprims et plus ou moins dilats en dents de scie. Les palpes maxillaires sont plus gros leur extrmit , ou presque termins en une massue ovode , forme , soit par le dernier article, soit par celui-ci et le pr- cdent runis. Les EuRYOPES. ( EuRYOPE. r^alm. ) O. les mandibules sont trs fortes, et o le second article des antennes est manifestement plus long que le troi- sime (2). Les EuMOLPES. (EuMOLPus. Kug., Fab. ) O. les mandibules sont de grandeur ordinaire , et o. le second article des antennes est plus court que le suivant. L'ii'. de la vigne ( E. vitis , Fab. ; Panz. , Faun. insect., Germ., lxxxix, 12), qui est noir, pubescent, avec les ly- tres, la base des antennes et les jambes d'uu brun rou- geatre ; il nuit beaucoup la vigne. Ce sous-genre se lie, au moyen des colaspes et par une transition presque insensible, avec le genre Des Chrysomles. (Chrysomela. ) Dont le corps est gnralement ovode ou ovalaire^ avec la tte saillante, avance ou simplement penche; les antennes simples, de la longueur environ de la moi- ti du corps, et le plus souvent grenues et grossissant insensiblement. Quelques-unes, dont le corps est toujours ovode ouovalaire. ail, et dont les palpes finissent en pointe, se rapprochent (1) Choragus Scheppardi, Kirb. , Lin. Trans. , XII , xxii ,' 1^. (2) Daim., Ephem. entom, , I , p. 17. L'^'. r6/'a (Latr. , Gner, crust. et insect. ,1, n, 6) est du Se'ne'gal et de TAbyssinie. 10* l4S INSECTES COLOPTRES. des eumolpes et se distinguent des autres chrysomlines suivantes , par leurs antennes filiformes, plus longues que la moiti du corps, composes d'articles alongs , presque cylindriques , et dont le onzime ou dernier article est ter- min par un appendice ou faux article, dont la longueur gale presque la moiti de celle de la portion prcdente de cet article. Tels sont Les CoLASPES ( CoLAsris. Fab. ) Qui n'ont point de saillie au msosternum (i). Et Les PoDONTiES. ( PoDONTiA. Daim. ) O le msosterrwim s'avance en une pointe courte et co- nique , reue au bout dans une chancrure postrieure du prsternum (2). Le premier et l'avant-dernier article des tarses sont trs grands et trs dilats^ le second est petit. Le dernier des maxillaires est conique. Le corps est oblong, dprim ou peu lev, tandis que dans les colaspes il est gnralement court et trs convexe. Dans les chrysomlines suivantes et de la mme tribu, les antennes sont plus courtes, composes d'articles en forme de cne renvers, ou plus ou moins presque grenues, etvont en grossissant j le faux article ou l'appendice terminant le dernier est trs court ou peu distinct. Les unes ont les palpes maxillaires plus gros et tronqus leur extrmit. Parmi elles, il en est o les deux derniers articles de ces palpes sont runis et forment ensemble une massue tron- que j le dernier est plus court que le prcdent, soit trans- versal, soit en forme de cne trs court et tronqu. Les Phyllocharis. ( Phyllocharis. Daim. ) Sans saillie msosternale (3). (i) Voyez Fabricius , Olivier, Sclinherr et Germar. (^a) Daim. , Eplimerid. eutom. , I, aS, De ce nombre est la Chryso- mela il\-punclala eVah. ; Oliv. , col. V, 91, iv , ^'2. (3) Daim. , Ephe'm. entom, , I, p. 20. Les chrj'somles cyanipes, cya- nkomis , undiilata , de Fab. F'oyez Oliv. , col. V , 91 , iv, 5o, 4^ , et vri,99, 100. FAMILLE DES CYCLIDGS. 1^9 Les Doryphores ( Doryphora^ l'ig* ) O le msosternuni, au contraire^ est avanc en pointe ou en manire de corne. Les espces de ce sous genre (i) sont propres TAnirique mridionale; celles du prcdent habitent la Nouvelle - Hollande et l'le de Java. Celles-ci , et dont le nombre est petit, diffrent en outre des prcdentes par leur corps plus along et beaucoup moins lev; et par leurs antennes, dont les premirs articles sont proportion- nellement plus courts , plus paissis et plus arrondis au bout; le second est presque globuleux et n'est gure plu& court que le suivant. On trouve, en Espagne^ deux espces qui paraissent de- voir former un autre sous-genre {Cyrionus, Daim.), Le mso- sternum n'a point desaillie, ainsi que dans les phyllocharis; mais les articles des antennes sont proportionnellement plus longs, plus obconiques ; le corps est plus bomb, avec le corselet plus lev transversalement et arrondi dans ' le milieu ou pulviniforme , tandis que sa surface est plane ou au mme niveau dans les prcdentes (i). Un autre sou-genre, et dont les espces sont exclusive- ment propres l'Australasie, est celui De PAROPsmE. (Paropsis. Oliv. Notoclea. Marsh.) Distinct de tous les autres de cette famille , par ses palpes maxillaires, dont le dernier article, beaucoup plus grand, est en forme de hache (3). Dans les deux sous-genres suivants, le mme article, bien dtach aussi du prcdent, et aussi grand ou plus grand que lui, est plus ou moins semi-ovode. (]es insectes sont rpandus en plus grand nombre dans l'ancien continent, et particulirement en Europe. (i) Oliv., col. V, suite a n^ gi , dorjphore. /^ojrez {^ussi Germar (Insect. Spec. nov.). (2) Chrjsomela rotundata , Dejean, et une autre espce trs ana- logue, mais raye. M. le docteur Leacli m'a communique' une cliry- somline voisine des doryphores, dans le mle de laquelle les antennes n'offraient que huit articles, dont les deux derniers for- mant une massue. C'est son genre Apama. La Chrysomela badia de M. Gerraar parat en former ua autre. (3 T'oyez Olivier, col. V , 92 ; mais il faut en retrancher le P.flavi IDO INSECTES COLEOPTUES. Les TiMARCHES. (TlMARCHA. Mg._, Dcj. ) Qu'on avait ranges avec les cbrysomles, comprennent Celiesqui sont aptres. Leur corps est gibbeux, avec les antennes grenues^ surtout infrieureinent , les lytres ru- nies, et les tarses ordinairement trs dilats , du moins dans les mles. Ces chrysomlines se tiennent terre, dans les bois, sur le gazon, les bords des chemine, marchent lentement et jet- tent par les articulations des pattes une liqueur jauntre ou rougetre. Elles habitent plus particulirement le midi de l'Europe et les contres septentrionales de l'Afrique. Entre les espces dont le corselet est rtrci postrieure- ment et se rapproche de la forme d'un croissant, espces gnralement plus grandes ,, se place La T. tnhrion {teiehrio li^igatus ^ Lin.j Oliv. , col. V , 91 j I? ^ O ; longue de quatre huit lignes , noire , avec le corselet et les lytres lisses, mais finement poin- tills, et les antennes et les pieds violets. Sa larve est ver- dtreou violette, trs renfle, avec l'extrmit fauve, et vit sur le caille-lait jaune. Elle se mtamorphose dans la terre (i). Les Chrysomles propres. ( Chrysomela. ) Comprendront celles d'Olivier qui sont pourvues d'ailes, et dont les palpes maxillaires , d'aprs les subdivisions ta- blies ci-dessus, ont le dernier article des palpes aussi grand ou plus grand que les prcdents, en forme d'ovode tronqu ou de cne renvers. Telles sont La C. sanguinolente { C. sanguinolena ^ Lin.* Oliv., ibid.y I, 8), longue d'environ quatre lignes, noire, ou cans [Chrysomeajiavicans , Fab.) , qui est une vraie chrysomle, Voyez aussi la Monographie du mme genre , mais sous le nom de Notoclea , publie par M. Marsham dans les Transactions de la Socie't linne'eune. (i) Ajoutez les espces suivantes d'Olivier : rugosa^ scahra , ladpes , coriaria, gUingensis. Voyez aussi le Catalogue de la collection M. le comle Dejean j mais, attendu que je ne distingue les limarches descbry somles que par Tabsence des ailes, je ne suis pas certain si toutes les espces qu'il cite sont dans ce cas. FAMILLE DES CYCLIDES. l5l d'un noir bleutre, avec les cts du corselet paissis et ponctus, et les lytres fortement ponctues, et large- ment bordes extrieurement de rouge. A terre, dans les champs, sur les bords des chemins. Le C. crale {C. cerealis , Lin. j Oliv., ihid., vu , io4 ), de la taille de la prcdente , d'un rouge cuivreux en des- sus , avec des raies longitudinales bleues , trois sur le cor selet et sept sur les tuis. Commune en France sur le gent. La C. du peuplier ( C.popuU y Lin. ; Oliv., ibid., vu, I lo ), longue de cinq six lignes, ovale, oblongue, bleue ; avec les tuis fauves ou rouges , et marques d'un point noir l'angle interne de leur extrmit. Sur le sauie et le peuplier, o sa larve vit aussi et souvent en socit. Cette espce et quelques autres pareillement oblongues , corselet plus troit que les lytres en carr transversal , paissi latralement, forment le ^enic Lina de M. M- gerle(i). Nous terminerons cette tribu par les chrysomlines dont les palpes maxillaires sont amincis au bout, et termins eu pointe. Elles composeront deux sous-genres. Les Perdons. (Ph/Edon. Mg. Colaphus. Ejusd. ) Dont le corps est ovode ou orbiculaire (2). Et les Prasocures. ( Prasoctjris. Latr. Helodes. Fab. ) Dont le corps est plus troit , plus along, presque paral- llipipde , avec le corselet diamtres presque gaux. Les quatre ou cinq derniers articles des antennes sont dilats et forment presque une massue (3). (i) Voyez le Catal. de M. Dalil. (u) Voyez le Catal. de M. Dahl,- mais il faudra y ajouter quelques clirysomles, telles que les suivantes ; raphani, viitUln^ polj-gom, etc^ Les antennes des espces nommes armoraci, cocA/ert/vVe , se rappro- chent beaucoup, par leur e'paississement terminal, de celles des helodes. (3) Voj.'LalT. (Gen. crust. eliusect., in,p. 57), Fab.,Ohv-, Schnh., Gyllenh. Aux espces prcites, ajoutez les suivantes: ducta , margi- nelia , hantioi^erana. l52 IJNSEGTES COLKOPRES, La troisime et dernire tribu des cycliques, ceie des GK-Ltjij}CiTv.s[Galerucit), nous prsente des antennes toujours aussi longues au moins que la moiti du corps , de la mme grosseur partout , ou insensiblement plus grosses vers leur extrmit, insres entre les yeux y peu de distance de la bouche, et ordinairement rapproches leur base et prs d'une petite carne longitudinale Les palpes maxillaires, plus pais vers leur milieu , se terminent par deux articles, en forme de cne , mais opposs ou runis parleur base, et dont le dernier court, soit tronqu ou obtus, soit pointu. Le corps est tantt ovode ou ovalaire, tantt presque hmisphrique. Plusieurs, et particulirement les plus petites espces, ont les cuisses postrieures trs grosses, ce qui leur donne la facult de sauter. Cette tribu se composera du genre Galruque. ( Galeruca. ) Que nous diviserons en deux coupes principales j les es- pces non sauteuses ou isopodes , et les sauteuses ou aniso- podes. Quelques espces exotiques, ayant le pi:ultime article des palpes maxillaires diiat et le dernier beaucoup plus court et tronqu, forment le genre Adorie (Adorium) de Fabricius, ou celui ^odes de Weber (i). Celles dont les deux derniers articles des palpes maxillai- res diffrent peu en grandeur , et dont les antennes compo- ses d'articles cylindriques, sont au moins de la longueur (i) Web.j.Observ. entom. ^ Lar. , Gen. crust. et insect. , III, p. 60, et I, XI, 95 Oliv. , col. \ , 92 bis Sclioenh,, ibid , IT , p. 23o j Fab. ^ Syst.eleut. FAMILLE DES CYGLIDES. l55 du corps , ont t distingues sous le nom gnrique de Lu PERE (LrPEBus , Geoff. ) (i). Les autres qui , avec des palpes termines de mme, ont les antennes plus courtes et composes d'articles en cne renvers, sont les Galeruques propres (Galeruca, Geoff.). Telle est La G. de Vorme ( Chrysomela calmarie.nss y Lin.- Oiv., col. YI, g3, m, S-}), longue de trois lignes^ jauntre ou verdtre en dessus; trois taches noires sur le corselet; une autre, avec une raie de la mme couleur, sur chaque tui. Sur Forme; ainsi que sa larve. Cette espce, dans les annes o elle est abondante, en dtruit toutes les feuilles, et fait autant de tort que certaines chenilles. La G. de la lanaisie {Chrysomela tanaceti^ Lin.; Oiiv., ihid.j I? i)? ovale oblongue, trs noire, peu luisante; tuis fortement ponctus , sans stries. Sur la tanai- sie (2). Les galrucites sauteuses ou celles dont les cuisses post- rieures sont renfles, disperses par Fabricius dans les genres Chrysomela ^ Galeruca et Crioceris ^ sont runis en un seul, celui d'ALTiSE {Allica ou Haltica) dans les mthodes de Geoffroy, d'Olivier et d'iliger. Ces coloptres sont trs petits, mais orns de couleurs varies ou brillantes , sautent avec une grande promptitude et une grande hauteur, et dvastent souvent les feuilles des vgtaux qui sont propres leur nourriture. Leurs larves en rongent le parenchyme et s'y mtamorphosent. Quelques espces, celles notamment que l'on dsigne sons lesnoms de- puces des jardins ^ font beaucoup de tort, dans les deux tats, aux plantes potag- res. L'Amrique mridionale est, de toute les contres, celle qui en fournit le plus grand nombre. Iliger a publi, dans son Magasin entomoiogique , une excellente monographie de ces insectes , qu'il distribue dans neuf familles, et dont quelques-unes nous ont paru devoir former des sous-genres propres. (i) Oliv. , col. IV, 75 bis ; Sclinh. , ibid. , p. 292 , 394 '-, Germ. , In~ sect. Spcc. nov. , p. SgS (2) Ployez Oliv. , ibl. l54 INSECTES COLOPTHES. Celui d'OcTOGONOTE (OcTOGONOTEs), tabli par M. Drapiez, (Annal, desscienc. physiq., 111, pag. i8i ), s'loigne de tous les autres par la forme des palpes maxillaires. Ainsi que dans les adories^ l'avant- dernier article est gros, en forme de toupie, et le dernier tis court et tronqu; les labiaux se terminent en pointe ou en manire d'alne, de mme que dans tous les sous- genres suivants j mais ici les maxillaires ont la mme conformation ou sont pareillement subuls leur extrmit. Le dernier article des tarses postrieurs des octogonotes est brusquement renfl et arrondi en dessus, comme ampullac , avec les deux crochets du bout inf- rieurs et petits. Les OEdionyques. ( OEdioivychis. Latr.) Se distinguent par ce dernier caractre des sous -genres suivants. Nous y rapportons les deux premires familles de la monographie d'IUiger. L*Europe n'en offre qu'une seule espce ( A. marglncUa , Oliv. , col. VI , gS bis , ii, 34 ) j en- core ne se trouve- t-elle qu'en Espagne et en Portugal (i). Dans les autres sous-genres, le mme article des tarses est along, s'paissit graduellement, et les deux crochets , de grandeur ordinaire, sont situs, comme de coutume, son extrmit et dans une direction longitudinale. Les PsYLLioDES. ( PsYLLioDES. Latr. ) Ont le premier article de leurs tarses postrieurs fortlonp-, insr au-dessus de l'extrmit postrieure de la jambe; cette extrmit se prolonge en manire d'appendice conique , comprim , creux, un peu dentel sur ses bords et termin par une petite dent (2). (i) Ajoutez ie.?, A. bicolor , thoracica , cincta , albicollis , lunata, et quelques autres espces d'Olivier, (2) La neuvime famille , ou les Allitarses^ d'IUiger renfermant les es- pces suivantes de Gylleuhall : clirysocephala , napi, hyosciaini ^ dulcu- mar , afjinis. Celles qu'il nomme dentlpes , ardella , et ([uelques autres dont les jambes postrieures sont dilates vers le milieu de leur cte postrieur, en lorccie de dent, avec un canal en dessous, longitudinal et cilic' sur ses bords, pourraient former un soiis-genrc propre. FAMILLE DES GLWIPALPtvS. l55 Les DiBOLiES. (DiBOLiA. Latr. Auparavant ^/izVar^^/i-. ) Dont la tte est en majeure partie retire dans le corselet, et dont les jambes postrieures sont termines par une pine fourchue (i). Les LTiSES propres. ( Altica. Latr. ) Dont la tte est saillante, dont les jambes postrieures sont tronques leur extrmit, sans prolongement parti- culier ni pine fourchue; le tarse nat de cette extrmit, et sa longueur n'gale pas la inoiti de celle de la jambe. \J A. potagre {Chrysomela oleraceay Lin.j Oliv. , col. YI, 93 bis, IV, 66.), longue de deux lignes, ovale alon- g, verte ou bleutre, avec une impression transverse sur le corselet, et les tuis finement pointills. Sur les plantes potagres. C'est la plus grande des espces indi- gnes. \JA. rubis ( C niticlula , Lin. ; Oliv. , ibid. , V , 80. ), verte , avec la tte et le corselet dors, et les pieds fauves. Sur le saule (2). Les LoNGiTARSES. ( LoNGiTARSus. Latr. ) Ayant tous les caractres des altises propres, ou du sous- genre prcdent, mais dont les tarses postrieurs sont aussi longs au moins que les jambes dont ils dpendent (3). La septime el dernire famille desTTRAMiiES Les CLAVIPALPES. ( Clavipalpi. ) Se disling-uent de tons ceux de la mme section , ayant comme eux le dessous des trois premiers ar- ticles des tarses garnis de brosses^ et le pnultime bifide (4) , par leurs antennes termines en une ^ . , , , , . I , ^ . -. .. -. .- . (i) La huitime famille, VA. Echii d'Olivier, et VA. occullans de Gyllenhall. (2) Les familles 3, 4 , 5 , 6 du mme. (3) La septime, telles que lesA. lurida , atricilla , cfuadripustulata , dorsalis, hosaca , parvula, anchus , otra, d'Olivier, Gyllenhall , etc. (4) Le dernier offre un nud sa base, caractre qiae l'on observe aussi dans les coccinelles. l56 INSECTES COLOPTRES. massue trs distincte et perfolie, ainsi que parleurs mchoires armes, au ct interne, d'un ongle ou d'une dent corne; quelques-uns, mais en petit nombre , ont les articles des tarses entiers , mais ils s'loignent des autres ttramres tarses analogues, en ce que leur corps est presque globuleux et se contracte en boule. Leur corps est le plus souvent de (orme arrondie, souvent mme trs bomb et hmisphrique^ avec les antennes plus courtes que le corps, les mandi- bules chancres ou dentes leur extrmit , les palpes termines par un article plus gros, et dont le dernier des maxillaires trs grand , transversal , comprim, presque en croissant. La forme des or- ganes de la manducation nous indique que ce sont des insectes rongeurs. Nous trouvons, en effet, les espces indignes dans les bolets qui naissent sur les troncs d'arbres, sous les corces, etc. Les uns ont le pnultime article des bases bi- lob, et ne se contractent point en boule. On peut les runir dans un genre unique, celui Des rotyles ( Erotyltjs) de Fabricius. Ceux-ci ont le dernier article des palpes maxillaires trans- versal , presqu'en forme de croissant ou en hache. Les Erotyles proprement dits. (Erotylus. Fab. ) Etdont les yEgithes deFabricius ne nous paraissent pas es- sentiellement distincts, ont les articles intermdiaires de leurs antennes presque cylindriques, et hi massue, forme \ K. FAMILLE DES GLAVIPALPES. 167 par les derniers , oblongue^ la division intrieure et corne de leurs mchoires est termine par deux dents. Ils sont propres l'Amrique mridionale (i). Les Triplax. ( Triplax. Tritoma. Fab. ) Diffrent des rotyles parleurs antennes presque grenues^ et termines en une massue plus courte, ovode, et par leurs mchoires, dont la division intrieure est membra- neuse, avec une seule et petite dent au bout. Ceux qui ont une forme presque hmisphrique, ou qui sont presque ron<3|i, forment le genre Tritome (Tritoma ) de Fabricius. Tel est Le T. deux pustules {Tritoma hipustulatum, Oliv., col. 89 his, I, 5), noir, avec une grande tache rcuge la base de chaque tui. Dans les bolets et les champi- gnons (2). Ceux dont le corps est ovale ou oblong composent le genre propre des Triplax (Triplax) du mme (3). Les autres ont le dernier article des palpes maxillaires along, et plus ou moins ovalaire. Les Languries. (Languria. Lat., Oliv. Trogosita, Fab.) Qui ont le corps linaire et la massue des antennes de cinq articles. Ils sont tous trangers l'Europe (4). Les Phalacres. (Phalacrus. Payk. Anisotoma. llig., Fab. Anthribus.Qie.o., 0\'\Y.) O le corps est presque hmisphrique, c dont la massue (i) Voyez Olivier, col. V, 89^ Sclinh, Synon. insect. , l, genres JE^ithus ^ Erotylusj et la Monographie de ce genre de M. Dupon- chel , continuateur de l'ouvrage de Godart sur les Le'pidoptres de France, et insere'e dans le Recueil des Mmoires du Muse'um d'histoire naturelle. (2) Fab. , Sysl. leut. (3) Fab. , ihid. Voyez Oliv- , col. Y, 89 bis , genre Triplax. Les tri- tomes de Geoffroy sont des mjcetophages. (4) Latr. , Gen. crust. et insect. ,111, p. 65 , I , xi, 11; Oliv. , col. Y, 88. Ajoutez aux espces indique'es : les trogosites elongata eljiiformis de Fab. l58 IINSECTES COLOPTRES. des antennes n'est que de trois articles (i). Sur les fleun; et sous les corces des arbres. Les autres clavipalpes ont tous les articles des tarses sim- ples , le corps presque globuleux. Ils forment le genre des Agathidies ( Agathidium, illig. Anhotoma , Fab. ) (2). La quatrime section des Coloptres, celle des Trimres ( Trnera), n'a que trois articles tous les tarses. Ils composeront trois familles. Ceux des deux premires ont de grands rapports avec les derniers ttramres. Leurs antennes , toujours composes de onze articles (5) , se terminent en une massue forme par les trois derniers , com- prime, et ayant la figure d'un cne oj:i d'un triangle renvers. Le premier article des tarses est toujours trs distinct ; le pnultime est ordinai- rement bilob , et le dernier, ofFrant un nud sa base , est toujours termin par deux crochets. Les lytres recouvrent entirement l'abdomen et ne sont point tronques. Les derniers trimres, ou ceux de la troisime famille , se rapprochent cet gard et par plusieurs autres caractres, des pentamresbra- chljtres et de quelques autres coloptres de la mme section , tels que les mastiges , les scjd- mnes et ont des habitudes trs diffrentes de celles des autres trimres. (0 ^^y- Gyll.,Insect. Suec, et Sturm.,Faun. Germ.,II, xxx, xxxii. {"i) Voyez la Faune d'Allemagne de Slurm. 5 celle des insectes de Sude de Gyllenhall , etc. (3) Je n'en ai compt que neuf dans les ciype'astres; mais, vu la peti- tesse de ces insectes , il peut y avoir quelque erreur. FAMILLE DES FUNGICOLES. / 169 La premire famille des Trimres , Les FUNGICOLES. ( Fungicol^. ) Ont des antennes plus longues que la tte et le corselet, le corps ovale, avec le corselet trap- zode ; les palpes maxillaires filiformes ou un peu plus gros au bout, mais point termins par un ar- ticle trs grand et en forme de hache ; le pnul- time article des tarses est toujours profondment hilob. On peut rduire cette famille un genre prin- cipal , celui Des EUMORPHES. ( EUMORPHUS. ) Les uns ont le troisime article de leurs antennes beau- coup plus long que les prcdents et les suivants. Tels sont Les EuMORPHES propres. (Eumorphus. Web., Fab. ) O lu massue des antennes est forme brusquement, ser- re, trs comprime, et en forme de triangle renvers. Les palpes maxillaires sont filiformes, et les deux derniers arti- cles des labiaux forment, runis, une massue triangulaire. Ils sont tous de l'Amrique ou des Indes orientales (i). Les Dapses. (Dapsa. Zig. ) O la mme massue antennaire est troite, aenge, ar- ticles carts latralement , et dont le dernier est presque ovode (2). Dans les autres, la longueur du troisime article ne dpasse que de peu celle des prcdents et des suivants. Plusieurs (i) Voyez Fab. , Oliv. (col. VI , 99) , Sclinli. et Latr. (Gner, crust. et insect. , II, p. 171), mais rexception de VE. Kirbyaiius , qui me parat se rapporter aux dapses. (oi) Voyez le Catal. de M. Dabi, ^jouiez l Eumorpus Kirhyanus ^ Latr., Gei). crust. et insect. , I, xi, 12. 1 6o INSECTES COLOPTRES. de ces espces sont indignes ^ et vivent dans les lycoper- dons, ou sous les ccorces du bouleau , et de quelques au- tres arbres. Les Endomyques. ( Endomychus. "W eb.^ Fab. ) Ont les quatre palpes plus gros leur extrmit, les trois derniers articles des antennes carts latralement, plus grands que les prcdents, et formant une massue en trian- gle renvers (i). Les Lycoperdines. (Lycoperdina. Latr. Endomychus. Fab.) Ont les palpes maxillaires filiformes, le dernier article des labiaux plus grand que les prcdents, presque ovode , le quatrime des antennes et les suivants, jusqu'au neuvime inclusivement, presque grenus , et les deux derniers plus grands, en forme de triangle renvers (a). La seconde famille des Trimres, Les APHIDIPHAGES. ( Aphidiphagi.) Se compose, entres graide partie, d'insectes ayant le corps presque hmisphrique, le corselet trs court, transversal, presque en forme de croissant; les antennes termines en une massue comprime en forme de cne renvers, compose par les trois derniers articles^ et plus courtes que le corselet ; le dernier article des palpes maxillaires fort grand, figur en hache, et le pnultime article des tarses^ profondment hilob. Dans les autres trimres de la mme famille ,'les articles des tarses sont simples, ou le pnultime au moins est trs lgremcKt bi- fide, caractre qui, avec quelques autres, dis- tinguent ces insectes des fungicoles. (i) Foyez Latr., Gner, crust. et inseot. , III, pag. 72; Gyllenli, , nsect. Suec. \ les Catal. de MM. Dejean et Dalil. (2) Les mmes ouvrages, et Germar, lusect. Spec. nov. FAMILLE DES APHIDIPHAGES. l6l Ici le corps est plus ou moins pais , et jamais trs aplati, en forme de bouclier; le corcelet est transversal ; la tte est dcouyerte ; les antennes offrent distinc L- once articles , dont les derniers forment une massue en cne renvers. Ces insectes composeront le genre. ' Des Coccinelles. ( Coccinella. ) Les LlTHOPHILES. ( LlTHOPHlLUS. Fi'hl. ) O e corps est ovode , avec le corselet fortement rebord latralement et rtrci postrieurement^ et dont le pnul- time article des tarses est trs lgrement bifide, ainsi que le prcdent (ij. Les Coccinelles propres. ( Coccinella. Lin., Geoff. , Fab. , Oliv. ) Dont le corps est presque hmisphrique, avec le corselet trs court, presque en forme de croissant, point ou lgre- ment rebord , et o le pnultime article des tarses est pro- fondment bilob. Plusieurs espces de ce genre sont trs rpandues sur les arbres et sur les plantes, dans nos jardins, viennent mme dans les maisons, et sont dsignes sous les noms de Scara- bes hmispJincjiies ou tortues j de Bte Dieu, J^ache Dieu , etc. La figure souvent hmi'sphrique de ces insectes, le nombre et la disposition des taches de leurs tuis ^ qui forment sur un fond tantt fauve ou jaune, tantt noir, une espce de marqueterie ou de damier, la vivacit de leurs mouvements, les font aisment distinguer, ils sont des pre- miers reparatre au printemps. Lorsqu'on les saisit, ils replient leurs pieds Contre le corps, et font sortir, par les f i) Liihojjllus ru/icolUs ^ Dahl. , Catai. , p. 44? Tritona connatum, Fab. Ce genre vient peut-tre plus naturellement prs des TripLax de Fab.; mais, par les antennes, il se rapproche aussi des coccinelles. M. le comte Dejean Ta plac dans la section des he'tromres. TOME V. 11 l'62 INSECTES COLOPTRES. jointures des cuisses avec les jambes, de mme que les chry- sorales, les galruques, etc. , une humeur mucilagineuse et jaune, d'une odeur forte et dsagrable. Ils se nourris- sent de pucerons, ainsi que leurs larves, dont la forme et les mtamorphoses ressemblent beaucoup celles des larves des chrysomles. Ils sont, d'aprs les observations de M.Lon Dufour, pourvus de vaisseaux salivaires. On trouve quelquefois des individus trs diffrents par leurs couleurs accoupls: mais on n'a pas suivi les rsultats de ce mlange. La C. sept points ( Coccinella 'j-punctata y Lin. ), 01 iv. , col. VI, g8, I, I, longue d'environ trois lignes , noire; tuis rouges, avec trois points noirs sur chacun , et un septime commun aux deux, au-dessous de l'cusson ; c'est la plus commune de notre pays. La C. deux points {C. i-punctaia, Lin.), Oliv., ibid.y i , 2, noire j tuis rouges, avec un point noir sur chacun. La C. deux pustules ( C. pustulata. Lin. ) , Oliv. , ibid. , vil , io4? toute noire, avec une bande rouge, transverse et courte sur les tuis ( i ). L, le corps est trs aplati, en forme de bouclier^ avec la tte cache sous un corselet presque demi circu- laire. Les antennes n'offrent distinctement que neuf ar- ticles, et se terminent en une massue alonge. Les arti- cles des tarses sont entiers. Le prsternum forme en devant une mentonnire. Tels sont les caractres du genre. Des Clypastres. (Clypeastek. Andersclie. Cos- syphus. Gyll.) On les trouve sous les corces des arbres et saus les pierres (2). (i) FojeZj pour les auti'es espces, Olivier ; ibid. , Schuh. , Sjnon. insecl. , II, p. i5i , et Gyllenh. , Insect. Suec. Les genres Scymnus et Cacidula ^ dtachs du prcdent, ne me paraissent pas en tre suffi- samment distincts. (2) Voyez Schnherr , GjUenhall. Une espce (C. pusillus, Dej.) a t figure par Ahrens dans sa Faune des insect. d'Europe , fasc. vin , t. X. FAMILLE DES PSLAPHIENS. l()3 La troisime et deroire lamille des Trimres, Les PSLAPHIENS. (Pselaphii. ) (i) Ont, par leurs lj trs courtes, tronques, et ne recouvrant qu'une partie de l'abdomen, une cer- taine ressemblance avec les brachlytres , et no- tamment avec les alocbares ; cette dernire partie du corps est cependant beaucoup plus courte , large, trs obtuse et arrondie postrieurement ; les antennes termines en massue ou plus grosses vers le bout, n'offrent quelquefois que six articles; les palpes maxillaires sont ordinairement fort grands; tous les articles des tarses sont entiers, et le pre- mier, beaucoup plus court que les suivants, n'est point ou peu apparent au premier coup d'il ; le dernier n'est le plus souvent termin que par un seul crocbet. On trouve ces insectes terre, sous les dbris des vgtaux; quelques-uns se tiennent dans certaines fourmilires. Ceux qui ont onze articles aux antennes, forment le genre Des PsLAPHES. (PsELAPHUS. Herbst. Staphjlinus, Lin. j4nt/iicus,Fa.h. Les uns, et en petit nombre, ont deux crochets aux tarses. (i) Peu d'insectes ont maintenant aussi Lien connus que ceux-ci. Nous le devons pricipalement au zle et aux recherches de MM, Reichembach (Monog. pselaph.), Mller (Mag. nlora, de Germ.), Leach. (Zool. miscell. , III) et Gyllenhall (Insect. Suec. , IV). 11* l64 II^SECTES COLOPTRES. Les Chennies. ( Chennium. Lalr. ) Dont les dix premiers articles des antennes sont presque j^aux^ lenticulaires, et dont le onzime ou dernier est plus grand , presque globuleux. Les palpes ne font point de saillie (i). . Les DioNix. ( DioNix. Dej. ) O les antennes ont le troisime article et les quatre sui- vants trs petits, transversaux et grenus; le huitime , ainsi que les trois suivants, plus gros que les prcdents, cylin- drique, aussi long que les sept premiers runis; les deux pnultimes coniques , gaux, et le dernier ovode , along, pointu , le plus gros de tous. Les palpes maxillaires sont trs saillants ( mais plus courts que la tte et le corselet pris ensemble ), de quatre articles cylindriques. Les palpes la- biaux sont courts, dirigs en avant, de trois articles, avec une pointeau bout (2). Les autres n'ont qu'un seul crochet au bout des tarses. ici les palpes maxillaires , couds ou replis, sont de la longueur au moins de la tte et du corselet; leur second et quatrime articles sorxt trs alongs, rtrcis leur base, et termins en massue. Tantt les antennes, sensiblemetit plus longues que la tte et le corselet, se terminent en une massue forme par les trois derniers articles, qui sont manifestement plus grands que les prcdents, et dont le dernier est presque ovode ou ovodo-conique. Les PsELAPHES propres. ( Pselaphus. erbst. ) (3). Tantt les neuvime et dixime articles des antenties, dont la longueur gale au plus celle de la tte et du corselet, ne (i) Lalv. , Gner, crust et insect. , III , p. 77 ; une seule espce {bitu- herculatuin) y trs bien (igure'e dans Fallas du Dict. des sciences uatur. (2) Dans celte l^mille , deux des palpes au moins sont termine's de mme. Voyez, pour ce genre, MM. Lepeietier et Serville , Eucy- clop. mtliod , entom., X, p. 221. (3) Les Ps. Herhst' , Hiesii, lojigicollis , desdrensis , etc., de M. Rei- chenbacL , ou sa premire famille de ce genre ; corselet alouge'. FAMILLE DES PSLAPHEENS, l65 sont gure plus grands que les prcdents* le onzime ou dernier est seul beaucoup plus gros, presque sphrique (avec une pointe aciculaire au bout ). Les Bythines. ( Bithynus. Leacb. ) ' O le second article des antennes est plus pais que le premier, et dilat en manire de dent au ct interne (i). Les Arcopages. (Arcopagus. Leacb. ) O le second article des antennes est au contraire plus mmce que le premier, et o celui-ci est mme quelquefois dilat (a). L les palpes maxillaires sont plus courts que la tte et le corselet pris ensemble; le quatrime article au moins est court ou peu along, ovode ou triangulaire. Les Ctenistes. ( Ctenistes. Reicli.) Trs distincts de tous les insectes de cette famille, raison des trois derniers articles de leurs palpes maxillaires, dont le ct extrieur offre une pointe ou dent, avec une soie terminale; le second est trs long , arqu, renfl et arrondi son extrmit; les deux suivants sont presque globuleux. Le dernier des antennes est notablement plus grand que les prcdents et ovalaire. Le corselet est en forme de cne along et tronqu (3). Les Bryaxis. ( Bryaxis. Leacb. Euplectus. Zyc/iw^.Ejusd. ) Dont les palpes maxillaires n'offrent point de tels carac- tres ; leur dernier article est along, en forme de cne ou de hacbe. Le corselet est court,-ou gure plus long que large et arrondi (4). (i) P,s. securigery ejusd. J^oyez Leacb, Zool. miscell. , III, pag. 80, 82 et 83. (2) Ps. glabricollis , Reich. ejusd., Ps. clay^icornis- l^ench, ibid. , 80, 83, 84. (3) Reich. , Mono. , p. 75 et suiv. (4) Voyez Leacl, ibid. La forme du dernier ariicle des pal^cs maxil- laires, ainsi que les proportions relatives de ceux des antennes, peuvent offrir de bons caractres divisionnaires , mais qui ne me paraissent pas assez imporlauts pour signaler des coupes ge'ne'riques. Voyez l'article Psc'Iaphiens de TEncyclopc'die mtliod. l66 INSECTES GOLOPTlKS. Les derniers pslapliiens ont cela de particulier, que les antennes ne sont composes que de six articles ou mme d'un seul. Ils forment le genre Des Clavigres. (Claviger.) Les Clavigres propres. (Claviger.) O ces organes offrent distinctement six articles. Ces insectes n'ont point d'yeux apparents. Les palpes maxillaires sont trs courts, sans articulations distinctes, avec deux onglets au bout. Les deux premiers articles des tarses sont trs courts 5 le troisime et dernier est fort long, avec un seul crochet au bout. On trouve ces pslaphiens sous les pierres, dans les lieux arides, et mme dans les nids de petites fourmis jaunes. M. Millier a publi, dans le troisime volume du Magasin entorn. de M. Germar , une excellente monographie de ce genre. ( F'ojKes aussi Gyllenh., nsect. Suec, IV, p. 240.) Les Articres (Articerus. Dam.) O les antennes ne paraissent composes que d'un seul article , formant une massue cylindrique , alonge et tron- que au bout. Les yeux sont distincts et les tarses sont ter- mins par deux crochets (i). Nota. Les tarses du Dermestes atomariiis de De Ger n'ayant paru M. Leclerc de Laval composs que d'un seul article, nous avions prcdemment form , avec cet insecte et quelques autres, une nouvelle section de coloptres, celle des Monomres ( Monomera ) , quia t adopte par M. Fischer, dans son Entomographie cie la Russie, et qui a form avec cet insecte un nouveau genre, sous le n.om de Clambus. Mais il parat (Gyllenh., Insect. Suec, IV, p. 292^ agB ) que M. Schiippel, l'un de nos entomologistes les plus exercs dans les observations dlicates, a cr la mme coupe, sous la dsignation de Ptilium.M. Gyllenhal en avait runi les espces aux scaphidies j et nous pensons, en effet, que [t) J^riicerus annatiis , Daim. , uscct. du Copal, p. -Ji, lab. V, J. 12. A ea jii;;er d'aprs cellt fp.ure , le tarses sont munis -Je deux crochels. INSECTES ORTHOPTRES. iSj c'est prs de cesderniersque doit tre plac ce nouveau genre. La section des monomres sera ds lors supprime. LE SIXIME ORDRE DES INSECTES , Les orthoptres. ( Orthoptera. ^ona/a. Fab.) Confondus en grande partie ^ par Linnceus, avec les hmiptres, runis par Geoffroy aux coloptres^ mais y formant une division spciale , nousprseutent nn corps gnralement moins dur que les derniers; des tuis mous , demi membraneux , chargs de nervures , et ne se joignant point , dans le plus grand nombre, la suture^ par une ligne droite; des ailes plies dans leur longueur , et le plus souvent en manire d'ventail ^ divises , dans le mme sens , par des nervures membraneuses ; des mchoires toujours termines en une pice corne, dentele et recouverte d'une galette, pice correspondante la division extrieure des mchoires des coloptres ; enfin une sorte de langue ou d'piglotte. Les orthoptres sont des insectes (i) demi m- tamorphose , dont toutes les mutations se rduisent la croissance et au dveloppement des tuis et des ailes, qui commencent se montrer, sous une forme rudimentaire ou comme des moignons, dans la nymphe. Cette nymphe et la larve ressemblant (i) Cel ordre et ceux de lpidoptres ^ d'hyme'aoptres et de rhipip- tres , ainsi que les insectes hexapodes aptres, n'offrent aucune espce aquatique. l68 INSECTES ORTHOPTRES. d'ailleurs l'insecte parfait, marchent et se nour- rissent de la mme manire. La bouche des orthoptres se compose d'un labre , de deux mandibules^ d'autant de mchoires, d'une lvre, et de quatre palpes ; ceux des mchoires ont toujours cinq articles; les labiaux, ainsi que dans les coloptres, n'en offrent que trois. Les mandi- bules sont toujours trs fortes et cornes, et la lan- guette est constamment divise en deux ou quatre lanires. La forme des antennes varie moins que dans les coloptres ; mais elles sont gnralement composes d'un plus grand nombre d'articles. Plu- sieurs ont, outre les jeux rseau , deux ou trois petits jeux lisses. Le dessous des premiers articles des tarses est souvent charnu ou membraneux (i). Beaucoup de femelles ont une vritable tarire , forme de deux lames, pour placer les ufs, que recouvre souvent une enveloppe commune. L'ex- trmit postrieure du corps offre , dans la plupart , des appendices. Tous les orthoptres ont un premier estomac membraneux, ou jabot, suivi d'un gsier musculeux, arm l'intrieur d'caills ou de dents cornes , selon les espces; autour dupjore sont, except dans les lOrlcules, deuxou plusieurs intestins aveugles, munis leur fond de plusieurs petits vaisseaux biliaires. (i) Lr. dessous du iiremier article ollre trois. pelotes ou divisions dans 'fs criqueis. INSECTES ORTHOPTRES. 169 D'autres vaisseaux de mme genre, trs nombreux ;, s'insrent vers le milieu de l'inteslin. Les intestins des larves sont les mmes que ceux des insectes parfaits (i). Tous les orthoptres connus, sans exception , (i) M. Marcel de Serres, professeur de ijiine'ralogie Montpellier, a fait une tude spciale de Tanatomie de ces animaux. Suivant lui, les Orthoptres antennes se'laces, tels que les blalles, les mantes, les taupes-grilions, les grillons et les sauterelles, n'ont que des Iraclie'es e'iastiques ou tubulaires, et qui sont de deux ordres, les unes arte'rielles et les autres pulmonaires. Celles-ci distriDuent seules fair dans tout le corps, aprs Tavoir reu des premires. Dans les orthoplres antennes cylindriques ou prismatiques , comme les criquets, ls truxales, des tra- clie'es ve'siculeuses remplacent les traches pulmonaires. Elles sont mues ])ar des cerceaux cartilagineux ou ctes mobiles, et reoivent l'air au moyen de traches tubulaires ou lastiques, venant des traches arte'- rielles. Le systme nutritif est plus ou moins dvelopp et prsente quatre modifications prindj aies. Les grillons et les taupes-grillons l'em- portent, cet gard, sur les autres. Le jabot est en forme de corne- muse et plac de ct , tandis que, dans les aulres , il est dans la direc- tion du gsier. Ici les vaisseaux hpatiques s'insrent isolment^ dans les premiers, c'est au moyen d'un canal dfrent commun. Les truxales et les criquets, quoique d'ailleurs rapprochs des sauterelles sous le rapport du systme digestif, en difirent nanmoins par leurs vaisseaux hpa- tiques suprieurs , qui n'ont plus leur extrmit de vaisseaux scr- teurs, et ne forment plus de yioches largies, mais des canaux cylindri([ues et alongs. Les intestins des blattes et des mantes ne prsentent que deux divisions j leur systme nutritif est d'ailleurs le mme. Toutes les fois qu'il n'y a qu'un seul testicule, la femelle ne prsente qu^m ovaire ^ tous ceux qui ont des traches vsiculaires sont dans ce cas. Ceux qui n'ont que des traches lastiques ou tubulaires ont deux testicules et* deux ovaires. Les vessies destines lubrfier la canal spermatiaue com- mun sont doubles ou uniques , suivant qu'il y a deux ou un seul tesli- ouie. Les femelles ont aussi une vsicule lubrfianLe l'oviducte commun. Les foricules, dont il i;e parle pas s'loignent, sblon TI. Cuvif^r,de tous les insectes du mme ordre , en te qu'ils manquent de vais-eaux he'- [ aiiques suprieurs. Nous renverrons, l'gard de l'anatomie de tes der- niers, aux Mmoires de MM. Posselt et Lon Dufour. Sous la considra- tion de l'nergie du vol, il est vident qu'elle est beaucoup plus puissante dans les crif^uets et les truxales que dans les autres orlhoplres. IJO INSECTES ORTHOPTRES. sont terrestres , mme dans leurs deux premiers tats. Quelques-uns sont carnivores ou omnivores; mais le plus grand nombre se nourrit de plantes vivantes. Les espces de nos climats ne font qu'une ponte par anne, qui a lieu vers la fin de l't. C'est aussi l'- poque de leur dernire transformation. Nous diviserons les orthoptres en deux grandes faniillcs (i). Les uns ont tous les pieds semblables , et unique- ment propres la course : ce sont les orthoptres coureurs ; les autres ont les cuisses de la paire pos- trieure beaucoup pi us grandes que celles des au trs , ce qui leur donne la facult de sauter. Les mles, en outre , produisent un bruit aigu ou une espce de stridulation ; ce sont des orthoptres sauteurs , et en quelque sorte musiciens, La premire famille des Orthoptres, Les COUREURS. (Cursoria.) Ont les pieds postrieurs uniquement propres , ainsi que les autres , la course. (i) Composant trois sections dans notre ouvrage sur les familles natu- relles du rgne animal. La premire est partage en quatre familles corres- pondantes aux genres Forficula ^ Blatta^ Mantis, Plias ma. La seconde comprend deux familles constitues par les genres yichtia et Locusta. La troisime section forme une autre famille ayant pour type les genres Pneumoru , Truxalis y et celui de GryUus de Fabricius, ou A\4cry- diuin de Geoffroy. /^oj"e;:; aussi , sur les insectes de cet ordre, les M- moires de l'Acadmie de Saint-Ptersbourg, iSi::^. Cette division en deux grandes familles est confirme par leur ana- tomie, les insectes de la premire n'ayant que des traches tubulaircs , et ceux de la seconde eu offrant de vsiculaires. FAMILLE DES COUREURS. I7I Us ont presque tous les tuis et les ailes couchs horizontalement sur le corps ; les femelles sont d- pourvues de tarire corne. Ils forment trois genres : le premier , celui Des Perce-oreilles. (Forficula. Lin.) A trois articles aux tarses, des ailes plisses en ven- tail, et se repliant en travers sous des tuis crustacs, trs courts et suture droite; le corps linaire, avec deux grandes pices cailleuses , mobiles ^ qui forment une pince son extrmit postrieure. La tte est dcouverte. Les antennes sont filiformes , insres au-devant des yeux , et composes de douze trente articles , suivant les espces. La galette est grle, along et presque cy- lindrique. La languette est fourchue. Le corselet est en forme de plaque. Les recherches de J\IM. Ramdohr, Posselt, Marcel de Serres , et surtout celles de M. Lon Dufour, nous ont dvoil l'organisation intrieure de ces animaux. Celui- ci a dcouvert deux glandes salivaires, consistant cha- cune en une vsicule plus ou moins ellipsodale, situe dans le prothorax ou corselet, termine postrieurement par un filet d'une extrme tnuit, et antrieurement par un col tubuleux, capillaire, prsentant prs du pharynx un lger renflement, et s'unissant ensuite avec la partie correspondante de l'autre glande, pour for- mer un conduit commun, s'ouvrant dans la bouche. Le tube digestif se compose d'un sophage, d'un grand jabot along , d'un court gsier en forme de nud , of- frant l'intrieur, pour la trituration , six colonnes lon^ gitudiuales, de consistance presque calleuse, en forme de lancettes, spares par autant de gouttires, et une valvule situe son ouverture ventricuaire; d'un esto- J^ INSECTES ORTHOPTRES. mac ou ventricule cliylifique, au bout postrieur duquel s'insrent un trs grand nombre ( trente , selon M. Du- four) de vaisseaux hpatiques termins en manire de bec, ce qui loignerait ces insectes des coloptres , et les rapproclierait des autres orthoptres et des hymnoptres; enfin d'un intestin grle , d'un ccum et d'un rectum. Le ccum prsente, comme dans plusieurs hymnoptres, des minences musculeuses bien circonscrites , sur les- quelles on remarque, avec le secours du microscope, des expansions trache Ques trs ramifies. SuivantM. Du- four, l'appareil de la gnration dif're essentiellement, en divers points , de celui des coloptres et des orthop- tres. C'est ainsi, par exemple > que les vsicules smi- nales , au lieu d'tre disposes symtriquement par paires, ne consistent ici qu'en un seul rservoir. Les testicules se composent chacun de deux capsules smini- fiques, alonges et plus ou moins contigus. La forme des ovaires , considrs en masse, varie beaucoup, selon les espces. Ils forment tantt deux grappes, tantt deux faisceaux. Dans les femelles qui n'ont pas encore t f- condes, les gaines ovigres ont des tranglements suc- cessifs , qui leur donnent la forme de grains de chapelet. Nous ne suivrons point ce savant quant aux autres observations , relatives , soit aux organes de la respi- ration , qui consistent en traches tubulaires , soit l'appareil sensitif et la pulpe adipeuse splanch- nique. On avait dit que le second article des tarses tait bilob ; il fait observer qu'il est simplement dilat en dessous vers son extrmit , ou en forme de cur ren- vers et sans chancrure. 11 signale par des caractres dtaills et rigoureux les deux espces soumises son scalpel (i). . (i) Voyez , pour d'autres dtails , son Mmoire faisant partie des An- nales des sciences naturelles (XIII, SSy). Ces insectes lui paraissent devoir former un ordic particulier, qu'il nomme Labidowes. M. Kirby FAMILLE DES COUREIIIIS 1 JO Ces insectes sont trs communs dans les lieux frais et humides, se rassemblent souvent en troupe sous les pierres , les corces des arbres , font beaucoup de tort aux fruits de nos jardins, dvorent mme les cadavres de leur propre espce , se dfendent avec leur pince , dont la forme varie souvent selon le sexe. On a cru qu'ils s'insinuaient dans les oreilles , et de l l'origine de leur dnomination. Le grand Perce-oreille {Forficula auricularia ^\u.)y De G., Mm. iusect., il , xxv , 16 25, long d'un demi- pouce, brun, avec la tte rousse, les bords du corselet gristres et les pieds d'un jaune d'ocre j antennes de qua- torze articles. Les deux sexes sont unis bout bout dans l'accouple- ment. La feniclie veille la conservation de ses ufs , et mme , pendant quelque temps, celle de ses petits. Le petit Perce-oreille { Forjicula miner y Lin. ), De G., ihid., pi. xxv , 26, 27 , de deux tiers plus petit, brun , tte et corselet noirs, pattes jaunes^ antennes de onze articles. 11 se trouve plus frquemment autour des fu- miers (1). l'avait dj tabli sous la dnomination de Dermaptres. Le docteur Leach partage les autres orthoptres en deux autres ordres. Ceux dont les ailes sont plisses , iongiludinales, et dont la suture des lytrcs est droite, composent celui iV Orthoptres proprement dits j et ceux o les lytres se croisent , les ailes tant toujours places de mme, forment Fordre des Dictuopires. (i) Aj. F. bipunctata^ Fab. 5 Panz. , Faun. insect. Germ,, LXXXVI, 10; F. giganiea , Fab.; Herbst,, Archiv. insect., XLIX, i j i^oy. Palis, de Beauv. , Insect. d'Afr. et d'Arar. Les deux espces prcites et toutes celles qui n'ont pas plus de quatorze articles aux antennes , composent mon genre Forficule proprement dit (Fam. nal. du rg. anim.^ Celles qui en ont plus, telles que la F. gi gante a et autres, composent mon genre ForfkTsile. Tous ces insectes sont ails. Ceux qui sont aptres forment un troisime genre , celui de Ghlidoure Le docteur Leacli par- tage aussi les dermaptres en trois genres: 1 For/cula, antennes de quatorze articles; 2 Lahidura, antennes de trente articles; 3 Lahia ,^ antennes de douze articles. Consultez , sur ces insectes, ainsi que pour Ij/j./ INSECTES ORTHOPTRES. Les Blattes. (Blatta. Lin.) Qui ont cinq arlicles Ions les tarses, les ailes plies seulement clans leur longueur , la tte caclie sous la plaque du corselet, et le corps ovale ou orbiculaire et aplati. Les antennes sont en forme de soie , insres dans une cliancrure interne des yeux^ longues et compo- ses d'une grande quantit d'articles. Les palpes sont longs. Le corselet a la forme d'un bouclier. Les tuis sont ordinairement de la longueur de l'abdomen, co- riaces ou demi membraneux , et se croisent un peu la suture. L'extrmit postrieure de l'abdomen olre deux appendices coniques et articuls. Les jambes sont gar- nies de petites pines. Leur jabot est longitudinal , et leur gsier a en dedans de fortes dents crochues; on leur compte liuit dix ccums autour du pylore. Les blattes sont des insectes nocturnes trs agiles, dont les uns vivent dans l'intrieur des maisons, parti- culirement dans les cuisines , les boulangeries et les moulins farine , et dont les autres habitent la cam- pagne. Ils sont trs voraces, consomment toutes sortes de provisions de bouche. Les espces propres nos colo- nies y sont dsignes sous le nom de kakerlacs ou kaker- laques , et importunent beaucoup leurs habitants par les dgts qu'elles y font. Non-seulemeut elles attaquent les comestibles , mais rongent encore les toffes de laine et de soicj, et jusqu'aux souliers. Elles mangent aussi des insectes. Des espces de Sphex leur font la guerre. La 5. orientale {B. orientalisy Lin.), De G., Mm. insect., m, XXV, 1 7 , longue de dix lij^nes, d'un brun marron rousslre; des ailes plus courtes que Tabdomen , dans le mle; de simples rudiments de ces organes dans la fe- ics autres du mme ordre, Touvrage de M. Toussaint Charpentier, intitul Hor rntomologic. FAMILLE DKS COUREURS. 176 nielle. Ses ufs, au nombre de seize, sont renferms sym- triquement dans une coque ovale, comprime, d'abord blanche, ensuite brune, solide, dentele en scie sur un des cts. La femelle la porte quelque temps l'anus , o elle fait une saillie, et la fixe ensuite, l'aide d'une ma- tire gommeuse , divers corps. Cette espce est un flau pour les habitants de la Russie et de la Fin lande. On la dit originaire de TAsie. Quelques auteurs la font venir de rAmrique mridionale. La B. deLaponie {B. lapponica, Lin.), De G., l'bid.^ 8, 9, loj d'un biTin noirtre j bords du corselet d'un gris clair; tuis de la mme couleur. Elle ronge le poisson sec dont les Lapons font des provisions pour leur tenir lieu de pain, (vhez nous, elle habite les bois. La B. kakerlac {B. americana) , De G., ihid., xliv , i, 2,3, rousse ; corselet jauntre avec deux taches et une bordure brunes; abdomen roux; antennes trs longues. En Amrique. M. Hummel , membre de la socit impriale des natura- listes de Moscou , a publi dans le premier cahier de ses es- sais entomologiques plusieurs observations trs intressantes, sur l'histoire de la B. germanique {B. germanica y Fab.), espce d'un rousstre clair, avec deux lignes noires sur le corselet (i). Les Mantes. {Maintis. Lin.) O l'on trouve encore cinq articles tous les tarses, et des ailes simplement plie's daris leur longueur , mais dont la tte est dcouverte , et dont le corps est troit et along. (1) Voyez , pour les autres espces , De Geer, ihid. ; Fah. ; Oliv. , Erir cyclop. mthod Fuels. , Arch. msect. , tab. xlix , 2-11- Coqueb. , Illust. icon. insect. , III, xxi , i 5 B. pdci/ca , et Toussaint Cliaipen- tier, Hor. eut(3mol, p. ^ij-^S. /''ojez, quant la blaita acen^orutn de Panzer, le sous-gcnre Myrmcophile del famille suivante. Les blattes , dont l'un des sexes au moins est prive d'ailes , telles que la B. orientalis et les B. limhata, decipiens , de M. Hummel , composent, dans nos fa- milles naturelles du rgne animal, le gerft-e Kakerlac. 176 INSECTES ORTHOPTRES. Elles diffrent encore des blattes par leurs palpes courts, finissant en pointe, et par leur languette qua- drifide. Ces insectes ue se trouvent que dans les coutres tem- pres et mridionales, se tiennent sur les plantes ou sur les arbres, ressemblent mme souvent leurs feuilles ou leurs brancbes , par la forme et la couleur du corps, et reclierclient la lumire du jour. Les uns vivent de rapine et les autres sont berbivores. Leurs ufs sont or- dinairement renferms dans une capsule de matire gom- meuse , se durcissant l'air, divise intrieurement en plusieurs loges , tantt sous la forme d'une coque ovale , ^ tantt sous celle d'une graine , avec des artes ou des angles , brisse mme de petites pines. La femelle la m colle sur des plantes ou sur d'autres corps levs la sur- * face de la terre. Leurs estomacs ressemblent ceux des blattes, mais leurs intestins sont plus courts propor- tion (1). Les uns ont les deux pieds antrieurs plus grands que les autres longues , avec les hanches, les cuisses fortes, compri- mes et argues d'pines en dessous , et les jambes termines par un fort crochet; elles ont trois yeux lisses , distincts, rap- prachs en triangle; le premier segment du tronc fort grand, les quatre lobes de la languette presque de la mme lon- gueur; es antennes insres entre les yeux, et la tte trian- gulaire et verticale. Ces espces sont carnassires, saisissent leur proie avec leurs pieds antrieurs , qu'elles relvent ou portent en avant, et dont elles replient avec promptitude la jambe contre le dessons de la cuisse. Leurs ufs , trs nombreux , sont ren- ferms dans autant de petites cellules , disposes par sries rgulires et runies en une massue ovode. (i) M. Marcel de Serres a publie' sur ces insectes de bonnes Observa- lins a:*atomiqucs, consignes dans le Recueil des mmoires du Musum d'histoire naturelle. FAMILLE DES COUREURS. I77 Ces orthoptres forment le sous-geure. Des Mantes propre. ( Mantis. ) Celles dont le front se prolonge en forme de corne , et dont les mles ont des antennes pectines ^ sont des Empuses (EmpLisa) pour !iger. Elles ont au" bout des cuisses un appendice arrondi et membraneux , en forme de man- chette. L'abdomen est festonn sur ses bords dans plu- sieurs (i). Celles qui n'ont point de corne sur la tte , et dont les an- tennes sont simples dans les deux'sexes, composent seules le genre des Mantes du mme naturaliste. La 31. prie-dieu {31. rcligiosa, Lin. ), Rs. nsect. H, Gryll., I7 II , ainsi nomme de ce qu'elle relve et rap- proche ses deux bras la manire d'une personne sup- pliante. Les Turcs ont mme pour cet insecte un respect religieux, et une autre espce de ce genre est encore plus vnre chez les Hotentots. La M. prie-dieu y trs commune dans les provinces m- ridionales de la France et en italie , est longue de deux pouces, d'un vert clair ^ quelquefois brune, sans taches. On remarque seulement au ct ijiterne des hanches an- trieures une tache jaune, borde de noir, caractre qui la distingue d'une mante du Cap de Bonne-Esprance, presque semblable (2). Les autres otit les pieds antrieurs semblables aux sui- vants, les yeux lisses, trs peu distincts ou nuls; le premier segment du tronc plus court ou de longueur au plus du sui- vant ; les divisions intrieures de la languette plus courtes que les latrales ; les antennes insres devant les yeux , et Il I Il Il I I III r I 11 I ^ I 1 I I I M I MBIl I I (1) Stoll., Mant. , viu, 3o ^ ix, 34 ; ii/t/. ,35jx, 4oj ^i, 44; xu, 47 ibid. , 48 ; ihid. , 5o ; xvi , B% , Sg; xvii , 61 ; xx, 74? ^^i "jg. La fig, 94 de la pi. XXIV est une larve trs semblable celle du mcmds pau- verata e.YQh. . . [p.'] Voyez, pour les autres espces , Stoll , genreles 3Intes ou des Feuilles ambulantes , rexceplion de celles qui se rapportent au genre des Phyilies. {l'oyez plus hais.) Voyez encore la Monographie des mantes d Liclitenstein (Lino. soc Trans. , tooi. VI); Pal, de Beauv. , nsect. d'Afr, et crAmr. 5 HerljsL , Aicli. des hiscL. , et Charpent. , Hor. en loin. , p- 87-91 . Ij8 INSECTES OUTHOPTRES. la tte presque ovode et avance, avec des mandibules paisses et les palpes comprmes. Ces insectes ont des formes trs singulires, et ressem- blent soit une petite brandie d'arbres , soit des feuilles. Ils paraissent ne se nourrir que de vgtaux, et ont, de mme que plusieurs sauterelles , la couleur de ceux o ils vivent habituellement. Les deux sexes diffrent souvent beaucoup. Ils forment le sous-genre Des Spectres (Spectrum) de Stoll. On l'a partag en deux autres (i). (i) MM. Lepelelier et Serville (Encyclop. mihod.) oui ajoule quel- ques nouveaux genres ceux que j'avais indiques dans mes familles natu- relles du rgne animal. Les uns ont le prolliorax beaucoup plus court que le mesothorax ; le corps et les pattes longs, line'aires. Les elytres sont toujours trs courtes dans les deux sexes, lorsqu'elles existent. Ceux cjui sont aptres forment deux genres : fcelui de Bacille (5c, Cours d^Agric. ) (i) ^ Il ^ ,.. ^ I I .1 -. I. I Il I I ! I^l^l Ml . - _ ^1 ! , H (1) Latr. j Gner, crust. et in.sp:i , l , p. gS. i8j insectes ORTHOPfnES. 9." Les Tbidactvles. (Tridactylus. Oliv. Xya. Illig.) Fouissant aussi la* terre, mais avec les jambes antrieures seulement, et qui ont la place des tarses postrieurs, des appendices mobiles, troits, crochus, et en forme de doigts. Les antennes sont de la mme grosseur, trs courtes, et de dix articles arrondis. - On trouve dans le midi de la France, sur les bords des rivires. Le T. mlang ( Xya variegata ,\\\'iq. } Charpent., Hor. entom. , p. 84 ;, t. ii , fig. 2 , 5. ) Cette espce est petite, noire, avec un grand nombre de taches ou de points d*un blanc jauntre, et saute trs fort(i). 3** Les Grillons proprement dits. ( Gryllus. ) Qui n'ont point de pieds propres fouir la terre, et dont les femelles portent, l'extrmit postrieure de leur corps, une tarire saillante. Leurs antennes sont toujours alonges, plus menues vers le bout, et finissant en pointe. Les yeux lisses sont moins distincts que dans les tridactyles et les courtilires. Le G. des champs ( G. campestris y Lin. 5 Rs. , Lis., Il, Gryil., xiii. ), nir, avec la base des tuis jauntre, tte grosse, cuisses postrieures rouges en dessous. 11 se creuse sur les bords des chemins, dans les terrains secs et expo- ss au soleil, des trous assez profonds, o il se tient a l'afft des insectes , dont il fait sa proie. La femelle y fait sa ponte, compose d'erwiron trois cents ufs. H donne la chasse au suivant : Le G. domestique {G. domesticus , Lin. ; Rsel., Insect., Il, GrylL, xii), d'un jauntre ple, mlang de brun, il frquente les parties intrieures des maisons o l'on a fait plus habituellement du feu , et qui lui fournissent des retraites et des vivres , comme derrire les chemines, les fours , etc. (7est l aussi qu'il se multiplie. Le mle pro- duit un bruit aigu et dsagrable. On trouve en Espagne, en Barbarie, un grillon trs sin- ( 1) Latr. , ibid. , p. 96; T. paradoxus , Coqueh. , Illust. icon. insect., lil , XXI , 3. FAMILLE DES SAUTEUllS. l8a gulier ( Gryllus iimbraculatiis , Lin. ). Le maie a sur ]e front un pioioiigenient riicmbraneux , qui tombe eu forme de voile. MM. Lefvre et Bibion ont rapport de leur vovage en Sicile une nouvelle et grande espce, que le premier a d- crite sous le nom de mgacphale ; sa stridulation se pro- longe la dure d'une demi-minute, et peut tre entendue h prs d'un i^illede distance. T)ns le G. monstrueux , les ailes se roulent en plusieurs tours de spire leur extrmit (i). 4** Les Myrmcophiles. (MitxMecophila. Sphrium. Charpent. ) Qui n'ont point d'ailes, et dont le corps est ovale. Ils res- semblent d'ailleurs, quant aux antennes et au dfaut d'yeux lisses, aux grillons proprement dits. Les cuisses postrieures sont trs grosses. . La seule espce connue ( Blata acervorum , Panz. , Faun. nsect. Germ,,.LXVlI , 24. ) vit dans les fourmilires {'i). Tantt les tuis et les ailes sont en toit , et les tarses ont quatre articles. Les antennes sont toujours fort longues , et en forme de soie. Les mandibules sont moins dentes , et la galette est plus large que dans les grillons. Les femelles ont constamment une tarire avance, Gomprime, en forme de sabre ou de coutelas. 11 n'y a que deux ccums , comme dans les prcdents , mais les vaisseaux biliaires entourent le milieu de l'intestin, et s'y insrent directement. Ces orthoptres sont herbivores, et forment le genre Des Sauterelles proprement dites. ( Locusta. Geoffc, Fabw Gryllus tettigonia. Lin.) La grande Sauterelle ( L. viridissima , Fab. ) Rs. , In I ' i _- - - - If (i) Ajoutez Gryllus pellucens , Panz., Faun. nsect. Germ. , XXII, 17, mle de V Acheta italica de Fab. Il vit sur les fleurs," ^Acheta sjhestris, Fab. ; Coqueb. , Illust. icon. , I , i , 2 ; -^ ^. umbraculata , Fab. j Coq. , ibid. , III , xxi, 2 , et d'autres espces figure'es par De Gecr, Drurj, Ilerbst. , etc. Voyez Fabricius. (>-) Elle a ele', je crois, le sujet d'un Mmoire de M, Paul Savi. l84 INSECTES ORTHOPTRES. sect. , II, GrylL, x , xi. ) , longue de deux pouces, verte, sans taches; tariie de la femelle droite. La Sauterelle tachete ( L. verriicivora j Fab. ; R., ihid. j Viil. ) , longue d'un pouce et demi , verte, avec des taches brunes ou noirtres sur les tuis^tariredelafemelle recourbe. Elle mord fortement ; l'on dit que les pay- sans de la Sude se font mordre par cet insecte les verrues des mains, et que la liqueur noire et bilieux qu'il d- gorge dans la plaie f^it scher et disparatre ces excrois- sances cutanes. Plusieurs espces de ce genre n'ont point d'ailes, ou n'offrent que des tuis trs courts, comme La S. porte-selle (Z. ephippiger, Fab.) de notre pays. Ross., Fauu. etrusc, I, viii ,3,4(0* Les autres , dont les maies ne produisent leur stridula- tion que par le frotlemement des cuisses contre les tuis ou les ailes, dont les femelles n'ont point de tarire saillante , se distinguent encore des prcdents par leurs antennes^ (i) Cette espce et quelques autres dont les deux sexes sont presque aptx-es ou n'offrent au plus que des e'iytres trs courtes, en forme d'e'cailles arrondies et vote'es , forment le genre puippigre {Ephippi- ger) de mes familles naturelles. Celui d'AivisoPTRE {nisoplera) se cora,- pose d'espces dont les mles sont ailc's , et dont les femelles sont aptres ou n'ont que des ly trs trs courtes; telles sont les L. dorsales, bra- chrptera de M. Toussaiat Charpentier. Les espces munies d'lylres et d'ailes ordinaires, dont les antennes sont simples et dont le front n s'lve point en manire de pyramide , composent le genre des Saute- relles propres ; telles sont les deux premires espces de'crites ci-dessus. Ajoutez Locusta 'varia, Fab. ; Panz. , ihid. , XXXIII, i; L.Jusca, ibid. , II ; L. clypeata, ibid, , iv 5 L. denticulata, ihid, , v. Son Gryllus probosciJeus , ibid,, XXII, 18, est le Panorpa hiemals. ^ojy'es aussi De Ge'er , Herbst , Donovan et Stol , Sauterelle sabre, pi. i-xii^ Latr. , Gner, crust. et insecl. , ll, p. 100 Les sauterelles dont le front est lev en manire de cne ou de pyra niide ont t distingues gnriquement par Tliumberg sous le nom de CoivocPHALE {Conocephalus). Enfin les Sgaphures [ Scaphura'j de M. Kirby (Linn.Traus.^ Encyclop. mtliod.), ou mes /je/2"ico/72c,y, ressem- blent aux sauterelles ordinaires , mais leurs antennes sont barbues inf- ricurement, et leur cviscapte est en forme de nacelle. F'oyez, pour d'autres genres , Toussaint Charpentier, et les Mmoires de l'Acad. impr. de Plersbonrg , o Tnrnberg a tabli d'autres nouvelles coupes gnriques. FAMILLE DES SAUTEURS. l85 tantt filiformes et cylindriques, tantt en f.)iMne d'e'pe'e ou termintes en massue , et toujours aussi longues au moins que la tte et le corselet ; ils ont tous les tuis et les ailes en toit ou inclins, et trois articles aux tarses. Leurs ccums sont au nombre de cinq ou six^ et leurs vaisseaux biliaires s'insrent, comme dans la gnralit de l'ordre, immdiate- ment l'intestin. La languette du plus grand nombre n'a que deux divi- sions. Tous ont trois yeux lisses distincts , le labre chancr, les mandibules trs denteles , l'abdomen conique et com- prim latralement. Ils sautent mieux que les prcdents, ont un vol plus soutenu et plus lev , et se noarvissent de vgtaux , dont ils sont trs voraces. On peut les comprendre dans un mme genre , celui Des Criquets. ( Acrydium. Geoffr. ) Et que l'on peut sous-diviser de la manire suivante: Les uns ont la bouche dcouverte, la languette bifide, et une pelote membraneuse entre les crochets du bout des tarses. Tels sont 1 Les Pneumores. (Pneumora. Tliunb., partie des Gryllus bulla de Lin. ) Distincts des suivants par leurs pieds postrieurs , plus courts que le corps, moins propres sauter , et* par leur abdomen vesiculeux, du" moins dans l'un des sexes. Leurs anlennes'sont filiformes. On ne les trouve que dans la partie la plus mridionale de l'Afrique (i). 2 Les Proscopies. (Proscopia. Kliig. ) Insectes aptres, corps long et cylindrique, dont la tte, dpourvue d'yeux lisses, se prolonge antrieurement, en manire de cne ou de pointe, portant deux antennes plus courtes qu'elle, filiformes, de sept articles au plus et dont le dernier pointu ; et dont Iqs pieds postrieurs sont grands, (i) Pneumora sexguttata , Thiinb. , Act. Suec, 1775, vu, 3; Gryl- lus inaniSf Fab. ; P. iinmaculaia , Tunb., ibid. , vu, i; G. pajiil- losus, F. ; P. macidata , Tliunb. , ibid. , vii , 2 ; Cr. variolosus , F. l86 INSECTES OIITHOPTUES. longs, rapprochs de intermdiaires , qui sont plus loi- gns , que d'ordinaire y des antrieurs. Ces orthoptres , propres l'Amrique mridionale , ont t l'objet d'une ex cellente Monographie, publie par M. Kliig. K 3^ Les Truxales. ( Truxalis. Fab. Gryllus acrida. Lin. ) Qui, par leurs antennes comprimes, prismatiques et en forme d'pe, et leur tte leve en pyramide, s'loignent de tous les autres orthoptres (i). Quelques espces du sous-genre suivant, telles que le g-rf/- lus carinalus de Linnaeus , le G. gallinaceus de Fabricius , sont par les antennes, intermdiaires entre les truxales et les criquets propres et forment le genre Xyphicere ( Xjphicera, Latr. Pamphagiis, Thunb. ). 4 Les Criquets proprement dits. (Gryllus. Fab. Gryllus-locusta, Lin. , et quelques G.-bulla. ) Qui diffrent des pneumores par leurs pieds postrieurs, plus longs que le corps, leur abdomen solide et non vsicu- leux^ et des truxales, raison de leur tte ovode , et des an- tennes filiformes ou termines en bouton {!). Ilsvolent assez haut et par tirades. Les ailes sont souvent agrablement colores, et particu- lirement de rouge et de bleu , comme on le voit dans plu- sieurs espces de notre pays. Parmi celles des pays trangers , le corselet prsente souvent des crtes, de grosses verrues, en un mot , des formes trs bizarres. Certaines espces, nommes par les voyageurs Sauterelles de passage y se runissent quelquefois par bandes, dont le (i) Gryllus nasutus j Lin. 5 Koes. , Iiiscct. , II, Gryll. iv, i , 2. Les antennes sont fausses ; Herbst. , ibid. , lu, ^, le uile, 6 , la fem. j Stoll. ^ vjii , S'y 5 Drur. , Tnsect. , II , xl , i. (2) Beaucoup d'espces offi'ent de chaque cote', prs de l'origine ds l'abdomen , une grande cavit , ferme inte'rieurement par un diaphragme 1res mince, membraneux et d'un blanc nacr. J'ai donn,* dans les M- moires du Musum d'histoire naturelle (VIII), la description de cet or- gane , qui doit avoir une influence soit dans la stridulation, soit dans le vol. Par analogie avec les cigales , je l'ai compar avec une sorte de tambour. FAMILLE DES SAUTEURS. 187 nombre des individus est au-dessus de tout calcul, mi- grent, paraissent dans les airs comme un nuage pais, tel que celui qui porte la grle ou la foudre, et convertissent bientt en un dsert les lieux o. elles se sont arrtes. Souvent mme leur mort est un nouveau flau , Tair tant corrompu par la quantit effroyable de leurs cadavres rests sur le sol. Dans son excellente traduction d'Hrodote, M. Miot a mis l'opinion que ces tas de cadavres de serpents ails, que cet historien dit avoir vus, dans son voyage en Egypte, taient forms par des amas de ces espces de sauterelles. Ce sentiment s'accorde parfaitement avec le mien. On mange ces insectes dans diverses contres de l'Afrique. Leurs habitants en font des provisions pour leur propre usage et le commerce, lis tent les lytres et les ailes de ces orthoptres, ei les conservent ensuite dans de la sau- mure. Une grande partie de l'Europe est souvent ravage par Le C. de passage {Gryllus migratoriiis , Lin.* Rs., Insect., Il, Gryll., xxiv. ) , long de deux pouces et demi , ordinairement vert , avec des taches obscures, les mandi- bules noires, les luis d'un brun clair, tachets de noir , une crte peu leve sur le corselet. Les ufs sont enve- lopps d'une matire cumeuse et glutineuse, couleur de chair, et formant une coque, que l'insecte coUe^ dit-on , sur les plantes. Commun en Pologne. Le midi de l'Europe , la Barbarie , l'Egypte, etc., prou- vent les mmes pertes de quelques autres espces , dont quelques-unes un peu plus grandes ( G. gyptius , ta- taricus , Lin. ), et qui diffrent peu du gyllus-lineola de Fabricius, que l'on trouve au raidi de la France ( Herbst., Archiv. Insect., LIV , 9- ) , espce propre aux mmes con- tres, et qui est celle que l'on mange et l'on prpare en Barbarie, de la manire expose ci-dessus. Les indignes du Sngal en font scher une autre, dont le corps est Jaune , tachet de noir , et que Shaw et Denon ont figure dans les relations de leurs voyages en Afrique 5 la rdui- sent ensuite en poudre et l'emploient comme de la fa- rine; c'est ce que j'ai appris de M. Sauvigny. Ces deux. l88 INSECTES ORTHOPTRES, espces et plusieurs autres ont une saillie conique au prsternum et composent mon j^enre Criquet proprement dit ( AcRYDiuM ). Parmi celles qui n'offrent pas ce carac- tre , et dont les antennes sont pareillement filiformes;^ les unes ont des lytres et des ailes parfaites dans les deux sexes. Elles appartiennent au genre que j'ai nomm OEdi- PODE ( OEdlpoda). De ce nombre sont les deux criquets suivants des au- teurs. Le C. ailes routes ( Qryllus slridulus , Lin Rs. , ihid-, XXI , I, Qt, 3.), d'un brun fonc ou noirtre j corselet lev en carne; ailes rouges^ avec l'extrmit noire. Le C. ailes bleues ( G. cridescens , Lin. j Rs. , ibid.y XXI, 4.)? dont les ailes sont d'un bleu un peu verdtre , avec une bande noire (i). D'autres criquets, pareillement ails et antennes filifor- mes, ont la partie suprieure du corselet fort leve , trs com^prime , formant une crte aigu, arrondie et pro- longe en pointe en arrire. Les pays trangers nous en four- nissent quelques grandes espces. Le midi de l'Europe en donne une autre, mais plus petite. {Acrydium annatum , Fisch., Entom. de la Russ., I, Oitliopt., I, i. ) L'un des sexes au moins, dans d'autres ( les Q.pedes- ^er, G/for/z de Charpent. ), a des lytres et des ailes trs courtes et nullement propres au vol. J'en ai form une nou- velle coupe gnrique , celle de Podisme ( Podisma ). Les criquets, dont les antennes sont renfles leur ex- trmit , en manire de bouton, soit dans les deux sexes, soit dans l'un d'eux seulement, forment aussi pour Thun- (i) Ajoutez G. biguttulus , Panz. , ibid. , XXXIII , 6 G. grossus , ibid. , 7; G. pedestris , ibid., 8; G. lineatus , ibid., 95 et voyez aussi deGe'er, SloW {Sauterelles de passage, pi. i^xin, Tescq^- tion des figures cite'es au genre Truxale) ; Olivier (article Criquet de l'Encyclop. mthod.); et les autres auteurs cites par Fabricus , au genre Giyllus , comme Schaeffer, Ilerbst., Drury , Rs. , etc. P^oy. aussi Latr., Gner, crust. et insect. , III, p. o4- Mais ces renvois ne s'appliquent qu'au genre Acrydium , tel qu'il a d'abord e'te' e'tabli , ou abstraction faite de ceux indiqus ici , et que Ton peut considrer comme de simples divisions. IINSECTES HMIPTRES. 189 berg un genre particulier, Gomphocre ( Go'.nphoceriis. ). Tel est Le C. de Sibrie ( G. Sibiricus y F. ; Panz. , Faun. Insect. Germ. , XXIII, ^o*)? dont le mle a les jambes antrieures trs renfles, en forme de massue. On le trouve en Sibrie et au montSainl-Gotliard. Dans la seconde division du genre des criquets , Tavant- stcrnnm reoit dans une cavit une partie du dessous de la tte ^ la languette est quadrifide; les tarses n*ont point de pelotte entre Teurs crochets. Les antennes n'ont que treize quatorze articles. Le cor- selet se prolonge en arrire, en forme de grand cusson, quel- quefois pi us long que le corps, et les tuis sont trs petits. Ces orthoptres forment le genre Des Tetrix. ( Tetrix. Lat. ycrydium. (i) Fab. Partie des G ryliiis-bulia e Lin.) 11 n'est compos que de trs petites espces. LE SEPTIME ORDRE DES IJYSECTES, Les hmiptres. ( Hemiptera. Rjngota. Fab. Terminent , dans notre mthode , la division nom- breuse des insectes tuis, et sont les seuls, parmi eux,, qui n'ont ni mandibules ni mchoires pro- prement dites. Une pice tubulaire, articule, cy- lindrique ou conique, courbe infrieurement ou se dirigeant le long del poitrine, ayant l'apparence d'ime espce de bec ( rostrum ) , prsentant tout le long de sa face suprieure , lorsque cette pice est (i) Acrydium subulatwn , F., De Ge'erj Schff. , Icon. insect. , cliv, 9, 10, CLxi , 2, 3; A. hipunctalum , Panz., ibirl., V, 18, var. ; A , scuLellatutn , De Geer. , IM. insect., HT, xxni, i5. Voyez aussi Herbsl. , Archiv. ins. , lu, i-5. igo msECTEs hmiptres. releve, une gouttire ou un canal, d'o l'on peut faire sortir trois soies cailleuses , roides , trs fines et pointues, recouvertes leur base par une lan- guette. Les soies forment , par leur runion , un suoir semblable un aiguillon , ayant pour gaine la pice tubulaire que je viens de dcrire^ et dans lequel il est maintenu, au moyen de la languette suprieure situe son origine. La soie infrieure es t compose de deux filets qui se runissent en un , un peu au-del di^ leur point de dpart; ainsi le nombre des pices du suoir est rellement de quatre M. Sa- vigny en a conclu que les deux soies suprieures , ou celles qui sont spares, reprsentent les man- dibules des insectes broyeurs, et que les deux filets de la soie infrieure rpondent leur mchoires (i) ; ds lors la lvre est remplace parla gaine du suoir, et la pice triangulaire de la base devient un labre. La languette proprement dite existe aussi, et sous une forme analogue" celle de la pice prcdente, mais bifide au bout ( voyez les Cigales ). Les palpes sont les seules parties qui aient totalement dis- paru ; on en aperoit cependant des vestiges dans les thrips. La bouche des hmiptres n'est donc propre qu' extraire, par la succion , des matires fluides ; les stylets dlis dont est form le suoir percent les (i) Ou plutt, selon moi , leur lobe lerrainal , savoir, celte portion supe'rieure qui , dans les abeilles cl les le'pidoptres , se prolonge en ma- nire de filet ou de lame dolie'e au-del de l'insertion des palpes. INSECTES HMIPTRES. IQl vaisseaux des plantes et des animaux , et la liqueur nutritive, successivement comprime, est force de suivre le canal intrieur et arrive l'sophage. Le fourreau du suoir est souvent alors pli en genou ou fait un angle avec lui. Ainsi que les autres suceurs , ces insectes ont des vaisseaux salivaires (i). Dans la plupart des insectes de cet ordre, les tuis sont coriaces ou crustacs, avec l'extrmit post- rieure membraneuse et leur formant une sorte d'ap- pendice ; ils se croisent presque toujours ; ceux des autres hmiptres sont simplement plus pais et plus grands que les ailes, demi-membraneux, ainsi que les tuis des orthoptres, et tantt opaques et co- lors, tantt transparents et veins. Les ailes ont quelques plis longitudinaux. La composition du tronc commence prouver des modifications qui le rapprochent de celui des in- sectes des ordres suivants. Son premier segment , dsign jusqu'ici sous le nom de corselet, a, dans plusieurs, bien bien moins d'tendue, et s'incor- pore avec le second, qui est galement dcouvert. Plusieurs oOPrent des jeux lisses, mais dont le nombre n'est souvent que de deux. Les hmiptres nous prsentent, dans leurs trois tats, les mmes formes et les mmes habitudes. Le seul changement qu'ils subissent consiste dans le d- veloppement des ailes et l'accroissement du volume (i) J^oyez surtout les Observations anatomiques de M. Ldon Dufoiir sur les cigales et sur les npes. igit INSECTES HMIPTRES* du corps. Ils ont, en gnral, un estomac parois assez solides el musculeuses, un intestin grle, de longueur mdiocre, suivi d'un gros intestin divis en divers renflements, des vaisseaux biliaires peu nombreux et insrs assez loin du pjlore. Je divise cet ordre en deux sections (i). Dans la premire, celle des Htuoptres ( He- TEROPTERA Lai. )^ Ic bcc nat du front; les tuis sont membraneux leur extrmit, et le premier segment du tronc , beaucoup plus grand que les autres, forme lui seulle corselet. Les ljtres et les ailes sont toujours horizontales , ou lgrement inclines. Cette section se compose de deux familles. La premire , celle Des GOCORISES ou Punaises terrestres. (Geocoris^). A les antennes dcouvertes, plus longues que la tte, et insres entre les yeux, prs de leur bord interne. Les tarses ont trois articles, mais dont le premier quelquefois trs court. Elle foi^me le genre Des Punaises (Cimex) de Liimus. Les unes, ou les longilahres , ont la gaine du suoir de quatre articles distincts et dcouverts , le labre trs pro- long au-del de la tle, eu forme d'alne, et stri en dessus. (i) Ellos forment deux ordres dans les me'thodes de MM. Kirbj et Leacli. Nos He'te'roptres composent celui d' He'iuiptres , et notre section des lomoptcres forment le second , avec la mme designalion. FAMILLE DES GEOCOlllSES. ig^) I Les tarses ont loujouis trois articies distincts, dont le pre- mier presque gal au second ou plus long que lui. Ces espces rpandent souvient une odeur dsagrable et sucent divers insectes. Tatitl leurs antennes, toujours filiformes, sont composes de cinq.articles; le corps est ordinairemeiit court, ovale ou arrondi. > Les Scutellres. ( Scuteller. Lam. Tetjra. Fab. ) O Tcusson couvre tout l'abdomen. La S. raye ( Cimex lineatds , Lin. ; Wolf , Cimic.y , 1 1 , I ), longue de quatre lignes , rouge , avec le dessus ray de noir dans toute sa longueur; des points noirs , disposs en lignes , sur le ventre. Aux environs de Paris, et dans le midi de l'Europe, sur les fleurs, les ombeliifres particulirement ( i ). Les Pentatomes, ( Pentatgma. Oliv. ) O l'cusson ne recouvre qu'une portion, du dessus de l'abdomen. Ce genre d'Olivier en compose cinq dans le systme des ryngotes de Fabricius, mais aussi iraparfaite- ' ment caractriss que mal assortis. Ses^lia et ses lalys sont des pentatomes dont ia tte est plus prolonge et avance en manire de museau , plus ou moins triangulaire; parmi les espces qu'il ral^porte au premier, celle qu'il nomme acuminalay et qui est la punaise a tte alonge'e de Geof- froy, parat s'loigner essentiellement des pentatomes, raison de ses antennes recouvertes leur ori;;ine par le bord antrieur et dtach du dessous du corselet et par son cusson beaucoup plus grand, ce qui rapproche cet in* secte des scutellres. Ses Cydniis ont la tle, vue en dessus, large, demi circulaire; le corselet en carr transversal , gure plus troit en devant que postrieurement, et les jambes sont souvent pineuses. Ces espces se tiennent (i) Consultez Fabricius pour les autres espces , genre Tetyra (Syst. Ryngot.). Suivant M. Daiman (Ephem. eiitom. , I), son genre Canopus (litire du prcdent par les caractres suivants : corps beaucoup plus renfle' , un peu comprim , concave en dessous , avec les bo rds de Fcus- son pendants sur ies cts 5 point d'yeux lisses ; pieds mutiques. TOME V. i5 194 INSECTES HMIPTRES, terre. De ce nombre est la punae noire de Geoffroy. On pourrait encore , ainsi que l'ont fait MM. Lepeletier et. Ser- vile (Encyciop. mthod. ) , en rapprocher quelques espces, dont le sternum n'est ni carn ni arm d'une pine. Tels sont les deux suivantes : Le P. des crucifres {Cimex omatiis, Lin.- Wolf., ibid.^ II, i5), long de quatre lignes et demie, ov^ode-arrondi, rouge, avec un grand nombre de taches, la tte et les ailes noires. Sur le chou et d'autres crucifres. * Le P. du choux {Cimex oleraceus y Lin. Wolf., ibid.y II, 16), long de trois lignes, ovode, d'un vert bleu- tre, avec une ligne sur le corselet, un point sur l'cus- son , un autre sur chaque tui, blancs ou rouges. D'autres pentatomes y .dont l'arrire - sternum ou le insosternum s'lve en manire de carne, ou prsente une pointe en forme d'pine , seraient distingus g- nriquement sous la dnomination d'KoESSA (Edessa), employe par Fabricius. Plusieurs des espces qu'il com- prend dans ce genre ont ce caractre. On le retrouve aussi dans plusieurs de ses cinieXy comme les deux pentatomes suivants : Le P. hmorrhodal ( C. hmorrhoidalis , Lin. j Wolf., ibid.y , 10), long de sept lignes, ovode, vert en dessus , jauntre ep dessous, avec les angles^postrieurs du cor- selet prolongs en pointe mousse , une grande tache brune sur les tuis, et le dessus de l'abdomen rouge, tachet de noir. La femelle du P. gris (C. griseus , Lin. ), garde et con- , duit ses petits, comme une poule conduit ses poussins (i). Un pentatome de Cayenne, tte cvlindrique et dont les jambes antrieures forment une palette demi-ovalaire, nous a paru devoir coriiposer une nouvelle coupe gnrique, celle d'HTEBOSCLE ( Hf.TEROSCELlS ). Tantt les antennes n'ont que quatre articles, et le corps est ordinairement oblong. Ici les antennes sont filiformes ou en massue. (1) Voyez Fab. , genres indi({ues ci-dessus. FAMILLE DES GOCORISES- I g5 Quelques espces , toutes exotiques , se rapprochent des prcdentes l'gard de la forme gnrale de leur corps , plutt ovode qu'oblongue , et se distinguent de toutes les suivantes, sdit parce qu'il est trs aplati, membraneux, avec les bords trs dilats, dcoups et anguleux, soit parce que leur corselet est prolong postrieurement , en manire de lobe tronqu, et que laur sternum est cornu^ celles qui sont dans ce dernier cas forment, le sous-genre Des Tesseratomes. ( Tesseratoma.) . tabli par M. Pcletier et Serville (Encycl. mthod.^, sur VEdssa papillosa de Fabricius , et son E. amethystina. Quelques autres desses du mme ( ohsciira , niactans y Viduata ), semblables aux pentatomes ordinaires , sans pro- longement llioracique postrieur, mais antennes de quatre articles, pourraient aussi former un autre sous-genre ( Di- NIDOR ). Une espce du Brsil , analogue , par sa forme aplatie , 2i\y!LAradus de ce naturaliste, dont les bords du corps sont dilats, dcoups et anguleux , et dont l'extrmit ant- rieure forme une sort'e de chaperon tronqu en devant, fendu dans son milieu , unident de chaque ct en ar- rire, et cachant des antennes coudes vers leur milieu , ne paraissant avoir que trois articles , parce que le pre- mier est trs court, est le type du sous-genre Phl^a ( PHLiEA ) de MM. Lepeletiet et Serville (Encyclop. nithod. ). Toutes les gocorises suivantes sont gnralement oblon gus , et ne prsentent point d'ailleurs les autres caractres propres aux sous-genres prcdents. Les unes ont les antennes insres prs des bords latraux et suprieurs de la tte, au-dessus d'une ligne idale, tire du milieu des yeux l'origine du labre. Les yeux lisses sont ou rapprochs , o spars par un intervalle peu prs gal celui qui est entre chacun d'eux et l'il voisin. Viennent ensuite celles dont le corps est plus ou moins oblong , sans tre filiforme ou linaire. i5* 196 INSECTES HMIPTRES. Les Cores, ((-oreus. Fab. ) Ont le corps ovalaire , le dernier article des antennes ovode ou en fuseau ^ souvert plus gros que le prcdent , ordinairement plus court ^ et de sa longueur au plus^ dans les autres. On peut , d'aprs les proportions relatives et la forme des articles des antennes, y tablir plusieurs divisions , que Ton peut mme considrer comrme autant de sous-p,enres (i). Le C horde ( Cimex mar^inatiis j Lin. 5 W^olf , Cimic. , I, ni , 10), iong de six lignes, d'un brun canelle; second et troisime article des antennes rousstres , les deux au- trs noirtres; les deux premiers les plus longs de tou j une petite dent la base interne du premier. Cts post- rieurs du corselet 'evs, arrondis j abdomen dilat et re- lev latralement, avec le milieu du dessus rouge. Sur les plantes , et rpandant une forte odeur do pomme. Les aittennes des autres gocorises de la msne subdivi- sion' se terminent par un article along , cylindrique ou fi- liforme. Ils forment une grande partie du genre Lyg^tts de Fabricius, et comprennent , en outre, celui qu'il nomme Alydus. Les pieds postrieurs des n^les sont le plus souvent remarquables par la grosseur des cuisses , et dans un grand nombre par la forme de leurs jambes, tantt comprimes , avec les bords dilats, comme membraneux et ails ou folia- cs, tantt courbes. La plupart sont exotiques. A ces lyges se rapportent les espces dont les yeux lisses sont carts l'un de l'autre, par un intervalle peu prs (1) Les GoNOCREs (GoNOCERUs.) Le dernier article des antennes plus court que le pre'ce'dent , ovode ou ovalaire ; celui-ci et le second compri- ms , anguleux ou dilates ; le premier ou le second au moins le plus long de lous. Les C. sulcicornis , ins'uUator^ antennalGr^ de Fab, Les Syromastes (Stromastes). Le dernier ariicle des antennes plus court que le prcdent, presque ovalaire ; ceui-ci filiforme et simple. Les C. marginains , scapha , spiniger^ paradoxus , quadralus , de Fab. \ son Lygus sanctus. , Les Cores (Coreus). Le dernier article des antennes peu diffrentes en . longueur du prcdenl, presqu'en fuseau ; cp.lui-ci point comprim. Les C. dentator, hirticornis ^ clai.'icornis y acrydioides ^ capitatiis , de Fab. FAMILLE DES GOCORSES. IQ- (^a celui qui spare chacun d'eux de Toeil voisin , et dont Je corselet est beaucoup plus larj^e postrieurement qu'en devant^ ou figure un triangle trc'iqu sa pointe. Le corps est gnralement moins froit que dans la division oppose, ou celle qui se compose des alydes. Les HLHYMENiES. (HoLHYMENiA. Lcpcl. et Serv. ) Dont les second et troisime articles des antennes sont en palette (i). Les Pachylides. (Pachylis. Lepel. et Serv.) O le troisime seul a cette forme (2). Les Anisoscles. ( Anisoscelis. Latr. ) O les antennes sonl filiformes, sans dilatation (3). Des gocorises de la mme division corps troit et along, avec les yeux saillants , les yeux lisses rapprochs , et le corselet un peu plus troit seulement en devant que postrieurenaent , presque trapzode , formeront le sous- genre Des Alydes. (Alydus Fab. ) (4) Succderont maintenant des gocorises dont le corps est long, trs troit, filiforme ou linaire. Les antennes et les pattes sont aussi proportionnellement pltis menues. Les Leptocorises. (Leptocorisa. Latr.) A antennes droites (5). (i) Encyclop. mdiod. insect, X, p. 61. Ajoutez Ljgus biclai'a- tus, Fab. (2) Jbid. , p. 62. (3) Les uns ont les jambes poste'rieures borde'es d'une membrane ; les L. inembranaceus , compressipes ^ phyllopus ^ gonagruy Jhliaceus , dila- tatus , tragus, c-tc. , de Fab. . Les autres il'en ont point; les L. -u aigus , grossipcs j tenebrosus ^ fuluicornis y cunpes , profanas , phasianus , bellicosus , etc., de Fab. Quelcfues espces antennes plus menues et de la lonjQfueur du corps , forment le sous-genre Nematopus de mes familles naturelles du rgne? animal (4) P'^ojez le Sj'st. ryngator. , p. 248. (5) Les gerris de Fabricius , l'excepdon du vagabumius. ig8 INSECTES HIVIIPTRES. Les TSedes. (Neides. Lat. Beiytus. Fab. ) A antennes coudes (i ). Nous passons maintenant aux gocorises dont les anten- nes pareillement filiformes ou plus grosses vers le bout et de quatre articles^ sont insres pins bas que dans les pr- cdentes^ soit dans une ligne idale tire des yeux l'ori- gine du labre, soit au-dessous. Les yeux lisses sont rappro- 'chs des yeux, et les appendices membraneux des lytres n'offrent souveiU que quatre cinq nervures. Ici la tte n'est point rtrcie postrieurement en manire de cou. Les l^YGES. (Lyg^us. Fab.) O la tte est plus troite que le corselet, et o celui-ci est plus troit en devant et trapzode. Le L. croix de che^'alier ( Cimex equcstris y Lin. ^ Wolf. j Cimic, !^ III 7 ^4)? '^"S de cinq lignes, rouge, taches noires, avec la portion membraneuse des tuis brune, tachete de blanc. Le L. demi-ail ( C. a p teriis ^ h\n. -y Stoll., Cimic, II, XV, io3), long de quatre lignes, sans ailes, rougej la tte, une tache au milieu du corselet et un gros point sur chaque tui , noirs; l'extrmit de ses tuis tronque ou sans appendice membraneux. Trs commun dans nos jar- dins. On le trouve, mais trs rarement , avec des ailes. Les espces cuisses antrieures renfles, forment le genre Pachymre de MM. Lepeletier et Servile , dnomina- tion dj employe et qu.'il faudrait changer (2). Les Saldes. (Salda. Fab.) O a tte, mesure dans sa plus grande largeur, est aussi large ou plus large que le corselet , -et a souvent les angles postrieurs dilats, avec de gros yeux, el dont le cor- selet est presque de largeur gale et carr (3). (i) Koyez Latr. , Gner, crust. et insccl. , III , p, 1 26 5 et Oliv. , En- cyclop. me'diod. (2) Voyez Fabricius , et Latr. , ihid. , p. 121. (3) Les Soldes : atra, albipennis , grylloides , de Fab. FAMILLE DES GOCORISES. 1 99 L y la tte est ovode et rticie postrieurement en ma- nire de cou. Les Myodoques. ( Myodocha. Latr. ) (i) Nous voil arrivs aux gocorises longilabres, dont les antennes, composes de quatre articles , vont en diminuant d'paisseur vers leur extrmit, et souvent mme brusque- ment, ou sont staces. Nous avons (Famill. nat. du Reg. anim.) form un sous- genre, celui d'Astemme. (Astemma. ) Avec quelques espces dont les antennes sont graduelle- ment staces, avec le second article de grosseur gale , pres- que glabre ', dont le corselet n*est gure plus troit en de- vant que postrieurement , en carr transversal ou cylin- drac, et dont la tte est comme coupe perpendiculaire- ment ou arrondie sa naissance {^2). Les MiRis. (MiRis. Fab.) Ressemblent a*jx astemmes par les antennes, mais s'en loignent par leur corselet , notablement plus large post- rieurement qu'en devant, et trapzode (3). Les Capses. (Capsus. Fab.) A corselet pareillement trapzode, mais o le second ar- ticle des antennes est aminci vers sa base, trs garni de poils, surtout vers le bout , d'ailleurs presque cylindrique et menu , comme le premier (4). Les Htrotomes. (Heterotoma. Latr.) Bien distincts des prcdents raison de la grandeur et de la largeur des deux premiers articles des antennes 5 de (i) /^ojesLatr., /Z.y et TEnoyclop. mthod. (2) 'Les'^aldes pallicornis, flat^ipes de Fab. , et quelques autres espces , mais dont le corps est beaucoup plus c-trot et plus long, et un peu ana- logues par la tte aux myodoques. (3) Voyez Fab. , Syst. ryng. ; Latr. , ibid. , p. 1 24' (4) Fab. , ibid.^ Latr. , ibid., p. i23. 2 00 INSECTES HEMIPTERES. celles du second surtout, celui-ci formant une palette alon- pce ; les deux derniers sont trs courts (i). Les autres hmiptres de cette famille n'ont que deux ou trois articles (2) apparents la gatie du suoir j le labre est court ^ sans stries. Le premier article des tarses, et souvent mme le second , est y^hs court^ dans le plus grand nombre. Tantt les pieds sont insrs au milieu de la poitrine, ter- mins par deux crochets distincts , et prennent naissance du milieu de l'extrmit du tarse; ils ne servent point ramer ni courir sur l'eau. Nous sparons ensuite les espces dont le bec est toujours droit, engan sa base ou dans sa longueur j dont les yeux sont d'une grandeur ordii>aire, et dont la tte n'offre point, sa jonction avec le corselet, de cou ni d'tranglement brusque. Leur corps est ordinairement ou tout ou en partie mem- braneux et le plus souvent trs aplati (3). Elles composent Ja majeure partie du genre primitif Des AcANTHiES ( AcANTHiA ) de Fabricius. Dont cet auteur a ensuite dmembr les^uivants : Les Syrtis. ( Syrtis. Fab. Macrocephalus. Swed., Lat. Phvmata. Lat. ) O les pieds antrieurs sont en forme de serre mono- dactvle de crustacs , et leur servent Lussi saisir leur proie (4). ( i) Capsus spissicomis ,Fah. (2) Quatre dans les reduvcs , mais dont le premier trs court, pres- que nul. (3) Ces insectes forment , dans notre ouvrage sur les familles natur. d rgne anim. , la seconde tribu des Ge'ocorises, celle que je dsigne sous le nom de membraneuses. (4) Fab. , Sysl. ryngot. Dans les Mncroccpliales {S. manicala ^ Fab.), les antennes , termines par un trs grand article , ne se logent point dans des cavite's infrieures des bords du corselet; re'cussDn est distinct, et couvre une grande partie du dessus de l'abdomen. Dans les Phymates {^S. crassipes , Fab.) , les antennes sont reues dans des cavite!s propres, t'.ices sous les bords latraux du corselet, qui se prolonge en un e'cusson, FAMILLE DES GOGORtSES. 201 Les TiNGis. (TiNGis. Fab.) Qui ont le corps ihs plat et les antennes termines en bouton ^ avec le troisime article beaucoup plus long que les autres. La plupart vivent sur ies plantes , en piquent les feuilles ou les fleurs, et y pjoduisent quelquefois des fausses galles. Les feuilles du poirier sont souvent crible'es par une espce de ce genre ( T. pyri , F. ) (i). Les Arades. ( Aradus. Fab. ) Qui ressemblent aux tingis par la forme du corps , mais dont les antennes sont cylindriques, avec le second article presque aussi grand que le troisime^ ou mme plus long. Ils se tiennent sous les corces des arbres y dans ies fentes du vieux bois, etc. (o,). Les PuNAises proprement dites. (Cimex. Latr. Acanihia. Fab.) Ayant aussi le corps trs plat, mais dont les antennes se terminent brusquement en forme de soie. On ne connat que trop 1.3. Punaise des lits {Cimex lectulariits , Lin. j Wolf, Cimic. , !V , xii;, 121 ). On prtend qu'elle n'existait pas en Angleterre avant l'incendie de Londres, en i666, et qu'elle y fut transporte avec des bois d'Amrique. Quant au continent de l'Europe, Dioscoride en fait dj men- tion. On a encore avanc que cette espce acqurait quel- quefois des ailes. Elle tourmente au.^i les jeunes pi- geons, les petits d'hirondelles, etc. j mais celle qui vit sur ces derniers oiseaux me parat former une espce par- ticulire. On a propos bien des moyens pour dtruire ces insec- tes 'j la plus grande propret et une ittrme vigilance sont les meilleurs (3). ne recouvrant qu'une portion du dessus de Fabdomen. f^oyez Latr. , Gen. crust. et insect. , III , p. 187 , i38. (i) Fab. , i/jid. , Latr. , ii?id. \ (2) Fab., ibid. Latr., ihid. ['d) Fah. , iid. fliaW. , i/jd, ' ' 202 INSECTES HMIPTRES. Les autres gocorises de cette subdivision (i) ont le bec dcouvert , arqu , ou quelquefois droit , mais avec le labre saillant , la tte trangle brusquement ou retrcieen forme de cou par derrire. Quelques espces ont des yeux d'une grosseur trs remarquable. Celles qui ne prsentent pas ce caractre, et dont la tte est porte sur un cou , forment le genre primitif Des Reduves ( Reduvius ) de Fabricius. Ils ont le bec court-, mais trs aigu et piquant fortement. On se ressent mme long-temps de la douleur. Leurs anten- nes sont trs dlies vers le bout ou en forme de soie {i). Plusieurs espces produisent un bruit pareil celui que font les criocres, les capricornes _, etc., mais dont les tons se succdent avec plus de rapidit.' t^e genre a t divis ainsi : Les Holoptiles. ( Holoptiltjs. Lepel. et Serv. ) Qui n'ont que trois articles aux antennes, dont les deux derniers, garnis de longs poils, disposs sur deux rangs, et verticills sur le dernier (3). Dans les autres espces, les antennes ont quatre articles au moins et sont glabres ou simplement pubescentes. Les Reduves proprement dits. (Reduvius. Fab. ) Qui ont le corps ovale-oblong ^ avec les pieds de longueur moyenne. On peut leur associer \es Nahis de Latreille (4), et les Pe- talocheires de Paljssotde Beauvoivjces derniers ont les jam- bes antrieures en forme de rondache. Le Reclure masqu {Ci'mex personatus y Lin.^ la Pu- (i) Les nudicolles (Fam. natur. dureg. anim.). (2) Le preoiier arcle esf souvent runi au second et celui-ci au troi- sime, au moyen d\ine trs pelile articulation ou rotule. (3) Encyclop. me'lhod, , insect. ,X, p. 280. ''4) Le corselet Jes nabis n'est point ou qUe trs faiblement divis en deux p|ir celle ligne enfoncte et Iransverse que l'on y remarque dans les reduves. Ici, en outre, les yeux lisses sont siius sur "une minence ou une division de rextrmii postrieure de la tte. Ce dernier genre est susceptible d'tre partag en nt Les Leptopes. (Leptopus.) de Latreille (4). Les autres ont le bec long, djoit, avec le labre saillant hors de sa gaine, et les antennes filiformes ou un peu plus grosses vers le bout. Les yeux lisses sont situs sur un tu- bercule. Ce sont des Saldes i^jOxxy Fabricius. Latreille les divise en deux. Ses Acanthies ( ou une parlie des Saldes de Fabricius) (5) ont les antennes de la lon- (1) Fab., Syst. ryng. ; Latr. , Gner, crust. etinsect., ll , p. 128, T^'qyez surtout rarticle Redui>e de rEiicyclop. rae'thod. (2) Fab. , Syst. ryogot. 5 Latr. , Gner, crust. et insect. , ll , p. i 29, (3) Fab , ihid. Gerris vagabundus , ejusd. Latr. , iid. (4; Lair. , Consicl. sur Fortl. ual. des cru; L. et des insecL. , p. aSg. (5) Fab., ibid. Les saldes zoster^ striata, lilloraUs ^ liair., ihid. 20l\ INSECTES HMIPTRES. Joueur au moins de la moiti de celle du corps, et saillantes. 'Leur forme est ovale. Les yeux lisses sont trs rapprochs et sessiles. Dans ses Pelogones (Pelogonus) (i) , les anten- nes sont beaucoup plus courtes el replies sous les yeux. Le corps est , lus court et plus arrondi , avec un cusson assez grand. Les yeux lisses sont carts. Ces hmiptres se rap- prochent des Naucoi^es y et paraissent y conduire avec les suivants. Tantt les quatre pieds postrieurs^ trs grles et fort longs^ sont insrs sur les cts del poitriue, et trs carts entre eux leur naissance; les crochets des tarses sont trs petits , peu distincts, et situs dans une fissure de Textrmit latrale du tarse (2). Ces pieds servent ramer ou marcher su r l'eau, ils sont propres au genre Des Hydromtres ( Hdrometra ) de Fabricius (3). Que Latreille divise en trois sous-genres. Les Hydromtres proprement dites. (Hydrometra. Lat.) Qui ont les antennes en forme de soie, et la tte prolon- ge en un long museau , recevant le bec dans une gouttire infrieure (4). Les Gerris. (Gerris. Latr.) Dont les antennes sont filiformes , qui ont la gane du suoir de trois articles, et les pieds de la secon^le paire trs loigns des deux premiers, et une fois au moins plus longs que le corps (5). Les deux pieds antrieurs, ainsi que dans le sous-genre suivant, font l'office de pinces. Les Velies. (Velta. Lat.) O les antennes sont encore filiformes, mais dont la gane (j) Latr, , ibid. , p. 142; Germ. , Faun. insecL. Europ. , XI, 23. (2) Le pi'odiorax se })rolonge au-dessus du mesodiorax, sous la forme d^une plaque alonge'e , rcLrccie et termine'c en pointe , reprsentant Tecus- son , et sous laquelle les e'iylres prennent naissance. Le msothorax est fort along. (3) Tab. , ibid. (4) r^atr, , Genctt crust. et Inseot, , III, p. i3i. (5) Latr , , ibid. FAMILLE DES HYDROCORTSES 2o5 du suoir n*a que deux articles apparents , et dont les pieds ^ beaucoup plus courts, soot des distances presque gaies les uns des autres (i). La seconde ramille des Hmiptres , Des HYDROCORISE ou Puts^aises d'eau. ( Hydro- cor isiE. ) A les antennes insres et caches sous les jeux , plus courtes que la tte, ou peine de sa longueur. Ces hmiptres sont tous aquatiques , carnassiers, et saisissent d'autres insectes avec leurs pieds an- trieurs, qui se replient sur eux-mmes, et servent de pince. Ils piquent fortement. Leurs tarses n'offrent qu'un deux articles. Leurs veux sont ordinairement d'une grandeur remar- cjuable. Les unes [Ncpides) ont les deux pieds antrieurs en forme de serres ou de tenailles, composs d'une cuisse, soit trs grosse, soit trs longue, ayant en dessous un canal pour recevoir le bord infrieur de la jambe, et d'un tarse trs court ou se confondant mme avec la jambe, et formant avec ele un grand crochet. Le corps est ovale et trs dprim dans les unes , de forme linaire dans les autres. Ces insectes forment le genre Des Npes (Nepa) de Linnaeus , ou Des Scorpiojxs AQUATIQUES. Qu'on partage ainsi : Les Galgules. ( Galgulus. La. ) Dont tous les tarses sont semblables, cylindriques, deux (i) LaU'. , ihid. 206 irSECTES HMIPTRES. articles trs distincts^ avec deux crochets au bout du dernier. Leurs anteanes ne paraissent avoir que trois articles, dont le dernier plus grand et ovode (i). Celles des genres suivants sont composes de quatre pi- ces, et les tarses antrieurs se terminent simplement en pointe ou par un crochet. Les Saucores. ( Naucoris. Geoff., Fab.) N'ont point, comme les suivants, le labre engan, mais dcouvert, grand , triangulaire et recouvrant la base du bec. Leur corps est presque ovode, dprim, avec la tte arron- die, et les yeux trs plats. Les antennes sont simples , sans saillie en forme de dent. L'extrmit postrieure de l'abdo- men n'offre point d'appendice saillant. Le* quatre derniers pieds sont cilis et leurs tarses ont deux articles, avec deux crochets au bout du dernier. La N. punaise {Nepa cimicoides , Lin.j Rs. , Insect. , m , Cim. aquat. , xxxviii ) , longue de cinq six li- gnes, d'un brun verdlre, avec l^i, tte et le corselet plus clairs j bords de l'abdomen dents en scie^ dbordant les tuis (2). Dans les trois sous -genres suivants , le labre est engan et le bout de l'abdomen offre deux filets. Les Belostomes. (Belostoma. Lat. ) O tous les tarses ont deux articles, et qui ont des an- tennes semi-pectines (3). Les Spes proprement dites. ( Nepa. Latr. ) O les tarses antrieurs n'ont qu'un seul article et les quatre tarses postrieurs deux, et dont les antennes parais- sent fourchues; leur bec est courb en-dessous; leurs deux pieds antrieurs ont les hanches courtes et les cuisses beau- coup plus larges que les autres parties. Leur corps est plus troit et plus along que dans les (i) Latr., Gner, crust. et insect., III, p. il\f\; Waucoris oculata, Fab. (2) Fab. , ibid. , Latr. , ibid. , p. 1^6. (3) Latr., ibid., p. 144? 1^^ Kpes grandis y annulata , rustica , de Fabricius. FAMILLE DES HYDHOCOKIbES. lO^ gnies prcdents ^ presque elliptique. Leur abdomen est termin par deux soies qui leur servent respirer, dans les lieux aquatiques et vaseux au fond desquels elles ss tien- nent. Leurs ufs ressemblent une graine de plante , de figure ovale, couronne d'une aigrette forme par des poils. M. Lon Dufour a publi, dans le septime volume des Annales gnrales des Sciences pliysiques , des observations trs curieuses sur l'anatomie de la ranatre linaire et de la npe cendre. Ces insectes lui ont offert un organe particu- lier , qu'il regarde comme une sorte de trache pectorale^ communiquant avec les traclies ordinaires. Il forme, dans le premier, ue paire de panaches lgants, d'un blanc na- cr, et compos de ramuscules nombreux, qui se rendent autour d'un axe nombreux, il est situ au milieu des masses musculaires de la poitrine. Dans la npe cendre, les tra- ches pectorales lui paraissent offrir les vestiges d'un organe pulmonaire. Elles consistent en deux corps obongs, situs immdiatement au-dessous de la rgion de l'cusson , rev- tus d'une membrane fine, lisse et d'un blanc satin. lis sont presque aussi longs que la poitrine et libixs , except aux deux bouts. Ils sont remplis d'une bourre , qui , vue au mi- croscope , prsente un tissu homogne, form d'arbuscules vasculaires. Le systme nerveux ne lui a paru consister qu'en deux gros ganglions, l'un plac sous l'sophage, et l'autre dans la poitrine, entre la premire et la seconde paire de pieds, et qui jette deux cordons remarquables, diviss vers leur extrmit en deux ou trois filets. Il n'a observ que deux vaisseaux biliaires. Nous renvoyons ce beau travail , tant pour ces dtails , que pour ceux relatifs aux organes gn- rateurs et l'appareil salivaire, qu'il a dcouvert dans ces insectes. La N. cendre {N. cinerea , Lin. Rs. , nsect, ^ ihid. , XXII ) , longue d'environ huit lignes, cendre, avec le dessus de l'abdomen rouge, et la queue un peu plus courte que le corps (). Les Ranatres. ( Ranatra. Fab. ) Qui ne diffrent des npes que par la forme linaire de (i) Ajoutez iV. fusca , grossa, rubra , nigra , maculata , de Fab. 208 , INSECTES HMIPTRES. leur corps, Iguy bec dirig eu avant , et les deux pieds ant- rieurs , dont les hanches et les cuisses sont alonges et grles. . La N. linaire ( Nepa linearis , Lin. ; Rs., ihid., xxiii ), longue d'un pouce, d'un cendr clair, un peu jauntre ^ avec la queue de ia longueur du corps. L'aigrette de ses ufs n'est compose que de deux soies (i). Les autres [Notonectides) jowl les deux pieds anlrieurs simplemeut courbes en dessous , avec les cuisses de gran- deur ordinaire, et le tarse allant en pointe et trs cili, ou semblable aux autres. Leur corps est pj'esque cylin- drique ou ovode et assez pais, ou moins dprim que dans les prcdents. Leurs pieds postrieurs sont trs cilis, en forme de rames, et termins par deux cro- chets trs petits, peu distincts. Ils nagent ou rament avec une grande vitesse , et souvent sur le dos. Ils com- posent le genre Des NoTONECTES (Notonecta) d Linnseus. Que l'on a divis comme il suit : Les CoRiSES. (CoRixA. Geoff. Sigara. Fab.) Manquant d'cusson (2) , ayant le bec trs court, trian- gulaire, avec des stries transversales ; les tuis horizontaux 5 les pieds antrieurs trs courts , avec les tarses d'un seul ar- ticle , comprim et cili j les autres pieds alongs , et les deux du milieu termins par deux crochets fort longs. La C. strie ( Notonecta striata , Lin. Rs. , ihid. , xxix ) Les plus grands individus , longs de cinq lignes. Dessus d'un brun fonc, avec un grand nombre de points ou de (0 ^oj^ec, pour le? autres espces , Fahricius , Syst. ryng. (2) La Notoribcte uilnulissima de Fabricius esl, pour le docteur Leach (Lmn. Trans. , XII), le type de son genre Sigara. Les larses ante'rieurs n'offrent, de mme que ceux des corises , qu'un seul article; mais cet insecte est pourvu d'un cusson. Son corselet est transversal , et le corps est ovode , et non liue'aiie ou cylindrique. FAMILLE DES HYDROCORISES. 209 petites raies jauntres; tte, dessous du corps et pieds de cette dernire couieur(i). Les rS'oTONECTES. (NoTONECTA. Geoff. , Fal). ) Qui ont un cusson trs distinct, un bec en cne along et articul , les tuis en toit, et tous les tarses deux articles; les quatre pieds antrieurs sont couds , av^ec des tarses cy- lindriques , simples, et termins par deux crochets. La N. glauque ( Notonecta glauca , Lin.; Ks. , ibd, , xxvii) , longue de six lignes; dessus jauntre , avec une teinte rousstre sur les tuis; leur bord intrieur tachet de noirtre; cusson noir. Elle nage sur le dos, afin de mieux saisir sa proie, et pique vivement (ci). La seconde section des Hmiptres , celle des Ho- MOPTRES (HoMOPTERA Lat,),se distingue de la pr- cdente aux caractres suivants : le bec nat de la partie la plus infrieure de la tte, prs de la poi- trine , ou mme d l'entre-deux des deux pieds ant- rieurs; les tuis (presque toujours en toit) sont par- tout de la mme consistance et demi-membraneux , quelquefois mme presque semblables aux ailes. Les trois segments du tronc sont runis en masse , et le premier est souvent plus court que le suivant. Tous les hmiplres de cette section ne se nour- (i) F oyez, pour les autres espces, Fab. , Syst. ryn{;^. (2) Fab, , i/jd. Latr. , Gner, crust. et insect. , III , p. i5o. Le genre Plea du docteur Leach , qu'il forme sur la notonecta Minussima de Linnee , et qu'il ne faut pas confondre avec celle que Fabricius et d'autres entomologistes nomment ainsi, diffre de celui de Notonecte, en ce que leiroisime article des antennes est plus grand que les autres j que ceux des tarses ante'ileurs sont presque de la mme longueur, et que les croclicls des postrieurs sont grands. Le corps^ est plus court, avec les lytres enlireraeut cruslace's , votes et tronques l'angle extrieur de leur base. On y voit une pice analogue celle qu'on remarque la Jime place dans les ctoines. TOME V. 3 4- 210 INSECTES HMIPTRES. rissent que du suc des vgtaux* Les femelles ont une tarire (i) cailleuse, ordinairement compose de trois lames denteles, et loge dans une coulisse deux valves. Elles s'en servent comme d'une scie pour faire des entailles dans les vgtaux et j placer leurs ufs. Les derniers insectes de cette section prouvent une sorte de mtamorphose complte. Je la diviserai en trois familles. La premire , celle Des CIGADAIRES ou des Cigales en gnral. CiCA- DARI^. ) "Comprend ceux qui ont trois articles aux tarses et des antennes ordinairement trs petites, coniques ou en forme d'alne , de trois six pices , y compris une soie trs fine qui les termine. Les femelles sont pourvues d'une tarire dentele en soie. MM. Ran~ dohr , Marcel de Serres , Lon Dufour et Straus , ont tudi l'anatomie de divers insectes de cette famille. Le dernier n'a pas encore publi le rsultat de ses investigations. Parmi les autres, M. Lon Dufour est celui dont les recherches sont les plus tendues et les plus compltes , du moins quant au systme di- gestif et aux organes de la gnration. C'est ce dont il est ais de se convaincre par la lecture de son mm.oire intitul: Recherches aiiatomiques .sur les cigahs^ insr dans le cinquime volume des Annales des sciences naturelles. Nous ne suivrons point ce ( i) Que M. Marcel de Serres nomme o\>Lscapte. ' FAMILLE DES CFCADAIRES. 211 profond observateur dans celte foule de dtails in- tressants qu'il nous prsente sur leur organisation , et qu'il accompagne d'excellentes figures, et nous nous bornerons l'exposition d'un caractre analo- mique qui parat tre exclusivement propre ces insectes. Dans tous, suivant lui, le ventricule chy- iifique , ou l'estomac, est d'une longueur remar- quable; il dl)ute par une dilatation oblongue , courbe, ou droite, et il dgnre constamment en un conduit intestiniforme , qui revient sur lui-mme, pour s'aboucher vers l'origine de ce mme ven- tricule, ct de l'insertion des vaisseaux hpati- ques , non loin de la naissance de l'inteslin ; tous ont quatre vaisseaux biliaire. Dans les cigales, ce ven- tricule a la forme d'une anse, dont la partie droite se dilate en une grande poche latrale et sou- vent plisse ; son extrmit suprieure se trouve lie l'sophage par un ligament suprieur, et l'autre conduit ce prolongement troit , tubulaire , fort long , repli sur lui-mme^ ayant la forme d'un intestin , et qui , la suite de ces circonvolutions ^ remonte pour se runir cette poche, prs de l'in- sertion des vaisseaux hpatiques. Cette dis|5osi- tion vraiment extraordinaire du ventricule chjli- fiquequi, aprs pbjsieurs circonvolutions, vient se dy"oro:er dans lui-mme , en continuant un cercle complet parcouru par le liquide alimentaire, est sans doute d'une explic^ition physiologique assez embarrassante , mais elle n'est pas moins un fail i4* 212 INSECTES HMIPTRES. Lien prouv el constant, cl qui forme le trait le plus caractristique de l'anaoniie de la cigale et d'autres cicadaires. Dans la ledra auiita de Fa- bricius, ou la procigae grand' diahle de Geoffroy, la portion renfle du ventricule cbjlifique est place directement la suite du jabot ; il ii'j a , de chaque ct , qu'une seule grappe d'ulricules sali- vaires, caractre que l'on observe aussi dans la cercope cunieuse, tandis qu'il y en a quatre , deux de chaque ct , dans les cigales.- Dans la membrace cornue^ l'anse duodnale est remplace par une poche fort courte, mais tenant aussi l'sophage par un filament suspenseur , caractre qui n'est propre qu' ces insectes. Les unes {cJianteuses) ont les antennes de six articles et trois yeux lisses (i). Elles embrassent la division des cigales porte-manne de Linnus , le (i) Le msolhorax , vu en dessus , est beaucoup plus spacieux que le protliorax, se rtrcit vers son extre'mite' , qui forme une sorte d'e'cusson. Il en est presque de mme dans les fulgores et autres genres qui eu de'- rivent. Le msolhorax a souvent la figure d'un triangle renvers, et le protliorax est ordinairement trs court et transversal. Dans les cicadaires suivantes , telles que les membraces, les cicadclles, etc. , il est au con- traire beaucoup plus tendu que les autres segments lioraci({ucs , trs dvelopp dans un sens ou dans un autre, et le msotliorax ne se pr- sente plus que sous la forme d'un cusson ordinaire et triangulaire. Dans toute cette famille, le mtalhorax est trs court et cach. Consi- dre dans ses rapports avec les autres insectes, la tte des cicadaires, vue par devant , nous offre , immdiatement au-dessus du labre , un es- pace triangulaire, rpondant Fpistome ou au chaperon; ensuite, eu remontant , un autre espace , souvent renfl et stri , que Fabricius nomme le front, mais qui est Tanalogue de la face ou de l'cntrcdeu des yeux ^ au dessuN sera le front, viendra ensuite le vertex ou le plan su- jirieur. FAMILLE DES CICADAKES. 'JllO i>enre tles tet'goucs de Fidnivius cl ('orinuiU i^our nous, lelui Des Cigales propremenl diu^s. (Cicada. Oliv. Teitigonia. FaL. ) Ces insectes , dont les tuis sont presque toujours transparents et veins , Jif'rent des suivants , non- seulement par la composition de leurs antennes et le nombre des yeux, lisses, mais encore en ce qu'ils ne sautent point, et que les mles font entendre, dans les fortes chaleurs des jours d't , poque de leur apparition , une espce de musique monotone et trs bruyante ; aussi des auteurs ont-ils dsign ces cigales par l'pitlite de chanteuses. Les organes du chant sont situs chaque ct de la base de l'abdomen , int- rieurs et recouverts chacun par une plaque cartilagi- neuse, en forme de volet (i). La cavit qui renferme ces instruments est divise en deux loges par une cloi- son cailleuse et triangulaire. Vue du ct du ventre, chaque cellule oifre antrieurement une membrane blanche et plisse , et pins bas, dans le fond, une lame tendue , mince , transparente , que liaumur nomme le iniro\ Si on ouvre , en dessus j, cette partie du corps, on voit, de chaque ct, une autre membrane plisse , qui se meut par un muscle trs puissant , compos d'un grand nombre de fibres droites et parallles^ et partant de la cloison cailleuse; cette membrane est la () Celle pice n'e&t qu'un appendice infrieur du metadiorax. Lu LiniLule occupant une cavit parLiculire, tantt nue en dessus, tantt recouverte et simplement visible en dessous, est un proionp^ement latral d'une peau formant le diapliraj^^me aulrieur des deux cavits infrieures du premier segment de rabdomen. Le dia{)hragme oppos, ou le postrieur de ces cavits, constitue la [)ice dite le miroir. Il parait qu'elle est forme , ainsi que l'autre ciapluagmr , aux dpens des membranes trachennes. 2izi 1^^SEGTES HMIPTRES. timbale. Les muscles, en se contraclaiit et se relchant avec promptitude, agissent sur les timbales, les ten- dent ou les remettent dans leur tat naturel; telle est l'origine des sons qu'elles produisent , mme aprs la mort de Tanimal , si elles prouvent alors des tiraille- ments semblables. Les cigales se tiennent sur les arbres ou sur des ar- bustes , dont elles sucent la sve. La femelle perce avec une tarire loge dans un fourreau de deux lames en demi-tube , compose de trois pices cailleuses , troi- tes , alonges , et dont deux termines en forme de lime , les petites branches de bois mort, jusqu' la moelle, afin d'y dposer ses ufs. Le nombre en tant consid- rable , elle y fait successivement plusieurs trous, dont la place est indique l'extrieur par autant d'lva- tions. Les jeunes larves quittent cependant leur berceau pour s'enfoncer dans la terre, o elles croissent et se mtamorphosent en nymplies. Leurs pieds antrieurs sont courts et ont des cuisses trs fortes, armes de dents, et propres creuser la terre. Les Grecs man- geaient les nymphes, qu'ils nommaient tettigomtres , et mme l'insecte, dans son dernier tat. Avant l'ac- couplement, on prfrait les mles, et lorsqu'il avait eu lieu , on recherchait davantage les femelles, parce que leur ventre tait alors rempli d'ufs. La cigale de Vorne, en piquant cet arbre , fait couler ce suc mielleux et purgatif qu'on appelle manne. La C. de l'orne {C. orni , Lin. , Rs. Insect. II, Locust, XXV, I , 2 XXVI , 3, 5), longue d'environ un pouce, jauntre, ple en dessous , mlange de cette couleur et do noir en dessus, avec les bords des articles de l'abdomen rousstresj deux ranges de points noirtres sur les ly- tres, dont les plus voisins de leur bord interne plus pe- tits. Midi de la France, Italie, etc. La C.commime{C. plebeia, Lin . j TettigoniaFraxinif Fab . : Ks., ?'Z'zW.,xxv, 4; xxYi, 4;C?7?S);, la plus grande de nosesp'- FAMILLE DES CCDAIRES. 2l5 ces^ noire, avec plusieurs taches sui ie premier s.egment du tronc; son bord postrieur , les parties releve'es et arques del'cusson, et plusieurs veines des ly trs rousslres (i). Les autres Cic.idaihes ( muetles ) n'ont que trois articles distincts aux antennes et deux petits yeux lisses. Leurs pieds sont , en gnrai , propres pour le saut. Aucun des sexes n'est pourvu d'organes sonores. Les tuis sont souvent coriaces et opaques. Plu- sieurs Temelles enveloppent leurs ufs d'une ma- tire blanche et cotonneuse. ^ Les unes ( Fulgorelles ) ont les antennes insres im- mdiatement sous les yeux, et le front est souvent pro- long en forme de museau^ de figure variable selon les espces. C'est ce qui distingue le genre Des FULGORES. (FuLGORA. Lin., Oliv. ) Les espces dont ie front est avanc, qui ont deux yeux lisses, et qui n'offrent , au-dessous des antennes ^^ aucun ap- pendice, sont les yi//g-ore5 proprement dites, de Fabricius. Telle est La F. porte-lanterne {F. laternarla ^ Lin. j Rs. insect. l , Locust. XXVIII, XXIX ), trs grande espce, agrable- ment varie de jaune et de roux", avec une grande tache , en forme d'il , sur chaque aile^ museau trs dilat, vsicuieux, large et arrondi en devant. Plusieurs voya- (i) Foyezjailv. , Gner, crast. et insect. , III, p. i54 j Fab, , Sjst. ryng.j genre Tettigonia , et Olivier, Encyclop. me'thod. , article Cigale, oyi toutes les figures de Stoll , relatives aux espces de ce genre , sont rap- porLe'es. Celles o le premier segment abdominal offre en dessus une en iaille laissant dcouvert la timbiile , composent le genre Tibicev de mon ouvrage sur les fam. nat. du reg. anim, telles sont la C hinatodc d^Olivier, les T.yicla^ hyalina , alglra, de Fab. , et son T.Orni, qui |.iourrail, sous ce rapport, former un autre genre. 2 l6 INSECTES HMIPTRES. fjjears assurent que cet insecte rpand une forte lumire dans l'obscurit. Le midi de l'Europe nous offre une petite espce du mme genre. La F. europenne {JF, europa^ Lin.j Panz., Faun. insect. Germ.^XX, 16)^ verte _, avec le front conique, les lytres et les ailes transparentes (i). D'autres cicadaires front avanc , mais dpourvues d'yeux lisses , et ayant au-dessous de chaque antenne deux petits appendices , reprsentant ces organes ou des palpes , forment le genre D'Otiocre (Otiocerus) de M. Kirby ^ Ou celui de Cohax de M. Germar, et qui , jusqu'ici , pa- rat propre au nouveau continent (2). Celles dont la tte n'offre point d'avancement remarqua- ble, composent dans Fabricius divers genres, et auxquels il faut associer quelques autres tablis depuis lui. Tantt les antennes sont plus courtes que la tte, ins- res hors des yeux, caractre commun aussi aux deux genres prcdents. Ici l'on distingue bien deux yeux lisses. Les Lystres. (Lystra. Fab.) Semblables, au premier coup d'il , de petites cigales proprement dites. Le corps et les lytres sont alongs. Le se- cond article des antennes est presque globuleux et granu- leux, ainsi que dans les fulgores (3). Les CixiES. (Cixius. Latr.) Ressemblent aux lystres ; mais le second article des an- tennes est cylindrique et uni (4). (1) Voyez , pour les autres espces, Fab. , ihid. , et Oliv. , Encyclop. mthod. , article /^a/gore. (2) Linn. Trans. XII , O. Coquebertil^ 1 , 1 4 1 '^t' ^ ^ ^- cohax, Gerra. , Magaz. entom. , IV, p. i et suiv. (3) Fab , Syst. ryugot. , p. 5Q; Latr., Gner, crust. et icsect. , m, p. 166. (4) Latr. , ibid. Fabricius les place avec ses Jlata. Les udchiLus cc M.[Kivby*(Linn. Trans. ,\XI , xxii, i3)'diffrenl peu des cixks. ^ FAMILLE DES CICADAIRES. 2\J J'ai spar _, sous le nom gnrique de ettigomre ( Tettigobietra ), des insectes analogues aux prcdents, mais dont les antennes sont loges entre lesangles postrieurs et latraux de la tte , et ceux de l'extrmit antrieure du corselet. Les yeux ne sont point saillants (i). L, on ne dcouvre point d'yeux lisses. Les espces dont les lytres sont grandes, et o le pro- thorax est sensiblement plus court dans son milieu que le msothorax ^ composent le sous-genre De Poeciloptre. ( Poeciloptera. Latr. ; Qerm. Flata, Fab. ) (2). Celles o il est aussi long au moins que le msothorax, et o les lytres _, gure plus longs que l'abdomen ou plus courts, sont dilats leur base et rtrcies ensuite , for- ment un autre sous-genre. Celui D'Issus, (issus. Fab.) (3) Tantt les antennes sont aussi longues au moins que la tte, et le plus souvent insres dans une chancrure inf- rieure des yeux. Les Anoties ( Anotia ) de M. Kirby. , Oui dans Tordre naturel avoisinent ses otiocres, et se rapprochent des prcdents, quant a mode d'insertion des antennes (4). Les AsiRAQUES. ( Asiraca. Latr. - Dephax. Fab. ) O elles sont insres dans une chancrure infrieure des yeux , de la longueur de la tte et du thorax, avec le pre- mier article ordinairement plus long que le second, com- prim et anguleux. Les yeux lisses manquent (5). (i) Latr. , ibid. , p, i63 ; Germ. , Mag. entom. , IV, 7. Les clidies (clidia) de cet auteur [ibid.^ p. ^5), semblent venir prs des tettigo- mtres. Elles en ont le port, et leurs antennes, selon lui, sont inse're'es au-dessous des yeux. (2) Latr. , ibid. , p. i65, Germ., Magaz. entom. , III, p. 219; IV, p. io3 , 104. (3) Latr. , ibid. , p. 166; Fab. , Syst. ryng., p. 199. (4) Linn. Trans. , XIII , tab, \ , fig. 9 , 10 , 1 1 , i 5. (5) Latr. . iZ>i(/. , p. 167. / X. 2l8 INSECTES HMIPTRES. Les Delphax. (Delphax. Fab.) O les antennes sont inse'res de mme, mais jamais ^;re plus longues que la tte ^ avec le premier article beaucoup plus court que le suivant et sans artes. Les yeux lisses sont apparents (i). Les Derbs ( Derbe ) de Fabricius. Me sont inconnus, mais je prsume qu'ils viennent prs des insectes prcdents el surtout prs des anoties. Dans les dernires cicadaires les antennes sont insres entre les yeux elles composent le genre Des CiCADELLES (Cigadella)j oues Cigales ranatres de Linnaeus. Que l'on peut subdiviser ainsi : Nous commencerons par les espces qui, moins un petit nombre (les Ldres)y composaient anciennement le genre Membracis de Fabricius. Leur tte est trs incline ou rabat- tue par devant, et prolonge en une pointe obtuse, ou sous la forme d'un chaperon , plus ou moins demi-circulaire. Les antennes sont toujours trs petites , termines par une soie inarticule, et insres dans une cavit, sous les bords de la tte. Le pro thorax est tantt dilat et cornu de chaque ct, prolong et rtrci postrieurement en une pointe ou pine, soit simple, soit compose , tantt lev lougitudi- nalement le long du dos, comprim, en manire de tranche aigu ou dcrte, quelquefois avance et pointue en avant, les pieds ne sont presque pas pineux. Les unes n'ont point d'cusson proprement dit apparent ou dcouvert. [ci, les jambes, les antrieures surtout, sont trs compri- mes et foliaces. Le dessus de la tte forme toujours une sorte de chaperon demi-circulaire. (i) Latr. , ihiil , p. iG8. FAMILLE DES CICADAIIIES. 21^ Les Membraces propres. (Membracis. Fab.) Dont le protliorax est lev, comprime et foliac le long du milieu du dos (i). Les Tragopes. (Tragopa. Latr. ) O cette partie du corps offre ^ de chaque ct , une corne ou saillie pointue^ sans lvation intermdiaire, et se pro- longe postrieurement en une pointe vote, de la longueur de l'abdomen et remplaant Tcusson (2). L, les jambes sont de forme ordinaire ou point foliaces. Les Darnis. (Darnis. Fab.) O le prolongement postrieur du pro thorax , recouvre presque totalement ou en majeure partie le dessus de Tab- domen et les lytres, en forme de triangle along et vot (3). Les BocYDiES. ( BocYDiuM. Latr. ) Qui ont leurs lytres entirement ou en majeure partie dcouverts, le prolongement postrieur et scutellaire du prothorax tant troit , plus ou moins lancol ou en forme d'pine (4). Dans les autres , l'cusson, quoiqae le prothorax puisse tre prolong_, est dcouvert, du moins en partie; l'extrmit postrieure du prothorax offre une suture transverse, qui le distingue de l'cusson. Les Centrotes. ( Centrous. Fab. ) he petit Diable {Cicada cornuta , Lin.; Panz., Faun insect., Germ. L, 19), long de quatre lignes. Corsele ayant, de chaque ct, une corne, et prolong postrieu- rement en unepointe, delalongeur de l'abdomen. Dansles bois , sur les fougres et autres plantes. Le demi-Diable {Centrotus genist , Fab. ; Panz., ibid. , (i) LcvS Meinhracis foliacs de Fab. . (2) Des membracis du Bre'sil, qui me pax-aisseni analogues aux espce:; suivantes de M. Germar : glabra, albimacula , xanthocephala. (3) Voyez Fab., Syst, ryug, (4) Les Centrotus ho/ridus , trifidus , gloOidaris , chwatus , chudgcr, de Fabiicius. 2 20 IKSECTES HMIPTUES. '20 } ; de moiti plus petit ^ et dont le corselet simplement prolong en arrire Sur le gnet (s). Nous passerons maintenant des espces dont la tte n'est gure plus basse que le protliorax, ou de niveau avec lui j horizontale ou peu incline , vue en dessus ; o le pro- thorax n*est ni lev dans son milieu , ni prolong postrieu- rement j et offre au plus des dilatations latrales j o le lusotliorax a la forme d'un cusson de grandeur ordinaire et triangulaire. Les lytres sont toujours entirement dcou- verts. Les jambes postrieures au moins sont pineuses. Dans plusieurs , tels que les suivants, le corselet a la fi- gure d'un hexagone irrgulierj il se prolonge et se rtrcit postrieurement, et se termine par une troncature, servant d'appui la base de l'cusson ^ la recevant mme souvent, cette partie tionque tant concave ou chancre. Les AEtalions. ( AEtalion. Latr. JEiialia. toxm..) Se distinguent -des sous-genres de la mme division pat plusieurs caractres. La tte, vue en dessus, ne prsente qu'une tranche transversale^ le front est inclinbrusquement et les yeux lisses y sont situs entre les yeux ordinaires, et ds lors infrieurs. Les antennes, trs petites et distantes de ces derniers organes, sont insres au-dessous d'une li- gne idale, tire de l'un l'autre. L'espace situ immdia- tement au-dessous du front est aplati et uni. Les jambes n'ont ni cils ni dentelures (2}. Dans les trois sous-genres qui succdent , le vertex est triangulaire , et porte les yeux lisses. Les antennes sont in- sres dans une ligue idale, tire d'un il ordinaire l'au- tre , ou au-dessus. Les Ldres. (Ledra. Fab.) Ont la tte trs aplatie au devant des yeux, en forme de chaperon transversal^ arqu et termin au milieu du bord antrieur par un angle obtus. Tout le dessous de la tte est (i) Les C comutus , scutellaris , etc. , de Fab. (y) Latr. , Couside'i". sur l'ordre des crust. , des araclni. cL des iuscct. ; cl Zoo!, et Anal, de MM, HumbokU et Bouplaad. VoyczGcvm.^ Magaz. cutom., IV, p. 9J. FAMILLE DES CICADATRES. 22 1 plan et au mme niveau. Les cts du pio thorax s'lvent en manire de cornes arrondies au bout ou d'ailerons. Les jam- bes postrieures sont trs comprimes et comme bordes ext, rieurement par une membraiie dente. La cigale Grand-Diable de Geoffroy {Cicada aiirita y Lin. ) y est de ce sous-genre (i). Les Ciccus. (Ciccus. Latr. ) O les antennes se terminent immmdiatement aprs le second article, en une soie de cinq articles distincts, cylin- driques et alongs. L'extrmit antrieure de la tte est g- nralement avance (2). LesCERCoPES. ( Cercopis. Fab., Germ. Aphrophora. Germ.) O le troisime article des antennes est conique et ter- min par une soie inarticule. La C. ensanglante {Cevcopis sanguinolenta y Fah. '^ la Cigale taches rouges , Geoff., insect. Il , viu , 5 ) , longue de quatre lignes, noire, avec six taches rouges , sur les tuis. Dans les bois. (i) Voyez Fab,, Syst. ryngot. , et Latr. , Gner, crust. et insect. , III, p. iSy. Voyez aussi Tarticle Tettigone de TEncyclop. mthod. f Insect. , X, 600), o MM. Lepeletier et Serville, ses re'dacteurs , pre'sentent (juelques considrations nouvelles et e'tablissent quelques nouveaux genres, mais dont la connaissance ne m'est parvenue que lorsque j'avais termine' mon travail sur cette famille , de sorte que je n'ai pas eu le temps de vrifier sur les objets mmes les caractres qu'ils assi- gnent ces coupes. Je me bornerai la remarque suivante. La description de V Eurymle fenestre convient parfaitement une espce figure'e par Donovan dans son bel ouvrage sur les insectes de la Nouvelle-Hollande , et ds lors les re'dacteurs de l'article auraient t' induits en erreur sur la patrie de cet insecte , puisqu'ils le disent du Bre'sil. Dans le cas que cette synonymie ft exacte, le caractre distinctifde ce nouveau genre, absence d'yeux lisses , serait faux, car ils existent, quoique d'abord difficiles reconnatre, la partie supe'rieure du front. Cette espce rentrerait, ds ors, dans le sous-genre Jassus {^Voyez ci-aprs). (1') Les Cicada adspersa , mannorata de Fab. 5 son Fulgora adscen- dens , etc. Je prsume que plusieurs autres espces du genre Cicada de cet auteur et de Teidgonia de M. Germar, doivent aussi s y rapporter^ mais n'ayant point une collection assez nombreuse, je me borne ces indications. 222 INSECTES HMIPTRES. hsL C. cLimeiise (Cicada spiimaria j Lin.; Rs. Insect., il, Locust. xxui. ) , brune , avec deux taches blanches sur les lytres , prs de leur bord extrieur. Sa larve vit sur les feuilles 7 dans une liqueur cuiieuse et blanche , que des auteurs ont nomme : Ecume printanire y Crachat de grenouille (i). Dans les autres cicadaires compltant cette famille, et qui , dans les premiers ouvrages de Fabricius, composaient son genre Cicada , le prothorax n'est point ou presque pas pro- long postrieurement ^ et il se termine, la hauteur de la naissance des lytres , par une ligne droite ou presque droite, dont la longueur gale presque celle de la largeur du corps. L'cusson , mesur sa base, occupe une grande partie de cette largeur. Deux veux trs saillants , une tte peu avance au-del de ces organes , mais dprime en devant et formant une sorte de cintre au sommet de la portion leve de la face, situe immdiatement au-dessous, deux yeux lisses sup- rieurs et postrieurs, enfin, par une exception dans cette division, des pattes dpourvues d'pines ou de dents, dis- tinguent Les EuLOPES ( EuLOPA ) de M. Fallea. J'ai trouv, aux environs de Versailles, sur la bruyre , l'espce qu'il nomme ohtecta ( Cercopis Eric y Arh. , Faun. Insect., lll , '24)) elle est longue denviron une ligne, rougetre et tachete de blanc , avec deux bande- obliques de cette couleur, et des nervures nombreuses et saillantes sur les tuis. La tte est large et comme tronque en devant (2). Les EupLx. ( EuPELix. Germ. ) Ont une tte en forme de triangle along, trs aplatie, avec les yeux lisses, situs au devant des yeux, sur ses (i) Cette espce et quelques autres cercopes de Fab. forment le genre Aphrophora de M. Germar. Le bord posLc'ricur de la fle est concave , et les yeux lisses sont ])lus cloigue's entre eux que dans les cercopes pro- prement dites. F oyez, cet egsrd , le quatrime volume de son Magazin d'entomologie. (2) Gcrm. , Magaz. enlom. , IV, p 54. FAMIU.E DES CICADAIRES. 223 bords, qui se prolon^^ent sur ces organes et les coupent, en jrrande partie, iongitudinalement (i). Les Penthimies. ( Penthimia. Germ. ) Ont leurs antennes insres dans une grande fossette, qui rtrcit, plus que de coutume, l'espace compris entre les yeux. La tte, qui vue en dessus parat demi-circulaire et incline graduellement par-devant, est arrondie, et ses bords s'avancent au-dessus de ces fossettes. Les yeux lisses sont situs au milieu du vertex. Le corps est court. Ces insectes ont, au premier aspect , quelque ressemblance avec les cer- copes , et Fabricius les confond, en effet, avec elles (2). Prs de ce sous - genre parat devoir tre plac celui de Gypone ( Gypona ) de M. Germar , mais dont je n'ai vu au- * cun individu (3). Les Jasses. (Jassus. Fab. , Germ.) Dont le vertex ou le plan suprieur de la tte compris entre les yeux est trs court, transversal et linaire, ou en forme d'arc, et trs peu avanc, dans son milieu mme, au* del des yeux. Les lames appuyant les cts du chaperon sont grandes. Les antennes se terminent par une longue soie. Les yeux lisses sont situs prs de son bord antrieur ou mme au-dessous (4)- Dans Les CicADELLES propres ou Tettigones. (ettigonia . Oliv. , Germ. Cicada. Lin. , Fab. ) La tte, vue en dessus , est triangulaire , sans tre nan- moins trs aonge , ni trs aplatie, ce qui distingue ces in- sectes des eupiyx. Les yeux, d'ailleurs, ne sont point coups par ses bords. Les yeux lisses sont situs entre eux ou lat- ralement (5), mais non prs du front. (i) Ihid., p. 53 ; Cicada cnspidata^ Fab. (2) Les C. aira, Iimorrhoa , sanguinicolUs j Germ, , Magaz. eniom. , IV, p. 47. (^3) Germ., ibid. , p. 73. (4) Germ. , ibid. , p. 80, (f>) Quelques espces, parmi lesquelles je cilerai les Cercopis grisea ^ 2 24 INSECTES HMIPTRES. Ces insectes sont d'ailleurs trs voisins des jasses, quant l'tendue des lames situes le long des cots du cha- peron et la longueur de la soie qui termine les antennes^ elle parat tre articule sa base, ainsi que dans les Cic' eus j dont ils ne diffrent presque que par la forme du cor- selet (i). La seconde famille des Hmiptres homoptres, ou la quatrime de l'ordre , Les APHIDIENS(ApHidii), autrement les Pucerons. Se distingue de la prcdente par les tarses ^ qui ^ n'ont que deux articles et par les antennes fili- formes, ou en forme de soie, pius longues que la tte, de six onze articles. Les individus ails ont toujours deux ljtres et deux ailes. Ce sont de trs petits insectes , dont le corps est ordinairement mou , et dont les tuis sont presque semblables aux ailes, ou n'en diffrent que parce qu'ils sont plus grands et un peu pais. Ils pullulent prodigieusement. Les uns ont dix onze articles aux antennes, dont le dernier est termin par deux soies, lis sautent et composent le genre Des PsYLLES (Psylla) de Geofllroy , on celui de Chenues de Linneeus. Ces hmiptres, dsigns aussi sous le nom e faux^ tru/isi'ersa, stiiata , de Fab. , paraissciit devoir foi-mer un sous-geurc propre, raison de icur tle apladc, cl Jos yeu\ lisses situes prs de ses bords. ( I ) Gerni . , tT'iii. , p. 58^ G. tettigonia i Fab., Svst. rynj., p. 6i. FAMILLE DI2S APHIDIENS. 22 D pucerons , vivent sur les arbres el sur les plantes, dont ils tirent leur nourri turej les deux sexes ont des ailes. Leurs larves ont ordinairement le corps trs plat , la tte large, et l'abdomen arrondi par derrire. Leurs pieds sont termins par une jDetite vessie membraneuse, accompagne, en dessous, de deux crochets. Quatre pices larges et plates , qui sont les fourreaux des tuis et des ailes, distinguent les uymplies. Plusieurs, dans cet tat, de mme que dans le premier, sont couverts d'une matire cotonneuse et blanche, dispose par flo- cons. Leurs exermeuLs forment des iilets ou des masses d'une nature gommeuse et sucre. Quelques espces, eu piquant les vgtaux pour eu sucer ie suc, occasiouAt dans .quelques- uues de Jeurs parties, particulirement leurs feuilles ou leurs boutons,, es mons- truosits ou des apparences de galle. De ce nombre est La Psjlle du huis [Chermes Buxi, Lin. j Kauni., Mm., linsect. , 111, xix, i , 14)^ verte, avec les ailes d'un jau- ntre brun. * * . L'aune, le figuier , i'oilie , etc., en nourris-senl aussi d'autres e3ppces(i). Lalreiiie a form, avec celle qui vit dans les fleurs du jonc, un genre sous le nom de LiviE.(ZzVm). Les antennes sont beaucoup plus grosses infrieurenient qu' leur extr- mit (a). Les autres aphidiens n'ont que six huit articles atix aiitennes ; le dernier n'est point termin par deux soies. Tantt les tuis et les ailes sont linaires , frangs de poils , et couchs horizonlalement sur le corps. {^i) Ployez Fab. , Geoff. , De Ger. , (2) LaU'. , Gner, ciust. et iasect., III , p. 170; Arli. , Fauu. iiisect YI , 2 ! . TOIVIi: Y. . ID 226 INSECTES HMIPPRES, qui a une forme presque cylindrique ; le hec est 1res petit ou peu distinct. Les tarses sont termins par un article vsiculeux, sans crochets; les an- tennes ont huit articles en forme de grains. Tels sont Les ThripSo (hrps. Lin.) Ils sont d'une extrme ae^ilit et semblent sauter ])lutt que voler. Lorsqu'on les inquite trop, ils l- vent et recourbent en arc l'extrmit postrieure de leur corps ^ la manire des staphylins. Ils vivent sur les fleurs, les plantes, sous les corces des arbres. Les espces les plus grandes n'ont gure plus d'une ligne de ]ong(i). Tantt les tuis et les ailes, ovales ou triangu- laires, et sans frange de poils, sont inclins, en forme de toit ; le bec est trs distinct ; les tarses sont termins par deux crochets ; les antennes n'ont que six sept articles. Tels sont Les Pucerons. (Aphis. Lin.) Que l'on peut diviser comme il suit : ' Les Pucerons proprcmejst dits. (Aphis.) Dont les antennes sont plus longues que le corselet , de sept articles, dont le troisime along qui ont les veux eu- ' tiers , etdeux*coines ou deux mamelons l'extrmit post- rieure de l'abdomen. ils vivent presque tous en socit, sur les arbres et sur (i) Voyez Latr, , ibid. , p. ead. , et les auteurs cite's plus haut. L'orga- msaiion buccale m'a offert des caractres qui paraissent la distinguer essentiellement de celle dqs insectes de cet ordre. M. Straus, qui l'a tu- die, avec une finesse d'observation admirable , pense que les thrips sont des ortlioptres. FAMILLE DES APPIIDIENS. 2 2^ les plantes, qu'ils sucent avec leur trompe. Ils ne sautent point, et marchent lentement. Les deux cornes que Ton observe a l'extrmit postrieure de l'abdomen dans un grand nombre d'espces sont des tuyaux creux, et d'o s'chappent souvent de petites gouttes d'une liqueur trans- parente , mielleuse , dont les fourmis sont trs friandes. Chaque socit offre , au printemps et en t, des pucerons toujours aptres , et des demi-nymphes, dont les ailes doi- vent se dvelopper; tous ces individus sont des femelles, qui mettent au jour des petits vivants, sortant reculons du ventre de leur mre, et sans accouplement pralable. Les rnles, parmi lesquels on en trouve d'ails et d'aptres, ne paraissent qu' la fin de la belle saison , ou en automne. Ils fcondent la dernire gnration produite par les indi- vidus prcdents, et consistant en des femelles non ailes, qui ont besoin d'accouplement. Aprs avoir eu commerce avec des mles, elles pondent des ufs sur les branches des arbres, qui y restent tout l'hiver, et d'o sortent, au prin- temps suivant, de petits pucerons, devant bientt se multi- plier sans le secours des mles. L'influence d'une premire fcondation s'tend ainsi sur plusieurs gnrations successives. Bonnet , auquel on doit le plus de faits sur cet objet, a obtenu, par l'isolement des femelles, jusqu' neuf gnrations dans l'espace de trois mois. Les piqres que font les pucerons aux feuilles ou aux jeunes tiges des vgtaux, font prendre ces parties diff- rentes formes, comme on peut le voir aux nouvelles pousses des tilleuls , aux feuilles de groseillers, de pommiers, et plus particulirement celles de l'orme, du peuplier et du pistachier, o elles produisent des espces de vessies ou d'excroissances renfermant dans leur intrieur, des fa- milles de pucerons, et souvent une liqueur sucre, assez abondante. La plupart de ces insectes sont couverts d'une matire farineuse ou de filets cotonneux, disposs quel- quefois en faisceaux. Les larves des hmrobes , celles de plusieurs diptres, des coccinelles, dtruisent un grand nombre de pucerons. M, Aug. Duvc.u a communiqu l'A- cadmie des sciences , le rsultat intressant de ses recher- l'y 2 28 ] IN SECTES HMiPTEKES. (lies sur ces insectes, et son Mmoire a t insr dans le Re- cueil de ceux du Musunr d'histoire naturelle. Celui du chne ( A. Qitcrcus, Lin. ; Rauni., Insect.^ lli, \xviii ,5, lo ) , brun ^ et remarquable par son bec^ trois fois au moins plus long que le corps. Le P. du htre ( A. Fagi^ Lin.; Raum., ibid.^ xxvi; i), tout couvert d'un duvet cotonneux et blanc (i). Les Aleyrodes. [Aleyrodes. Lat. Tinea.luin. ) Qui out des antennes courtes^ de six articles^ et des yeux chancrs. UA. de l'ctaire {Tinca proletella ^ Lin. ; Raum., ibid.y W, XXV ^ I ^ "^ ) , semblable une trs pelite phalne , blan- che , avec une tache et un point noirtres sur chaque tui. Sous les feuilles de la lrande chiidoine , sur le chou , le chne, etc. Lfi larve est ovale, trs aplatie^ en forme de petite caille, et ressemble celle des psylles. La nymphe est fixe et renferme sous une enveloppe, de sorte que cet insecte subit une mtamorphose complte. La dernire faniille , Les GIjLTNSECTES (Gallijnsegta ) , dont De Ger forme un ordre particulier. N'ont qu'un ardcle aux larses (2) , avec un seul (i) ]M. Blt, cari'espondant de la Sociie liaiiceaiib de Caen , a publi ( Mm. de celte soc. , 1824 , ji. 1 14 ) des observations curieuses ?ur une espce, qui, dans le de'parLement du Calvados, est trs nuisible aux pommiers , en faisant prir ses nouvelles pousses. Il le considre corume le type d'un nouveau genre, JMyzoxyle. De Ger avait dt^ dcrit un puceron du mme arbre ; mais comme le remarquent avec raison Miil. Le- pelclier et Servibe ( Encyc'op. Mthod , avi. puceron) , cette espce, quoique nuisible encore aux pommiers, diffre essentiellement del pr- cdente. L'autre n'a point de cornes {'abdomen, ses antennes sont plus courtes, et n'offrent, selon M. Blot, que cinq articles , dont le second le plus lonj de tous. Nous souponnons qu'elle rentre dans notre troisime division (Gner, crr.st. et insect. ), du genre puceron. Voyez, quant aux autres espces , outre les ouvrages prcits , la Faune de Bavire de M. Schrank. (2) M. Dahnan , directeur du cabinet d'bist. nar. de Slockolm , dans FAMILLE DES GLLINS IZCTES. 2 29 ^rocliel auJ:>oiit. Le mle est dpourvu de bee , n'a que deux ailes, qui se recouvrent horizontale- ment sur le corps; son abdomen est lerniin par deux soies. La femelle est sans ailes et munie d'un bec. Les antennes sont en forme de fil ou de soie, Je plus souvent de onze articles (i). lis compix^nnent le o:enre Des Cochenilles (Coccus) de Limiaeus. L'corce de plusieurs de nos arbres parat souvent comme galeuse , raison d'une multitude de cetils corps ovales ou arrondis, en forme de bouclier ou d'- caille, qui y sont lixs et auxquels on ne dcouvre pas d'abord d'organes extrieurs iudiquant un insecte. Ce sont nanmoins des animaux de cette classe et du genre des coclienilles. Les uns sont des individus femelles ; les autres des mles dans leur pi-emier ge , et dont la forme est presque la mme. Mais il arrive une poque o tous ces individus prouvent de singuliers cliange- ments. Ils se fixent alors; les larves des mles pour un temps dtermin^ celui qui est ncessaire leurs der- nires transformations, et les femelles pour toujours. Si on observe celles-ci au printemps, l'on voit que leui corps acquiert peu peu un grand volume, et qu'il finit par ressembler une gale, tanl sphrique , tanlL .en forme de reio , de bateau .. etc. La peau des unes est unie et trs lisse; celle des autres offre des incisions ou des vestiges des segmenls. C'est dans ceL lat que les fe*> melies s'accouplentetqu'edes pondenlbieutt aprs leurs ufs, dont le nombre est trs considrable. Elles les font uii mmoire sur quelques espces de coccus , pre'sae que Le nombre do fs articles sL de 'os. (1) NeuT daiis les niles ^o? i'spces deCriles ^apsi ce mmoire. 25o INSECTES HMIPTRES. passer entre la peau du ventre et un duvet cotonneux, qui revt intrieurement la place qu'elle occupent. Leur corps se dessche ensuite et devient une coque solide qui couvre ses ufs. D'autres femelles les enveloppent d'une matire cotonneuse et trs abondante, qui les ga- rantit. Celles qui sont spLriques leur forment, de leur corps, une sorte de bote. Les jeunes gallinsectes ont le corps ovale, trs aplati et pourvu des mmes organes que celui de la mre. Ils se rpandent sur les feuilles , et gagnent, vers la fin de l'automne, les brandies, pour s'y fixer et passer l'hiver. Les uns, comme les femelles, se prparent, au retour del belle saison, devenir mres, et les autres, comme les larves des mles, se transfor- ment en nymphes et sous leur propre peau. Ces nymphes ont les deux pieds antrieurs dirigs en avant, et non en sens contraire, comme l sont leurs autres pieds, et tous les six dans les autres nymphes. Ayant acquis des ailes, ces mles sortent reculons , de l'extrmit postrieure de leur coque, vont ensuite trouver leurs femelles. Ils sont bien plus petits qu'elles. Leur partie sexuelle forme entre les deux soies du bout de leur abdomen ^ une queue recourbe. Raumur a vu deux petits grains^, semblables des yeux lisses , la partie de la tte qui correspond Ja bouche. J'ai distingu la tte du mle de la cochenille de l'orme, dix petits corps semblables et deux espces de balanciers au corselet. GeoiTroy dit que les femelles ont l'extrmit postrieure du corps quatre filets blancs, mais qui ne sortent qu^en le pressant un peu. Dorthez a observ sur l'euphorbe characias, un gal- linsecte qui parat diffrer par quelques caractres de formes et d'habitudes des autres espces. C'est ce qui dtermina son ami , feu M. Bosc, faire de cette espce un genre propre, Dorthesia. Les antennes sont de neuf ar- ticles , plus longues et plus grles dans le mle que dans la femelle. Celle-ci continue de vivre et de courir aprs FAMILLB DES G ALLTJN'SEC rES, 201 ja poiUe. Le mle a rextrmit postrieure de Tabdo- men garni d'une houpe de filels blancs. Cet insecte est ainsi plus voisin des pucerons que des cocienilles (i). Les gallinsectes paraissent nuire aux arbres , en occasionant par leur piqre une transpiration trop abondante, aussi excitent-ils la vigilance de ceux qui cultivent particulirement les pchers, les orangers, les figuiers et les oliviers. Des espces s'attachent aux racines des plantes. Quelques-unes sont prcieuses par la belle couleur rouge qu'elles fournissent la teinture. D'autres recherches sur ces insectes pourraient peut-tre nous en faire dcouvrir qui nous seraient utiles sous le mme rapport. Geoffroy divise ies Galle-insectes, ou par contracliou Gal- linsectes , en deux genres , ceux de Kerms ( Chermes ) et de Cochenille {Cocciis). Rauniur dsigne celui-ci sous le nom de Progall-insecte. La C. des serres ( C. adoniduniy Lin. ), (^orps d'une cou- leur presque rose , couvert d'une poussire farineuse blan- che ; ailes et soies de la queue du mle de cette dernire couleur^ femelle ayant sur les cts des appendices, dont les deux derniers plus- longs et formant une sorte de queue. Elle enveloppe ses ufs d'une matire cotonneuse et blanche, qui leur sert de nid. Naturalise dans nos serres, o elle est trs nuisible. La C. du nopal ( C. cacti j Li!>; Tliier. de Menon v., de Ja Cuit, du nop. et de la cochen.j, femelle d'un brun fonc, couverte d'une poussire blanche, plate en des- sous, convexe en dessus, borde, avec les anneaux assez distincts, mais s'oblitrant au temps de la ponte. Mle d'un rouge fonc, avec les ailes blanches. Cultive au Mexique sur une espce de nopal ou d'opuntia, et distin- gue sous les noms de mestque , cochenille fine ^ d'une autre trs analogue, moins grosse et plus cotonneuse, la (i) M. Carcel , entomologisle non tnois zl qu'msLruit, a confirm par de nouvelles recherches., ces observations. Voyez 1 article Dorihesi du nouv. Dict. d'ist. nat. , 2 cdit. 252 IJN SECTES H!- IMIP TERES, sylvestre. Elle est clbre par la teinture cramoisie qu'elle fournit et qui donne Tcariate en mlangeant sa dcoc- tion avec la solution d'tain par l'acide nitro muriatique. C'est aussi de la cochenille que l'on tire le carmin. Cette production est l'une des principales richesses du Mexique . ( Voyez les Voyages de M. de Humboldt. ) La C. de Pologne ( Polonicus ^ Lin. Breyn. , E, iv, c, i-^Si j Frisch., Ins., 5^ p-6, t. IL), femelle d'un brun rou- getre, en forme de grain, s'attachant aux racines ou sclerantlius perennis et de quelques autres plantes. Elle tait pour la Pologne , av^ant l'introduction de la coche- nille, un objet important de commerce. La couleur qu''elle donne est presque aussi belle et de la mme teinte que celle de la prcdente. On en fait encore usage en Alle- magne et en Russie. La C. du chrie vert ou le Kerms ( C. Ilicis y Lin. Raum., insect. , IV , v ), la femelle prend la forme et la grosseur d'un pois. Elle est couleur de prune ou d'un noir violet j avec une poussire blanche. Sur une espce de chne vert/le la Provence, du Languedoc et des par- ties mridionales de l'Europe. Elle sert teindre en cra- moisi , surtout dans le Levant et en Barbarie, et on en lirait aussi de i'carlale avant que la ct)chenille du Mexi- que fut d'un usage gnral. On l'emploie encore dans la mdecine (i). Une espce des ndes orientales forme la gomme laque. Une autre entre dans la composition d'une bougie puti- culire employe la Chine (2). Une cochenille mle , de Java , remarquable pai: ses anten- neSj composes d'envirori vingt-deux articles, grenus, et (0 Voyez ^ pour les autres espces, Reaumnr,.Lianaeus, Geoffroy, De Ger, Lareille, Olivier, art. Cochtnitle. (Encycl. Me'Uiod.) P'oyez qu&n celle de nopal, une gazette littraire, imprime'e Mexico, n" uu 5 fvrier i'^)4> ^^- Boiy de Saint-Vincenf, nous a appris (Annal, desscienc. natur. VIII. o5) qu'on avait fait, Malaga, en Espagne, des essais pour y iniro- duire la culture de la coclicnille du nopal , et qu'ils avaient e'te' heureux. (2) Le doctev.r Virey a publi dans le Journal complmentaire des sciences mdicales ( loin. X"), de nouvejicfi reclierchci S'ar cette pro- diu'tion. INSECTES NVROPTIES. 2^3 trs jTarnis de poils; ayant deux ailes assez paisses et presque coriaces, sert de type au genre Monophlet.e { 3Ionop/ileha) du docteur Lacli. LE HUITIEME ORDRE DES INSECTES. Les NVROPTRES (Netjroptera. Odonata, et majeure partie des SynistataeFd^h.^ Se distingue des trois ordres prcdents par ses deux ailes suprieures , qui sont membraneuses, ordinairement nues, transparentes, et semblables aux deux infrieures quant leur consistance et leurs proprits; du dixime et du suivant par le nombre de ces organes , ainsi que par leur bouche, propre |a mastication, ou pourvue de mandi- bules et de mchoires vritables, c'est--dire con- formes l'ordinaire ; caractre qui loigne encore cet ordre du neuvime ou de celui des lpidoptres, dont les quatre ailessont d'ailleurs farineuses. Dans les nvroplres . ces ailes ont leur surface garnie d'un rseau trs fin ; les infrieures sont, le plus souvent, de la grandeur des suprieures, ou tantt plus larges, tantt plus troites, mais plus longues. Leurs mchoires et la pice infrieure de leur lvre , ou le mentoi , n'ont jamais une forme tubu- laire. L'abdomen est dpourvu *d'aig'uillon et ra- rement muni d'une sarire. Ils ont, |our la ?i!iiparl. des aniennes en forme de ^ 23/|. IDJSEGTES NVROPTUES. soie^ et composes d'un grand nonilDre d'articles; deux ou trois jeux lisses ; le tronc form de trois segments intimement unisen un seul corps , distincl de l'abdomen, et portant lessix pieds; le premier. de ces segments est ordinairement trscourt^ en forme de collier. Le nombre des articles des tarses est en- core variable. Le corps est gnralement along , avec des tguments assez mous, ou faiblement cailleux ; l'abdomen est toujours sessile. Beaucoup de ces insectes sont carnassiers dans leur premier et leur dernier tat. Les uns ne subissent qu'une demi-mtamorphose ; les autres en prouvent une complte; mais les larves ont constamment six pieds crochet , dont elles font ordinairement usae oour chercher leur nourriture. Je diviserai cet ordre en trois familles , qui, dans leur marche progressive, nous prsenteront les rap- ports naturels suivants : i^ Insectes carnassiers ; demi-mtamorphose ; larves aquatiques. 2" In- sectes carnassiers; mtamorphose complte; larves terrestres on aquatiques. 5^ Insectes carnassiers ou omnivores , terrestres ; demi-mtamorphoses. 4 Insectes herbivores;' mtamorphose complte; larves aquatiques, se construisant des domiciles portatifs. Nous finirons par ceux dont les ailes sont le moins en rseau, et qui ressemblent des pha- lnes ou des teignes. FAMILLE DES SUBULICORWES. 235 La premire famille, celle Des SUBULICORNES. (Subulicornes. Lat. )(i) .Se compose de l'ordre des odonates de Fabricius^ et du genre Ephmre , Les antennes sont en forme d'alne, gure plus longues que la tte, de sept articles au plus, dont le dernier sous la figure d'une soie. Les mandibules et les mchoires sont enti- rement couvertes par le labre et la lvre ^ ou par l'extrmit anlrieure et avance de la tte. "s. Les ailes sont toujours trs rticules , cartes , tantt horizontales, et tantt leves perpendicu- lairement ; les infrieures sont de la grandeur des suprieures ou quelquefois trs petites, et mme nulles, lis ont tous les jeux ordinaires gros ou trs saillants, et deux trois yeux lisses situs entre les prcdents. Ils passent les deux premiers ges de leur vie au sein des eaux, o ils se nourrissent de proie vivante. Les larves et les nymphes, dont la forme se rap - proche de celle de l'insecte parfait, respirent par le moyen d'organes parliculiet^s^ situs sur les cts de l'abdomen ou son extrmit. Elles sortent de l'eau pour subir leur dernire mtamorphose. Les uns ont des mandibules et des mchoires cornes, trs fortes, et recouvertes par les deux lvres; trois ar- ticles aux tarses; les ailes gales, et l'extrmit post- (i) Une section, divise en deux familles, les Libellurijvcs (^ Libella lin ) , dans mon ouvrage sur les fam. natur. du rgne animal. 20G IINSECTES JN VROPTEl ES. ri*eure de 'abclonien termine siinpleinent par des cro- chets on des appendices en lames ou en feuillets. Ils for- ment Tordre des odonates de Fabricius , ou le genre Des Demoiselles ou Libellules. ( Libellula. Lin. , GeofF. ) Leur form.e svelte, les couleurs agrables et varies qui les parent , leurs ailes grandes et s^emblables une gaze clatante , la rapidit du vol avec laquelle elles poursuivent les mouclies ou les autres insectes qui lear servent de nourriture ^ fixent notre attention et font distinguer aisment cesnvroptres. Ils ont la tte grosse, arrondie, ou en forme de triangle large; deux grands yeux latraux (i) , trois yeux lisses , situs sur le vertex; deux antennes insres sur le front , derrire une l- vation vsiculeuse , dans le plus nombre de cinq six articles, ou du moins de trois, dont le dernier com- |)Os, et s'amincisant en forme de stylet; le labre demi- circulaire, voul; deux mandibules cailleuses, trs jbrles et trs dentes ; des mclioires termines par une pice de la mme consistance, dente, pineuse et cilie au ct intrieur, avec un paljje d'un seul article , ap-^ pliqu sur le dos, et imitant la galte des orthoptres; une lvre grande, vote ;, trois feuillets, et dont les latraux sont des palj)es; une sorte d'piglotte ou de langue vsiculeuse et longitudinale dans l'intrieur de leur bouche; le corselet gros ^ arrondi; l'abdomen trs along, tantt en forme d'pe, tanll en forme de ba- guette, termin dans les mles, par deux appendices lamellaires, .dont la figure varie selon les esices (2); enfin des pieds courts et courbs en avant. [i) Kyz pour-leur composition ,Cuvier , Mm. de la soc. d^hist. \\.\l. de Paris , in-4 , p. 4 ^ () MM. Ya\i-der-Lindeu"ct Qu^^saai Ciiarncnlier en ont fait une FAMILLE DES SUPJULICOKINS, 25^ Le dessous du vsecond aniieau de l'abdomen renferme, dans les m^es, leurs organes sexuels, et, comme ceux de la femelle, sont situs au dernier anneau, l'accou- piement de ces insectes s'opre difleremment que dans les aulres. Le mle, pananl d'abord au-dessus de sa femelle, la saisit par le col, au moyen des crocbets de l'extrmit postrieure de son ventre, et s'envole ainsi avec elle. Au bout d^un temps, plus ou moins long , celle-ci se prtant ses dsirs, courbe en dessous son abdomen et en applique l'extrmit sur les parties du mle , dont le corDS est alors courb en forme de boucle. La copulation a souvent lieu dans les airs , et quelque- fois encore i-uv les corps o ces insectes sont poss. La femelle, pour pondre ses ufs, se met sur des plantes aquatiques , peu leves au-dessus de la surface de l'eau, et y plonge l'extrmit postrieure de son ventre. Les larves et les nymples vivent dans l'eau jusqu' l'poque de leur dernire transfomation, et sont assez semblables k l'insecte parfait, aux ailes prs. Mais leur tte, sur laauelle on ne dcouvre pas encore les yeux lisses , est remarquable par la fornie singulire de la pice qui remplace 1^ lvre infrieure. C'est une espce dmasque, recouvrant les isiandibules , les mcboires et presque tout le dessous de la tte. Il est compos 1 d'une pice principale , triaiigulaii;e, tantt vote, tantt plaie, que Raumur nomme mentonnire, s'ar- ticulant, par une cbarnicre, avac un pdicule ou sorte de mancbe annex la tte; 2" de deux autres pices insres aux angles latraux et suprieurs de la prc- dente , mobiles leur base, transversales, soit en forme tude particulire. Le second a rejnsent avec soin toutes ces varie'tes {^Koyez son ouvrage intitule Ilor entomol. ). Le genre Petcdura du doc- teur Leacii ( Zool. Miscell. ) , ne reposant cssenliellement (jue sur des caractres tires Je ces appendices , ne me semble pas pouvoir tre admis , parce que cette base une fois adopte, il iaudrait tablir presque autant de genres qu'il y a d'espces. 258 INSECTF.S NVROPTRES. de lames assez larges et denteles, semblables par leur jeu et la manire dont elles ferment la bouche , des volets, soit sous la figure de crocliets ou de petites serres. Raumur donne cette partie du masque o la mentonnire s'articule avec son support, ou le genou, et qui parat la terminer infrieurement , lorsque le masque est repli sur lui-mme , le nom de inentGn. L'insecte le dploie oul'tend d'une manire trs presse, et saisit sa proie avec les tenailles de sa partie su- prieure. L'extrmit posti'ieure de l'abdomen prsente tantt cinq appendices en forme de feuillets de gran- deur ingale, pouvant s'carter ou se rapproclier, et composant alors une sorte de queue pyramidale; tantt trois lames alonges et velues,, ou des espces de na- geoires. On voit ces insectes les panouir cliaque ins- tant, ouvrir leur l'ectum, le remplir d'eau , p^is le fermer, jaculer bientt aprs avec force, en manire de fuse j cette eau mle de grosses bulles d'air, jeu qui parat favoriser leurs mouvements, L'intrieur du rectum (i) prsente l'il nu douze ranges longitudi- nales de petites taches noires, rapproches par paires , semblables aux feuilles ailes des botanistes. Yues au microscope , chacune de ces taches est un compos de petits tubes coniques, ayant la structure des traches, et d'o partent de petits rameaux qui vont se rendre dans six grands troncs de traches principales, par- courant toute la longueur du corps. Arrives l'poque de leur dernier changement, les nymphes sortent de l'eau , grimpent sur les tiges des plantes, s'y fixent et se dfont de leur peau. M. Poe, qui a faitunetude prrticulire des insectes de l'le de Cuba, m'a racont qu' une certaine poque de l'anne, les vents du nord transportaient dans la ville de la Havane ou aux environs, une quantit innom- (i) Cuv., Mcm. de la soc. d'hist. nat. in-Zj", png. /j8. FAMILLE DES SUBULICORNES. 20() brable d'une espce de ce genre, et qu'il a eu l'aTuili de me comniuiiiauer. Fabricius, devanc cet gard par Rauniur, divise les libellules en trois p^enres. Les Libellules proprement dites. (Lbellula. Fab. ) Qui ont les ailes tendues horizontalement dans le repos , la tte piesque globuleuse ^avec les yeux trs grands, con- tigus ou. trs rapprochs; une lvation vsiculaire , ayant de chaque ct un il lisse, sur le vertex j l'autre il lisse, ou l'antrieur, beaucoup plus grand; la division mitoyenne de la lvre beaucoup plus petites que les latrales(j), qui se joignent en dessus, par une suture longitudinale, en fermant exactement la bouche. Leur abdomen est ordinairement en forme d'pe et aplati. Les larves et les' nymphes ont cinq appendices l'extr- mit postrieure du cok'ps , runis en une queue pointue; le corps court, la mentotinire vote, en forme de casque , avec les deux serres en forme de volets. La h, aplatie ( L. depressa , Lin.; Rs. , Insect. aquat. , VI , V!i , 3) , d'un brun un peu jauntre^ base des ailes noirtre; deux lignes jaunes au corselet; abdomen en forme de lame d'pe, tantt brun , tantt couleur d'ar- doise, avec les cts jauntres (2). Les AEshnes. (Eshna. Fab.) Semblables aux libellules propres par la manire dont elles portent les ailes et la forme de la tte, mais doit les deux yeux lisses postrieurs sont situs sur une simple l- (1) Ces divisions latrales ou palpes prsentent, dans les trois sous- genres, des diffrences remarquables. (s) Voyez Yiom les autres espces , Fabricius ( Entom. System. ), et Latreile, Hist. gn. des crust. et Insect. , XIII, p. 10 e^suiv. ; mais sur- tout les monographies des insectes de cette famille , des environs de Bolo- gne , publies en latin , jiar M. Van-der-Linden , celle qu'il a donne depuis sur les espces d'Europe j enfin, une autre monographie des libcl- lulines europennes , faisant partie de Touvrage prcit de M. Toussaint Charpentier. 2^0 INSECTES JNVKOPTRES. valiofi transverse , en forme de carne j ayant, en outre , le lobe intermdiaire de la vreplus grand , et les deux autres carts y arms d'une dent trs forte et d'un appendice en forme d*pine; rabdomen est toujours troit et along^ la manire d'une baguette. Le corps des larves et des nymphes est aussi plus along que celui des libellules, dans les mmes tats. Le masque est plat, et les deux serrs sont troites , avec un onglet mobile au bout. I^'abdomen est 9'ailleurs termin par cinq appendices, mais dont l'un est tronqu sa pointe." UjE. grande ( Libeilula grandis y Li n . y Rs. , ibid., i v ) , une des plus grande de cette famille, et qui a prs de deux pouces et demi de long; d'un brun fauve, ave(4 deux lignes jaunes de chaque ct du corselet, l'abdomen ta- chet de vert ou de jaunlre, et les ailes irises. Elle vole avec une extrme rapidii dans les prairies et sur les bords des eaux, poursuit les mouches ^ la manire des hiron- delles (i). Les Agrions. (Agbion. Fab.) Dont les ailes s'lvent perpendiculairement dans le repos, et qui ont la tte transversale , avec les yeux carts. La forme de leur lvre est analogue celle des aeshnes iiais le lobe du milieu estdivis en deux jusqu' sa base. Le troisime article des latraux est en foiiiie de laiiguettc membraneuse. Les antennesne paraissent tre composes que de. quatre articles. Le front n'offre point de vsicule; les yeux lisses sont presque gaux et disposs en triangle sur le vertex. L'abdomen est trs menu oa mme filiforme , et quelquefois trs long. Celui des femelles a des lames en scie sen extrmit postrieure. Leur corps, dans le premier et le secoVid tats, est pareille- ment menu et along; l'abdomen est termin par trois lames en nageoire. Le masque est plat, avec l'extrmit su- prieure de la mentonnire s'levant en pointe dans Ic^s uns, fourchue ou ^vide dans les autres; les serres sont troi- tes, mais teimines par plusieurs dentelures et en forme de yiains. (i) VoyezXcs mmes ouvrages; V/E. forclpata pourrait former un au- tre sous-{jenre. FAMILLE DES SUBULICORNES. 2^1 \JA. vierge ( Lihellula vi'rgo , Lin. j Rs. , ibid., ix ) , d'un vert dor ou d'un bleu vert, avec les ailes sup- rieures tantt bleues, soit entirement , soit dans leur milieu j tantt d'un brun jauntre. La mentonnire des larves et des nymphes est vide au bout, en forme de lo- sange , et termine par deux pointes. UA. jouvencelle ( Lihellula puella, Lin.; Ks., ibicL, x et XI ) , variant beaucoup pour les couleurs , mais ayant le plus souvent l'abdomen annel de noir, et les ailes sans couleurs. L'extrmit suprieure de la mentonnire des larves et des nymphes forme un angle saillant (i). Les autres !^EVROPTRES subulicor^es ont L^ bouche entirement membraneuse ou trs molle , et compose cle parties peu distinctes i cinq articles aux tarses ; les ailes infrieures beaucoup plus petites que les suprieures ou mme nulles; et l'abdomen termin par deux ou trois soies. Ils forment le genre Des phmres. (Ephemera. Lin.) Ainsi nommes de la courte dure de leur vie, dans leur tat parfait. Leur corps est trs mou, long, effil , et se termine postrieurement par deux ou trois soies longues et articules. Les antennes sont trs petites et composes de trois articles, dont le dernier trs long, en forme de filet conique. Le drevant cle leur tl s'a- vance , en manire de chaperon, souvent carn et chancr, et recouvre la bouche , dont on ne peut dis- tinguer les organes , raison de leur mollesse et de leur exiguit. Ces insectes portent presque toujours les ailes leves perpendiculairement , ou un peti inclines en (i) J^oyez pour les autres espces, Fabricius ( Entom. syst. ) , Latr. , Hist. Gen. des crust. et des lusect. XII, p. i5; Olivier , Encjcl. me'- thod., article Libellule', et surtout les monograpliies pre'cite'es , o les varie'te's des espces et de leurs dlie'rences sexuelles sont iiulique'es avec soin , ce qui a beaucoup coairibu dbrouiller la synonymie, TOME V. 1^ 242 IIS' SECTES ISiVnOPTKES. arrire, de mme que les agrions. Les pieds sont trs grles , avec les jambes trs courtes , se confondant avec le tarse, qui n'offre souvent que quatre articles, le pre- mier disparaissant presque ; les deux crocliets du dernier sont trs comprims en forme de petite palette; les deux pieds antrieurs sont beaucoup plus longs que les autres, presque insrs sous la tte et dirigs en avant. Les piimres paraissent ordinairement au coucher du soleil, dans les beaux jours d't ou d'automne, le long des rivires , des lacs , etc. , et quek|uefois en si grande abondance, que le sol, api's leur mort, en est tout couvert, et que, dans certains cantons,- on les amasse par cliarreles , pour fumer les terres. La cbute d'une espce remarquable par la blancheur de ses ailes [a.'hipennis), renouvelle nos yeux le spectacle de ces jours d'hiver o l'on voit tomber la neige par gros flocons.. Ces insecies s'atlrounent dans les airs, y voltigent et s'y balancent , la manire des diptres connus sous le nom de lipules , en tenant carts les flleLs de leur queue. C'est l aussi que les deux sexes se runissent. Les mles sont distingus des femelles par deux crochets articuls, qu'ils ont au bout de l'abdomen, et avec les- quels ils les saississent. Il parat qu'ils ont encore les pieds antrieurs et les filets de la queue plus longs , et les yeux plus gros; quelques-uns mme ont quatre yeux rseau, dont deux beaucoup ])lus grands, levs , et qu'on a nomms ;, raison de leurs formes, des yeux en turban ou en colonne. Les couples s'tant forms, se posent sur des arbres ou sur des plantes, pour achever leur accouplement, qui ne dure qu'un instant. La fe- melle, bientt ai;rs, rpand dans l'eau tous ses ufs - la-fois, rassenibls en uii paquet. La propagation de leur race est la seule fonction que ces insectes aient remplir; car ils ne pr.enne;it pas de. nourriture et meu- rent souvent le mme jour qu'il se sont mtamorphoss, FAMILLE DES SUBULICOriNES. 2/^7) OU ne vivent mme que quelques heures. Ceux qui lom- bent dans i'eau sont un rgal pour les poissons, elles pcheurs leur ont donn le nom de manne. Mais si on remonle l'poque o ils ont paru sons la forme de larves, leur carrire est beaucoup plus longue, et de deux trois ans. Dans cet tat et celui de demi- nymphe, ils vivent dans l%au, souvent cachs, du moins pendant le jour, dans la vase ou sons des jjierres, quelquefois encore dans des Lrous horizontaux, diviss intrieurement en deux canaux runis , et ayant chacun leur ouverture propre. Ces habitations sont toujours pratiques dans de la terre glaise baigne par l'eau, qui en occupe les cavits; on croit mme que ces larves se nourrissent ('e cette terre. Quoiqu'elles aient des rap- ports avec l'insecte parfait , lorsqu'il a subi sa dernire transformation , elles s'en loignent cependant quel- ques gards; les antennes sont plus longues; les yeux lisses manquent; la bouche olfre deux saillies en forme de cornes, qu^on regarde comme des mandibules; l'ab- domen a , de chaque ct , une range de lames ou feuil- lets, ordinairement runis par paires, leur base, qui sont des espces dfausses branchies, sur lesquelles les traches s'tendent et se ramifient, et qui leur servent, non-seulement la respiration, mais encore pour nager ou se mouvoir avec facilit; les tarses n'ont qu'un cro- chet leur extrmit. L'extrmit postrieure du corps se termine par des soies, et en mme nombre que dans l'insecte parfait. La demi-nymphe ne diffre de la larve que par la prsence des fourreaux renfermant les ailes. Au moment o elles doivent s'y dvelopper, elle sort de Teau^ et se montre, aprs avoir chang de peau, sous une nouvelle forme; mais par une exception sin- gulire , ces insectes doivent encore muer une autre fois, avant que de devenir propres la gnration. On trouve souvent leur dernire dpouille accroche aux arbres et sur les murs; souvent nin:e l'animal iO 244 INSECTES NVROPTRES. ]a laisse sur les vtements des personnes qui se promnent autour des lieux qu'il liabilait. DeGer avait form un ordre particulier ayec ce genre et celui des friganes, d'aprs l'absence ou l'extrme pe- titesse dca mandibules. Dans le Tableau lmentaire de l'histoire naturelle des animaux de M. Cuvier, ils composent aussi une famille spciale , celle des agnathes, mais faisant toujours partie de l'ordre des nvroptres. Le nombre des ailes et celui des filets de la queue donnent le moyen de diviser le genre des phmres. UE. de Swapimerdam ( E. S\v animer diana j Latr., E. . longicauday Oliv.; Swamm. Bib. nat., II , xiii , 6, 8), la plus grande de toutes les espces connues; quatre ailes, queue de deux filets^ deux ou trois fois plus longs que le corps, qui est d'un jaune rousstre, avec les yeux noirs. En Hollande et en Allemagne, dans les grandes rivires. UE 'Commune {E, vu /gta ^hin.- De G., Insect., Il, xv, 9 - i5 ) , quatre ailes ; trois filets au bout de Tabdomen ; brune , avecTabdomen d'un jaune fonc, ayant des taches triangulaires noires j ailes tachetes de brun. UE. diptera de Linnaeus n'a que deux ailes; le mle a quatre yeux rseau, dont deux plus grands, placs per- pendiculairement comme deux espces de colonnes (i). La seconde famille , Des PLANIPENNES. ( Planipennes.) Qui compose, avec la suivante, la plus grande partie de Tordre des sjnistates de Fabricius , com- prend les nvroptres, dont les antennes, toujours composes d'un gTancl nombre d'artiles, sonl nota- blement plus longues que la tte , sans avoir la forme (i) Ployez pour les anlres espces, Olivier, Encycl. rae'tli. ; Fabricius, fit Lntreil'o, Tist. ge'n. tles crust. et des insect. , om, XTI, p. 9.^; cl Gen. cru't a Tnseot. ITT, p. i83. FAMILLE DES PLINI PEiNNES. 245 d'une alne ou d'un slilet; qui ont mandibules 1res distinctes, et les ailes infrieures presque gales aux suprieures , tendues ou replies simplement dessous, leur bord intrieur. Ils ont presque toujours les ailes trs rticules et nues, avec les palpes maxillaires ordinairement fi- liformes , ou un peu plus gros leur extrmit , plus courts que la tte, et composs de quatre cinq articles. Je partagerai cette famille en cinq sections, com- posant, raison des habitudes^ autant de petites sous-Familles particulires. lo Les Pakoupates [panorpat) de Latreille , qui ont cinq articles tous les tarses, et l'extrmit antrieure de leur tte prolonge et rtrcie en forme de bec ou de trompe. Ils constituent le genre Des Panorpes (Pais^orpa. Lin., Fab. ) ou Mouche- scorpions. Elles ont les antennes staces et insres entre les yeux ', le cliaperon prolong en une lame corne , coni- que, vote en dessous, pour recouvrir la bouche; les mandibules, les mchoires et la lvre presque linaires; quatre six palpes courts, filifoi^mes , et dont les maxil- laires ne m'ont offert distinctement que quatre articles. Leur corps est along , avec la tte verticale , le pre- mier segment du tronc ordinairement trs petit , en forme de collier, et Tabdomen conique ou presque cy- lindrique. Les deux sexes diffient beaucoup l'un de l'autre, 24'^> liNSECTES NVROPTilES. dans plusieurs espces. On n'a pas encore observ leurs mtamorplioses. Les unes, et c'est le plus^rand nombre, ont la partie nue ou dcouverte du corselet forme de deux sep^ments , doiit Je premier plus petit ; les deux sexes sont alls , et les ailes sont plus lonj'ue.'i que l'abdoinen , propres au vol , ovales ou linaires, mais point ticies leur extrmit, en manire d'alne. Tels sont Les Nemoptres. (Nemoptera. Latr., Oliv. ) Qui ont les ailes suprieures cartes, presque ovales, trs finement rticules^ les infrieures trs longues et li- naires , et qui manquent d'yeux lisses. Leur abdomen a presque la mme forme dans les deux sexes; il paraissent avoir six palpes, et n'ont t obser- vs jusqu'ici que dans les parties les plus mridionales de l'Europe , en Afrique et dans les contres adjacentes de l'Asie (i). Les BiTTAQUES. ( BlTTACUS. Lat. ) O les quatre ailes sont gales et couches horizontale- ment sur le corps; qui ont des yeux lisses, l'abdomen presque semblable dans les deux sexes , et les pieds trs longs, avec les tarses termins par un seul crochet et sans pelotle (2). Les Panop.pes propres. (Panoupa. Lat. ) Avant les ailes et les yeux lisses., comme dans le genre prcdent ; mais o l'abdomen des mles se termine par une queue articule , presque la manire de celui des scor- pions , avec une pince au bout: o celui des femelles finit en pointe, et dont les deux sexes ont les pieds de lon- gueur moyenne , avec deux crochets et une pelotte au bout des lavses. ,'i) Latr., Gen., crvis. et isect., III, p. 186; Olivier, Encycl. mth., article JVmop 1re. Ln docteur Leacii. le noaime nomopteryx; il en a vepresca (Zoo:, luiscell. , i.xxw ) , deux csp'ces , lusitanica^ afri- cana. (2I fiatr, , ibid. FAMILLE DES PLAKIPEiNNES. 2'\^ La P. commune {Panorpa conimitiis , Liii.j De G., Insect., II, XXIV , 34) , lonj^ue de sept huit lignes j noire, avec le museau et l'extrmit de l'abdomen loussatres , et les aiies lachetes de noii*. Sur les haies et dans les bois (i). Les autres ont le premier segment du thorax grand , en forme de coiselet, et les deux suivants couverts par les ailes dans les mles j les ailes sont en forme d'aine , recourbes au bout, plus courtes que l'abdomen et manquent aux fe- melles, o cette partie du corps est termine par une ta- rire en sabre. Les Bornes. ( Boreus. Latr. ) La seule espce connue ( Panorpa hemalis , Lin. , Gryl- lus proboscideus , Panz. , Faun. insect. Germ., XXII, i8), se trouve en hiver, sous la mousse , au nord de l'Europe et dans les Alpes (2). 2* Les FouRMiLTOiNS {njrmeleondes) y ayant aussi cinq articles aux tarses^ mais dont la tte ne se prolonge pas en forme de bec ou de museau , et o les antennes vont en grossissant, ou se terminent par un bouton. Ils ont la lte transverse , verticale , n'offrant que les yeux ordinaires, qui sont ronds et saillants; six palpes, dont les labiaux ordinairement plus longs que les autres et renfls au bout; le palais de la p bouche lev en forme d'piglotte ; le premier segment du thorax petit ; les ailes gales , alonges, disposes en toit ; l'abdomen le plus souvent long et cylindrique , avec deux appendices saillants, ^) Koy.^ pour les autres espces, Lalr., Oiv., ibid., art. /'orpe, et Leacli ( Zool. , miscell. , xciv ). leacli ( Zool. , miscell. , xciv ). (a) Oliv. , ibid., art. id. 248 IN SECTES KVROPTRES. son extrmit , clans les mles. Les pieds sont courts. Ils frquentent les endroits chauds des contres m- ridionales des deux continents, s'accrochent aux plantes, o ils se tiennent tranquilles pendant le jour , et volent trs bien pour la plupart. Leurs nymphes sont inactives. Ces insectes forment le genre Des Fourmilions. (Myrmeleon. Lin.) Que Fabricius a divis en deux. Les Fourmilions propres dits. ( Myrmeleon Fab. ) Dont les antennes grossissant insensiblement, presque sous la forme d'un fuseau, sont crochues au bout , beau- coup plus courtes que le corps, et dont l'abdomen est trs long et linaire. La destruction que la larve de l'espce la plus commune en Europe, fait particulirement des fourmis, lui a valu la dnomination , formica-leo ou fourmilion. Son abdomen est trs volumineux, proportionnellement au reste du corps. Sa tte est trs petite, aplatie _, et arme de deux longues mandibules, en forme de cornes , denteles au ct int- rieur , pointues au bout, et qui lui servent la fois de pin- ces et de suoirs. Son corps est gristre ou de la couleur du sable o elle vit. Quoique pourvue de six pattes , elle marche lentement, et presque toujours reculons. Ne pouvant ainsi saisir sa proie la course , elle lui tend un pige, en forme d'entonnoir, qu'elle creuse dans le sable le plus fin , au pied des arbres , des vieux murs dgrads, au bas des ter- rains coups et exposs au raidi. Elle arrive au lieu o. elle veut s'tablir, en pratiquant un foss, et trace l'enceinte de l'entonnoir, dont la grandeur est relative sa croissance. Puis , allant toujours reculons , dcrivant par sa mar- che des tours de spire, dont le diamtre diminue pro- gressivement, chargeant sa tte de sable avec une de ses pattes antrieures, le jetant ensuite au loin, elle vient FAMILLE DES PLANIPEINWES. 24() bout, quelquefois dans l'espace d'une demi-heure, d'enle- ver un cne de sable renvers , dont la base a un diamtre gala celui de l'enceinte, et dont la hauteur gale peu pies les trois quarts de ce diamtre. Cache et tranquille au fond de sa retraite y ne laissant paratre que ses mandibules, elle attend patiemment qu'un insecte tombe dans le prci- pice^ s'il cherche s'chapper^ ou s'il est une distance qui ne lui permet pas de s'en saisir , elle fait pleuvoir sur lui j avec sa tte et ses mandibules, une si grande quantit de grains de sable, qu'elle l'tourdit et le fait rouler au fond du trou. Elle l'entrane ensuite, le suce, et rejette loin d'elle son cadavre. La matire nutritive qu'elle en retire ne se convertit point en excrments sensibles , d'autant mieux aue cette larve , ainsi que plusieurs autres, n'a point d'ouverture analogue l'anus. Elle peut supporter de longs jeunes sans paratre en souffrir. Elle se file, lorsqu'elle veut passer l'tat de nymphe, une coque parfaitement ronde, d'une matire soyeuse , d'un blanc satin, qu'elle recouvre extrieurement de grains de sable. Ses filires sont situes l'extrmit postrieure du corps. L'insecte parfait sort au bout de quinze vingt jours , et laisse sa dpouille de nymphe l'ouverture qu'il a faite la coque. Le Fourmilion ordinaire {Myrmeleon formicarium, Lin.; Rs. Insect. 111, xvii - xx ) , long d'environ un pouce, noirtre, tachet de jauntre:, ailes transparentes, avec les nervures noires, entrecoupes de blanc : des taches obscu- res, et une autre blanchtre , vers l'extrmit du bord an- trieur (i)* Les AsGALAPHES. ( AscALAPHuSo Fab. ) Qui ont les antennes longues et termines brusquement en bouton , avec l'abdomen ovale-obiong et gure plus long que le thojax. ( i) J^oyez^ pour les aulrcs espces, Latr. , Gen., crust. et insect., III, p. 190 ; Oiiy., Encycl. melli., article Myrmeleon. Ployez encoi'c, quant ce genre et au suivant, l'ouvrage prcit' de M. Toussaint Charpentier. 2 0O INSECTES NEVROPTEIIES. Les ailes sont proportionnelJement plus larges et moins longues que celles des fourmilions. l;onnet a observ, aux environs de Genve , une larve semblable ceie du sous-p^enre prcdent , mais qui ne marche pas reculons et ne fait pas d'entonnoir (i). L'extr- mit postrieure de son ventre offre uneplaque bifide et tron- que au bout. Cette larve est peut-tre celle de Vascalaphe lalique y propre au midi de l'Europe, et que l'on commence trouver , en France, aux environs de Fontainebleau (2). 0. Les liMROBiNS ( hemerobni. ) de Latreille, semblables aux prcdenls par la (orme gnrale du corps et les ailes, mais dont les antennes sont en filets, et qui n'ont que quatre palpes. Ils forment le genre Des HMROBES. (Hemerobius. Lin., Fab. ) Les uns ont le premier segment du tronc fort petit , les ailes en toit ^ le dernier article des palpes plus pais, ovode et pointu. Les larves sont terrestres. Ils forment JL. le genre Des Hemrobes proprement dits. (Hemerobius. Lat.) Qu'on a aussi forams demoiselles terrestres. Leur corps est mou , avec les veux globuleux el orns souvent de cou- leurs mtalliques^ les ailes grandes , trs inclines, et dont le limbe extrieur est largi. Ils volent lourdement , et plusieurs rpandent une odeur forte d'excrments , dont les doigts demeurent long-temps imprgns , lors'qu'on les touche. Les fertielles pondent sur les feuilles , au nombre de dix douze, des ufs ovales, blancs, qui y sont fixs par le moyen d'un pdicule fort long et capillaire. Quelques au- (i) Trouve aussi en Dalmaiie par M. le comte Dejean. (2) Les mmes ouvrages. Koyez aussi , pour (juelques espces de Li Nouvelle Ho. lande, Lcach. , Mlanges de zoologie. FAMILLE DES PL ANIPEKINES. 2'Jl leurs les ont pris pour des espces de chanipifjnous. Les lar- ves ressemblent beaucoup celles de la division prcdetite; elles sont plus aloiiges et va^^abondes. Rdauniur les nomme lions des puccrens , parce qu'elles se nourrissent do ces \v\- sertes. Elles les saisissent avec leurs mandibule.^, en forme de corues, et les sucent en trs peu de temp:;. Quelques-unes se forment avec leurs dpouilles un fourreau assez pais , ce qui leur donne une apparence bizarre. La nympbe est ren- ferme dans une coque de soie d'un tissu trs serr , dont le volume est trs petit , comparativement celui de Tinsecte. Les libres de la larve sont situes Texlrniit postrieure du ventre , comme celles des larves de fourmilions. UH. perle ( Henierohius perla , Lin. j iis., [nsect., l , suppl. :sxi^ 4i5), d'un jaune vert; yeux dors, ailes transparctites , avec les nervures entirement vertes (i) L'//. tachet de Fabricius a trois petits yeux lisses, tandis que les auties en sont dpourvus. Latreille en a form son (^enre Osmyle ( Osmylus ) (a). Celui de Nymphes (Nymphes) du docteur Lacb , tabl i sur des insectes de la Nouvelle-Hollande, prsente le mme caractre; mais ici les antennes sont filiformes et plus courtes (3). Les auires ont le premier seg^ment du thorax grand, en forme de corselet, les ailes ordinaire- ment couches horizontaleaieiit sur le corps, et les palpes filiformes , avec le dernier article conique ou presque cjiioque, souvent plus court que le pr- cdent. Les larves sont aqualiques. Fabricius les runit aux espces du genre Perle de (i) Ajoutez les he'tue'iobes y/Zo^d/^ , albus , capiiatus , phalnodes j nilidulus ^ hirlus jfuscatus ^ iumuli , var galas , nert^osus^ de Fabricius. f^or. Latr. , Gea. crust. el insect., , pag. 19G. (2) Ijatr. , ibid. (3) Nymphes Mynneleonidcs , Lcacli. , Zool. iiilscell. , xlv. Peut-lre a-l-il six palpes , et dans ce cas il appartiendrait la division prcce- denlc. 202 INSECTES NVRPOTPtES. Geoffroy, mais qui s'en loignenr. par le nombre des articles des tarses, sous le nom gnrique De Semblides. ( Semblis. ) Ce genre se compose de ceux de Corydale (Corydalis ) , de Chauliode (Chauliodes ) , et de Sialis (Sialis) , de La- tieille. Le premier se distinguepar les mandibules, qui sont trs grandes et en forme de cornes, dans les mles (i); le second par les antennes pectines (2) , et le troisime, en ce que ses mandibules sont de grandeur moyenne, comme dans celui-ci, que les antennes sont simples , ainsi que dans celui- l, et des deux prcdents, en ce que les ailes sont en toit. A ce dernier sous-genre appartient La Semhlice de la houe { Hemerohiiis lutariis , Lin. j Rs. insect. II, class. 2,nsect. aquat., xiii ) , d'un noir mat, avec les ailes d'un brun clair , charges de nervures noires. La femelle dpose une quantit prodigieuse d'ufs, qui se terminent brusquement par une petite pointe, sur les feuilles des plantes ou des corps situs prs des eaux. ils y sont implants perpendiculairement comme des quilles , avec symtrie , contigus , et y forment de grandes plaques brunes. La larve vit dans l'eau , o elle court et nage trs vite. Elle a , ainsi que celles des phmres , des fausse branchies sur les cts de l'abdomen , et son der- nier anneau s'alonge en forme de queue ^ mais elle se change en une nymphe immobile. 4^ Une autre division, celle des Trimitines(^(?/'- mltln) , comprendra des nvroplres demi-m- lamorphose , tous terrestres, actifs, carnassiers ou rongeurs , dans tous les tats. Si l'on en excepte les niantispes , bien distinctes de tous les insectes de cet ordre , par la forme de leurs patles anl- (i) Latr. , Gen, , crust. etinsecl., IIJ , p. 199. {->.) bid. , p. 198. FAMILLE DES PL.VNrENNES 255 rieures, ressemblant aux mmes des mantes; les tarses ont quatre arlicles au plus , ce qui les loigne des genres prcdents de la mme famille. Les man- dibules sont toujours cornes et fortes. Les ailes infrieures sont presque de la grandeur des sup- rieures^ et sans plis, ou plus petites. Les uns ont de cinq trois articles aux tarses, des palpes labiaux saillants et trs distincts; les antennes gnralement composs de plus de dix articles^ le protlio- rax grand, en forme de corselet; les ailes gales et trs rticules. Les Mantspes (Mats^pispa. lllig. Rhaphidia. Scop., Lin. 31antis , Fab. , Pall., Oliv. ) Ont cinq articles tous les tarses, et les deux premires pattes conformes sur le modle des mmes des mantes, ou ravisseuses. Ces insectes ont des antennes fort courtes et grenues, les yeux grands , le protborax fort long, paissi en devant , et les ailes en toit (i). Les Raphibies. (KAPmDiA. Lin., Fab. Qui ont quatre articles aux tarses; les ailes en toit; la tte alonge , rtrcie en arrire; le corselet long^ troit et presque cylindrique; Fabdomen des femelles se termine par un long oviducte extrieur , form de deux lames. La R. commune ( R. ophiopsis , Lin.; De G., Insect. , II , xxv^4 8), longue d'un demi-pouce, noiie , avec des raies jauntres sut rabdomen ; ailes transparentes, avec une taclie noire vers le bout. Dans les bois. (i) Latr. , Gcncr., crnsL cl insccl., TI , 93. 2 64 mSECTES NVROPTRES. La IsLive se tiest dans ls fissures des coixes d'arbres , et a la forme d'un petit serpctU. Elle est trs vive (i). Les Termites. (Termes. Hemerobius. Lin.) Qui ont aussi quare articles tous les tarses, mais dont les ailes sont couclies horizon lalement sur le corps, trs longues; dont la tle est arrondie et le cor- selet presque carr ou en demi-cercle. Leur corps est dprim, avec les antennes courtes et en forme de chapelet; la Louche presque semblable celle des orthoptres et la lvre quadrifide; trois yeux lisses , dont un peu distinct, sur le front, et les deux autres situs , un de chaque cl, prs du bord interne des yeux ordinaires ; les ailes d'ordinaire lgrement transparentes, colores, nervures trs fines et trs serres , ne formant pas de rseau bien distinct ; deux petites pointes coniques et deux articles au bout de l'abdomen , et les pieds courts. Les termites, propres aux contres situes entre les tropiques ou celles cjui les avoisinent, sont connus sous le nom e foiumils hlanches ^ poux de bois , caria , etc., et y font d'horribles dgts, sous la forme de larves , plus particulirement. Ces larves, ou lester- mites ouvriers , trai^ ailleurs , ressemblent beaucoup l'insecle parfait ; mais elles ont le corps plus mou^, sans ailes, et leur tte , qui parat proportionnellement plus grande , est ordinairement prive d'yeux, ou n'en a que de trs petits. Elles sont runies en socits, dont la po- pulation surpasse tout calcul , vivent couvert dans l'intrieur de la terre, des arbres , et de toutes les ma- tires ligneuses, comme meubles, planches, solives, etc., qui font ]>artie des habitations. Elles y creusent des galeries, qui forment autant de routes conduisant au (i) Voytz Latr. , Gen. , crusL. et insect. , III , p. 2o3 ; Fab. , Entom. syst.^ et Illiger, dition du Fauna Etrusca de Eossi, FA MILLE DIS PL ANIPEIN NES. 2 55 point central de leur domicle, et ces corps ainsi mins, ne conservant que leur ccorce , ternirent bien loi en pous- sire. Si des obstacles les forcent d'en sortir , elles con- struisent en dehors, avec lesnialires qu'elles rongent , des tuyaux ou des clicmins qui les drobent toujours la vue. Les liabilalions ou les nids de plusieurs espces sont exti'ieures , mais sans issue apparente. Tanltelles s'lvent au-dessus du sol , en forme de iiyramides, de. tourelles, quelquefois surinonles d'un cbapiteau ou d'un toit trs solide, et qui*, "par leur hauteur et leur nombre, ont rapjiarence d'un petit village,' tantt elles foi*ment , sur les bi'anches des arbres, une grosse masse globuleuse. Une autre sorte d'individus, des neutres, nomms aussi soldats y et que Fa!)ricius prend faus- sement pour des nymphes , dfend l'habitation. On les distingue leur tte beaucoup plus forte et plus alonge , et dont les mandibules sont ailssi plus lon- gues, troites et trs croises l'une sur l'autre. Ils sont beaucoup moins nombreux, se tiennent pis de la sui'face extrieure de l'habitation, se prsentent les pre- miers ds qu'on y fait une brche, et pincent avec force. On dit aussi qu'ils forcent les ouvriers au travail. Les deini-njinpiies ont des rudiments d'ailes , et ressem- blent d'ailleurs aux larves. Devenus insectes parfaits , les termites quittent leur retraite primitive, s'envolent l soir ou la nuit, en quantit prodigieuse , perdent , au lever du soleil , leurs ailes qui se sont dessches , tombent, et sont en ma- ieure partie dvors nar les oiseaux, les lzards et leurs autres ennemis. Au rapport de Smeathmann , les larves recueillent les couples qu'elles renconlrent, enferm.ent chacun d'eux dans une grande cellule, une sorte ne prison, nuptiale , o elles nourrissent les poux ; mais j'ai lieu de prsumer que l'accouplement a lieu y coninie celui des fourmis , dans l'air ou hors de l'habitation, et que les femelles occupent seules l'attention des larves , 2 56 INSECTES KVROPTRES. dans le but de former une nouvelle colonie. L'abdomen des femelles acquiert^ raison de la quantit innom- brables des ufs dont il est rempli , un volume d'une grandeur tonnante. La chambre nuptiale occupe le centre de l'iiabilalibn , et autour d'elle sont distribues avec ordre celles qui contiennent les ufs et les provi- sions. Quelques larves de termites, dits voyagciws , ont des yeux et paraissent avoir des habitudes un peu diffrentes, et se rapprocher davantage, sous ce rapport, de nos fourmis. Les Ngres , les Hottentots sont trs-friands de ces in- sectes. On les dtruit avec de la chaux vive, et mieux encore avec de l'arsenic que l'on introduit dans leur do- micile. Les deux espces suivantes , que l'on trouve dans nos dpartemens mridionaux, vivent dans l'intrieur de divers arbres. Le T. lucifuge {T. lucifiigiim , Koss., Faun., Etrusc. , Mant. Il, V, k,) noir, luisant; ailes bruntres , un peu transparentes, avec la cte plus obscure; extrmits su- prieures des antennes, jambes et tarses d'un rousstrc ple. Il s'est tellement multipli Rocliefort, dans les ateliers et les magasins de la marine, qu'on ne peut russir le dtruire, et qu'il y fait de grands ravages. Le T. corselet jaune ( T,Jlai>icolle. Fab., ) n'en diffre que par la couleur du corselet, il nuit beaucoup aux oli- viers, surtout en Espagne. Linnaeus a plac les larves dans son genre termes de l'ordre des aptres^ et les individus ails avec les henie- robes. On n'a caractris que trs imparfaitement les espces exotiques. Liiinasus en confond plusieurs sous le nom de termes Jatale (i). (i) Voyez Latr. , Gcu., crusl. et Insect, III, p. 2o3 , et nouv. Dict. d'itist. nat. , art. , Termes. Des insectes des rontre'es me'ridionalcs de l'Europe et trAfriquc , ana- FAMILLE DES PLAT^JNIPETifNES. 267 Les autres termilines ont deux articles aux tarses , es palpes labiaux peu distincts et trs courts , les an- tennes d'environ dix articles, le premier segment du tronc trs petit, et lesailes infrieures plus petites que les suprieures. Ils forment le genre Des Psoques. (Psocus. Lat. , Fab. Termes. Hemerohius. Lin.). Ce sont de trs petits insectes , dont le corps est court, trs mou, souvent renfl ou comme bossu, avec la tte grande, les antennes staes , les palpes maxillaires saillantj , et les ailes en toit , peu rticules ou simple- ment veines. Ils sont trs agiles , vivent sur les corces des arbres, dans le bois, le vieux chaume, etc. On trouve communment dans les livres , les collections d'insectes ou de plantes, l'espce suivante : Le P. piilsateur^ vulgairement pou du bois ( Termes pulsatorium. Lin. j Scliaeff . , Eiem. , Entom. cxxvi, i y 1) y ilest^ le plus souvent, sans ailes, d'un blanc jauntre, avec les yeux et de petites lches sur rabdomen, de couleur rousse. On avait cru qu'il produisait ce petit bruit, pareil au battement d'une montre, que l'on entend souvent dans nos maisons, et dont nous avons parl au ^^enrevrillette. Telle est l'origine de son nom spcifique (1). logues aux termes; mais tte plus large qu^le corselet, tarses de trois articles, ailes ne dpassant gure l'abdomen, ou nulles , ayant les pieds comprimes, les deux jambes ante'rieures plus larges, sans yeux lisses, et dont le corselet est along, forment le genre que j'ai indiqu dans mes familles naturelles du rgne animal, sous le nom d'EiviBiE (^Em- bia ) 5 il est figur dans le grand ouvrage sur l'Egypte. (i) Voyez Latr. , Gen. , crust. et Insect. , III , p. 207 5 Fab. , Supp. , Entom. , Syst. , et !a Monographie de ce genre , dans la premire d- cade des Illust. Tcon. , des Insect, de Coquebert. Le quatrime volume du magasin entomologique de M. Germar offre quelques observations anatomiques sur lespre commune ( j>ulsaioi Lus). TOME V. 17 258 INSECTES KVROPTRES. 5 Les Perlides, {perUdes) , qui ont trois articles aux tarses^ les mandibules presque toujours en partie membraneuses et petites, avec les ailes infrieures plus larges que les suprieures, et doubles sur elles-mmes au ct interne. Elles comprennent le genre Perle ( Perla) de Geoffroy. Leur corps est aong , troit, aplati, avec la tte assez grande , les antennes staces , les palpes maxillaires trs saillants, le premier segment du tronc presquecarr, les ailes couches et croises horziontalement sur le corps, et l'abdomen termin ordinarcment par deux soies ar- ticules. Leurs larves sont aquatiques et vivent dans des fourreaux qu'elles se construisent la manire de celles de la famille suivante, et o elles passent l'tat de nymplie. Elles subissent leur dernire transformation aux premiers jours du printemps. Les NMOURES (Nemoura) de Latreilie , diffrent des Per- les proprement dites , par leur labre trs apparent, leurs mandibules cornes, les articles presquQgaieient longs de leurs tarses, et en ce que leur abdomen n'a presque pas de soies au bout (i). La P. a longue queue {Phryganea hieaudata. Lin. ^ Geff. , I.nsect. 11^ xiii, 2), longue de huit lignes, d'un brun obscur, avec une ligne jaune le long du milieu de la tte et du corselet^ nervures des ailes brunes; soies de la queue presque aussi longues que les antennes. Com- mune au printemps , sur les bords dos rivires (-2). (1) Voyez Lalr., Gen. , crust. et Iiisect. , III, p, 210 ; Oliv. , Encjci. raelli. , article IVe'moure.j ph/yganea nebulosa, Linn. , etc. (2) Voyez Geoiroy el Lntr. , ihid. FAMfLLE DES PLICIPENNES. 25o La troisime famille des Nvroptres, Les PLICIPENNES. ( Plicipennes.) (i). N'ont point de mandibules, et leurs ailes inf- rieures, sont ordinairement plus larges que les su- prieures^ et.plisses dans leur longueur. Elle se comi^ose du genre Des Frigatnes. ( PmiYGANEA. Lin., Fab.). Ces nvroptres ont l'air, au premier coup d'il , de petites phalnes , ce qui les a fait nommer par Raumur mouches papillonaces. De Ger mme observe que l'organisation intrieure de leurs larves a les plus grands rapports avec celle des cbenilles. La tte de ces nvrop- tres est petite, et offre deux antennes staces, ordi- nairement fort longues et avances; des yeux arroudis et saillants; deux yeux lisses situs sur le front; un labre coiiique ou courb; quatre palpes, dont les maxillaires le plus souvent trs longs, filiformes o presque stacs, de cinq articles , et les labiaux de U'ois, avec le dernier un peu plus gros , des mchoires et une lvre membra- neuse runies. Le corps est le plus souvent hriss de poils, et forme, avec les ailes, un triangle along , comme plusieurs noctuelles ou pyrales. Le preni'er seg- (i) Elle forme clans les Mthodes de MM. Kirby et Leacli, Tordre des Trichoptres (Trighoptera), qui se lierait par les tine'tes , avec celui des lpidoptres. Mais, comme des plicipennes oa passe naturellement aux perles , Ion serait forc, en continuant de suivre la srie des rap- ports naturels, de terminer les nvroptres, par les libellules et les ph- mres, dont l'organisation et les habitudes diffrent beaucoup de celles des hymnoptres , succdant anx nvroptres dans cette Mthode. Les libellules et les autres nvroptres, qui, dans la ntre viennent imm- diatement aprs, nous paraissent tre ceux qui se rapprochent le plus des orthoptres. 260 INSECTES NVROPTiiKS. Dcntclu thorax est petit. Les ailes sont simplement vei- nes , ordinairement colores ou presque opaques , soyeuses ou velues, dans plusieurs, et toujours en toit, trs inclin. Les pieds sont alongs, garnis de petites pines ^ avec cinq articles tous les tarses. Ces insectes volent principalement le soir et dans la nuit, pntrent souvent dans les malsons, attirs par la lumire, sont d'une vivacit extrme dans tous leurs mouvements, ont une mauvaise odeur, sont placs bout bout dans l'accouplement , et restent long-temps dans cet tat. Les petites espces voltigent par troupes, au-dessus des tangs et des rivires. Plusieurs femelles portent leurs ufs , rassembls en un paquet verdtre , l'extr- mit postrieure de leur abdomen. De Ger a vu de ces ufs qui taient renferms dans une matire glaireuse, semblable a du frai de grenouille, et place sur des plantes ou d'autres corps , au bord des eaux. Leurs larves, que d'anciens naturalistes ont nommes ligniperdes , et d'autres charres^ vivent toujours comme les teignes , dans des fourreaux ordinairement cylin- driques, recouvetts de diffrentes matires qu'elles trou- vent dans l'eau , comiiie des morceaux de gramen , de jpnc, de feuilles, de bois, de racines, de graines, de sablie , mme de petites coquilles, et souvent arrangs avec symtrie. Elles lient ces diifrenls coips avec des iils de soif"matire contenue dans des rservoirs intrieurs, semblables ceux des chenilles, et dont les fils sortent galement par des filires del lvre. L'intrieur de l'ha- bitation forme un tube qui est ouvert aux deus, bouts pour l'entre de l'eau. La larve trane toujours son fourreau avec elle, fait sortir l'extrmit antrieure de son corps lorsqu'elle marche , ne quitte jamais sa maison, et y rentre volontairement lorsqu'on l'en retire de force et qu'on la laisse sa porte. Ces larves sont alonges, presque cylindriques^ ont la ttecaiileuse, pourvue de fortes mandibuleset d'un petit FAMILLE DES PLIC IPENN liS. 26 1 il de chaque cl , six pieds , dont les deux anlrieurs plus courts et ordinairement plus gros, et les autres alongs. Leur coros est con^ipos de douze anneaux, dont le quatrime a , de cliaque ct, dans le |^us grand nombre, un mamelon conique ; le dernier se termine par deux crochets mobiles. On voit aussi, dans la plu- part , deux ranges de filets blancs , membraneux et trs flexibles, qui paraissent tre des organes respiratoires. Lorsque ces larves veulent se transformer en nymplies, elles fixent diflerents corps , mais [oujours dans l'eau , leurs tuyaux', en lei'ment les deux ouvertures avec une porte grille, dont la forme, de mme que celle du tuyau , varie selon les espces. Elles ont soin d'arrter leur demeure portative de manire que l'ouverture, situe au point d'appui, ne soit point bouche. La nymphe a, en devant , deux crochets qui se croi- sent, et forment l'apparence d'un nez ou d'un bec. Elle s'en sert pour percer une des deux cloisons grilles, et en sortir lorsque le moment de sa dernire transforma- tion est arriv. Immobile jusqu'alors, elle marche ou nage mainte- nant avec agilit, au moyen de ses quatre pieds antrieurs qui sont libres et pourvus de franges de poils serrs. Les nymphes des grandes espces sortent tout--fait de l'eau et grimpent sur diflerents corps , o s'opre leur dernire mue; les petites se rendent simplement sa surface et s'y transforment en insectes ails, la ma- nire des cousins et de plusieurs tipulaires; leur an- cienne dpouille leur sert de bateau. Les unes ont les ailes infrieures videmment pi us larges que les suprieures, et plisses. Les SaicosTOMEs; ( Sericostoma. Lai. ) Ont, dans l'un des sexes, les paipes maxillaires en forme de valvules, recouvrant la bouche en manire de museau ar- 26^ INSECTES NVROPTPiES. rqndi^ de trois articles, et sous lesquels l'on dcouvre un duvet pais et cotonneux; ceux de l'autre sexe sont filifor- mes, et de cinq articles (i). Les Friganes propres. (Php.yganea. ) Ont la bouche semblable dans les deux sexes, et les palpes maxillaires plus courts que la tle et le corselet, et peu velus. La F. grande ( P. grandis. ; Rs. , Insect. II , Ins. aq. , cl. 2, XVII ) , la plus grande de notre pays. Antennes de la longueur du corps; ailes suprieures d'un brun gris- tre, avec des taches cendres, une raie longitudinale noire, et deux ou trois points blancs leur extrmit. Le tuyau de sa larve est revtu de petits fragments d'corces ou de matires ligneuses , disposs horizontale- ment. La F. fauve ( P. striata. Lin.'; Geoff. , Insect. II, xiii , 5), longue de prs d'un pouce, fauve, avec les yeux noirs et les nervures des ailes un peu plus fonces que le reste. La F, a rhombe (P. rhomhica.'j Rs., ibid. xvi), longue de sept lignes, d'un jaune brun; une grande tache blan- che, en forme de rhombe et latrale, aux ailes suprieures. Le tuyau de la larve est garni de petites pierres et de d- bris de coquilles (2). Quelques espces, telles que les suivantes jjlosa, qiia- drifasciata y iongicornis y hirta, nigra^ ont des antennes excessivement longues , et les palpes maxillaires pareille- ment fort longs , et trs velus. Elles forment notre sous- genre Mystacide ( Mystacida. ) Les autres ont les quatre ailes troites, Tancoles, pres- que gales, et sans plis. A cette division appartient le genre Hydroptile ( ydro- ptila ) de M. Dalman. Les antennes sont courtes, presque grenues et de la mme grosseur (3). (i) Genre e'tabli sur une espce des environs d'Aix, communifjue'e par M. Boyer de Fous-Colombe , et que M. de Labillardire , de l'acad. roy . des sciences , a aussi rapporte du Levant. (2) Voyez ^ pour les autres espces, Fabiiciiis, De Ge'er et Rsel. (3) Anal., enlom. , \>. 2G. INSECTES HYMNOPTRES. 265 L'on pourrait composer un autre sous -genre {Psycho- myie ) , avec d'autres friganes ailes semblables , mais dont les antennes sont lonojues et staces, ainsi que dans presque toutes les autres. On en rencontre trs souvent dans les jardins, sur les feuilles de divers arbustes, une espce trs petite, d'une graade vivacit, dont tout le corps est d'un brun fauve, avec les antennes auneles de blanc, et qui me parat indite ou imparfaitement dcrite. ^ LE NEUVIME ORDRE DES INSECTES , Celui des HYMNOPTRES. ( Hymenoptera. Piezata. Fab. ) Nous ofFre encore quatre ailes membrarcuses et nties; une bouclie compose de mandibules, de m- choires, avec deux lvres; mais les ailes , dont les suprieures, toujours plus grandes, ont. moins de nervures que celles des nvroptres , et ne sont (Uie veines; les femelles ont l'abdomen termin par une tarire ou un aigudlon. Ils ont tous , outre les yeux composs , trois petits yeux lisses ; des antennes variables, non-seulement selon les genres, mais encore dans les sexes de la mme espce , nanmoins liliformes ou stacesdans la plupart; des mchoires et une lvre gnrale- ment troites, alonges, attaches dans une cavit profonde del tte par de longs muscles (i), eu demi-tube leur partie infrieure, souvent replies (i) Le menton participe alors ce mouveraeiit gnerai , tandis qu'il est fixe dans les autres insectes broyeurs. 264 INSECTES HYMNOPTRES. leur extrniil, plus propres conduire les sucs nutritii's qu' la inasticalion , et runies , en forme de trompe, dans plusieurs ; la languette membra- neuse, soit vase son extrmit, soit longue et filiforme, ayant le pharynx sa base antrieure, et souvent recouvert par une sorte de sous-labre ou d'pipharynx ; quatre palpes, dont deux jnaxillSires et deux labiaux ; le thorax de trois segments runis en une masse, dont l'antrieur trs court, et les deux autres confondus en un(i) ; les ailes croises horizontalement sur le corps; l'abdomen suspendu le plus souvent l'extrmit postrieure du corselet par un petit filet ou un pdicule , enfin des tarses cinq articles , et dont aucun n'est di- vis. La tarire ou l'oviducte et l'aiguillon (2) sont composs dans la plupart de trois pices longues et grles, dontdeux.servent de fourreau la troisime, (1) Le mtatliorax proprement dit est trs court, ne forme qu'urji ar- ceau suprieur, et il est ordinairement intimement uni avec le premier segment abdominal, de sorte qu' la rigueur, le thorax vu en dessus est compose de quatre segments , dont le second et le dernier plus grands j ceiui-ci offre dans un grand nombre , deux stigmates bien distincts. Lorsque Tabdomen est pe'dicule', son second segment , dans Fliypothse que le pre'cdent lui appartienne , en est , en apparence , le premier. (a) L'un et l'autre sont forms sur le mme modle. Du milieu de l'ex- trraite' postrieure et infrieure de l'abdomen , partent deux lames de deux articles cliaque , tantt valvulaires et servant de gane, tantt sous la for.me de stylet ou de palpes ; elles renferment, dans Fentre-deux , deux autres pices re'uuies en une, et qui composent la tarire ou Taiguil- lon. T^orsqu'eiles forment un aiguillon, a suprieure engane l'autre dans une coulisse ou canal infrieur. Dans les tenthrdines , la tarire consiste en deux pices en forme de lames de couteau j, appliques l'une conire l'autre, par le clC le plus large , stries transversalep.ient et dentes sur leurs bonis. INSECTES HYMNOPTRES. , 265 dans ceux qui ont une tarire, et dont une seule, la suprieure , a une coulisse en dessous pour em- boter les deux autres. ^Dans ceux^o cette tarire est transforme en aiguillon . cette arme offensive et l'oviducle sont dentels en scie leu^ extrmit. M. Jurine a trouv dans l'articulation des ailes ( Nouv, mth, de class. les Hjmen, et les Dipt, ), de bons caractres auxiliaires pour la distinction des genres, mais dont l'exposition ne convient point la nature de notre ouvrage, et ne dispenserait pas de recourir au sien. Nous nous bornerons dire qu'il lait principalement usage de la prse/ice ou de l'absence , du nombre , de la forme et de la connexion de deux sortes de cellules, situes prs du bord externe des ailes suprieures , et qu'il nomme radiales et cubitales. Le milieu de ce bord offre le plus souvent une petite callosit dsigne sous le nom e poignet on de carpe. Il en sort une nervure qui, se dirigeant vers le bout de l'aile, forme avec ce bord la cellule radiale ^ quelquefois divise en deux. Prs de ce point nat encore une se(oode nervure, qui va aussi vers le bord postrieur, et qui laisse entre elle et la prcdente un espace , celui des cellules cubitales, dont ic feombre varie d'un quatre (i). (i) Consultez Farticle Radiale de ^encyclopdie me'lhodique , o 'ex- position de cette Mc'tiiode est bien pre'sentce et perfect.ionne'e. Jurine a aussi puolie dans les Me'moiresde l'acade'miedes sciences deTiniu, un trs heaa travail surTorganisalion des ailes des hyme'noptres. Nous devons encore 266 IKSEGTES HYMNOPTRES. Les hymnoptres subissent une mtamorphose complte. La plupart de leurs larves ressemblent un ver, et sont dpourvues^ de pattes ; telles sont celles des hymnoptres de la seconde famille et des suivantes. Celles de la premire en ont six crochet, et souvent , en outre douze seize autres simplement membraneuses. Ces sortes /de larves ont t uorames Jausses chenilles. Les unes et les autres ont la tte cailleuse, avec des mandibules , des mchoires , et une lvre l'extrmit de la- quelle est une filire pour le passage de la matire soyeuse qui doit tre employe pour la construction de la coque de la nymphe. Lesunes vivent de substances vgtales; d'autres, toujours sans pattes , se nourrissent de cadavres d'in- sectes , de leurs larves , de leurs nymphes , et mme de leurs ufs. Pour suppler l'impuissance o elles sont d'agir, la mre les approvisionne , tantt en portant leurs aliments dans les nids qu'elle leur a prpars, et souvent construits avec un art qui ex- cite notre surprise ; tantt en plaant ses ufs dans le corj3s des larves et des nymphes d'insectes , dont ses petits doivent se nourrir. D'autres larves d'hy- mnoptres, galed|ent sans pattes, ont besoin de matires alimentaires^ tant vgtales qu'animales, plus labores et souvent renouveles. Celles-ci M. Ciiahrier, ancien ofiicier suprieur d'ail illcrie, des recherches de celte nature , mais plus ge'nerales dans leur application. Elles ont e'te' inse're'es dans le iecucil dcTs Mc'moires du musum d'histoire naturelle. INSECTES HYMT^WOPTERES. 267 sont leves en commun par cls individus sans sexes, runis en socits^ chargs exclusivement de tous les travaux^ et dont les ouvrages et le r- gime de vie sont pour nous le sujet d'une conti- nuelle admiration. Les hymnoptres, dans leur tat parfait, vivent presque tous sur les fleurs , et sont en gnral plus abondants danslescontresmridionales.Ladurede leur vie , depuis leur naissance jusqu' leur dernire mtamorphose, est borne au cercle d'une anne. M. Lon Dufour remarque dans son Mmoire sur l'anaoniie des scolies ( journ. de phjs. sept. 1828 ) , que les traches de tous les hymnop- tres soumis ses dissections, ont un degr de perfection de plus que, dans d'autres ordres des in- sectes ; qu'au lieu d'tre constitues par des vais- seaux cylindrodes et lastiques , dont le diamtre dcrot par ses divisions successives, elles offrent des dilatations constantes^ des vsicules bien dter- mines, favorables un sjour plus ou moins pro- long de l'air, susceptibles de se dtendre ou de s'affaisser suivant la quantit de fluide qu'elles ad- mettent. De chaque ct de la base de l'abdomen , se voit une de ces vsicules , grande, ovale, d'un blanc mat lact, mettant c et l des faisceaux rayon- nants de traches vasculaires , qui vont se distribuer aux organes voisins. En pntrant dans le thorax, elle s'trangle, se dilate de nouveau, et dgnre insensiblement en un tube dont les subdivisions se 268 INSECTES HYMNOPTRES. perdent dans la tte. En arrire de, ces deux vsi- cues abdominales, l'organe respiratoire se continue en deux tubes filiformes, fournissant uneinfinit d'ar- l)uscu]es ariens, et devenant confluents vers l'anus. Dans les xylocopes et les bourdons, les deux grandes vsicules abdominales ont chacune, leur surface su- prieure et antrieure, un corps cylindrique, gristre, lastique , mais adhrent dans toute sa longueur dans les xjlocopes , et libre dans les bourdons. Il pense que ce corps qui se dirige vers l'insertion des ailes, n'est pas tranger la production du bourdonne- ment^ puisque celui-ci peut avoir lieu, mme aprs la soustraction complte des ailes. Je diviserai cet ordre en deux sections. La premire , celle des ^ubraks ( Terehran- tia ) , a pour caractres d'avoir une tarire dans les femelles. Je la partage en deux grandes familles. La premire, celle Des PORTE-SCIE. (Securifera. ) Se distingue des suivantes par l'abdomen sessihe, ou dont la base s'unit au corselet dans toute son paisseur , et semble en tre une continuation et ne pas avoir de mouvement propre (i). () Le sep,meHt portant les ailes infrieures est se'pare du suivant ou du ])remier de l'abdomen , par une incision ou articulation transverse Viennent ensuite, sans interruption et sans tranglement particulier, les autres segments. FAMILLE DES PORTE-SCIE. 269 Les femelles ont une tarire^ le plus souvent en forme Je sci;^, et qui leur sert non-seulement dposer les ul's , mais encore prparer la place qui doit les recevoir. Les larves ont toujours six pieds cailieux, et souvent d'autres^ mais qui sont membraneux. Cette famille se compose de deux tribus. La premire , celle des Tenthrdines , ou vul- gairement Mouches - A - SCIE ( Tenthredinet, Lat. ), a des mandibules alonges et comprimes ; la languette divise en trois , et comme digite ; la tarire compose de deux lames, denteles en scie, pointues , runies, et loges dans une coulisse sous l'anus. Les palpes maxillaires sont toujours com- poss de SIX articles , et les labiaux de quatre. Ceux-ci soiil toujours plus courts; les quatre ailes sont toujours divises en cellules nombreuses. Cette tribu compose le sTcnre Des Tenthrdes ( Tenthredo ) de Liimaeus. Leur abdomen cylindrique, arrondi postrieurement, compos de neuf anneaux, tellement xxxn au. corselet, qu'il semble n'en tre qu'une continuit; leurs ailes qui j)ciraissent comme cbitronnes; les deux petits corps arrondis, ordinairement colors, en forme de grains, que l'on observe derrire l'cusson, et leur port lourd, les font aisment reconnatre. La forme et la composition des antennes varient. Laurs mandibules sont fortes et dentes. Les extrmits de leurs mchoires sont presque membraneuses, ou moins ooriaces que leur tige; leurs >)aloes sont filiformes ou presque slacs , de six articles. 270 INSECTES HYMNOPTtlES. La languette est droite , arrondie , divise en trois par- ties, doubles, et dont l'intermdiaire plus troite; sa gaine est ordinairement courte: ses palpes, plus courts que les maxillaires , ont qua're articles , dont le dernier presque ovalaire. L'abdomen de la femelle offre son extrmit infrieure une double tarire mobile, cail- leuse , dentele en scie, pointue , loge entre deux autres lames concaves , et qui lui servent d'tui. C'est avec le jeu alternatif des dents de la tarire qu'elle fait succes- sivement dans les brandies ou diverses autres parties des vgtaux, de petits trous, dans cliacun desquels elle dpose un uf et ensuite une liqueur mousseuse, dont l'usage est, ce que l'on prsume, d'empclier l'ouver- ture de se fermer. Les plaies, faites par les entailles de la scie , deviennent de plus en plus convexes, par l'aug- mentation du volume de l'uf. Quelquefois mjiie ces parties prennent la forme